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VOYAGER AVEC L’AED – Rwanda

04.04.2014 in AED, AFRIQUE, Aide à l'Église en détresse., PROJETS AED

VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’infolettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Aujourd’hui:  Rwanda

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FAIRE NAÎTRE DES «FAMILLES DE PAIX»FAMILLE DE PAIX 3

C’est en 1995 qu’a commencé un partenariat entre l’Aide à l’Église en Détresse (AED) et l’Institut de formation intégrale de Montréal (IFHIM). Depuis ce temps, en plus de nombreuses bourses accordées à des étudiants en provenance de pays de tous les continents, l’AED a soutenu divers autres projets de formation à des fins pastorales. L’expérience suivante en est une qui mérite d’être soulignée.

Mgr Servilien Nzakamwita, évêque du diocèse de Byumba, au Rwanda, a connu l’Institut de formation humaine intégrale de Montréal (IFHIM) alors qu’il assistait à l’évaluation des quinze dernières années d’engagement du groupe Ibakwe (les anciens étudiants de l’IFHIM au Rwanda). Profondément touché par le travail de formation à la paix que ces personnes avaient accompli dans le pays, il manifesta le désir de voir les bienfaits qu’il avait perçus dans les initiatives et les interventions d’Ibakwe être transmis à ses diocésains.

Après s’être déplacé à Montréal où il a rencontré des religieuses et des prêtres africains, en plus du premier missionnaire d’Afrique africain, Jean-Claude Kaburane, un Rwandais, et avoir participé à des séminaires, écouté, questionné, il a décidé que prenne forme une démarche d’humanisation dans son diocèse et que les personnes soient formées.

En 2008, la semence est mise en terre et des laïcs engagés de divers milieux, des religieuses et des prêtres sont formés pour devenir des « constructeurs de ponts ». En 2010, une seconde session servira à poursuivre la formation pour que les personnes deviennent plus solides afin d’intervenir là où elles sont engagées. En 2011, s’ajouteront de jeunes adultes et des gens d’autres confessions religieuses.

À la rencontre de 48 couples

FAMILLE DE PAIX 4

Après toutes ces expériences, Mgr Nzakamwita porte le souci des familles et souhaite faire naître des « familles de paix », des personnes qui, au-delà de leurs différences, se rencontrent comme personne et se découvrent dans leur participation active et engagée pour la vie. Ainsi entreprit-il des démarches afin soutenir l’IFHIM en vue de former des familles pour que naissent de telles « familles de paix ».

En juillet 2012, une caravane d’anciens de l’IFHIM, composée de douze personnes aidantes, avec à sa tête la directrice Marie-Marcelle Desmarais comme formatrice, partira vers Byumba rencontrer 48 couples, en plus de deux religieuses engagées dans l’Action familiale et cinq prêtres ayant vécu les sessions antérieures et qui seront éventuellement des personnes-relais dans la vie quotidienne de ces couples.

« Il était d’abord important de permettre à ces personnes de découvrir leurs forces vitales humaines dans des expériences de la vie quotidienne, car c’est à partir de leurs forces qu’ils construiront l’amour et la paix entre eux et autour d’eux », nous explique la directrice.

C’est ainsi que les couples ont été invités à partager une expérience dans laquelle tous les deux avaient fait quelque chose pour l’autre en vue de l’aider. Ils ont découvert que ces initiatives avaient été prises pour traiter l’autre comme une personne. Ainsi se révélaient-ils leur amour. Devant la surprise et la joie qui commençaient à se manifester sur le visage des couples qui osaient parler, il devenait clair que chacun avait besoin de ces expériences vécues.

Ensuite, les couples ont été invités à se retrouver deux par deux pour déterrer les richesses de leur vie, celles sur lesquelles ils pourraient miser. « Si vous aviez vu leur visage s’éclairer à mesure qu’ils découvraient des expérience dont ils n’auraient jamais parlé », raconte la formatrice. Tout ce processus leur a en outre permis de voir comment ils ont pu prendre conscience des effets de leur colère sur leurs enfants et ainsi décider d’apprendre à la gérer pour les aimer en vérité.

FAMILLE DE PAIX 2« Quel remède leur avez-vous donné ? »

 À la fin de la session, tous voulaient partager une expérience de leur cheminement : « Ce que nous venons d’apprendre, exprimera l’un d’entre eux, nous construit sérieusement. Ma vie ne sera plus la même. Je voudrais faire de chez moi un oasis de paix. Je décide d’aider ma femme et mes enfants, car j’empêchais même la paix à mes enfants. »

Six mois plus tard, Auréa, coordonnatrice d’Ibakwe, qui était certaine que les couples de Byumba allaient à leur tour devenir des « bâtisseurs de ponts pour la paix » ainsi que des multiplicateurs auprès de leur entourage, a communiqué avec Mgr Nzakamwita. Voici ce que ce dernier avait à partager : « Le groupe continue des rencontres, vivant la solidarité et le dialogue entre eux. Ils sont devenus des ambassadeurs auprès des autres couples qui n’ont pas suivi la session. J’ai même entendu une personne en position d’autorité dans le pays demander quel remède nous leur avions donné. C’est que le nombre de procès mettant en cause des conflits de couples a diminué. »

Qui plus est, une nouvelle session a eu lieu en août 2013 pour faire suite à la précédente. Bien que cette période de l’année ne soit pas la meilleure pour une participation massive, non seulement plusieurs anciens couples sont venus, mais ils étaient de plus accompagnés de nombreux nouveaux. Ainsi s’exprimaient les anciens : «  Les anciens tout comme les nouveaux, nous avons besoin d’être et de devenir profondément des «  bâtisseurs de pont de paix », de faire naître des « familles de paix » dans notre monde divisé par toutes sortes de violences. »

Le nombre de couples va en grandissant. D’une cinquantaine, ils sont passés à 86. « Le pas suivant, conclut Sœur Marie-Marcelle, consiste à les équiper pour leur mission multiplicatrice. » Année après année, cette formation mérite d’être soutenue si on souhaite voir le nombre de familles se multiplier davantage et ainsi se répandre la paix dans ce pays qui a tant souffert.

Imaginez quel espoir cela signifie pour ce pays qui, il y a 20 ans, vivait un innommable génocide!

 

COMMUNIQUÉ: Moyen-Orient – Le programme de la vite du Pape François

28.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Irak, PAIX, Pape, Prière, Syrie

Oliver Maksan, AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED CanadaVISITE PAPE 4

Montréal, le vendredi 28 mars, 2014 – Pour le nonce apostolique en Israël et délégué pour la Palestine, Mgr Giuseppe Lazzarotto, les attentes autour de la venue du pape François en Terre Sainte sont très grandes et ne pourront pas toutes être comblées, la visite ne durant que du 24 au 26 mai.

Alors qu’il recevait une délégation de journalistes de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) en provenance de divers pays – Canada, Espagne, Chili, Allemagne, Royaume-Uni, Suisse – à Jérusalem, la semaine dernière, Mgr Giuseppe Lazzarotto a tenu à souligner que le cœur de la visite du Pontife sera la rencontre entre le pape François et le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée Ier. Ainsi, cette visite rappellera celle qu’il y eu 50 ans plus tôt entre le Pape Paul VI et le patriarche œcuménique Athénagoras Ier.

D’abord à Amman, puis Bethléem

VISITE PAPE 3

Le Saint Père entamera son voyage à Amman, dans le Royaume de Jordanie. Après une visite de courtoisie auprès du Roi Abdallah II, le Pape célébrera une messe dans le stade d’Amman durant l’après-midi. Pour des raisons de sécurité, seules 20 000 personnes pourront y assister. Ensuite, le Saint Père se rendra sur le site du baptême du Seigneur, sur la rive jordanienne du Jourdain, afin d’y rencontrer des réfugiés syriens et iraquiens ainsi que des malades et des handicapés. Il y aura environ 400 personnes triées sur le volet. Selon le nonce, le Pape passerait la nuit dans la nonciature apostolique à Amman.

Le matin du 25 mai, le Saint Père partirait directement pour Bethléem dans un hélicoptère jordanien. Le Pape décollera probablement du vieil aéroport de Marka, comme Paul VI il y a un demi-siècle, et non du nouvel aéroport d’Amman. À Bethléem, le président palestinien Mahmoud Abbas le recevra au palais présidentiel. De là, le Pape se rendra en véhicule ouvert à la Place de la crèche, devant la basilique de la Nativité, où il célébrera une Sainte Messe. « C’est la seule possibilité pour les gens de voir le Pape de près », affirme le nonce avant d’ajouter qu’à Jérusalem, ce sera impossible.

« Mais là aussi, poursuit-il, il ne se déplacera pas dans un véhicule blindé. Il refuse par principe de le faire, parce que cela signaliserait la peur et enverrait un mauvais message aux gens. Malheureusement, seulement 10 000 personnes pourront assister à cette messe, parce que la Place de la crèche ne pourra en accueillir davantage.

Par ailleurs, cette messe constituerait la cérémonie centrale pour tous les catholiques de Terre Sainte, autant de Palestine que d’Israël. « À la différence de ses prédécesseurs, le Pape François ne se rendra pas à Nazareth, ni ne célébrera de messe publique à Jérusalem. Sur le plan pastoral, nous devons donc nous concentrer le mieux possible sur cette messe. Mais nous devons respecter que cette fois, c’est la rencontre avec le patriarche Bartholomée qui prime. » Après la messe, un déjeuner serait prévu entre le Pape et quelques familles palestiniennes dans la maison des Franciscains.

Accueil du Président, rencontre avec le Patriarche

VISITE PAPE 6Après une prière privée dans la basilique de la Nativité et une rencontre avec des enfants palestiniens réfugiés, un hélicoptère jordanien amènerait le Saint Père à l’aéroport Ben Gurion près de Tel-Aviv, où il serait accueilli officiellement par Shimon Peres, le président de l’État d’Israël. De là, un hélicoptère israélien emmènera le Pape à Jérusalem.

Après son arrivée, il se rendra d’abord brièvement à la nonciature apostolique, où il rencontrera le patriarche Bartholomée pour y signer une déclaration commune, tandis que son escorte continuerait déjà vers le Saint-Sépulcre. « Là, à l’entrée de ce sanctuaire, le Pape rencontrera à nouveau le patriarche. Tous deux viendront symboliquement de deux directions différentes. Ils pénétreront ensemble dans la basilique, et se rendront à Golgotha, lieu de la crucifixion du Christ, ainsi que sur le tombeau du Christ. » Selon le nonce, ils prieront et tiendront des discours.

À la question quant à savoir s’il comptait sur des gestes concrets de la part des deux chefs d’Église, Mgr Lazzarotto a répondu qu’il convenait de laisser le soin au Pape et au Patriarche d’exprimer leur inspiration en ce lieu saint. « Nous devons laisser agir l’Esprit Saint. Mais je suis certain que la rencontre œcuménique portera beaucoup de fruits, comme celle entre Paul VI et Athénagoras. Il s’ensuivra un nouvel essor pour l’unité des chrétiens, et pas seulement pour le synode panorthodoxe prévu pour 2016. Le Pape et le Patriarche veilleront tous deux à ce que cette rencontre ne reste pas un événement isolé ».

Du Temple de Jérusalem jusqu’au Cénacle de Jérusalem

VISITE PAPE 5

Cette première journée de visite en Israël s’achèverait par un dîner des délégations œcuméniques au siège du patriarcat latin, dans la Vieille Ville de Jérusalem et le Pape passerait la nuit à la nonciature apostolique de Jérusalem-Est.

Le lundi commencerait par une visite du Saint Père au Mont du Temple de Jérusalem, où il aurait prévu de rencontrer le mufti du sanctuaire islamique. Ensuite, le Pape se rendrait au Mur des Lamentations, pour enchaîner par le programme obligatoire prévu pour les invités de l’État d’Israël.

Ce programme inclurait aussi une visite du mémorial de Yad Vashem, dédié aux victimes de la Shoah. « Depuis deux ans, les consignes protocolaires de l’États d’Israël prévoiraient aussi une visite obligatoire du Mont Herzl, où se trouve la tombe de Theodor Herzl, fondateur du sionisme politique moderne. Le Pape s’y rendra donc également. »

Après avoir rencontré les Grands rabbins d’Israël ainsi que le président et le premier ministre israéliens, le Pape rendra visite au Patriarche au Mont des Oliviers. Ensuite, une rencontre avec des religieux et des ecclésiastiques serait prévue dans l’Église de Toutes-les-Nations, à Gethsémani. Après, le Pape célébrera au Cénacle de Jérusalem une messe privée avec les évêques de Terre Sainte. C’est par cette messe que s’achèvera le voyage du Pape au Moyen-Orient, puisqu’il rentrera à Rome en avion le soir.

Sans paix, pas d’avenir pour les chrétiens

Mgr Lazzarotto a cependant mis en garde contre les attentes excessives résultant de la visite du Pape. « C’est une erreur de penser que par sa seule venue, le Pape puisse résoudre tous les problèmes de cette région, mais sa visite constitue un signe prophétique et libérera certainement de nouvelles énergies pour les gens d’ici tout en leur donnant une nouvelle espérance. »VISITE PAPE 2

À Nazareth, l’évêque auxiliaire Mgr Giacinto Boulos Marcuzzo, vicaire patriarcal de l’Église latine pour Israël, s’est exprimé en des termes similaires auprès de la délégation de l’AED : «  Le Pape évoquera certainement les thèmes de la paix, de la réconciliation et de la justice. L’avenir de toute la région repose là-dessus. Sans paix, il n’y aura pas d’avenir pour nous autres chrétiens ».

Il est probable que le Pape François aborde également le conflit israélo-palestinien, tout comme l’avait fait Benoît XVI en 2009. « La position du Saint-Siège sur cette question est claire. Nous ne nous mêlons pas de la politique. Les parties en conflit doivent se mettre d’accord. Toutefois, l’Église souligne la justice et les droits de l’homme. » Selon Mgr Marcuzzo, le conflit israélo-palestinien serait la source de tous les conflits de la région.

L’évêque a critiqué le fait que le Pape doive se plier aux nouvelles consignes protocolaires israéliennes et se rendre au Mont Herzl à Jérusalem. « Une visite de la tombe du fondateur du sionisme fournit une mauvaise image dans le monde arabe. » D’une manière générale, Mgr Marcuzzo voit d’un œil critique la conception propre d’Israël en tant qu’État juif. « Il s’ensuit automatiquement que les chrétiens et musulmans arabes sont des citoyens de deuxième classe ».

En outre, Israël émettrait de surcroît des signaux contradictoires. D’une part, l’État hébreu entretiendrait un dialogue avec des non-juifs, mais d’autre part, il existerait beaucoup de discrimination. Il convient toutefois de constater que le Pape François est considéré de manière très positive en Israël. « En fait, poursuit Mgr Marcuzzo, le Pape voyagera avec un rabbin et un imam d’Argentine , et ça, c’est un bon signe. »

 

VOYAGER AVEC L’AED – Rwanda

28.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse.

VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’infolettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Aujourd’hui:  Rwanda

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Aide à la construction d’une maison d’hôtes pour les Carmélites de Nyamirambo

AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED Canada

ACN-20140113-04328

©AED/ACN

Le couvent des Carmélites de Nyamirambo, une banlieue de la capitale Kigali, est un lieu de silence et de prière. Cette atmosphère ne cesse d’attirer les gens qui veulent se retirer du monde pendant plusieurs jours et se rapprocher à nouveau de Dieu. De plus en plus de prêtres, religieux et laïcs demandent à faire des retraites.

Les sœurs ne sont pas en mesure d’héberger leurs hôtes car elles n’ont pas assez de place, et, de plus, bien que cette raison soit réjouissante, parce qu’il y a de nombreuses vocations. La communauté a donc besoin de toutes les chambres disponibles. C’est pourquoi les sœurs ont commencé, en 2011, à construire une maison d’hôtes de 24 chambres. L’endroit est magnifique, situé à flanc de coteau, avec vue sur le Mont Kigali et le Mont Rebero. Les hôtes pourront s’y détendre corps et âme.

Quelques emplois ont également été créés dans le centre pour des gens des environs qui pourront ainsi contribuer au revenu familial, par exemple en faisant la cuisine ou en faisant du ménage. Pour les sœurs elles-mêmes, la maison d’hôtes sera aussi une source supplémentaire de revenus.

Or, la première étape des travaux a été achevée grâce à l’aide de l’Aide à l’Église en Détresse. Aujourd’hui, les sœurs ont à nouveau besoin d’aide, cette fois pour terminer les travaux. Elles écrivent : « L’enfant Jésus nous invite à nous adresser à vous en toute confiance et à vous demander de l’aide. » Nous sommes sûrs que nos bienfaiteurs ne laisseront pas tomber les sœurs, et nous leur avons promis 133 650 $ pour cette oasis de silence.

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https://secure.acn-aed-ca.org/fr/

Si vous êtes intéressé à contribuer une aide financière pour ce projet, veuillez téléphoner au: (514) 932-0552 poste 226

Nigéria – Messe de courage

24.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse.

Témoignage de foi dans une ville attaquée

John Pontifex, AED Royaume-Unis

Adaptation AB Griffin, AED Canada

 Plus de 2.000 personnes dans le nord du Nigeria ont risqué leur vie en se rassemblant dimanche le 16 mars pour la messe, alors que leur ville était en train d’être bombardée. Décrivant la Cathédrale Saint-Patrick, à Maiduguri, comme « encerclée », le Père John Bakeni, qui célébrait la messe, a déclaré que les gens lui avaient ensuite dit que si les attaques empiraient, ils préféreraient mourir à l’église plutôt qu’ailleurs.

La messe dominicale a eu lieu après que des extrémistes présumés de Boko Haram ont lancé l’une de leurs principales campagnes armées de ces derniers mois, en tirant des roquettes et en se lançant massivement à l’assaut des casernes militaires. Des centaines de personnes sont mortes pendant les attaques qui ont été repoussées par l’armée nigériane, mais l’inquiétude n’a cessé d’augmenter en ce qui concerne la capacité du gouvernement à retenir les extrémistes.

Au cours d’un entretien accordé lundi le 17 mars, à l’Aide à l’Église en Détresse, oeuvre catholique de bienfaisance qui soutient les chrétiens persécutés ou en difficulté, le Père John Bakeni a dit : « Hier matin, beaucoup de bombes ont explosé, mais cela ne semble pas avoir dissuadé les gens de venir à l’église. « Ce fut une leçon d’humilité et une expérience édifiante que de voir tant de gens à la messe. L’endroit était bondé.

Au moment de l’homélie, je leur ai dit qu’il était inutile de prêcher. Je leur ai dit : Votre présence en si grand nombre est en soi une homélie. »Le prêtre a demandé à l’Aide à l’Église en Détresse d’inviter instamment le monde à prier pour le peuple du Nigéria : « S’il vous plaît, priez pour que cette violence cesse.»

Dans un message précédent, il a décrit le début des attaques du vendredi 14 mars au matin en indiquant : « Nous avons été accueillis au son assourdissant des explosions de bombes, des roquettes et des tirs. Il y avait de la confusion et un vacarme infernal partout.» 

« Nous vivons tous maintenant dans la peur,… et comptant sur vos prières. »

Des centaines d’insurgés, vêtus de treillis militaires, ont attaqué les casernes militaires de Giwa, à Maiduguri, et ont réussi à libérer leurs compagnons de lutte qui étaient retenus dans des cellules. D’autres attaques ont eu lieu contre des zones résidentielles et un campus universitaire, ce qui constitue une attaque typique de Boko Haram, dont la signification littérale est « l’éducation occidentale est interdite ». Boko Haram a déclaré que ses ennemis étaient le gouvernement nigérian, les établissements éducatifs et l’Église, ainsi que les musulmans modérés.

Lors des affrontements militaires qui se sont poursuivis pendant plus de quatre heures, on a dénombré plus de 200 morts parmi les insurgés, suite à une vaste campagne de l’armée nigériane pour les débusquer.

Mais le Père Bakeni et d’autres personnes ont signalé que les forces ennemies s’étaient « regroupées » et étaient en train d’organiser de nouvelles attaques, faisant de plus en plus craindre que Maiduguri ne soit sur le point de tomber aux mains des extrémistes.

De la « connivence » a été signalée entre les extrémistes et certains éléments de l’armée nigériane, ce qui expliquerait son récent échec à déjouer l’ennemi. Le Père Bakeni a déclaré : « Nous vivons tous maintenant dans la peur, les yeux levés vers Dieu, et comptant sur vos prières. Les militaires [nigérians] font de leur mieux, mais il leur manque des armes modernes pour contrer ces individus qui disposent de moyens beaucoup plus sophistiqués. Merci à vous et à tous les bienfaiteurs de l’Aide à l’Église en Détresse pour vos prières et votre soutien en ce moment pénible.  Nous sentons vraiment la force du soutien populaire, aussi bien à l’intérieur du pays qu’en provenance de l’étranger. »

Les attaques sur Maiduguri ont coïncidé avec les violences qui auraient été commises par des éleveurs musulmans fulanis contre des villages chrétiens non loin de Kaduna, dans la ceinture centrale du Nord du Nigeria. Au moins 100 personnes seraient mortes durant les attaques du vendredi soir  du 14 mars dernier.

ACN-20140318-06218

« L’Aide à l’Église en détresse » accorde un aide d’urgence aux catholiques d’Ukraine

21.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse.

Par Reinhard Backes, AED International

ACN,  le 21 mars 2014 – L’œuvre internationale de bienfaisance catholique « L’Aide à l’Église en détresse » accorde une aide d’urgence de 92,550$ à l’archidiocèse de Kiev et à l’évêché d’Odessa-Simferopol, en Crimée. Deux tiers des fonds sont nécessaires pour assurer notamment les soins aux malades, le soutien psychologique et l’achat de médicaments. Un tiers sera mis à la disposition des aumôniers militaires afin qu’ils puissent payer le carburant et d’autres frais de transport, en particulier pour les transferts entre la presqu’île de Crimée et le continent. « Au vu de la situation toujours critique en Ukraine, l’archidiocèse de Kiev et l’évêché d’Odessa-Simferopol nous ont demandé de les aider », comme le confirme Magda Kaczmarek, responsable de cette région. Auparavant, dans un appel dramatique, Mgr Jacek Pyl, évêque auxiliaire d’Odessa-Simferopol, avait exhorté toutes les parties impliquées dans le conflit en Crimée de renoncer à la violence.

Mgr Pyl a écrit littéralement : «  Au nom de notre lien avec l’héritage de nos pères, qui ont assuré le développement de notre République autonome de Crimée, j’en appelle à tous les citoyens, aux croyants comme aux autres, de se tenir éloignés de toute forme d’extrémisme et de ne pas accepter en ces temps difficiles que la fraternité parmi les êtres humains de Crimée soit altérée. Ukrainiens, Russes, Tatares de Crimée, Arméniens, Polonais, Allemands, Tchèques et de nombreux autres vivent ensemble dans la paix en République autonome de Crimée. De nombreux siècles durant, orthodoxes, musulmans, protestants, catholiques, juifs, juifs karaïtes, des adeptes d’autres confessions et des athéistes, ont vécu ensemble en Crimée. N’acceptons jamais d’être séparés ni par notre origine ethnique, ni par notre religion. Nous sommes les enfants du même Dieu, le Dieu seul et unique, qui est notre Père à tous. »

VOYAGER AVEC L’AED – Argentine

21.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., PROJETS AED

 VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’info lettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Aujourd’hui:  Argentine

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20110718_010

©AED/ACN

Des programmes de radio catholiques

AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED  Canada

Le Père Werenfried van Straaten, fondateur de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) avait de nombreuses idées pour amener l’Église aux gens qui ne peuvent pas y aller parce qu’ils vivent dans les régions où il n’y en a pas et où les prêtres se rendent rarement. Un instrument important a été la mobilité de la pastorale. À cet égard, voitures chapelles et bateaux chapelles servant d’églises roulantes ou flottantes, mais aussi voitures et autres modes de transport pour les prêtres, ont joué un rôle important.

Cependant, il avait clairement à l’esprit que cela ne permettait pas d’atteindre tous les fidèles de toutes les régions. C’est pourquoi l’apostolat des médias comptait beaucoup pour lui, surtout la radio. Un petit appareil radio se trouve à un prix abordable presque partout dans le monde et permet ainsi de faire parvenir la Bonne Nouvelle jusqu’aux confins inaccessibles de la terre.

Dans certaines régions où l’Église catholique proclame l’Évangile par la radio, on voit même, dans la soirée, des nomades des steppes s’asseoir en cercle autour d’une radio et prier le chapelet. Mais la radio peut également être une source importante d’inspiration et un complément à la pastorale traditionnelle pour encore beaucoup d’autres fidèles.

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©AED/ACN

L’actuel Pape François avait lui aussi l’intuition que la radio est une « chaire » d’où l’on peut atteindre beaucoup de gens qui ne vont pas à l’église. C’est pourquoi il a fondé le « Centre de communication Notre-Dame de Lujan », alors qu’il était encore archevêque de Buenos Aires.

En Argentine, il y a en effet encore des zones très pauvres et isolées où la prise en charge pastorale des fidèles n’est pas assez intense, et il y a aussi beaucoup de gens qui, bien qu’appartenant formellement à l’Église catholique, ne pratiquent pas leur foi et ne sont donc pas atteints par la pastorale paroissiale. Il convient ici d’observer que dans la société, des tendances de plus en plus anticléricales se diffusent en s’orientant contre les valeurs chrétiennes et la « culture de vie ». L’Église fait donc face à des défis majeurs à maints égards.

L’AED soutient donc les programmes de radio catholiques à hauteur de 12 000 $.

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Ukraine: « Pour la première fois dans l’histoire de l’Europe contemporaine, des Européens meurent dans un pays européen en défendant le drapeau européen et les valeurs européennes »

20.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse.

Par Mark Reidemann, AED International

Jeudi, le 20 mars 2014 – « Nous croyons que l’Ukraine apporte une bouffée d’air frais à l’Europe », ont déclaré Mgr Borys Gudziak, l’évêque gréco-catholique ukrainien, et le prof. Myroslav Marinovitch, un ancien prisonnier politique du goulag. « L’Ukraine n’est pas un foyer d’agitation, mais plutôt un partenaire qui propose une vision – le souvenir de l’esprit d’origine de l’Europe : la jeunesse, l’élan et une croyance profondément ancrée dans les principes et les valeurs sur lesquels repose le projet européen. La jeunesse ukrainienne caresse cette vision et certains ont trouvé la mort comme martyrs, précisément au nom de cet espoir. Quelle réponse l’Europe leur fera-t-elle ? »

© Conseil de l'Union européenne

© Conseil de l’Union européenne

 

Le Maïdan, la Place de l’Indépendance à Kiev, théâtre d’une déclaration politique et pris pour modèle par de nombreuses villes et communautés ukrainiennes dans le monde entier, constitue effectivement une sorte d’agora, où se déroulent débats, échanges d’idées et de modes de pensée et où s’établissent des consensus. « Le mouvement du Maïdan, qui englobe toutes les couches de la société ukrainienne et toutes les traditions religieuses », ajoute le prof. Marinovitch, « ne se termine pas. Impossible de faire marche arrière. C’est la voix du peuple qui exige de profonds changements en Ukraine, pas seulement un changement des visages dans une structure quasiment soviétique, mais un changement allant dans le sens de la création de véritables structures démocratiques, à l’unisson avec la tradition de la démocratie européenne. L’Ukraine et les processus démocratiques qui s’y déroulent actuellement représentent une opportunité qui pourrait aussi servir d’exemple à la Russie pour un mouvement vers la démocratie. »

Mgr Borys Gudziak a exigé : « Nous percevons un déplacement historique immense, un mouvement extrêmement profond au sein de la société ukrainienne – une transition allant de la crainte vers la dignité. De fait, cette révolution est désignée comme ‘Révolution de la dignité’. La résistance opposée au régime Ianoukovitch a aidé les gens à revendiquer leur dignité. L’invasion de la Crimée les aide à exiger une identité nationale. »

« En ces jours où se tombent de nouvelles décisions fondamentales politiques, nous nous sommes adressés à l’Union européenne pour l’aider à nous aider », a affirmé Mgr Gudziak, « afin qu’elle sache pourquoi les jeunes Ukrainiens sont la meilleure garantie de la paix et de la prospérité en Europe. »

Mgr Borys Gudziak est exarque apostolique gréco-catholique pour la France, le Benelux et la Suisse, ainsi que recteur de l’Université catholique de Lviv. Le prof. Myroslav Marinovitch, une autorité morale de premier plan en Ukraine, est vice-recteur de l’université. Grâce au soutien de l’œuvre internationale de bienfaisance catholique « L’Aide à l’Église en détresse », Mgr Gudziak et le prof. Marinovitch ont pu se rendre à Bruxelles pour y informer des décideurs politiques de la situation en Ukraine, de la réalité sur place et de l’influence potentielle des décisions politiques prises par l’Europe dans l’immédiat et à l’avenir.

 

Propos de l’archevêque de Homs : « Les chrétiens vivent dans la peur, mais ne veulent pas quitter leur patrie »

20.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Syrie

 Reinhard Backes, AED International

Adaptation AB Griffin, AED Canada

 © AED

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Montréal, le 20 mars 2014 – Malgré un avenir incertain, les chrétiens veulent rester en Syrie, comme le faisait remarquer Mgr Jean Abdo Arbach, l’archevêque catholique des Grecs melkites de Homs, Hama et Yabroud, à l’occasion d’une visite auprès de l’œuvre internationale de bienfaisance catholique « L’Aide à l’Église en détresse ». Littéralement, Mgr Abdo Arbach a dit : « Nous autres chrétiens vivons dans la peur, l’avenir est incertain, mais nous ne voulons pas quitter notre patrie. » Malgré des rapports contraires, assure l’archevêque syrien âgé de 61 ans, environ 20 000 chrétiens de différentes confessions vivent à Homs, une ville située non loin de la frontière avec le nord du Liban. Dans la région autour de Homs, ils seraient environ 200 000. Selon les dires de l’archevêque catholique grec, beaucoup de croyants, dont des fidèles melkites catholiques grecs, catholiques syriaques, maronites, orthodoxes grecs et orthodoxes, seraient entre-temps retournés dans la ville de Homs.

« À Homs même et autour de la ville, la situation est calme. Les troupes du gouvernement contrôlent presque entièrement la région, tandis que les rebelles ont la haute main dans quatre à cinq districts de la ville. Les combats se poursuivent surtout encore dans les villes de Yabroud et Hama », relate Mgr Abdo Arbach, qui veut-lui-même rester à Homs. Selon lui, des nouvelles inquiétantes viendraient du nord de la Syrie, contrôlé par les rebelles. Selon ces informations, les chrétiens y seraient obligés de se plier à certaines règles. Mgr Abdo Arbach poursuit : « Premièrement, c’est la loi islamique qui doit y être appliquée, deuxièmement, tous les symboles chrétiens visibles en public doivent y être détruits, et troisièmement, les chrétiens voulant rester dans leur pays devront payer une taxe spéciale à l’avenir. » En présence du baron Johannes von Heereman, président du comité exécutif de « L’Aide à l’Église en détresse », l’archevêque a remercié l’œuvre de son soutien : « ‘L’Aide à l’Église en détresse’ a énormément contribué à ce que nous puissions soutenir régulièrement de nombreuses familles, des paroisses et des prêtres. Pour tous les fidèles, il est important que leurs prêtres et leur évêque supportent la souffrance et persistent à rester, comme tous les autres. »

 

 

EN BREF : VISITE DU PAPE FRANÇOIS EN JORDANIE

14.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Irak, Pape

EN BREF

Une rencontre avec le nonce apostolique de l’Irak et de la Jordanie, Son Excellence George Lingua, a permis à la délégation de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) d’apprendre que la visite du Pape François à la fin mai en Jordanie comprendra :

  • une messe au stade international d’Amman où devrait assister une foule de 20 000 personnes;
  • des rencontres avec des personnes nécessiteuses – pauvres, malades, handicapés et réfugiés – pendant lesquelles elles auront l’occasion de raconter leur histoire;
  • une rencontre avec le roi Abdallah II au Royal Palace.

VISITE PAPE 1

Nous nous rappelons qu’une délégation de 9 journalistes avec à sa tête le Père Andrzej Halemba, responsable de projets à l’AED pour le Moyen-Orient, est actuellement en mission pour visiter successivement le Liban, la Jordanie, Israël et la Palestine. Ce voyage a pour but de faire connaître la situation des chrétiens au Moyen-Orient ainsi que l’évolution de l’organisation de la visite du Pape François en Jordanie et en Terre Sainte à la fin mai.

VOYAGER AVEC L’AED – Pakistan

14.03.2014 in AED, Aide à l'Église en détresse., Chrétiens Catholique, Formation religieuse, PROJETS AED

VOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’info lettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Aujourd’hui:  Pakistan

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Catéchèse des jeunes dans l’archidiocèse de Lahore

AED International

Adaptation Robert Lalonde, AED CanadaPAKISTAN 1

Beaucoup plus de la moitié des 190 millions d’habitants du Pakistan ont moins de 25 ans, et environ 34 % ont moins de 15 ans. Cette faible moyenne d’âge est également valable pour la minorité chrétienne. Les jeunes chrétiens sont confrontés à de nombreux défis au Pakistan, pays d’Asie du Sud qui est musulman à plus de 96 %.

Les jeunes chrétiens n’ont que rarement la possibilité de s’élever socialement. Ils sont souvent discriminés dans les écoles publiques. Une étude de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale (United States Commission on International Religious Freedom) arrive à la conclusion que seulement 60 % des enseignants des écoles publiques estiment que les membres de minorités religieuses sont aussi des citoyens pakistanais. Et beaucoup de ceux qui les considèrent quand même comme des citoyens ne leur reconnaissent pas la même valeur que les musulmans pakistanais. Cela signifie qu’en général les élèves chrétiens sont traités comme des individus de seconde zone et qu’ils le ressentent parfaitement.

À cela s’ajoute que du jardin d’enfant à la fin du cursus scolaire, l’Islam est la seule référence pour l’enseignement de toutes les matières, comme le déplorent les représentants de l’Église. C’est comme si le pays n’était destiné qu’aux musulmans. Même dans les matières non religieuses, l’Islam joue un rôle important. Un thème de rédaction peut par exemple être : « Écris une lettre à un ami et invite-le à se convertir à l’Islam ».

L’Islam s’infiltre jusque dans les cours de mathématiques et de chimie. En cours d’histoire, les apports des non-musulmans au Pakistan ne sont pas mentionnés. De plus, les manuels scolaires s’expriment souvent de manière péjorative à l’égard des non-musulmans. L’Église a déjà lancé un appel au gouvernement pour que les manuels scolaires soient révisés. Il y a déjà de petites améliorations, mais il reste encore beaucoup à faire. Enfin, les élèves chrétiens sont souvent pressés de se convertir à l’Islam.

PAKISTAN 2Il est d’autant plus important que les jeunes chrétiens apprennent à être fiers de leur foi et à l’approfondir. C’est pourquoi l’archidiocèse de Lahore organise déjà depuis 1988 des programmes spéciaux de perfectionnement pour les adolescents assez âgés pour avoir dépassé le niveau des écoles du dimanche. Dans le cadre de ce programme, il est par exemple question des Saintes Écritures et des sacrements. Mais des personnalités chrétiennes ayant joué un rôle dans l’histoire du pays sont également présentées, parce que de tels sujets ne sont pas abordés dans les cours d’histoire officiels des écoles publiques.

Le programme affiche de bons fruits, car entretemps, certains des anciens participants sont même devenus prêtres ou religieuses, ou sont très actifs comme laïcs au sein de l’Église. « La jeunesse est notre espoir et notre avenir » écrit le Père capucin Shahzad Khokher, qui est responsable de la pastorale de la jeunesse à Lahore. Aide à l’Église en Détresse apporte cette année une aide de 15 000 $.

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Si vous êtes intéressé à contribuer une aide financière pour ce projet, veuillez téléphoner au: (514) 932-0552 poste 226