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Soudan du Sud

 

Soudan du Sud : accomplir une mission extraordinaire en dépit de tout.

29.10.2019 in ACN International, Actualités, AFRIQUE, by Tobias Lehner, Persécution, Soudan du Sud, Soudan du Sud, Voyagez avec AED

Soudan du Sud

Mission extraordinaire au milieu de la persécution, de la pauvreté et de la guerre


L’Église catholique célèbre actuellement le Mois missionnaire extraordinaire, et ce jusqu’à jeudi. L’œuvre missionnaire de l’Église est souvent menée dans des conditions difficiles, telles que la persécution, la pauvreté et la guerre.

C’est également le cas au Soudan du Sud. La guerre civile qui a éclaté en 2013, deux ans seulement après la création du pays, a laissé sur les routes des centaines de millions de personnes et fait des centaines de milliers de morts. Et, malgré le cessez-le-feu signé en juin 2018, le pays demeure dans un grand état de désolation. C’est du moins ce que déclare le Père Boniface Isenge, du diocèse de Rumbek — centre du pays —, lors de sa visite au siège de l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse.

Comme l’explique père Boniface, environ 38 pour cent des plus de 13 millions de Sud-Soudanais sont chrétiens. Son diocèse compte quelque 180 000 catholiques. En ce moment, il est bon de noter que plusieurs personnes considèrent que l’Église catholique est la seule institution du pays qui fonctionne.

Ce membre de la congrégation du Saint-Esprit a tout d’abord passé huit ans dans le pays voisin, l’Éthiopie, alors qu’il était jeune prêtre, avant de décider de s’installer au Soudan du Sud en 2013 : « Après l’indépendance du pays, mon ordre a lancé un appel aux prêtres et missionnaires volontaires pour œuvrer ici. Je souhaitais faire quelque chose de nouveau et j’étais prêt pour cette nouvelle mission », se souvient Père Boniface. À ses yeux, il est de son devoir de ramener la paix dans cette région déchirée par la guerre.

 

Soif d’éducation

Peu de temps après son arrivée, l’ecclésiastique s’est rendu compte que ses fidèles avaient soif d’éducation. « Les écoles sont parfois très éloignées les unes des autres au Soudan du Sud », déplore-t-il. « Elles sont en sureffectif et les enseignants font généralement la classe à une soixantaine d’élèves, avec parfois jusqu’à une centaine de personnes dans la même salle. » Selon les autorités, environ les trois quarts des habitants du Soudan du Sud de plus de 15 ans sont analphabètes. Le curé n’a pas tardé à s’en rendre compte : « L’instruction est essentielle pour faire disparaître les tensions récurrentes au sein de la population. L’instruction est la clé de la paix ! »

Outre son travail pastoral, Père Boniface s’attache à convaincre les parents de l’importance de l’instruction pour leurs enfants, non seulement parce que celle-ci leur permet d’avoir de meilleures opportunités que la génération précédente, et ce, malgré les conditions difficiles et les problèmes qui règnent dans le pays, mais aussi parce qu’elle consolide l’indépendance. « Il faut savoir que 17 pour cent des mariages dans ce pays sont conclus avec des filles mineures. C’est malheureusement encore une pratique courante », explique-t-il.

Le Soudan du Sud a beau être le troisième pays le plus pauvre au monde, les prix y sont relativement élevés. « Pour beaucoup, même les denrées les plus élémentaires sont inabordables et ces personnes ont besoin d’aide et d’assistance pour survivre. » De nombreuses maladies telles que la malaria viennent peser encore davantage sur le pays.

L’espoir, en dépit de l’adversité

Malgré tous ces problèmes, père Boniface est confiant : « Je remercie du fond du cœur tous ceux et toutes celles qui nous soutiennent et qui sont réunis avec nous dans la prière. J’ai espoir qu’à l’avenir, les habitants pourront bien vivre au Soudan du Sud. »

 

Rien que depuis 2015, l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse a soutenu l’Église du Soudan du Sud grâce à un montant de plus de 5,1 millions de dollars, notamment pour la reconstruction d’églises et d’établissements pastoraux, la formation des prêtres et des intentions de messe.

23 février – Journée de jeûne et de prière pour la paix

22.02.2018 in ACN International, Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Maria Lozano, Prière, République Démocratique du Congo (RDC), Soudan du Sud, Voyagez avec AED

23 février 2018
Journée de prière et de jeûne pour la paix

« Dieu entend les pleurs de son peuple »

 

L’AED invite tous ses bienfaiteurs et collaborateurs à participer à la journée de prière et de jeûne du 23 février 2018


Face aux situations de conflits tragiques dans plusieurs parties du monde, le pape François appelle les fidèles catholiques à une journée spéciale de prière et de jeûne pour la paix demain, vendredi 23 février. Le Pape a également invité les non-catholiques et les non-chrétiens à se joindre à cette initiative, de la manière qu’ils considèreront comme la plus opportune.

Dans sa demande, François a particulièrement souligné son inquiétude pour la République Démocratique du Congo (RDC) et le Soudan du Sud. Au cours d’une entrevue avec l’œuvre de charité internationale Aide à l’Église en Détresse (AED), l’évêque congolais de Kikwit, Mgr Timothée Bodika Mansiyai et l’évêque auxiliaire de Khartoum, au Soudan, Mgr Daniel Adwok, ont expliqué le drame vécu par leurs peuples.

« Le Saint-Père connaît très bien la situation tragique que ces deux pays traversent », affirme le prélat congolais. « Le Pape désirait beaucoup visiter ces deux endroits », assure Mgr Bodika, mais il a dû annuler ses deux voyages. « Il n’a pas été en mesure d’être physiquement présent dans ces pays, mais il nous accompagne spirituellement ». Au cours de sa visite au siège de l’AED, Mgr Bodika a été très reconnaissant envers le Pape François « qui suit de près la situation tendue que traverse la RDC, la répression et les abus dont sont victimes les prêtres, religieux, religieuses et chrétiens catholiques. Dieu entend les pleurs de son peuple ».

Mgr Timothée Bodika Mansiyai, du diocèse de Kikwit en République Démocratique du Congo. « La prière et le jeûne sont un appel à la conversion des cœurs, de nous tous, mais aussi des politiciens et des dirigeants ».

La République congolaise est plongée dans différents conflits. La lutte pour les richesses minières a déclenché une guerre impitoyable dans l’est du pays depuis plus d’une décennie. Depuis 2016, il faut ajouter le conflit dans la région centrale du Kasaï. Le pays est également affecté par « la crise générale due aux tensions politiques en vue des élections générales », de cette année. La situation a empiré ces derniers mois, lorsque des manifestations pacifiques ont été violemment réprimées par les forces gouvernementales, causant des morts et de nombreux blessés. Les manifestations ont été lancées par le Comité Laïc de Coordination (CLC) de l’archidiocèse de Kinshasa pour exiger la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016 (accords de la Saint Silvestre) et l’alternance au sein des institutions politiques de l’État.

Prière et jeûne pour la conversion des cœurs
« La prière et le jeûne sont un appel à la conversion des cœurs, de nous tous, mais aussi des politiciens et des dirigeants », déclare Mgr Bodika. « Ils ont oublié que leur travail devrait être au service de la nation, et non au profit de quelques-uns tandis que le reste de la population reste dans la misère ». Selon le prélat, le peuple congolais « crie de douleur », mais « c’est un cri que la communauté internationale n’entend pas ». Rien que dans le diocèse de Kikwit, le nombre de personnes déplacées qu’il faut soigner, loger, nourrir et scolariser s’élève à 30 000. « Le diocèse de Kikwit est limité financièrement face à cette urgence humanitaire. Nos demandes adressées aux autorités et aux organes politiques en vue d’une gestion efficace de cette crise n’ont pas été couronnées de succès », déplore Mgr Bodika.

 

Mgr Daniel Adwok Kur, évêque auxiliaire de Khartoum. « Je connais des vieillards qui n’ont pu s’échapper assez rapidement de leurs maisons ; ils ont trouvé la mort ici, tués par des gens armés ».

La terreur règne au Soudan du Sud
Mgr Daniel Adwok, évêque auxiliaire de Khartoum au Soudan, a souligné au cours de sa conversation avec l’AED que « la guerre au Soudan du Sud a créé des déplacements massifs dans de nombreuses régions du pays, causant la destruction des structures familiales et une perte de respect pour la dignité humaine.

Expliquant la situation du pays, Mgr Adwok déplore que « la terreur règne au Soudan du Sud, avec des combattants, des politiciens et un gouvernement qui luttent pour le pouvoir, pour leurs postes, sans se soucier du sort des soudanais du sud ». Évoquant la valeur négligeable accordée à la vie humaine en ce moment dans son pays, il affirme : « Jusqu’à aujourd’hui, personne ne sait, pas même le gouvernement, combien de personnes sont mortes au Soudan du Sud depuis le début de la guerre en décembre 2013 ». Selon le prélat soudanais, personne ne tient de comptabilité, « il semble que ce soit la faute à “pas de chance” si certaines personnes sont mortes à cause de la violence, de la famine ou de mauvais traitements. Ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment. Je connais des vieillards qui n’ont pu s’échapper assez rapidement de leurs maisons ; ils ont trouvé la mort ici, tués par des gens armés ».

En plus d’appeler à l’arrêt des hostilités et au retour de la paix au Soudan du Sud, Mgr Adwok demande que le 23 février on prie pour les réfugiés et les personnes déplacées, ainsi que pour les jeunes : « La plupart d’entre eux sont au chômage, sans la possibilité de poursuivre leurs études, et sont souvent orphelins. Ils doivent se débrouiller par eux-mêmes, et le plus souvent, prendre soin de leurs frères et sœurs. Les nombreux défis auxquels ils sont confrontés les amènent à se sentir abandonnés et à rechercher des consolations faciles. Ils tombent alors souvent entre les griffes des groupes liés à la violence ».

 

31 guerres et conflits armés en 2017

L’appel du Saint-Père à demander la paix est une réponse concrète au cri silencieux de tant de victimes à travers le monde. Au total, 31 guerres et conflits armés ont eu lieu en 2017, selon des études menées par le groupe de recherche sur les causes de la guerre de l’Université de Hambourg, en Allemagne. Aide à l’Église en Détresse, a soutenu en 2017 sur le continent africain plus de 2 000 projets, pour un montant total de plus de 36 millions de dollars. L’AED invite tous ses bienfaiteurs et collaborateurs à participer à la journée de prière et de jeûne du 23 février 2018. 

L’une des conséquences directes des guerres dans le monde est le déplacement des populations. Une tragédie pour plus de 65 millions de personnes dans le monde à l’heure actuelle.


 

Entrevue AED : Soeur Yudith Pereira, Soudan du Sud

04.08.2017 in AED, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Aide alimentaire, Aide d'urgence, Famine, Services de traduction Julie Bourbeau, Soudan du Sud

Soeur Yudith Pereira RJM Photo de: solidarityssudan.org

Soudan du Sud/Rome

Les cœurs souffrants du peuple sud-soudanais

 

 

 

 

 

Une entrevue avec Sœur Yudith Pereira par Amanda Bridget Griffin, du bureau canadien de l’Aide à l’Église en Détresse.

Sœur Yudith Pereira, une religieuse de Jésus et Marie d’Espagne, a eu une discussion passionnée avec Aide à l’église en détresse sur la situation au Soudan du Sud, le travail de l’Église et la mission de son organisation, qui est de venir en aide au peuple du Soudan du Sud – toujours – mais surtout maintenant, alors qu’il est aux prises avec une famine ayant des conséquences catastrophiques.  

Nous nous sommes adressés à la directrice générale associé de « Solidarité avec le Soudan du Sud » à son bureau international situé à Rome. Avec sa voix à la fois claire et douce, Sœur Yudith, qui compte 17 années d’expérience missionnaire en Afrique et une formation en génie agricole, fut enchantée de nous informer que sa communauté religieuse entretenait un lien spécial avec le Canada et une raison mutuelle de célébrer, car la première des femmes bénies du Canada – Dina Bélanger – connue plus tard sous le nom de Marie Sainte-Cécile de Rome – était aussi une religieuse de Jésus et Marie. D’ailleurs, le charisme de l’ordre est, en partie, d’offrir une éducation dans la foi et une attention toute spéciale aux pauvres et aux désœuvrés.

 

« La situation se détériore »

À la mi-juin, les statistiques indiquaient qu’environ un million d’enfants, et possiblement davantage souffraient de malnutrition ; alors que 250 000 des cas de crise alimentaire furent classés comme très critiques et que 5,5 millions de personnes examinaient, impuissantes, la possibilité de famine – ce chiffre troublant représente 40 % de la population du pays.

Lorsque nous lui avons demandé de dresser un aperçu de la situation au Soudan du Sud, la réponse a été claire : « Non ! Ça se détériore. La situation générale du pays empire de jour en jour. » Celle qui visite régulièrement le pays affirme que « la situation empire à tous les niveaux. La famine, les gens ont faim, tous les gens. Et vous pouvez le voir, c’est terrible. »

Sœur Yudith a ensuite expliqué le problème d’inflation et d’accès aux biens essentiels. « D’un côté, l’inflation est à environ 900 %, les gens ne peuvent donc rien acheter. Les salaires n’ont pas augmenté. Bien qu’il y ait des choses au marché, les gens ne peuvent se les permettre. Il est impossible d’acheter. »

 

« Mais où allons-nous obtenir de la nourriture ? »

Elle explique qu’un grand nombre de personnes à travers le pays ont maintenant été déplacées, et « lorsqu’ils sont déplacés, les gens qui cultivaient perdent la capacité de produire de la nourriture. Alors, même dans les régions pouvant produire de la nourriture, tel qu’à Riimenze où nous (Solidarité avec le Soudan du Sud) avons une ferme – autour de notre maison, il y a plus de 5 000 personnes déplacées qui ont quitté leurs fermes par peur d’être attaquées des deux côtés. »

Elle poursuit sa description de la situation affectant le peuple sans toutefois jeter le blâme sur aucun des groupes combattants. Elle a insisté sur le fait que : « Nous parlerons plutôt des victimes, car c’est très compliqué. » La religieuse a expliqué que, même pour les gens dont la terre est bonne à cultiver, ces derniers ont peur d’être pillés par les groupes armés, ce qui se produit souvent. « Et ils le font. Même les réfugiés se font piller plusieurs fois et ils n’ont rien dans leurs tentes. C’est une situation terrible. Vous pouvez avoir de l’argent, mais il n’y a pas de chemin et pas de marché. Vous ne savez donc pas où acheter la nourriture. C’est un énorme problème. »

« Parfois, on nous offre de l’argent pour acheter de la nourriture – mais où allons-nous acheter la nourriture ? Vous ne pouvez rien acheter. Je suis au courant que certains visiteurs internationaux rapportent de la nourriture de l’Ouganda et du Kenya, mais c’est très difficile, car il n’y a pas de chemins, il y a d’énormes trous et c’est très dangereux, car vous pouvez être attaqué, » a-t-elle mentionné

 

Réduits à manger du gazon

Un autre obstacle à l’accès à la nourriture, selon Sœur Yudith, est la saison des pluies qui, à la mi-juin, était déjà commencée. « Et vient ensuite la saison des pluies… Lorsque la pluie arrive, étant donné que la terre est très plate à plusieurs endroits et que ça devient inondé, les gens ne peuvent plus se déplacer. Ils ne peuvent pas aller ailleurs – ou dans les camps pour avoir de la nourriture. Alors, très souvent, ils mangent du gazon. La situation est terrible. Les gens deviennent isolés dans plusieurs endroits, il est alors difficile de les rejoindre – plusieurs fois, lors d’une urgence, la nourriture doit venir d’un avion, avec l’espoir que quelqu’un la trouvera et l’obtiendra. Alors c’est difficile. Et puis, l’état ne donne pas assez pour les salaires, donc les gens n’obtiennent pas l’argent qu’ils devraient avoir habituellement – alors toute cette situation est terrible – c’est terrible partout.» Avec beaucoup d’émotion, Sœur Yudith a répété la tragique réalité, « oui, ils mangent du gazon. La situation est terrible. »

 

Soeur Yudith avec des enfants au Soudan du Sud. Photo: globalsistersreport.org

Est-ce que le conflit armé est à la source de la famine ?

Au début juin, le pape François a reporté indéfiniment son voyage prévu au Soudan du Sud pour des raisons de sécurité. Lorsqu’on lui demande de parler de ceci et à savoir si le conflit est la source principale de la crise alimentaire, Sœur Yudith dit : « Je pense que oui, l’origine de la crise alimentaire est le conflit armé. Le peuple du Soudan du Sud, le gouvernement et les opposants, ils luttent pour le pouvoir et pour l’argent, pour des fonds. Ce n’est pas un combat ethnique. Et pour le pape François… la dernière fois où je suis allée à l’aéroport – il n’y avait pas d’aéroport. L’un n’était pas terminé et l’autre avait été démoli. Le nouveau est quant à lui sous des tentes en plastique. C’est comme un aéroport dans une tente – il n’y a pas de sécurité pour le pape.»

« Nous sommes très tristes de ne pas recevoir sa visite. D’un autre côté, les gens doivent être conscients que nous devons aussi travailler pour la paix. Aux niveaux inférieurs et supérieurs, de plus en plus, car sinon, la paix ici ne viendra jamais, » a-t-elle mentionné, comme une supplique.  

 

Aider les réfugiés et acheminer l’aide d’urgence

Lorsque nous lui avons demandé comment l’Église travaille avec les déplacés et ce qu’elle est en mesure de faire, elle a indiqué qu’« [à l’intérieur] de l’Église, la plupart d’entre nous aidons les réfugiés et acheminons l’aide d’urgence. La plupart d’entre nous font ceci, mais tout comme Solidarité [avec le Soudan du Sud], nous ne sommes pas un organisme de secours d’urgence.» L’organisme travaille à bâtir la communauté et à fournir une formation, « C’est ce sur quoi nous sommes encore centrés, mais, bien sûr, nous acheminons l’aide d’urgence. Le problème est que nous n’avons pas la structure pour le faire, mais nous devons le faire. Alors, chaque paroisse, cathédrale, partout – partout – autour des églises, vous trouverez des réfugiés et des personnes déplacées, car elles savent qu’elles trouveront… ils sont considérés comme des endroits sûrs ou plus sûrs. Ces gens s’efforcent de dénoncer la situation et à s’exprimer pour la paix – elle (l’Église) ne peut pas faire plus. Elle en fait beaucoup.» Elle a poursuivi en nous demandant de prier aussi pour les gens qui sont sur les lignes de front à aider ceux qui souffrent, car c’est un travail très difficile.

 

Veuillez parler fort !

Lorsque nous lui avons demandé quels étaient les besoins les plus pressants pour le peuple du Soudan du Sud, elle a dit que la chose principale était quelque peu surprenante. «La chose que les gens nous demandent n’est ni de la nourriture ni de l’argent. Ils nous disent : ‘Veuillez parler fort de ce qui se passe au Soudan du Sud. Lorsque l’évêque Erkolano de Solidarité (pour le Soudan du Sud) est venu à Rome, il nous a demandé de bien vouloir raconter son histoire, de parler de tout cela. Un génocide a lieu, des tueries se produisent et personne n’en parle. Ça n’intéresse pas le monde.’ » 

 


Ceci conclut la première partie de notre entrevue avec Sœur Yudith Pereira. Restez à l’affût pour la deuxième partie dans laquelle nous en apprendrons davantage sur le rôle des femmes dans la résolution des problèmes qui menacent le Soudan du Sud, certaines de leurs histoires, et bien plus.  Par ailleurs, pour en savoir plus sur la façon d’aider la population du Soudan du Sud, visitez notre site web spécial, mis en ligne afin de soulager la faim dans la région : acn-aed-ca.org/fr/j’aifaim.

 

 

Traduction et adaptation par Services de traduction Julie Bourbeau pour l’AED Canada

Projet AED – Campagne pour soulager la faim

21.06.2017 in #J'AI FAIM, ACN Canada, AFRIQUE, Nigéria, PROJETS AED, Soudan du Sud

Soulager faim
Un million d’enfants souffrent de malnutrition au Soudan du Sud

Aide à l’Église en Détresse participe à la grande campagne lancée par les évêques catholiques du Canada le 7 juin dernier. Le cri du cœur qui jaillit de la part de l’épiscopat reflète l’urgence vécue par une population de plus en plus affamée.

Notre organisme a accepté de participer, et nous pourrons le faire en partenariat direct avec des partenaires situés dans le nord-est du Nigeria et au Soudan du Sud. Cette semaine nous vous présentons les détails de ce que nous pourrons accomplir grâce à vous au Soudan du Sud.

 

Cette semaine, nous vous présentons les détails de ce que nous espérons accomplir grâce à vous au Soudan du Sud.

 

Tout comme au Nigeria en 2015 (photo), nous comptons maintenant soutenir des personnes déplacées au Soudan du Sud qui risquent de mourir de faim. 

Là-bas, nous avons besoin de 140 000 $ afin de distribuer 2 000 sacs de sorgo (une céréale riche en nutriment et commune dans cette région). Présentement, plus de 1 million d’enfants souffrent de malnutrition, dont au moins 250 000 de façon critique ! D’ici juillet, au plus fort de la saison chaude, jusqu’à 5,5 millions de personnes pourraient faire face à la famine si nous laissons ce fléau s’étendre, soit plus de 40 % de la population sud-soudanaise. Cette famine pourrait éventuellement toucher jusqu’à 40 % de la population du pays !

 

Les différents conflits qui sévissent affectent gravement la population de la région du Haut-Nil. En janvier dernier, une nouvelle vague de violence a obligé 20 000 personnes à se réfugier à Aburoch, dans la paroisse St. Stephen près de Malakal. Ces gens n’ont plus de travail, plus de terre et pratiquement aucun bien, ce sont les premiers à souffrir de la famine.

 

Nous avons besoin de votre aide maintenant pour leur offrir 2000 sacs de sorgo. Ils pourront ainsi manger un peu.

 

En incluant le transport, un sac coûte 70 $ et peut nourrir environ 10 personnes sur une courte période.

 

Merci de soutenir la campagne pancanadienne lancée par les évêques catholiques. N’oubliez pas que, jusqu’au 30 juin, le gouvernement canadien verse un montant équivalent aux dons reçus par Aide à l’Église en Détresse dans le Fond de secours contre la famine.  

 


 

Conférence de presse de Québec – Famine – 7 juin 2017

08.06.2017 in #J'AI FAIM, AED Canada, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Famine, Marie-Claude Lalonde, Mario Bard, Soudan du Sud, Voyagez avec AED

Conférence de presse de Québec – Famine – 7 juin 2017

 

Tous contre la famine – #PriezDonnezParlezen

 

Directrice du bureau d’Aide à l’Église en Détresse au Canada, Marie-Claude Lalonde a participé au lancement de la campagne Priez-Donnez-Parlezen, lancée par la Conférence des évêques catholiques du Canada. « Pour déclarer l’état de famine (ONU), il faut que des personnes aient déjà commencé à mourir », a-t-elle souligné. Voici ce qu’elle y déclaré. 

« Aide à l’Église en Détresse est fière de participer à cet effort collectif et interreligieux qui fait suite à l’appel à la solidarité avec le Nigeria, le Soudan du Sud, la Somalie et le Yémen où sévit la famine.  Nous le ferons de la manière que nous connaissons le mieux, i.e. Aider sur le terrain.  Bien que notre organisme en soit un de charité pastorale, nous ne laissons jamais tomber nos partenaires de projets lorsque survient un coup dur.  Cette fois ne sera pas différente.

Nous travaillons principalement au Soudan du Sud et au Nigeria, pays dans lesquels nous avons des projets depuis de très nombreuses années. Bien entendu, notre aide caritative ne réglera pas les problèmes de fond, mais par nos actions nous soulagerons, autant que faire se peut, nos frères et sœurs qui souffrent de cette horrible famine.

Marie-Claude Lalonde, directrice nationale d’Aide à l’Église en Détresse. (Photo:  Webtélé ECDQ.tv)

Pour déclarer l’état de famine (ONU), il faut que des personnes aient déjà commencé à mourir.  C’est donc le cas au Soudan du Sud et la situation est plus que préoccupante au Nigéria, en Somalie et au Yémen.  Il est minuit moins une.

 

L’an dernier, Aide à l’Église en Détresse a fourni de l’aide alimentaire dans le diocèse de Malakal au Soudan du Sud.  La situation ne s’améliorant pas, nous avons déjà promis d’aider à nourrir 20 000 personnes, des déplacés, toujours dans la même région.  Nous avons besoin de 140 000$ et il ne s’agit là que d’aide à court terme.  Il faudra faire beaucoup plus.

 

Dans le nord-est du Nigéria, nous sommes malheureusement les témoins réguliers de conflits interconfessionnels et d’exaction de la part de Boko Haram.  C’est du moins ce qui se retrouve dans les médias, ce qui fait que nous avons pratiquement oublié qu’il ne s’agissait là de quelques problèmes et que la faim menace depuis un certain temps.  Au Nigéria, nous avons besoin de 150 000$ pour fournir de l’aide alimentaire et des semences pour reprendre l’agriculture.  Encore là nous savons que notre intervention devra s’étendre dans le temps.  Ces deux campagnes de financement ne s’arrêteront pas à la fin juin alors que se terminera le programme du gouvernement fédéral.  Nous continuerons tant qu’il y aura des besoins criants.

 

Dans tous les cas, nous apporterons un soutien pastoral aux personnes traversant cette épreuve ainsi qu’à l’Église qui est toujours active à soulager la misère ambiante et ce quelle que soit la religion de la personne qui se présente à elle.

Priez – Donnez – Parlez-en : un effort multiconfessionnelle pour contrer la faim dans quatre pays d’Afrique. (Photo: Crédit : Webtélé ECDQ.tv)

 

Priez Donnez Parlez-en, titre de l’appel interreligieux qui est rendu public aujourd’hui. À travers nos campagnes de collectes de fonds, nous inviterons bien entendu la population à être généreuse sur le plan financier, mais nous solliciterons aussi leur solidarité à travers la prière.  Donnant pour la famine, priant pour ceux qui souffrent et pour que la paix revienne.

 

Nous continuerons notre travail de sensibilisation auprès de nos donateurs actuels et potentiels et au public en général afin de répondre au volet Parlez-en.

 

Merci à toutes les communautés confessionnelles qui se joignent à ce grand mouvement.  C’est ensemble que nous pourrons alléger le fardeau des hommes, des femmes et des enfants qui ont, en ce moment même, le ventre creux.»

Pour donner à la campagne Priez-Donnez-Parlez-en
par le biais d’Aide à l’Église en Détresse, veuillez cliquer ici.
#jaifaim


 

 

 

 

 

Appel interreligieux des communautés confessionnelles du Canada

07.06.2017 in AED Canada, Famine, Nigéria, Soudan du Sud

Le 7 juin dernier, nos évêques catholiques et d’autres leaders religieux, ont demandé aux Canadiens de s’unir pour venir en aide aux gens qui souffrent de famine en ce moment même, au Soudan du Sud, au Nigeria, en Somalie et au Yémen.

Voici leur déclaration :

PRIEZ, DONNEZ, PARLEZ-EN

Appel interreligieux des communautés confessionnelles du Canada

Soudan du Sud – Somalie – Nigéria – Yémen

En tant que dirigeants religieux du Canada, nous demandons à nos communautés et à tous les Canadiens et Canadiennes de se mobiliser en réponse à l’une des plus grandes crises humanitaires du monde depuis la Deuxième Guerre mondiale : la triste réalité des nombreuses famines qui se produisent en même temps dans quatre pays distincts – le Soudan du Sud, la Somalie, le Nigéria et le Yémen – et qui menacent environ 20 millions de personnes. Des agences de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont déjà confirmé que le Soudan du Sud compte 100 000 personnes frappées par la famine, 1 million d’autres qui sont sur le point de l’être, et 5,5 millions qui sont en danger de famine d’ici juillet 2017[1]. La dernière déclaration de famine émise par les agences de l’ONU remonte à juillet 2011, alors qu’environ 260 000 personnes sont mortes en Somalie – la moitié ayant été des enfants de moins de 5 ans. Le monde ne doit pas laisser de telles horreurs se répéter.

Cette crise est attribuable surtout à des situations de guerre et de violence[1]. La guerre civile qui se prolonge au Soudan du Sud est largement considérée comme la principale cause de la famine à cet endroit. Le conseiller spécial des Nations Unies sur la prévention du génocide a publié un rapport troublant en novembre 2016, signalant que dans le Soudan du Sud, [traduction] « il y a un risque élevé d’une escalade de violence entre les groupes ethniques, avec la possibilité de génocide ». Les conflits, les hostilités et le manque de sécurité sont également les causes principales des graves insécurités alimentaires qui se produisent en Somalie, au Yémen et dans le nord du Nigéria.

Notre appel commun est un cri du cœur unifié, lancé d’une seule voix et avec un seul message. C’est un appel insistant pour la paix et du besoin de protéger les personnes vulnérables. La protection et la promotion de la dignité humaine sont des éléments fondamentaux dans toutes nos communautés confessionnelles. L’indifférence délibérée à l’égard des violations de la dignité humaine est toujours un mal, en tout temps et en tout lieu.

Nous lançons les appels suivants à nos fidèles et à tous les gens de bonne volonté :

  • Priez : Souvenez-vous des gens du Soudan du Sud, de la Somalie, du Nigéria et du Yémen pendant les moments de prière personnelle et communautaire. Priez pour la paix, les chefs de gouvernement et les travailleurs et travailleuses humanitaires de la région. Souvenez-vous particulièrement des 1,4 million d’enfants qui sont les personnes les plus vulnérables. Pour les croyants et croyantes, la prière est toujours opportune et efficace. Elle unit nos préoccupations et nos espérances communautaires et personnelles les plus profondes aux besoins et aux souffrances de nos frères et sœurs, quelles que soient les distances qui nous séparent.
  • Donnez : Faites une contribution financière à un ou plusieurs des divers organismes d’aide réputés qui travaillent à réduire la crise. Le gouvernement du Canada a créé un « Fonds de secours contre la famine ». Pour chaque don fait entre le 17 mars et le 30 juin 2017 par des particuliers à un organisme de bienfaisance canadien enregistré, y compris plusieurs des agences de développement et de secours parrainées par nos communautés de foi œuvrant dans la région, le gouvernement versera un montant en contrepartie au Fonds de secours contre la famine. Selon les Nations Unies, la crise humanitaire actuelle dépasse de loin les ressources actuellement utilisables et le montant du financement réservé jusqu’ici par les pays du monde entier[2].
  • Parlez-en : Prenez le temps de mieux vous informer au sujet de la crise, et parlez-en avec votre famille, vos amis et vos voisins. Discutez de cette question mondiale impérieuse avec vos organismes communautaires locaux. Communiquez avec votre député fédéral pour exprimer vos préoccupations.

En plus du Fonds de secours contre la famine, le gouvernement du Canada a affecté 119 millions de dollars au Soudan du Sud, au Yémen, au Nigéria et à la Somalie, dont 37 millions de dollars sont alloués spécifiquement au Soudan du Sud. Le Canada fournit également 10 Casques bleus à la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud. Pourtant, il reste encore beaucoup à faire. Nous pressons les membres de nos communautés confessionnelles respectives de se joindre à nous pour encourager notre gouvernement à continuer à faire appel pour une assistance humanitaire accrue et pour la cessation de la violence.

Notre gouvernement a fait connaître son intention de participer plus activement au Conseil de sécurité des Nations Unies au cours des prochaines années. Le moment est venu pour notre Premier ministre et pour tous les dirigeants canadiens d’être à la hauteur de cette aspiration en parlant clairement et constamment en faveur de la fin de la violence au Soudan du Sud, en Somalie, au Nigéria et au Yémen.

La voix du Canada doit se faire entendre en ce moment tragique, particulièrement pendant qu’il célèbre les 150 ans de la Confédération. Nos croyances nous appellent à partager les dons avec lesquels nous avons été si généreusement bénis et à être responsables de la façon dont nous aidons les autres lorsqu’ils sont dans le besoin.

Signataires :

Mukhbir Singh – President, World Sikh Organization of Canada. 
Asif Khan, National Secretary Public Affairs – Ahmadiyya Muslim Jama’a at Canada
Fred J. Hiltz, Archbishop and Primate  – The Anglican Church of Canada
Rev. Canon  Dr.  Alyson Barnett- Cowan – President, Canadian Council of Churches.
Bishop Abgar Hovakimyan, Primate of the Armenian Holy Apostolic Church Canadian Diocese
Gerald Filson, Director of Public Affairs – The Bahá’í Community of Canada
Rev. Tim McCoy, Executive Minister – Canadian Baptists of Ontario and Quebec
Dr. Mohammed Iqbal Nadvi, Chair – Canadian Council of Imams
Nuzhat Jafri, President  – Canadian Council of Muslim Women
Rabbi Debra Landsberg, President –  Toronto Board of Rabbis
Rabbi Baruch Frydman-Kohl, Co-Chair – Canadian Rabbinic Caucus
Rev Dr Jen Garbin BA MDiv DMin, Regional Minister, Region of Canada – Christian Church (Disciples of Christ) in the US & Canada 
Mr. Bruce Clemenger, President , The Evangelical Fellowship of Canada (EFC)
The Rev. Susan C. Johnson,  National Bishop, – Evangelical Lutheran Church in Canada
Primate Bishop Anthony Mikovsky – Polish National Catholic Church of Canada
The Rev. Peter Bush, Moderator, 2017 General Assembly – The Presbyterian Church in Canada
Reverend Marijke Strong, Executive Secretary of the Regional Synod of Canada – Reformed Church in America
Commissioner Susan McMillan, Territorial Commander – The Salvation Army Canada and Bermuda Territory
(Most Rev.) Douglas Crosby, OMI , Bishop of Hamilton and President of the Canadian Conference of Catholic Bishops

[1] Somini Sengupta, « U.N.’s famine appeal is billions shy of goal », The New York Times, 23 mars 2017

https://www.nytimes.com/2017/03/23/world/africa/un-famine-nigeria-somalia-south-sudan-yemen.html?_r=0

[2] Communiqué des Nations Unies, « Conseil de sécurité : le Yémen, théâtre de la “pire crise humanitaire au monde”, selon le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU », 10 mars 2017 https://www.un.org/press/fr/2017/cs12748.doc.htm

[3] Communiqué des Nations Unies, « Conseil de sécurité : le Yémen, théâtre de la “pire crise humanitaire au monde”, selon le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU », 10 mars 2017 https://www.un.org/press/fr/2017/cs12748.doc.htm

 

Ensemble, répondons à leur appel, unissons-nous pour combattre ce fléau qui atteint nos frères et sœurs.

 

VOIR CE QUE AED CHOISI DE FAIRE EN RÉACTION À CETTE FAMINE!

 

Facons de faire un don – FR

 

 

 


 

Communiqué – Campagne famine 2017 – AED participe

07.06.2017 in AED Canada, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Communiqué, Famine, Marie-Claude Lalonde, Mario Bard, Nigéria, Soudan du Sud, Voyagez avec AED

Famine en Afrique

Aide à l’Église en Détresse dit oui à l’appel des évêques

 

Montréal, 7 juin 2017 – Aide à l’Église en Détresse (AED) participe à la campagne pancanadienne Priez-Donnez-Parlez-en, lancée par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). « Les informations qui proviennent de ceux avec qui nous travaillons sur le terrain sont formelles : la situation empire », souligne Marie-Claude Lalonde, directrice nationale. « Notre objectif est d’amasser 290 000$ pour aider nos partenaires locaux – diocèses et paroisses – à soutenir la population affamée qui vient vers eux, afin qu’elle ne meure pas ! » L’œuvre pontificale compte amasser 150 000 $ pour de la nourriture et des semences dans le nord-est du Nigeria, et 140 000$ pour des sacs de sorgo destinés au Soudan du Sud.

 

La famine s’installe dans quatre pays d’Afrique : Soudan du Sud, Nigeria, Yémen et Somalie. AED aidera au Soudan du Sud et au Nigeria.

D’ailleurs au Soudan du Sud, Aide à l’Église en Détresse rapportait plus tôt cette année une dégradation rapide dans la région de Malakal. « Nous avons déjà fait parvenir du soutien aux personnes déplacées, dont s’occupent les prêtres de la paroisse de St-Stephen à Malakal, un montant de plus de 223 000$ depuis 2016. Mais, tel que le rapporte l’Organisation des Nations Unies, 100 000 personnes au Soudan du Sud sont maintenant frappées par la famine », indique Mme Lalonde.

 

« Il est essentiel de continuer notre soutien auprès des partenaires paroissiens et diocésains déjà impliqués pour soulager la misère. »  Le Soudan du Sud est devenu indépendant en 2011, mais vit une guerre civile depuis 2013. Selon de nombreux experts, celle-ci cause en grande partie la famine que l’on y vit aujourd’hui.

Janvier 2017, Soudan du Sud, dans le camp de déplacés de Riimenze

 

Par ailleurs, Aide à l’Église en Détresse va aussi soutenir des victimes de la famine dans le nord-est du Nigeria. Là-

bas, c’est la présence de groupes terroristes qui est la cause principale de cette famine. « Les groupes terrorisent les villageois, brûlent leurs maisons et leurs récoltes. Ils doivent fuir la violence de ces groupes abjects. Résultat : ils n’ont accès à la nourriture que grâce à diverses sources d’aides, dont les paroisses qui se transforment dans bien des cas en lieu de refuge. L’Église est encore vue comme un lieu sûr par la majorité de la population », explique Marie-Claude Lalonde.

« Nous appelons nos bienfaiteurs et bienfaitrices à être généreux dans le soutien à nos partenaires et nous remercions la CECC de nous faire confiance à travers cet élan collectif et interconfessionnel de générosité », souligne Mme Lalonde.

 

Pour donner à la campagne pancanadienne Priez-Donnez-Parlez-en par le biais d’Aide à l’Église en Détresse, merci de faire parvenir vos dons par carte de crédit à l’adresse web sécurisée :
WWW.ACN-AED-CA.ORG/JAIFAIM

 

Il est aussi possible de faire parvenir vos dons à l’adresse suivante :

Aide à l’Église en Détresse
Campagne Urgence J’ai faim
Case postale 670, Succursale H
Montréal (Québec) H3G 2M6

 

L’argent reçu par notre organisme ira
aux partenaires directs d’Aide à l’Église en Détresse.

 

MERCI DE VOTRE GÉNÉROSITÉ !