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AED

 

« La communauté internationale doit s’engager pour la paix en Syrie »

11.06.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., Persécution, Syrie

Interview avec Mgr Issam John Darwish, archevêque melkite de Zahlé, au Liban

Oliver Maksan, AED International

Adaptation Ronert Lalonde, AED Canada

Au Liban, les affrontements entre les partisans et les opposants d’Assad s’accentuent continuellement. Le conflit syrien se propage-t-il de plus en plus au Liban ?Syrie - 1

 Oui. La situation en Syrie a une influence directe sur la stabilité du Liban. Cela se ressent dans tous les domaines. Le conflit a fait tomber le gouvernement. Les élections législatives qui auraient dû se tenir en juin ont été repoussées. La situation en Syrie pèse aussi sur notre économie. Par crainte du conflit, de nombreux touristes ont annulé leur voyage au Liban. Par surcroît, nous avons plus d’un million de réfugiés syriens dans notre pays. Nous les aidons autant que nous pouvons. Rien que dans mon archidiocèse, nous avons accueilli 700 familles. Mais le Liban atteint ses limites avec cette foule de gens. Et leur nombre augmentera encore si le conflit perdure en Syrie.

Que peuvent entreprendre les politiciens du Liban pour stabiliser votre pays ?

 Je crains que les politiciens du Liban ne soient impuissants. Ils ne sont tombés d’accord ni sur la loi électorale ni sur la sécurité intérieure. Voilà pourquoi les Libanais ont vraiment très peur que la guerre en Syrie ne gagne le Liban. La communauté internationale doit donc aussi faire pression dans l’intérêt du Liban pour que la guerre en Syrie cesse. Sinon, elle risque de se transmettre à toute la région.

 Mais pensez-vous que la communauté internationale en soit capable ? Le Conseil de sécurité des Nations Unies, par exemple, est bloqué sur la question de la Syrie.

 Il semble que Moscou et Washington soient actuellement en train de se rapprocher. C’est pourquoi  j’en appelle à la communauté internationale de s’engager en faveur de la paix en Syrie. Une conférence sur la Syrie se tiendra sous peu à Genève. C’est une excellente occasion de soumettre une nouvelle feuille de route pour la paix. J’exhorte en particulier les pays européens pour qu’ils fassent pression sur toutes les parties impliquées dans ce conflit afin que celles-ci se réunissent autour d’une table de négociations.

 Les puissances occidentales croient que la démission du président Assad constitue un pré-requis à la réconciliation et à la paix en Syrie. Êtes-vous également de cet avis ?

Je ne crois pas que le moment soit opportun de réfléchir à cette éventualité. Les parties en conflit doivent d’abord se réunir et négocier. Nous verrons ensuite si Assad continuera ou pas.

Mais pensez-vous vraiment qu’après 80 000 morts, il puisse y avoir une réconciliation en Syrie ?

 Ce n’est pas facile, mais il existe des approches. J’ai participé récemment au voyage d’une délégation internationale, présidée notamment par la Nord-Irlandaise Mairead Maguire, Prix Nobel de la paix. Nous nous sommes rendus à Damas pour y rencontrer les deux camps. Les représentants du gouvernement autant que les rebelles nous ont assuré qu’en principe, ils étaient prêts à négocier. Mais ce ne sera possible qu’avec l’aide de la communauté internationale. Un dialogue pacifique entre les Syriens est la seule voie menant vers la paix et la stabilité. Des progrès en termes de démocratie ne pourront être atteints que par le biais de négociations et d’entretiens, jamais au travers de la guerre. Mais d’abord, les combats et les effusions de sang doivent cesser.

Russie – catholiques / Soutien à la publication du Journal catholique sibérien du diocèse de la Transfiguration (Novossibirsk)

07.06.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., Chrétiens Catholique

AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

Le diocèse de la Transfiguration, dont le siège est à Novossibirsk, s’étend sur une superficie de 2 millions de kilomètres carrés. On ne connaît pas exactement le nombre de catholiques. C’est surtout RUSSIE -2-parmi les personnes d’origine allemande, polonaise ou ukrainienne, ou celles appartenant aux autres groupes ethniques ayant été déportés ou réinstallés en Sibérie dans le passé qu’il y a beaucoup de personnes de racines catholiques. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils mènent tous une vie de catholique. Cela signifie simplement que leurs ancêtres étaient catholiques. Actuellement, il n’y a que 10 000 personnes qui viennent à la messe dominicale dans le diocèse.

Il y a 60 paroisses et 25 localités où vivent des sœurs ou des prêtres qui, à partir de là, s’occupent d’immenses régions. Il y a souvent des localités où l’on ne trouve qu’une paroisse minuscule, parfois même une seule famille catholique. Pour rencontrer d’autres catholiques, il faut alors parcourir des centaines de kilomètres. Il va de soi qu’il n’est pas possible de construire des églises partout où se trouvent de tels micros-paroisses, et même si cela était possible, il y aurait encore trop peu de prêtres pour les desservir. Il n’y a jusqu’à présent que 20 lieux de culte et à beaucoup d’endroits, la messe est encore célébrée chez les fidèles.

Parmi les 50 prêtres de l’énorme diocèse de la Transfiguration, dix seulement sont originaires de Russie. La prise en charge pastorale des fidèles est toutefois d’une importance fondamentale pour la survie de l’Église catholique, car il existe un risque que le lien intérieur avec l’Église ne se perde et que la foi ne s’évapore. C’est le début d’un cercle vicieux, car là où la foi disparaît, il n’y a pas non plus de vocations religieuses, et s’il n’y a pas de prêtres, la prise en charge pastorale de la population diminuera encore. Si bien que plus de gens s’éloigneront de l’Église et que forcément le terreau des vocations indigènes se réduira encore plus.

Si les fidèles doivent se débrouiller longtemps sans prêtres, l’Église peut tout de même venir à eux, notamment à travers le magazine catholique publié par le diocèse de la Transfiguration : le « journal catholique sibérien », le seul organe de presse catholique imprimé en territoire russe. Il est publié deux fois par an à un tirage de 3000 exemplaires. Il est lu non seulement dans le diocèse où il est publié, mais aussi dans le deuxième diocèse catholique de Sibérie : Saint Joseph d’Irkoutsk. Ce sont surtout les communautés religieuses, les bibliothèques paroissiales et les centres pastoraux qui le reçoivent, et dans ces lieux-là, le magazine est lu par de nombreux fidèles. Il est également disponible en ligne à l’adresse http://sibcatholic.ru

Ses reportages portent, par exemple, sur les événements actuels de l’Église locale et ceux du Vatican, sur des questions telles que les vocations sacerdotales, sur les grandes figures de l’Église comme Mère Teresa, sur la signification des fêtes ecclésiales, etc.

Les catholiques, qui vivent dispersés sur un vaste territoire et se sentent également très éloignés du centre de l’Église mondiale, restent ainsi en lien entre eux de même qu’avec l’Église. La revue contient aussi des articles pour enfants et pour jeunes, et constitue un important instrument pour l’Église catholique en Sibérie et dans toute la Russie.

C’est pourquoi l’AED soutient régulièrement la publication et va fournir une nouvelle aide de 18 700 $. Le Diacre Vladimir Degtyarev, éditeur, nous a écrit ceci : « Nous sommes d’une reconnaissance sans limites pour cette aide, sans laquelle la publication serait impossible. »

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Ce projet est un exemple de notre travail. Votre don bénéficiera à ce projet ou à un projet similaire, et permettra le travail pastoral de l’AED.

Robert Lalonde (514) 932-0552 poste 224

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Russie – orthodoxes / Un véhicule pour un hospice pour enfants à Saint-Pétersbourg

06.06.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., Transport

AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED CanadaRUSSIE -1-

En Russie, au cours des dix dernières années, 7 millions d’enfants sont morts de diverses maladies. Cependant, les hôpitaux ne sont toujours pas préparés à prendre en charge les enfants à l’agonie et leur famille. Si un enfant est considéré comme incurable, il est renvoyé à la maison. Les parents sont non seulement seuls avec leur douleur et leur peur, mais aussi confrontés à de nombreux problèmes pratiques et organisationnels. Beaucoup vivent dans ce qu’on appelle des « appartements collectifs », que se partagent plusieurs familles. Y soigner jour et nuit un enfant est presque une chose impossible, et les familles se brisent souvent à cause du fardeau. À cela s’ajoute le fait que les parents et amis prennent leurs distances, de peur de contracter une infection, mais aussi par manque de confiance en leurs moyens.

Les frères et sœurs en bonne santé, qui ont eux-mêmes encore besoin de l’aide de leurs parents, sont dépassés et souffrent de la situation parce que leurs parents sont accaparés par les soins à fournir à leur frère ou sœur malade. De plus, le fit de voir leur frère ou sœur malade souffrir les marque souvent pendant plusieurs années.

Améliorer la qualité de vie des enfants…

En 2003, un prêtre orthodoxe de Saint-Pétersbourg, le Père Aleksandr Tkachenko, ayant suivi aux États-Unis une formation spéciale d’aumônier d’hôpital, a eu l’idée de fonder le premier hospice pour enfants, en Russie, et ce dès que possible. Ce jeune prêtre énergique s’est donc associé à des spécialistes et des psychologues. Non seulement l’hospice s’est occupé de 300 enfants malades en phase terminale, mais il les a soutenus ainsi que leurs familles avec amour.

Grâce à diverses formes de thérapie, le service améliore la qualité de vie d’enfants, principalement ceux qui sont atteints du cancer. Leurs efforts dévoués procurent aux enfants toutes les joies possibles et à leur permettent de vivre une vie d’enfant la plus normale possible. Quand ils arrivent à l’hospice, certains enfants sont déjà tellement habitués à leur solitude, leur souffrance et leur isolement, qu’il est difficile de les motiver pour qu’ils s’ouvrent à des activités joyeuses. D’affectueuses assistantes sociales s’occupent de ces enfants avec une sensibilité toute particulière. Médecins, psychologues, travailleurs sociaux, prêtres, bénévoles – ils travaillent tous main dans la main afin d’alléger les rudes épreuves de ces enfants et de leurs familles.

L’hospice dispose de chevaux et d’autres animaux et le personnel, avec beaucoup d’amour, fait preuve d’imagination pour amuser les enfants, comme ils l’ont fait par exemple cette année, en leur donnant un aperçu de la production d’un film d’animation. Diverses excursions sont proposées auxquelles peuvent également participer leurs frères, leurs sœurs et leurs parents, leur permettant ainsi de vivre quelque chose de beau malgré les douleurs et les tensions.

… et celles des familles

Ce qui fait dire au Père Aleksandr Tkachenko : « Devoir s’occuper d’enfants gravement malades conduit souvent les parents au bord de l’épuisement. Ils ont également besoin d’un moment de répit pour ne pas s’effondrer ». Les employés et les bénévoles travaillent vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour aider les jeunes patients et leurs parents. Ils s’occupent non seulement des enfants qui vivent à l’hospice, mais aussi des familles qui soignent leurs enfants à la maison, en leur proposant une aide médicale, matérielle, pastorale et psychosociale.

Voici comment Aleksandr Tkachenko nous explique la situation : « Beaucoup d’enfants sont très longtemps malades, certains finissent même dans le coma. Il ne nous reste alors plus rien d’autre à faire qu’à prier devant leur lit de mort avec leurs parents. C’est une grande consolation pour les parents quand nous leur disons que leurs enfants sont désormais des anges au ciel et qu’ils prient pour eux. » Il sait par expérience que les enfants à l’agonie sont souvent très matures et adultes intérieurement : « Ce n’est pas moi qui leur parle, mais eux qui me disent leur expérience avec Dieu ! », relate le prêtre. « Et surtout, ils ne cessent de me demander de consoler leurs parents – ils pensent plus à ceux qu’ils aiment qu’à eux-mêmes. »

Dès le départ, l’Aide à l’Église en Détresse a soutenu le travail de l’hospice pour enfants, et dernièrement elle a fourni 33 400 $ pour un véhicule qui était absolument nécessaire quand on pense à l’aide immense fournie dans un rayon de 50 kilomètres aux familles pour les soins à domicile, à la joie procurée aux jeunes patients grâce aux excursions, ainsi qu’aux nécessaires déplacements chez le médecin, le physiothérapeute et le psychologue. Le Père Aleksandr remercie du fond du cœur tous les donateurs, au nom des enfants malades et de leurs familles.

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Ce projet achevé est un exemple de notre travail. Si vous souhaitez soutenir un projet similaire, veuillez communiquer avec l’une ou l’autre des personnes ci-dessous :

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Ne manquez pas demain un texte sur la Russie catholique intitulé Soutien à la publication du Journal catholique sibérien du diocèse de la Transfiguration (Novossibirsk)

 

RAPPEL : Pèlerinage à Rome avec Aide à l’Église en Détresse

04.06.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., Pape

Programme final

Aide à l’Église en Détresse organise un pèlerinage international à Rome du 30 septembre au 6 octobre 2013.

Au programme : prière, Eucharistie, audience générale avec le Pape François, visite des grandes basiliques, les catacombes, la Rome baroque, Assise…

Pour recevoir la programmation complète de ce pèlerinage, n’hésitez pas à communiquer avec nous au 1-800-585-6333, poste 225.

IFHIM CONCLUSION

02.06.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., AMOUR, CHANT SPIRITUEL, Formation religieuse, Formation religieux, Prière

Et pour terminer nos présentations des vidéos tirées de la soirée En route vers la Paix, organisée par les étudiant(e)s de l’Institut de formation humaine intégrale de Montréal (IFHIM), nous vous proposons le Je Vous Salue Marie chanté en Sénégalais.

DIMANCHE-1

Nous espérons que les extraits vidéo que nous vous avons offerts cette semaine ont su vous intéresser et vous convaincre du bien-fondé de la mission qu’exerce l’IFHIM pour répandre la paix dans le monde.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=rcP932pXi0U&w=560&h=315]

Nous vous rappelons que L’IFHIM fait partie des projets de formation que l’Aide à l’Église en Détresse soutient grâce aux dons des bienfaiteurs. Si vous êtes intéressés à supporter un tel projet, veuillez communiquer avec l’une ou l’autre des personnes mentionnées ci-dessous :

Amanda Griffin, (514) 932-0552 poste 221
Robert Lalonde, (514) 932-0552 poste 224

IFHIM – CHANT SPIRITUEL 2

31.05.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., AMOUR, CHANT SPIRITUEL, Chrétiens Catholique, ESPOIR, Formation religieuse, Formation religieux, PAIX, Projets pastorale

Nous avons aujourd’hui le plaisir de vous faire entendre notre 2e chant spirituel intitulé Ne crains pas (texte d’après Isaïe 43, musique Jean- Jean-Baptiste Sarton du Jonchay).

En voici les paroles :

Ne crains pas je suis ton Dieu
C’est moi qui t’ai choisi, appelé par ton nom.
Tu as du prix à mes yeux et je t’aime.
Ne crains pas car je suis avec toi.

Contre-chant :

Va, avec la force qui t’anime
Va vers tous les peuples de la terre
Pour bâtir des ponts de paix
Pour que l’amour soit vivant
Va ne crains pas, je suis avec toi.

Le Seigneur m’a appelé dès le sein de ma mère,
Il a prononcé mon nom
C’est lui qui m’a formé pour être son serviteur
Le témoin de sa paix.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=XFUA9DZaseM&w=560&h=315]

Ne manquez pas demain la vidéo d’une danse latino-américaine.

Tchéquie – Des pionniers courageux

30.05.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., Pape

Eva-Maria Kolmann, AED International

Robert Lalonde, AED Canada

Les Carmes célèbrent le 20ème anniversaire de leur retour à Prague. Après la fin du communisme, ils ont dû repartir de zéro. Le Père Anastasio Roggero, du Sanctuaire de l’Enfant Jésus de Prague, se rappelle.CARMÉLITES -2

Dans le tramway numéro 22, un homme ouvre grand ses yeux, comme s’il avait vu une apparition. C’est qu’à Prague, on ne voit pas une telle procession tous les jours ! L’Enfant Jésus de Prague est porté à travers les rues sous le tintement des cloches, devant les églises, les vitrines et les studios de massage thaï, devant les cafés où les touristes  prennent des photos près des passants médusés. Une foule immense suit en chantant le « Jezulátko », du nom qu’on donne affectueusement à l’Enfant Jésus en tchèque. Le « petit roi » parcourt fièrement les rues, sur un brancard orné de fleurs, et bénit la ville et le monde de sa main droite.

L’Église a pu reprendre espoir

Le fait que cette profession de foi publique soit possible ne va pas de soi. En effet, la Tchécoslovaquie a fait partie des pays d’Europe centrale et orientale dans lesquels l’Église a été persécutée de la manière la plus brutale qui soit à l’époque communiste. Les fidèles ont subi des représailles, de nombreux prêtres et religieux ont été condamnés à la prison ou aux travaux forcés, les monastères ont été dissous. La statue miraculeuse de l’Enfant Jésus de Prague est restée seule sur son autel et oubliée de tous pendant plusieurs décennies. Les insectes xylophages avaient emménagé dans les bancs et les autels de l’église. Les cloches étaient silencieuses. Officiellement, Dieu était mort.

Mais l’histoire a pris une tournure différente en 1989. Avec l’effondrement du communisme, l’Église a enfin pu reprendre espoir. Et le « Jezulátko » n’allait plus rester seul longtemps. En effet, l’ancien Cardinal archevêque de Prague, Mgr Miroslav Vlk, a invité, en 1993, des pères Carmes d’Italie à venir dans son diocèse. Le Père Anastasio Roggero, originaire de Gênes, qui est maintenant âgé de 74 ans et qui a célébré cette année le cinquantième anniversaire de son ordination, a été l’un des pionniers. Le Cardinal lui a confié le sanctuaire.

Le début n’a pas été facile. Le Père Anastasio se souvient : « L’église était dans un état inimaginable. Il n’y avait pas de messes. La famille, qui avait les clefs de l’église, suspendait son linge à sécher dans la sacristie. Un piano hors d’usage trainait là, l’organiste n’ayant pas su comment s’en débarrasser. Le plancher et les meubles étaient en mauvais état. La crypte et les autres pièces de l’église n’étaient qu’un amas de décombres. Le Père Viktor et moi-même étions logés dans deux petites chambres à côté de l’orgue. Le moteur de l’orgue se trouvait dans l’une des chambres. La cuisine se réduisait au minimum et la salle à manger servait à la fois de bureau et de salle de réception. »

L’ancien monastère franciscain de Slaný, à 20 km de Prague, qui avait été cédé aux Carmes pour leur noviciat parce qu’il n’y avait pas de place pour les jeunes religieux à Prague, était aussi dans un état déplorable. Après l’expulsion des religieux en 1950, le monastère avait été profané et transformé en prison et en atelier, le jardin servant d’espace pour les exercices de tir, et même de zoo et de dépotoir. Le Prieur Petr Glogar et les autres Carmes ont fait face à une ruine quand le monastère leur a été rendu. Mais ils se sont retroussé les manches pour se mettre au travail.

Un travail surhumain

À l’époque, l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a soutenu la rénovation à hauteur de 20 000$ en plus d’aider les Pères à acquérir une voiture pour la pastorale. Maintenant, grâce au travail acharné des Carmes, le monastère est un petit joyau de calme et de beauté. Une communauté dynamique s’est formée autour du monastère avec beaucoup de jeunes familles. En outre, il sert pour des retraites spirituelles et est donc un centre important de l’Église catholique dans l’archevêché de Prague, en plus du sanctuaire de l’Enfant Jésus.

Les quatre Pères Carmes du sanctuaire de Prague ont également du travail par-dessus la tête. En effet, plus d’un million de personnes de partout dans le monde viennent désormais chaque année voir la statue miraculeuse de l’Enfant Jésus. Le pèlerin le plus célèbre fut le Pape Benoît XVI, qui est venu voir en septembre 2009, pour la première station de son voyage en République tchèque. « Cette visite a été un grand encouragement pour les Carmes », dit le père Anastasio.

CARMÉLITES-1Ce religieux polyglotte qui peut célébrer la messe dans au moins dix langues, salue tous les pèlerins dans leur langue maternelle. De plus, il n’attend pas seulement que les pèlerins viennent à Prague, mais veille aussi à ce que la vénération de l’Enfant Jésus se répande partout dans le monde. Il a d’ailleurs envoyé d’innombrables figurines de l’Enfant Jésus de Prague dans de nombreux pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe ainsi qu’aux États-Unis, afin qu’il y ait de nouveaux lieux de pèlerinage sur tous les continents. La Mongolie, l’île Maurice, la Réunion, la République centrafricaine, la Chine, le Japon, le Myanmar et Singapour n’en sont que quelques exemples. Même au Pakistan, il existe maintenant un sanctuaire de l’Enfant Jésus de Prague. C’est dans l’Inde voisine qu’on trouve déjà les sanctuaires de l’Enfant Jésus de Prague les plus importants au monde. C’est pourquoi deux Pères Carmes indiens travaillent maintenant aussi à Prague, afin de prendre en charge les nombreux pèlerins.

Les bénédictions et les grâces affluent de Prague dans le monde entier. Cela fait vingt ans que les Pères Carmes sont revenus dans la capitale de la République tchèque. Il y a encore beaucoup à faire. La beauté de l’église « Notre-Dame-de-la-Victoire » ne doit pas faire oublier que les défis sont encore immenses, près d’un quart de siècle après la fin du communisme. Mais le travail entrepris par les Pères depuis leur arrivée est presque surhumain. « Depuis vingt ans, nous voyons augmenter le nombre des fidèles qui arrivent de tous les continents pour prier l’Enfant Jésus, attendre son sourire, lui demander des grâces et raconter les prières exaucées », se réjouit le Père Anastasio.

Les cloches sonnent. L’Enfant Jésus parcourt les rues de Prague. Staline est mort. L’histoire récente confirme à nouveau ce qu’écrivait Sainte-Edith Stein, philosophe et carmélite, peu de temps avant sa mort au camp de concentration d’Auschwitz à propos de l’Enfant Jésus de Prague : « C’est Lui qui tient les rênes en main, même quand les hommes pensent gouverner ».

 

 

République centrafricaine / Interview Mgr Juan José Aguirre

29.05.2013 in AED, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., Persécution

République centrafricaine

« Depuis que la Seleka est arrivée en Centrafrique, tout est destruction. »

 

INTERVIEW AVEC MGR JUAN JOSÉ AGUIRRE; ÉVÊQUE DE BANGASSOU INTERVIEW 1

Par Raquel Martin & Josué Villalón – AED Espagne

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

Comment s’est déroulé le mois dernier ?

C’était un mois très dur et chaotique. Les gens ont survécu parce qu’ils se sont réfugiés au Congo. Nous tentons de revenir à la normalité en donnant aux gens une perspective d’espoir. Nous commençons à faire certaines choses pour organiser nos vies. Hier, par exemple, nous avons administré des confirmations. Une autre lueur d’espoir se profile, car des militaires sont arrivés il y a deux jours et cette fois cela semble plus sérieux que ceux qui étaient en place jusqu’à présent. L’objectif de ces nouveaux militaires n’est pas le pillage. Certes, ils font partie de la Seleka, mais d’une nouvelle génération. Jusqu’à présent, l’autorité était aux mains d’un Lybien qui ne parlait ni le français, ni le sango. Les nouveaux miliciens Seleka ont arrêté ce commandant, et lui ont retiré ses armes et son uniforme. Ils l’ont emmené, probablement pour le renvoyer dans son pays. Ils désarment tous ceux qui ont profité de la rébellion pour piller le pays.

Qu’avez-vous observé en retournant dans votre diocèse ? Dans quel état se trouvaient les communautés, les missions, les églises ? Les chrétiens ont-ils été victimes de violences ?

En revenant dans mon diocèse, je n’ai vu que le chaos. Les gens s’enfuyaient comme ils pouvaient. Des familles entières se sont réfugiées au Congo. Les gens ont été tués lors d’exécutions sommaires, il y a eu des viols, des vols armés et des pillages de missions. C’étaient de véritables actes de guerre. Dans un village à proximité de Bangassou, la mission a été entièrement détruite, tout comme les maisons des pères et des religieuses. Environ 400 maisons ont été incendiées, neuf personnes ont été tuées. Au moins la moitié des biens du diocèse a été volée et ils ont confisqué les véhicules. Maintenant, nous marchons et, pour ma part, je vais partout à pieds avec mon sac à dos. L’hôpital pédiatrique, le centre Internet, la pharmacie, le garage ont été incendiés, tout comme d’autres bâtiments administratifs des organisations non-gouvernementales et d’autres Églises. Ils se sont montrés très durs envers les confessions chrétiennes et surtout envers l’Église catholique.

INTERVIEW 2

Des prêtres, des religieuses ou des catéchètes ont-ils été… tués ?

Dieu soit loué, aucun prêtre, aucune religieuse et aucun catéchète n’ont été assassinés. Nous avons beaucoup prié le Saint-Esprit. La semaine dernière, la Sainte Messe a été célébrée en remerciement parce que nous avons survécu. Mais en dehors de Bangassou, il y a eu des exécutions aléatoires. Des adultes et des enfants ont été abattus par des rafales de mitraillette. Depuis que la Seleka est arrivée en Centrafrique, tout est destruction. Les miliciens de la Seleka sont entrés dans le pays en décembre et ont envahi la capitale en avril, le Dimanche des Rameaux. Ils étaient environ 300 soldats accompagnés de quelque 3 000 mercenaires d’autres nationalités, pillant tout sur leur passage. Ils ont volés des automobiles, des radios, des panneaux solaires, des batteries, etc. La plus grande partie du butin a été transportée au Tchad où ils le vendent leurs marchandises sur le marché noir. Ils nous ont spoliés.

On dit que le nouveau gouvernement veut instaurer une république islamique. Ce soupçon se confirme-t-il dans la pratique ?

Jusqu’à aujourd’hui, il s’est confirmé jour pour jour. Un jour férié a été introduit récemment. Nous avons appris qu’il s’agissait de l’anniversaire de Mahomet. Je crois qu’un tournant est en train de se produire dans les pays limitrophes de la Centrafrique. La France commence à comprendre que c’était une grande erreur d’accepter que la Seleka prenne le pouvoir dans le pays. J’espère que l’Union européenne prendra une décision dans cette affaire. On dit qu’environ 2 000 soldats doivent venir de six ou sept pays africains libres pour pacifier le pays. Ce contingent serait réparti entre les différentes communautés du pays pour le pacifier et il resterait ici jusqu’en 2016, lorsqu’il y aura des élections démocratiques pour établir un nouveau président. En effet, l’actuel président est musulman. C’est lui qui a réalisé le coup d’État.

L’Aide à l’Église en Détresse a lancé une campagne pour collecter des fonds d’urgence au bénéfice de la République de Centrafrique. Quels sont les besoins de votre diocèse sur le plan pastoral et matériel ?

INTERVIEW 3Pour assurer nos activités pastorales, il nous faut des automobiles et des motos pour nous rendre dans les chapelles. Comme je l’évoquais plus haut, toutes nos voitures et motos nous ont été volées. Il y a quelques jours, nous nous sommes rendus dans la maison des religieuses, qui a été entièrement pillée. C’est une mission, mais nous avons six missions totalement pillées. Il nous faut des tables, des chaises, des moustiquaires, des draps, des armoires, des assiettes, des couteaux, des lampes, des câbles, des panneaux solaires, des batteries. Sur le plan matériel, il nous faut du lait en poudre, ainsi que des médicaments et des remèdes pour les sidéens en phase terminale, des médicaments « antirétroviraux ». Nous avons besoin d’aide pour les familles qui tentent d’envoyer à nouveau leurs enfants à l’école, mais on a besoin de beaucoup de fournitures scolaires, de crayons noirs, de règles…Tout a disparu. Nous avons aussi besoin d’urgence d’un accès Internet parce que c’est le « cordon ombilical » qui nous relie au monde extérieur. Nous avons retrouvé les ordinateurs par terre, complètement détruits.

Et les églises ?

Trois églises au moins ont été pillées et même profanées. Ils ont d’abord tenté d’attaquer les prêtres et les religieuses, qui ont été obligés de s’enfuir. Ensuite, les miliciens ont pénétré dans les chapelles pour y empiler les bancs et y mettre le feu. Puis, ils ont forcé le tabernacle et emporté les hosties consacrées. Nous avons donc aussi besoin d’aide pour remettre en état les églises, les peintures et les bancs. Des églises catholiques et des chapelles protestantes faites de paille ont aussi été incendiées. Nous vivons un acharnement brutal contre l’Église catholique. Nous devons tenir, et avec le soutien de Dieu, nous nous relèverons progressivement et sortirons la tête de l’eau.

Pour ce qui concerne la spiritualité, comment vous maintenez-vous fermement dans la foi et comment raffermissez-vous la foi de vos fidèles ?

Nous tâchons de travailler, de parler, de prier – et nous tâchons aussi de rire pour que notre foi reste ferme, à l’exemple du Mont du Calvaire et sur le modèle des apôtres. Nous voyons qu’ils prêchent avec tant de courage, qu’ils sourient, qu’ils sont satisfaits et qu’ils considèrent que c’est un honneur d’avoir pris des coups au nom du Christ. Ces lectures que nous faisons à vêpres nous donnent beaucoup de courage à nous tous. En Centrafrique, il se passe quelque chose de similaire à ce qui est arrivé il y a 2000 ans : la résurrection du Christ a donné courage aux apôtres. Lorsqu’ils ont découvert qu’Il était ressuscité, lorsqu’Il leur est apparu et leur a montré Ses mains et Son flanc, ils ont repris courage. Toutefois, les plaies de la passion, de la souffrance et des tribulations persistent après la résurrection.

Que diriez-vous aux bienfaiteurs de L’Aide à l’Église en Détresse et en général à tous les chrétiens du monde ?

Si nous nous adonnons au nombrilisme, notre fin sera identique à celle de la femme dans les Évangiles, dont le dos était tellement recourbé parce qu’elle ne voyait qu’elle-même. L’Église doit sortir d’elle-même pour aller vers les périphéries de l’existence, comme dit Sa Sainteté le Pape. Nous devons prendre conscience que les périphéries représentent aussi l’Église. Je voudrais communiquer les tribulations que nous rencontrons ici parce que l’Église universelle doit concevoir nos tribulations en Centrafrique comme étant les siennes. Alors, nous serons un, comme le dit l’évangile selon Saint-Jean.

IFHIM – CHANT CRÉOLE

28.05.2013 in AED, Aide à l'Église en détresse., Formation religieuse, Prière

MARDIHYMNE À LA PAIX

 

Nous vous proposons aujourd’hui un chant créole qui est une espèce d’hymne à la paix`et dont le titre est : La pèse yon reyalite, interprété par la troupe El Adido (paroles et musique Eustache Madelon et Jean Devalcin).

En voici les paroles :

Ref :Lapè se yon reyalite pou n viv se sa tout moun domi reve ti moun jènn moun gran moun ansanm a law konbit interesan.

1-      Kotem’ pase s’onsèl koze se lapè tout mou nap chèche, lapè toupatout et toutan nan ko, nan kè ni nan lespri

2-      Mwen menm lapè m’pap refize vi n fè la desant lakay ou ;  M’ap fèw tounen pwofèt lapè, nan yon sosyete k’an boulvès

3-      Wi viv lapè aba lagè viv dènye kras pitit lapè,

Aba lagè aba rayi, viv tèt ansanm alelouya

Taduction du chant

 La paix  c’est une réalité à vivre c’est ce que tout le monde rêve, enfants jeunes adultes tout le monde ensemble, c’est un travail intéressant

1-      Partout ou je passe  c’est une seule parole c’est la paix que tout le monde cherche, la paix partout et toujours, dans le corps, le cœur et dans l’esprit.

2-      Moi, la paix je ne  refuse pas de  venir habiter chez toi,  je ferai de toi un prophète de paix dans une société bouleversée.

3-      Oui vive la paix et non la guerre, vive tous les enfants de paix

Non à la guerre non à la haine, vive l’unité  alléluia.

https://dl.dropboxusercontent.com/u/35471368/MARD–CHANT%20CR%C3%89OLE%20MVI_0771.MOV

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 Ne manquez pas demain la vidéo d’une danse malgache.

PROCHAINE STATION : « VOUS ÊTES NOTRE ESPOIR »

27.05.2013 in AED, AFRIQUE, AMOUR, ESPOIR, Formation religieuse, Formation religieux, PAIX

LUNDI 1FRobert Lalonde, AED Canada

 Le samedi 11 mai dernier, les étudiant(e)s de l’Institut de formation humaine intégrale de Montréal (IFHIM), organisaient, pour une deuxième fois en cinq semaines[1], une soirée-spectacle dédiée à la paix.

Rappelons d’abord que l’IFHIM est un centre international de formation qui cherche à tout mettre en œuvre pour que règnent l’amour et la paix dans le monde. Pour réaliser cet objectif ambitieux, l’IFHIM offre une formation mettant l’accent sur le cheminement personnel à partir d’expériences vécues en vue d’acquérir une autonomie accrue et une plus grande ouverture à l’entourage et aux autres. Cette formation vise aussi à ce que ces personnes apprennent à se concerter avec d’autres pour susciter des changements qui apportent plus de paix et de vie aux gens de divers milieux.[2]

En route pour la paix

Même si je connaissais l’heure du départ du PAXIBUS à bord duquel j’ai pris place ce soir-là, j’ignorais tout du trajet que nous allions emprunter. J’en connaissais encore moins la destination, mais ça, c’est une autre histoire. Une fois à bord d’un tel voyage, c’est le bonheur qui glisse sous nos pieds et sur lequel on veut surfer… pour l’éternité.

D’entrée de jeu, l’animatrice, Angéline – une religieuse malienne Carmélite missionnaire Thérésienne – nous a guidés, tel un ange – comment faire autrement avec un nom pareil ? – vers  Martine, la conductrice du Paxibus – une religieuse française pour la communauté Sacré-Cœur de Jésus et Marie – qui devait assurer notre confort tout au long du périple. Après nous avoir expliqué les consignes de sécurité qui s’imposent, Martine nous a invités à bien nous installer et à nous attacher pour nous mettre en route pour la paix.

Première station : « Tu es mon semblable »

À peine partis, nous nous sommes retrouvés sur le premier pont de paix liant Haïti à Madagascar. À la manière de Gentils Organisateurs (GO) qui participent à toute la vie et à l’animation du village, une chorale formée d’une quarantaine d’étudiants s’est rassemblée sur la scène pour entonner l’hymne à la paix, en créole : 40 voix, 23 nationalités, des hommes et des femmes à l’unisson. Un départ prometteur !

Après quoi, le PAXIBUS a poursuivi son chemin avant de faire escale à Madagascar où nous attendait une troupe de danseurs, formée de 6 étudiantes, 4 femmes et 2 hommes, tous Malgaches. De la musique, de la couleur et de la joie envahissaient nos cœurs qui se sont mis à battre au rythme du moteur de notre embarcation.

Une fois le PAXIBUS arrivé à la première station, la conductrice, comme pour nous mettre en garde contre les ennemis de la paix, nous a raconté l’histoire du dernier conflit  ayant eu lieu à bord du PAXIBUS.  Par le biais d’un petit sketch, une quinzaine d’étudiants simulaient les plus importants fléaux menant à une inévitable querelle : le mépris, la cupidité, la renommée, la colère, la soif du pouvoir… étaient les vedettes de ce scénario en trois actes où régnait le chaos.

Alors, pour désamorcer ces conflits, les « secouristes de paix », tels des ambulanciers,  se sont amenés en toute hâte sur le champ de bataille. Bien nantis des instruments qu’il faut pour réveiller les consciences, ils sont arrivés, ensemble, à briser leurs préjugés et avec eux les murs qui les séparaient. Les passages ainsi créés nous ont permis d’assister à une scène de réconciliation dont seul l’amour a le secret. Le voisin n’était dorénavant plus ni d’une religion, ni d’une classe sociale, ni d’une autre race, mais simplement… une autre personne semblable. L’inconnu était désormais franchi, et affranchi.

Deuxième station : « Tu es mon frère »

De retour vers Haïti, nous avons eu le plaisir d’apprécier une danse festive sur une chanson non moins enjouée qui exprimait le souhait d’unité entre tous les pays du monde. De là, nous avons traversé un autre pont de paix qui, celui-là, nous a conduit dans divers pays d’Afrique.

Des chants traditionnels accompagnaient les rythmes camerounais, congolais, sénégalais et ivoiriens sur lesquels les danseurs, chacun décoré d’un sourire d’ivoire au milieu d’un visage d’ébène, se trémoussaient dans leurs costumes multicolores. On se sentait en pleine brousse, entouré de la présence d’une force surnaturelle. Un spectacle d’une dizaine de minutes qu’on aurait voulu voir durer toujours. Un pur délice ! (voir ci-dessous l’extrait vidéo)

LUNDI 3ATroisième station : « La vraie richesse est dans la personne »

Une fois sorti de cette jungle africaine, le PAXIBUS s’est engagé sur un très long pont de paix qui devait, celui-là, nous mener jusqu’en Amérique latine. Pendant cet imposant parcours, on nous a invités à s’intérioriser sur des chants spirituels, inspirés de textes d’Isaïe.

Le premier, Here I am Lord, comme une exhortation auprès des serviteurs de Dieu à porter les peuples de la terre, grâce à l’aide du Seigneur qui change les ténèbres en lumière et les cœurs de pierre en cœur d’amour, nous invitait au recueillement. Le second, Ne crains rien, comme un encouragement de Dieu à ses témoins pour qu’ils aillent vers tous les peuples de la terre afin de  construire des ponts de paix, allumait en nous une flamme de compassion.

Comme par hasard, s’est enchaînée à cette chanson, une danse latino-américaine, intitulée « La cadena ». Cette danse qui exprimait la construction de pont de paix était la conclusion d’une longue « chaîne ininterrompue de rencontres » ayant créé dans toute la salle une ambiance où se mariaient l’unité et la complicité et où se conjuguait le verbe être avec le verbe aimer. Des petits bâtisseurs de pont de paix naîtront assurément de l’intimité de cette union.

Prochaine station : «  Vous êtes notre espoir ».

Embarquez-vous?

____https://dl.dropboxusercontent.com/u/35471368/MVI_0747.MOV________________________________

L’IFHIM fait partie des projets de formation que l’Aide à l’Église en Détresse soutient grâce aux dons des bienfaiteurs. Si vous souhaitiez supporter un tel projet, veuillez communiquer avec l’une ou l’autre des personnes mentionnées ci-dessous :

Amanda Griffin, (514) 932-0552 poste 221

Robert Lalonde, (514) 932-0552 poste 224

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Nous vous invitons à écouter, à compter de demain, et ce toute la semaine jusqu’à dimanche inclusivement, des extraits vidéo de la soirée.

Demain : le Chant créole, qui est une espèce d’hymne à la paix.


[1] Une soirée semblable avait eu lieu dans les locaux de l’IFHIM le samedi 6 avril dernier.

[2] Pour en savoir plus sur l’IFHIM, nous vous invitons à consulter leur site Internet au http://www.ifhim.ca/