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Ukraine: « Pour la première fois dans l’histoire de l’Europe contemporaine, des Européens meurent dans un pays européen en défendant le drapeau européen et les valeurs européennes »

20.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse.

Par Mark Reidemann, AED International

Jeudi, le 20 mars 2014 – « Nous croyons que l’Ukraine apporte une bouffée d’air frais à l’Europe », ont déclaré Mgr Borys Gudziak, l’évêque gréco-catholique ukrainien, et le prof. Myroslav Marinovitch, un ancien prisonnier politique du goulag. « L’Ukraine n’est pas un foyer d’agitation, mais plutôt un partenaire qui propose une vision – le souvenir de l’esprit d’origine de l’Europe : la jeunesse, l’élan et une croyance profondément ancrée dans les principes et les valeurs sur lesquels repose le projet européen. La jeunesse ukrainienne caresse cette vision et certains ont trouvé la mort comme martyrs, précisément au nom de cet espoir. Quelle réponse l’Europe leur fera-t-elle ? »

© Conseil de l'Union européenne

© Conseil de l’Union européenne

 

Le Maïdan, la Place de l’Indépendance à Kiev, théâtre d’une déclaration politique et pris pour modèle par de nombreuses villes et communautés ukrainiennes dans le monde entier, constitue effectivement une sorte d’agora, où se déroulent débats, échanges d’idées et de modes de pensée et où s’établissent des consensus. « Le mouvement du Maïdan, qui englobe toutes les couches de la société ukrainienne et toutes les traditions religieuses », ajoute le prof. Marinovitch, « ne se termine pas. Impossible de faire marche arrière. C’est la voix du peuple qui exige de profonds changements en Ukraine, pas seulement un changement des visages dans une structure quasiment soviétique, mais un changement allant dans le sens de la création de véritables structures démocratiques, à l’unisson avec la tradition de la démocratie européenne. L’Ukraine et les processus démocratiques qui s’y déroulent actuellement représentent une opportunité qui pourrait aussi servir d’exemple à la Russie pour un mouvement vers la démocratie. »

Mgr Borys Gudziak a exigé : « Nous percevons un déplacement historique immense, un mouvement extrêmement profond au sein de la société ukrainienne – une transition allant de la crainte vers la dignité. De fait, cette révolution est désignée comme ‘Révolution de la dignité’. La résistance opposée au régime Ianoukovitch a aidé les gens à revendiquer leur dignité. L’invasion de la Crimée les aide à exiger une identité nationale. »

« En ces jours où se tombent de nouvelles décisions fondamentales politiques, nous nous sommes adressés à l’Union européenne pour l’aider à nous aider », a affirmé Mgr Gudziak, « afin qu’elle sache pourquoi les jeunes Ukrainiens sont la meilleure garantie de la paix et de la prospérité en Europe. »

Mgr Borys Gudziak est exarque apostolique gréco-catholique pour la France, le Benelux et la Suisse, ainsi que recteur de l’Université catholique de Lviv. Le prof. Myroslav Marinovitch, une autorité morale de premier plan en Ukraine, est vice-recteur de l’université. Grâce au soutien de l’œuvre internationale de bienfaisance catholique « L’Aide à l’Église en détresse », Mgr Gudziak et le prof. Marinovitch ont pu se rendre à Bruxelles pour y informer des décideurs politiques de la situation en Ukraine, de la réalité sur place et de l’influence potentielle des décisions politiques prises par l’Europe dans l’immédiat et à l’avenir.

 

Propos de l’archevêque de Homs : « Les chrétiens vivent dans la peur, mais ne veulent pas quitter leur patrie »

20.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Syrie

 Reinhard Backes, AED International

Adaptation AB Griffin, AED Canada

 © AED

© AED

Montréal, le 20 mars 2014 – Malgré un avenir incertain, les chrétiens veulent rester en Syrie, comme le faisait remarquer Mgr Jean Abdo Arbach, l’archevêque catholique des Grecs melkites de Homs, Hama et Yabroud, à l’occasion d’une visite auprès de l’œuvre internationale de bienfaisance catholique « L’Aide à l’Église en détresse ». Littéralement, Mgr Abdo Arbach a dit : « Nous autres chrétiens vivons dans la peur, l’avenir est incertain, mais nous ne voulons pas quitter notre patrie. » Malgré des rapports contraires, assure l’archevêque syrien âgé de 61 ans, environ 20 000 chrétiens de différentes confessions vivent à Homs, une ville située non loin de la frontière avec le nord du Liban. Dans la région autour de Homs, ils seraient environ 200 000. Selon les dires de l’archevêque catholique grec, beaucoup de croyants, dont des fidèles melkites catholiques grecs, catholiques syriaques, maronites, orthodoxes grecs et orthodoxes, seraient entre-temps retournés dans la ville de Homs.

« À Homs même et autour de la ville, la situation est calme. Les troupes du gouvernement contrôlent presque entièrement la région, tandis que les rebelles ont la haute main dans quatre à cinq districts de la ville. Les combats se poursuivent surtout encore dans les villes de Yabroud et Hama », relate Mgr Abdo Arbach, qui veut-lui-même rester à Homs. Selon lui, des nouvelles inquiétantes viendraient du nord de la Syrie, contrôlé par les rebelles. Selon ces informations, les chrétiens y seraient obligés de se plier à certaines règles. Mgr Abdo Arbach poursuit : « Premièrement, c’est la loi islamique qui doit y être appliquée, deuxièmement, tous les symboles chrétiens visibles en public doivent y être détruits, et troisièmement, les chrétiens voulant rester dans leur pays devront payer une taxe spéciale à l’avenir. » En présence du baron Johannes von Heereman, président du comité exécutif de « L’Aide à l’Église en détresse », l’archevêque a remercié l’œuvre de son soutien : « ‘L’Aide à l’Église en détresse’ a énormément contribué à ce que nous puissions soutenir régulièrement de nombreuses familles, des paroisses et des prêtres. Pour tous les fidèles, il est important que leurs prêtres et leur évêque supportent la souffrance et persistent à rester, comme tous les autres. »

 

 

EN BREF : VISITE DU PAPE FRANÇOIS EN JORDANIE

14.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Irak, Pape

EN BREF

Une rencontre avec le nonce apostolique de l’Irak et de la Jordanie, Son Excellence George Lingua, a permis à la délégation de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) d’apprendre que la visite du Pape François à la fin mai en Jordanie comprendra :

  • une messe au stade international d’Amman où devrait assister une foule de 20 000 personnes;
  • des rencontres avec des personnes nécessiteuses – pauvres, malades, handicapés et réfugiés – pendant lesquelles elles auront l’occasion de raconter leur histoire;
  • une rencontre avec le roi Abdallah II au Royal Palace.

VISITE PAPE 1

Nous nous rappelons qu’une délégation de 9 journalistes avec à sa tête le Père Andrzej Halemba, responsable de projets à l’AED pour le Moyen-Orient, est actuellement en mission pour visiter successivement le Liban, la Jordanie, Israël et la Palestine. Ce voyage a pour but de faire connaître la situation des chrétiens au Moyen-Orient ainsi que l’évolution de l’organisation de la visite du Pape François en Jordanie et en Terre Sainte à la fin mai.

VOYAGER AVEC L’AED – Pakistan

14.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Chrétiens Catholique, Formation religieuse, PROJETS AED

VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’info lettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Aujourd’hui:  Pakistan

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Catéchèse des jeunes dans l’archidiocèse de Lahore

AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED CanadaPAKISTAN 1

Beaucoup plus de la moitié des 190 millions d’habitants du Pakistan ont moins de 25 ans, et environ 34 % ont moins de 15 ans. Cette faible moyenne d’âge est également valable pour la minorité chrétienne. Les jeunes chrétiens sont confrontés à de nombreux défis au Pakistan, pays d’Asie du Sud qui est musulman à plus de 96 %.

Les jeunes chrétiens n’ont que rarement la possibilité de s’élever socialement. Ils sont souvent discriminés dans les écoles publiques. Une étude de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (United States Commission on International Religious Freedom) arrive à la conclusion que seulement 60 % des enseignants des écoles publiques estiment que les membres de minorités religieuses sont aussi des citoyens pakistanais. Et beaucoup de ceux qui les considèrent quand même comme des citoyens ne leur reconnaissent pas la même valeur que les musulmans pakistanais. Cela signifie qu’en général les élèves chrétiens sont traités comme des individus de seconde zone et qu’ils le ressentent parfaitement.

À cela s’ajoute que du jardin d’enfant à la fin du cursus scolaire, l’Islam est la seule référence pour l’enseignement de toutes les matières, comme le déplorent les représentants de l’Église. C’est comme si le pays n’était destiné qu’aux musulmans. Même dans les matières non religieuses, l’Islam joue un rôle important. Un thème de rédaction peut par exemple être : « Écris une lettre à un ami et invite-le à se convertir à l’Islam ».

L’Islam s’infiltre jusque dans les cours de mathématiques et de chimie. En cours d’histoire, les apports des non-musulmans au Pakistan ne sont pas mentionnés. De plus, les manuels scolaires s’expriment souvent de manière péjorative à l’égard des non-musulmans. L’Église a déjà lancé un appel au gouvernement pour que les manuels scolaires soient révisés. Il y a déjà de petites améliorations, mais il reste encore beaucoup à faire. Enfin, les élèves chrétiens sont souvent pressés de se convertir à l’Islam.

PAKISTAN 2Il est d’autant plus important que les jeunes chrétiens apprennent à être fiers de leur foi et à l’approfondir. C’est pourquoi l’archidiocèse de Lahore organise déjà depuis 1988 des programmes spéciaux de perfectionnement pour les adolescents assez âgés pour avoir dépassé le niveau des écoles du dimanche. Dans le cadre de ce programme, il est par exemple question des Saintes Écritures et des sacrements. Mais des personnalités chrétiennes ayant joué un rôle dans l’histoire du pays sont également présentées, parce que de tels sujets ne sont pas abordés dans les cours d’histoire officiels des écoles publiques.

Le programme affiche de bons fruits, car entretemps, certains des anciens participants sont même devenus prêtres ou religieuses, ou sont très actifs comme laïcs au sein de l’Église. « La jeunesse est notre espoir et notre avenir » écrit le Père capucin Shahzad Khokher, qui est responsable de la pastorale de la jeunesse à Lahore. Aide à l’Église en Détresse apporte cette année une aide de 15 000 $.

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Si vous êtes intéressé à contribuer une aide financière pour ce projet, veuillez téléphoner au: (514) 932-0552 poste 226

COMMUNIQUÉ: Liban – L’assemblée générale de la hiérarchie catholique syrienne veut mieux servir les pauvres

13.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Prière, Syrie

Robert Lalonde, AED CanadaLIBAN-1

Rabwe (Liban), le jeudi 13 mars 2014 – Hier, l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a participé à la conférence de presse qu’a donnée l’Assemblée générale de la hiérarchie catholique en Syrie, à la suite de sa réunion tenue à Rabwe, au Liban. Cette Assemblée, dont le président est le Patriarche Gregorios III Laham et qui se réunit deux fois par année, a alors discuté de différents aspects pour améliorer sa façon de faire pour mieux servir les pauvres.

Pendant cette réunion, il a été question de veiller à une meilleure organisation en termes de présentation des différents projets représentant les plus grands besoins et d’entretenir de meilleurs rapports entre les différents groupes des diocèses pour mieux distribuer l’argent recueilli.

Puis, le Patriarche Gregorios III a tracé le triste bilan du conflit syrien en rappelant les deux millions de déplacés seulement à l’intérieur de la Syrie – environ 9 millions en tout – dont 450 000 chrétiens, la destruction en tout ou en partie de 91 églises sans compter celle des plusieurs milliers de commerces, de maisons et de champs. C’est pourquoi il a fait appel à la prière auprès du monde entier pour que s’accélère la Déclaration de Genève.

Il a profiter de l’occasion pour remercier le Pape François – qui fêtait, au lendemain de cette réunion, le premier anniversaire de son pontificat – pour son appui ainsi que tous les évêques, religieuses et prêtres qui sont très actifs pour aider tous les fidèles et les sinistrés.

Il a conclu ses remerciements en parlant de toutes les organisations catholiques et tout spécialement la délégation présente de l’AED en provenance de plusieurs pays – Allemagne, Chili, Suisse, Espagne, Royaume Uni et Canada – qui était de passage au Liban et « qui a soif de nous écouter et pour faire sentir aux leurs notre peine et nos difficultés. Cela prouve la grande solidarité des chrétiens du monde entier, ce qui est une grande force spirituelle et ce qui démontre l’universalité de l’Église. »

COMMUNIQUÉ – Les religieuses enlevées ont été libérées

10.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Syrie

Les sœurs sont hors de danger et n’ont pas été blessées – selon le Patriarche catholique de Syrie

Par John Newton, AED UK en Bierut

Montréal, le lundi 10 mars 2014 – Douze religieuses enlevées par des djihadistes en Syrie en décembre dernier ont été libérées hier (dimanche 9 mars).

Le Patriarche Gregorios III, chef de l’Église gréco-catholique melkite, a annoncé la nouvelle à une équipe de l’Aide à l’Église en Détresse qui venait juste d’arriver au Liban pour aller voir des projets de soutien aux réfugiés en provenance de Syrie.

SYRIE 1

Le Patriarche, basé à Damas, a déclaré aux membres de cette œuvre catholique de bienfaisance qui assiste les chrétiens persécutés et en détresse, que les religieuses n’avaient pas souffert au cours de leur épreuve, et que leur libération était « un signe d’espoir en ces temps de crise ».

Gregorios III a ajouté : « Je pense qu’elles n’ont pas été traitées trop mal, vu que ce n’est pas dans l’intérêt des ravisseurs de faire cela. »

Selon lui, la liberté des religieuses a été obtenue suite à l’intervention du Patriarche grec orthodoxe Jean X.

Le Patriarche Gregorios a ajouté que la libération avait apparemment bénéficié de l’entremise des services secrets qataris et libanais.

Décrivant le sort des sœurs qui ont été enlevées dans un monastère du village syrien de Maaloula, le Patriarche Gregorios a déclaré hier (dimanche) : Les sœurs « ont dû parcourir 80 km de Yabroud [où elles étaient détenues], à la frontière du Liban, et je ne sais pas où elles iront ce soir », bien qu’il soit prévu qu’elles s’établiront maintenant au Liban.

Ses commentaires nous sont parvenus alors qu’un responsable de la sécurité libanais aurait déclaré hier (dimanche) que les religieuses avaient été accompagnées par le chef d’une agence de sécurité libanaise et un agent de renseignement qatari.

Selon les médias, la libération des religieuses avait été convenue dans le cadre d’un marché consistant, pour le gouvernement, à libérer bon nombre de prisonnières.

Les sœurs ont été enlevées en décembre dans le monastère grec orthodoxe de Sainte Thècle de la ville à majorité chrétienne de Maaloula, à environ 40 km au nord de Damas.

Un peu plus tard au cours du mois de décembre, les religieuses sont apparues dans une vidéo reçue par la chaîne de télévision Al-Jazira, dans laquelle elles disaient qu’elles étaient en bonne santé. Mais les circonstances dans lesquelles la vidéo a été tournée ne sont pas claires.

Peu de temps après leur capture, elles auraient été déplacées à 25 km au nord, dans la ville de Yabroud, tenues par les rebelles.

L’Observatoire syrien de surveillance des droits de l’homme, basé en Grande-Bretagne, a identifié les rebelles qui ont enlevé les religieuses comme étant des militants du Front Nusra, filiale d’Al-Qaïda en Syrie.

Le Front Nusra avait envahi Maaloula le 4 septembre 2013.

Au cours des trois jours pendant lesquels ils ont tenu la ville, 12 personnes ont été tuées, dont trois hommes qui refusaient d’abjurer leur foi chrétienne.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – L’AED ouvre de nouveaux bureaux au Mexique et en Corée du Sud

10.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Corée du Sud, Malte, Mexique

Pour diffusion immédiate

19 antennes pour servir l’AED partout dans le monde

Reinhard Backes, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

Montréal, le lundi 10 mars 2014 – L’œuvre internationale de bienfaisance catholique Aide à l’Église en Détresse (AED) ouvrira en 2014 des bureaux supplémentaires au Mexique et en Corée du Sud, augmentant ainsi son nombre total d’antennes à dix-neuf.

Grâce à son nouveau bureau en Asie, l’AED sera donc présente sur quatre continents. En outre, l’AED approfondira davantage ses relations avec les bienfaiteurs à Malte.

Le baron Johannes von Heereman, président du conseil exécutif de l’œuvre de bienfaisance pontificale, a déclaré à ce sujet : « Des pays supplémentaires peuvent contribuer à ce que l’engagement de l’AED au service de l’Église missionnaire, souffrante et persécutée soit élargi. À l’instigation et avec l’aide de notre bureau à Madrid, nous avons décidé de nous lancer au Mexique. Et après avoir reçu l’accord de la conférence épiscopale locale, nous avons aussi opté pour la Corée du Sud, parce qu’il s’agit d’un pays économiquement développé où l’Église catholique affiche une certaine croissance, et parce que nous ne sommes pas encore présents en Asie. »

Les préparatifs pour l’ouverture des deux nouveaux bureaux vont bon train.  Les représentations au Mexique et en Corée du Sud doivent être inaugurées au cours de la deuxième moitié de 2014. Le baron von Heereman assure : « Nos collègues espagnols avaient lancé l’idée de l’ouverture d’un bureau au Mexique parce que notre œuvre y entretient t de nombreux contacts et que des demandes ont été exprimées pour obtenir une antenne dans ce pays. »

À la suite à l’accord donné par les archevêques du Mexique et de Guadalajara, les préparatifs sont presque arrivés à terme. Actuellement, il ne reste encore que quelques questions d’ordre juridique à résoudre et à trouver du personnel adéquat.

Pour ce qui est de Malte, le bureau anglais de l’AED, qui entretient depuis de nombreuses années déjà des liens étroits avec des bienfaiteurs sur cette île de la Méditerranée, appuie le travail de l’œuvre. De plus, en présence du président de l’AED et de Son Éminence le cardinal Mauro Piacenza, un congrès consacré à la liberté religieuse s’y déroulera le 12 mai. Ce congrès s’adressera aux amis et bienfaiteurs de l’AED de Malte et d’autres pays. Des experts relateront alors la situation de l’Église opprimée et persécutée au Moyen-Orient et dans certaines parties de l’Afrique.

L’AED existe depuis plus de 65 ans au service de l’Église souffrante, sans pour autant percevoir de fonds publics ou provenant de l’Église. L’œuvre dépend entièrement de la générosité des donateurs. Actuellement, environ 600 000 bienfaiteurs encouragent les objectifs et le travail de l’AED. En 2012, le montant total de leurs dons s’élevait 138,5 millions de dollars, ce qui a permis de soutenir plus de 5,000 projets.

ACN-20140307-05884 - Mexico Cathedral

VOYAGER AVEC L’AED – Liban

07.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Formation religieux, PROJETS AED

VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’info lettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Aujourd’hui:  Liban

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Aide à la formation pour les séminaristes de Baalbek

AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

ACN-20140121-04511

©AED/ACN

Le Liban est considéré comme le pilier du christianisme au Proche-Orient. Il y a encore quelques années, c’était le seul pays de la région où les chrétiens étaient majoritaires. Mais aujourd’hui, à peine 38 % de la population sont chrétiens. Malgré la proportion décroissante de chrétiens dans la population, les nombreux séminaires et universités de théologie du pays ont une grande importance au-delà des frontières du pays : ils fournissent une relève sacerdotale dans presque tout le Proche-Orient, notamment dans les pays qui, en raison d’une répression officielle, n’ont pas la possibilité de former leurs prêtres eux-mêmes.

Il y a quelques années, le recteur d’un séminaire libanais déclarait : « L’Église du Liban a besoin d’aide, mais en contrepartie, elle aide aussi les autres. Du point de vue missionnaire et spirituel, nous, de l’Église libanaise, recevons de l’aide de l’extérieur et tout cela améliore notre esprit d’ouverture. Nous agissons comme Jésus nous l’a enseigné : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. Aujourd’hui, nos jeunes sont de plus en plus sensibles à ce qui concerne l’ouverture d’esprit missionnaire et sont de plus en plus prêts à servir l’Église, non seulement au Liban, mais aussi à l’étranger, dans les pays d’émigration et de mission. »

ACN-20140121-04512

©AED/ACN

Cinq jeunes hommes du diocèse de Baalbek se préparent actuellement à l’ordination sacerdotale dans différents séminaires du pays. La situation du diocèse, qui s’étend sur 2600 km² et où règne une grande pauvreté, est particulièrement dramatique. Ici, les chrétiens ne représentent même pas 5 % de la population. La proximité géographique de la Syrie rend la situation incertaine. Les habitants de Baalbek ont peur. Ceux qui le peuvent quittent le pays et vont tenter leur chance en Australie ou au Canada. Beaucoup vont au moins à Beyrouth.

Seule une Église forte, capable de soutenir ses fidèles spirituellement, pastoralement, socialement et économiquement, peut arrêter cet exode massif. À cet égard, un rôle clé revient aux jeunes prêtres bien formés. Mgr Simon Attalah a très à cœur les futurs prêtres de son diocèse, et il est très satisfait des retours qu’il reçoit des séminaires et universités où les jeunes hommes se préparant au service sacerdotal.

Nous avons promis de soutenir ses séminaristes cette année encore, à hauteur de 13 500 $.

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Égypte « Je suis obligée d’accepter l’enlèvement de ma fille »

04.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Égypte, Femme

OLIVER MAKSANOliver Maksan, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

 Enlèvement, conversion forcée, mutilation génitale féminine, discrimination sociale : les chrétiennes d’Égypte sont exposées à une foule de problèmes, mais l’Église catholique s’engage en leur faveur

Ces phénomènes sont peu connus dans les pays occidentaux : l’enlèvement, le viol et la conversion forcée à l’islam de femmes et de jeunes filles chrétiennes. « Avant 2011, il y avait peut-être six ou sept jeunes filles dans toute l’Égypte à qui c’était arrivé, mais depuis, leur nombre est passé à plusieurs milliers », déplore Said Fayez, un avocat copte et militant des droits de l’homme au Caire, dans un entretien accordé à l’œuvre internationale de bienfaisance catholique Aide à l’Église en Détresse (AED).

 

© AED

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Les musulmans radicaux auraient surtout des vues sur les très jeunes filles. Comme Nadia Makram, âgée de 14 ans. Elle a été enlevée en 2011 lors d’un office religieux. Depuis, sa famille n’a plus aucun contact avec la jeune fille. Pourtant, sa famille sait quels sont les auteurs du rapt, mais la police ne lui est d’aucun secours. Pleine de douleur, la mère de Nadia dit : « La police nous a même menacés si nous continuions à suivre cette affaire. Je suis obligée d’accepter l’enlèvement de ma fille ».

Les conséquences de la conversion forcée à l’islam auxquelles sont confrontées les femmes enlevées, sont particulièrement lourdes. Voici comment Me Fayez décrit le cas de la jeune Jacqueline Ibrahim, qui avait été enlevée et obligée par des salafistes à déclarer sa conversion à l’islam devant l’université Al-Azhar : « C’est un exemple de la violation absolue de sa croyance et de sa conviction. »

L’Église tente entre-temps d’offrir un refuge aux femmes et aux filles concernées. À Minya, le diocèse copte catholique gère une maison d’accueil pour les jeunes filles victimes d’enlèvement. Là, elles sont en sécurité et hors d’atteinte de leurs oppresseurs, et peuvent rester pendant six mois ou plus. Certaines filles viennent d’elles-mêmes chercher refuge dans cette institution pour éviter d’être enlevées. Le Père Boulos Nasif, directeur de la maison, nous a déclaré : « Ici, nous accompagnons les jeunes filles, elles peuvent parler de tout ce qui leur est arrivé. Nous tentons de les aider à réintégrer la société. » Cependant, de nombreuses chrétiennes égyptiennes ne sont pas seulement confrontées à des problèmes vis-à-vis de l’islam radical, mais aussi à certains autres au sein à leur propre communauté.

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 Les zabbalines

Dans le quartier « des ordures », celui des zabbalines, les chiffonniers, ramasseurs ou éboueurs du Caire, une odeur nauséabonde flotte partout. Sans interruption, des camions et des chariots tirés par des ânes amènent ici toutes les ordures produites par la plus grande ville d’Afrique. Des chèvres, des chiens et des poules cherchent de la nourriture dans les amoncellements de détritus infestés de nuées de mouches. Au milieu de ces monticules d’ordures ménagères putrides, de bouteilles en plastique, pneus de voiture et autres déchets, des gens sont assis et trient les immondices.

Des effigies de la Madone, des croix et des images de saints coptes sont des signes démontrant que des chrétiens vivent là. Depuis de nombreuses générations, les chrétiens coptes collectent et recyclent une partie des ordures générées par les quelque vingt millions d’habitants de la mégalopole du Caire. Ce sont les zabbalines. Ils vivent relativement bien de ce travail. En tout cas, ils en vivent mieux que leurs coreligionnaires dans les villages de Haute-Égypte, d’où la plupart sont originaires.

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Rania et Marina, ayant respectivement 17 et 14 ans, vivent à Mokattam, un quartier d’ordures où les habitants sont presque tous chrétiens. Ces deux jeunes filles coptes orthodoxes, dont le père travaillent aussi dans ce secteur des déchets, sont amies .. « On n’arrête pas de nous draguer de façon obcène, et ici, presque tous les hommes et tous les garçons le font. La plupart du temps, je les ignore et je poursuis mon chemin. Mais une fois, un garçon d’environ 18 ans, dans le quartier musulman voisin, a vraiment exagéré. Alors je lui ai collé une gifle. Les gens m’ont dit que j’avais raison et ont blâmé le jeune homme. J’en ai été contente. »

Sauf que de manifester autant de courage que celui dont Rania a fait preuve n’est pas toujours sans conséquence. Marina l’a vécu personnellement. « Un voisin chrétien dans la cinquantaine m’a abordée de manière très indécente. Je me suis alors défendue et lui ai tenu tête, mais il est allé voir mon père et s’est plaint auprès de lui de ma mauvaise éducation. Mon père lui a donné gain de cause et m’a battue par la suite. Il semble qu’ne fille n’ait pas le droit de se comporter de manière aussi irrespectueuse. Son manque de compréhension a toutefois été pour moi plus douloureux que ses coups. »

Abus sexuels passés sous silence

L’assistante sociale Susi Magdy connaît des tas de cas similaires. Cette chrétienne copte orthodoxe travaille pour des missions comboniennes catholiques et vit elle-même dans le quartier de Mokattam. « Les gens d’ici sont originaires des régions rurales de Haute Égypte et pensent de manière très traditionnelle. Il n’y a pas tellement de différence à ce niveau entre les musulmans et les chrétiens. Il est extrêmement important de ne pas faire honte à la famille. »

C’est aussi la raison pour laquelle les abus sexuels sont passés sous silence dans la plupart des cas. « Beaucoup de jeunes filles sont victimes de harcèlements sexuels ou même de viols de la part de leurs frères, cousins ou oncles. Mais c’est un tabou que d’en parler au sein de la grande famille. Personne ne va voir la police ou même seulement le prêtre. D’ailleurs, personne ne croirait les victimes. On prétendrait que les femmes ont-elles-mêmes provoqué ces abus. »

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En plus de la violence sexuelle, la violence physique joue aussi un rôle immense. « Il arrive souvent que mon père frappe ma mère », raconte la jeune Marina. Sur ce point, l’assistante sociale Susi Magdy se montre tout de même optimiste : « Ici dans le quartier, la violence domestique diminue. Elle reste surtout un problème chez la génération des personnes plus âgées. Jadis, les coups donnés par le mari étaient socialement acceptés. Les campagnes que nous et d’autres organisations avons orchestrées au cours des dernières années ont entre-temps porté leurs premiers fruits ici. »

Dans ce quartier, les campagnes d’information contre la mutilation génitale féminine se sont également avérées un succès. Ce type de mutilation génitale est aussi répandu chez les musulmans que chez les chrétiens. « Chez les chrétiens de la campagne également, elle est de règle. Mais dans ce quartier, cette pratique brutale a été abandonnée à la suite des campagnes des années passées », assure Susi Magdy.

Des études réservées à la classe aisée

Des raisons sociales et non religieuses seraient aussi à la base de l’absence totale d’acceptation d’une grande partie de la population rurale chrétienne quant aux activités professionnelles ou aux études de femmes et de jeunes filles. « Malheureusement, dans ce domaine, il n’y a que des progrès minimes », déplore l’assistante sociale. « Pour une jeune fille chrétienne originaire d’un village, il est presque impossible d’entamer des études. »

Pourtant, seulement à quelques kilomètres plus loin, dans le centre-ville du Caire, le monde est complètement différent. Par exemple, l’établissement scolaire catholique allemand, réservé aux filles et situé ici près de la place Tahrir, est fréquenté par les enfants des couches sociales aisées. Tous les jours, des cars emmènent ces filles depuis leurs quartiers huppés jusqu’à cet établissement géré par la congrégation des Sœurs de la miséricorde de Saint Charles Borromée.

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Nada est une chrétienne copte orthodoxe de 17 ans qui terminera son baccalauréat l’an prochain. Ensuite, elle prévoit commencer des études de littérature ou de psychologie. Elle hésite encore, mais elle est certaine de vouloir partir à l’étranger pour un bout de temps. « Depuis la révolution de 2011, plusieurs choses se sont améliorées pour nous autres femmes. Le mode de pensée des gens change. Sous Hosni Moubarak, les militantes des droits de la femme n’avaient aucune chance de s’exprimer en public. Aujourd’hui, c’est différent. » Ses camarades de classe l’approuvent. « Les femmes ont perdu leur crainte de s’engager en faveur de leurs droits », estime la jeune catholique Helena, 17 ans, qui souhaite faire des études d’art.

Tout comme l’assistante sociale Susi Magdy, Nada est persuadée que la situation de la femme en Égypte dépend essentiellement de ses origines sociales et moins religieuses. Le clivage social entre le milieu urbain et le milieu rural serait grand. « En ce qui concerne ma famille ou mes amis, je ne perçois aucune restriction parce que je suis une femme et chrétienne. Ils sont tous cultivés et ouverts d’esprit. Ici dans notre école, c’est pareil. La majorité des élèves sont musulmanes, mais il n’y a pas de problèmes. Nous sommes comme des sœurs. » Sa camarade Nadine, une jeune fille protestante de 16 ans qui souhaite faire des études de gestion à l’étranger, évoque toutefois de mauvaises expériences vécues par sa mère. « Ma mère est enseignante. Dans l’établissement scolaire où elle travaille, elle est obligée de lutter plus parce qu’elle est chrétienne. On n’arrête pas de lui demander pourquoi elle ne porte pas de voile. »

L’absence de voile chez les chrétiennes est la raison pour laquelle il arrive très fréquemment que des filles soient abordées de manière indécente sur la rue. « Beaucoup de garçons ou d’hommes pensent que nous autres chrétiennes sommes des filles faciles parce que nous ne portons pas de voile. Nous y sommes habituées. Personne ne prend ça au sérieux. », assure Sheri, 15 ans. « Ça dépend aussi essentiellement du quartier où l’on se trouve. » Son amie Helena, âgée de 16 ans, estime toutefois qu’il s’agit d’un problème qui empire. « À mon avis, le harcèlement sexuel en général a pris de l’ampleur. Je crois que c’est lié à l’Internet et à la télévision. Le sexe constitue un sujet permanent. Ça déteint sur les comportements. »

Mais les normes sociales d’un pays conservateur entravent même la liberté des femmes et des filles cultivées. « Mon frère n’a aucun problème lorsqu’il se balade en vélo dans les rues. Ce serait impossible pour moi. Dans certains quartiers, ils lancent des pierres sur les femmes à bicyclette », raconte Nada. « J’espère qu’un jour, je pourrai comme lui aller où je veux en vélo. »

Depuis de nombreuses années, l’AED soutient des projets de l’Église catholique en Égypte dédiés à la promotion de la dignité de la femme.

VOYAGER AVEC L’AED – Ukraine

28.02.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Formation religieux, Vocation

VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’info lettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Aujourd’hui:  Ukraine

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Aide à la formation pour les séminaristes gréco-catholiques

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©AED/ACN

AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

En 1946, l’Église gréco-catholique d’Ukraine a été dissoute de force par les communistes. Les fidèles ont été persécutés de façon sanglante, et pendant plus de 40 ans, la vie de l’Église n’a pu se poursuivre que dans les catacombes. En 1990, l’Église gréco-catholique unie à Rome a quitté les catacombes.

Le séminaire de Ternopil a officiellement recommencé ses activités en 1993. Grâce au soutien financier procuré, entre autres, par Aide à l’Église en Détresse (AED), il a été possible de construire un séminaire qui porte le nom du Cardinal Josyf Slipyj, grand confesseur de la foi qui a été emprisonné 18 ans par les communistes et est mort en exil en 1984. C’était un ami du Père Werenfried, lequel avait soutenu autant que possible l’Église gréco-catholique en Ukraine au cours de la période de persécution.

Aujourd’hui, c’est au séminaire de Ternopil qu’étudient 143 séminaristes provenant non seulement du diocèse dans lequel se trouve le séminaire, mais aussi d’autres diocèses qui n’ont pas leur propre séminaire. Les jeunes gens y reçoivent une très bonne formation académique, mais les responsables sont conscients du fait que le simple fait d’étudier n’est pas suffisant pour faire nécessairement de bons prêtres. C’est pourquoi les séminaristes se familiarisent très tôt avec les tâches pastorales au moyen de différents stages, et apprennent à connaître directement la vie et tous les problèmes des gens.

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©AED/ACN

Ils s’occupent surtout d’enfants et de jeunes gens qu’ils rapprochent de Jésus par des jeux en commun et la prière. Ils organisent des camps d’été et s’engagent dans la catéchèse des paroisses. De cette manière, non seulement ces jeunes hommes acquièrent une expérience pratique de l’apostolat et des rapports humains, mais ils se rendent également utiles par leur engagement, car dans certaines régions où l’Église en est à ses débuts, les quelques prêtres présents sont réclamés au point de ne pas avoir assez de temps pour la prise en charge quotidienne de tous les groupes de fidèles. C’est ainsi que les séminaristes servent dès aujourd’hui les fidèles là où, un jour, ils seront absolument nécessaires comme aumôniers quand ils auront terminé leur formation.

L’AED soutient chaque année la formation des séminaristes à concurrence de 760 $ par séminariste.

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Si vous êtes intéressé à contribuer une aide financière pour ce projet, veuillez téléphoner au: (514) 932-0552 poste 226