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Mario Bard

 

#Mercredi Rouge 2019 – le 20 novembre, soyez solidaires !

12.11.2019 in Actualités, AED Canada, Communiqué, liberté religieuse, Mario Bard, Mercredi Rouge, Messe pour les chrétiens persécutés, Voyagez avec AED

 #Mercredi Rouge 2019
Le 20 novembre, partout au Canada
Soyez solidaire!

 

Montréal, 12 novembre 2019 – Pour une deuxième année consécutive, Aide à l’Église en Détresse Canada (AED) organise et coordonne des activités dans le cadre du Mercredi Rouge — # MercrediRouge —, journée de sensibilisation et d’action destinée à faire connaître le sort de plus de 300 millions de chrétiens dans le monde qui vivent dans des pays où sévit la persécution religieuse.
Le 20 novembre prochain, soyez solidaire
!

« J’invite les gens qui organisent une activité dans le cadre de cette journée à nous contacter afin que l’on puisse l’annoncer sur le site web de l’AED Canada », indique Marie-Claude Lalonde, directrice nationale. L’une des activités proposées est d’illuminer en rouge un édifice emblématique, qu’il soit religieux ou civil. « Cette année, on compte de nouveaux participants dont le Grand séminaire de Montréal et la pro-cathédrale of The Assumption de North Bay, où l’on priera spécialement, à la messe de 12 h 05, en solidarité avec les chrétiens persécutés ». En plus des liturgies qui y seront célébrées, la Basilique-Cathédrale Marie-Reine du monde de Montréal, le Grand séminaire de Montréal, ainsi que la cathédrale St. Michael de Toronto seront illuminés. Enfin, dans le diocèse de Calgary, les activités devraient être annoncées sous peu. Dans ce diocèse l’an dernier, plus de 50 activités avaient été inscrites au calendrier. Pour en savoir plus sur l’édition 2019 et trouver du matériel pour participer  : http://acn-canada.org/fr/mercredi-rouge/.

 

Persécutés et oubliés? 2017-19 : une crise qui s’aggrave

 

Au Canada, le mois de novembre correspond également à la sortie d’un rapport bisannuel de l’AED, concernant la liberté religieuse dans le monde. « Le rapport de cette année, qui documente exclusivement la situation des chrétiens, n’annonce rien de bon. Dans Persécutés et oubliés ? 2017-19, on craint pour la survie des communautés chrétiennes historiques de Syrie, mais plus particulièrement de celles d’Irak », explique Mme Lalonde. Depuis 2003, le nombre de chrétiens y a diminué de 90 %, passant de 1,5 million à moins de 150 000. Les plus pessimistes parlent plutôt de 120 000.

 

Croix désacralisée dans les restes d’une église incendiée (Égypte).

« Makgré les efforts de notre organisation afin de reconstruire les villes et villages chrétiens dans la plaine de Ninive, nous craignons que la présence chrétienne en Irak ne soit plus qu’une chose du passé dans quelques années seulement. Nous en parlons depuis des années, mais on dirait que la communauté internationale ne donne aucune réponse concrète à cette menace d’extinction », s’indigne Mme Lalonde.

 Elle souligne par ailleurs qu’entre 2017-19, c’est en Asie du Sud et de l’Est que la situation s’est la plus détériorée. « En Inde, des attaques contre des chrétiens ont eu lieu dans 24 des 29 états du sous-continent et l’on retrouve des lois anti-conversion dans neuf États. L’hindûtva — le nationalisme hindou — en est en partie responsable. Celui-ci prône le retour d’une Inde purement hindoue où ne seraient reconnues que les traditions religieuses qui en sont issues (bouddhisme, jaïn, sikh). Au contraire, le christianisme et l’Islam sont vus par les promoteurs de l’hindûtva comme des éléments étrangers qui ne peuvent participer à la construction du pays. »

Enfin, l’Afrique subsaharienne est plus que jamais sous attaque. « Chrétiens et musulmans modérés sont victimes de groupes qui se revendiquent de l’État islamique (Daech). Ainsi, au Nigeria, 19 personnes qui participaient à la messe — dont deux prêtres — ont été tuées par des hommes armés et la responsabilité de l’attaque a été revendiquée par des bergers peuls islamistes », explique Mme Lalonde.

Elle conclut : « Cela fera 20 ans en 2020 que je suis directrice nationale, et je n’ai vu aucune diminution de la persécution contre les chrétiens. C’est très difficile. Toutefois, des événements comme le Mercredi Rouge, et l’intérêt solidaire dont font preuve de plus en plus de communautés chrétiennes au Canada en organisant une activité me permettent d’espérer. Cela ne règle rien tout de suite, mais c’est peut-être déjà le début d’une meilleure connaissance qu’auront les gens d’ici sur ce phénomène mondial. »

Nigeria : déjà en 2015, le diocèse de Maidaguri était visé par Boko Haram. Sur cette photo, Mgr Oliver Dashe Doeme visite une église qui a été brûlée par les terroristes.  

 

Pour lire le rapport Persécutés et oubliés ? 2017-19, rendez-vous sur le site web de l’AED Canada à l’adresse https://files.acn-canada.org/2019/11/persecutes-et-oublies-2019.pdf.

 

 

Communiqué de l’AED : Bénédiction papale d’une icône pour la Syrie

16.09.2019 in AED Canada, AED-Canada, Mario Bard, PAIX, Pape François, Syrie

Bénédiction papale d’une icône pour la Syrie
Marie-Claude Lalonde parmi les délégués de l’AED

Par Mario Bard, AED Canada

Lundi 16 septembre 2019 — Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’Aide à l’Église en Détresse Canada (AED), a participé ce dimanche 15 septembre à la bénédiction d’une icône de la Vierge des Douleurs, Consolatrice des Syriens, par le pape François, à la Maison Sainte-Marthe au Vatican. Par la suite, l’icône sera transportée dans 34 diocèses de Syrie — on parle ici du pèlerinage de l’icône — offerte à la vénération des fidèles, et devrait terminer son périple à Damas en mai 2020.

 

« C’est une très grande joie pour moi d’avoir pris part à cet événement qui a eu lieu juste un peu avant l’Angélus de ce dimanche », indique fébrile Marie-Claude Lalonde au bout du fil. « Cette bénédiction est un pur bonheur, puisque nous étions au cœur même de la mission de l’AED : soutenir pastoralement les chrétiens qui en ont le plus besoin. » Elle ajoute : « Cette initiative rejoint tous les autres appels à la paix que le pape François a lancés pour que cesse ce conflit abominable et dont les civils syriens ont terriblement souffert. Par ce geste, il redit avec force tout son soutien à la population syrienne brisée par la guerre ».

Pèlerinage de l’icône : pour la guérison des cœurs

 L’Icône de la Vierge des Douleurs, Consolatrice des Syriens, a été écrite en août dernier par le père Spiridon Kabbash de Homs et sera présentée à la vénération des fidèles dans 34 diocèses de Syrie, fort probablement jusqu’à la fin du mois de mai 2020.

« Enfin, j’ai salué le pape au nom de tous les bienfaiteurs canadiens de l’Aide à l’Église en Détresse », termine Mme Lalonde

« Un projet comme celui de la bénédiction d’une icône peut paraître anodin et sans importance pour des sociétés sécularisées comme les nôtres », explique Mme Lalonde.
« Mais, en Syrie, les traditions religieuses sont encore très présentes dans l’espace social et ces gestes — écrire une icône, la bénir et la proposer à la vénération des fidèles — sont considérés comme un véritable baume, immense et pratiquement essentiel pour tous les chrétiens, blessés par cette guerre, eux qui ont survécu à plus de huit ans de conflit fratricide. »

« Enfin, j’ai salué le pape au nom de tous les bienfaiteurs canadiens de l’Aide à l’Église en Détresse », termine Mme Lalonde.

Le message du pape aux familles qui accompagne l’icône est : « Vous n’êtes pas seul, nous sommes avec vous. » Par ailleurs, au même moment en Syrie, les 6 000 chapelets bénis par le pape il y a un mois ont été distribués dans les paroisses syriennes.

Vatican, 15 septembre 2019 : le pape bénie l’icône de la Vierge des Douleurs, Consolatrice des Syriens. Le père Spiridon Kabbash de Homs, qui a écrit l’icône, se tient à côté. (© ACN/AED)

 

Le tout fait partie d’une grande campagne de prière pour et avec le peuple syrien, Consolez mon peuple, promue par l’Aide à l’Église en Détresse et des Églises syriennes.

 

Une goutte de lait à Homs en Syrie

Par ailleurs, Aide à l’Église en Détresse Canada est toujours en campagne de financement et espère collecter plus de 378 000 dollars afin de donner quotidiennement du lait à plus de 6 000 enfants âgés de 0 à 10 ans dans la ville de Homs, et ce, pendant une période de six mois.

Il y a trois manières faciles et sécuritaires de donner pour ces enfants :

  •         Le site sécurisé : acn-canada.org/fr/gouttedelait
  •          Par téléphone : 1-800-585-6333, poste 222
  •          Par la poste :

Une goutte de lait pour Homs
Aide à l’Église en Détresse Canada

C.P. 670, Succursale H
Montréal (Québec) H3G 2M6

AED-Nouvelle – Les résultats électoraux en Inde inspirent la crainte

30.05.2019 in ACN International, Actualités, Inde, Mario Bard

AED-Nouvelle – Les résultats électoraux en Inde inspirent la crainte

Élections en Inde

La nouvelle victoire de Narendra Modi inspire la crainte aux minorités religieuses

 

Les élections législatives en Inde ont pris fin il y a quelques jours. Le parti nationaliste au pouvoir, le BJP (Bharatiya Janata Party) du premier ministre Narendra Modi, a de nouveau remporté la victoire de la plus grande élection démocratique au monde avec près de 900 millions d’électeurs. Selon cette source proche de l’Église, la victoire du BJP « suscite la frustration et la peur des minorités en Inde ».

 

« Les cinq dernières années avec Modi au pouvoir ont suscité de nombreuses inquiétudes et ont été très difficiles pour nous. Nous craignons que les cinq prochaines années ne soient pires », souligne cette source qui souhaite rester anonyme pour des raisons de sécurité.

 

« Le fait que le parti nationaliste hindou BJP ait remporté une telle victoire nous inquiète. Tout d’abord, parce que le nationalisme hindou se développe et les minorités, tant chrétiennes que musulmanes, sont souvent abandonnées à l’injustice sociale et sont ouvertement discriminées pour des motifs religieux. Mais aussi parce que l’économie est en chute libre depuis quelques années et que les pauvres sont maintenant plus pauvres qu’auparavant. Les classes modestes sont négligées et les riches sont les seuls gagnants. »

 

Manipulation du vote

 

Comme il l’a déclaré à l’œuvre pontificale de charité Aide à l’Église en Détresse (AED), « le nationalisme hindou ne veut pas de changements dans la structure sociale et de nombreux Indiens vivent dans un état de semi-esclavage. Les gens des classes inférieures sont utilisés et exploités. » Parmi les rares institutions qui tentent de changer cela, il y a l’Église et « c’est l’une des raisons pour lesquelles nous faisons l’objet de discrimination et d’oppression ».

 

Cette source ajoute que beaucoup de gens sont sous le choc : « Nous ne pouvons pas croire ce qui est arrivé. Même dans les états et les circonscriptions où les sondages donnaient des prévisions moins favorables à Modi, son parti a finalement remporté beaucoup plus de sièges que prévu ». En plus d’informations de certains médias selon lesquels il y aurait eu des cas de manipulation du système électronique de vote, il existe également des accusations portant sur l’achat de voix. Ainsi notre source témoigne :
« J’ai vu comment des centaines de pauvres journaliers qui avaient été rassemblés quelques jours avant les élections ont reçu 3 000 roupies (près de 60 $) du Parti nationaliste populaire [BJP].»

 

Demandant de prier pour son pays, cette source conclut: « Il est très dangereux de parler contre le gouvernement. Presque personne n’ose aujourd’hui : c’est devenu un parti autoritaire. Mais je veux que vous sachiez comment nous allons. Le monde doit savoir que la situation est mauvaise et que nous avons peur. Nous avons déjà eu cinq ans de peur et nous nous demandons à quoi ressemblera l’avenir ».

 

Nous vous invitons à prier pour les peuples de l’Inde, à prier pour les minorités religieuses menacées de discrimination et de persécution dans certains États, et à prier pour nos sœurs et frères chrétiens. Amen.

 

 

Par Maria Lozano, AED International
Adapté par Amanda Bridget Griffin, ACN Canada
Publication sur le web : jeudi le 30 mai, 2019

Cameroun – L’Église continue à parler malgré les menaces – AED-Entrevue

15.02.2019 in ACN International, AED Canada, AFRIQUE, Afrique, By Thomas Oswald, Cameroun, Cameroun, Entrevue AED, Maria Lozano, Mario Bard, Voyagez avec AED

Cameroun 

La parole de l’Église n’est pas la bienvenue

Les zones anglophones du Cameroun sont continuellement secouées par le conflit qui oppose les groupes séparatistes anglophones au gouvernement central francophone. Dans ce contexte de lutte fratricide, l’Église tente de renouer le dialogue entre les parties. Mgr Emmanuel Abbo, 49 ans, évêque de Ngaoundéré, francophone, et Mgr Michael Bibi, évêque auxiliaire de Bamenda, anglophone, témoignent de la situation de leur pays. Aide à l’Église en Détresse (AED) s’est entretenue avec eux. Propos recueillis par Thomas Oswald.

Photo plus haut : séminariste tué le 4 octobre dernier Akiata Gerard Anjiangwe sans aucun autre motif que celui de faire peur à l’Église et de la taire dans son désir d’aide à pacifier le pays.

*** 

Mgr Emmanuel Abbo: « Les nouvelles ne sont pas rassurantes ».

AED : Peut-on parler de « guerre civile » dans les zones anglophones ?

Mgr Michael Bibi : Les élections du mois d’octobre 2018 auraient dû permettre aux populations de cette région de s’exprimer par la voie démocratique. Dans les faits, les choses sont plus compliquées, car il y a un très grand nombre de déplacés internes, et que très peu de Camerounais ont pu effectivement voter. Les conditions ne sont malheureusement pas réunies pour un exercice démocratique apaisé. Or, c’est pourtant par le dialogue franc, inclusif, que nous pourrons sortir de cette crise. Pour le moment, on n’entend que les autorités religieuses !

Mgr Emmanuel Abbo : Je ne suis pas sur place, mais les nouvelles qui nous parviennent ne sont pas rassurantes. Nous recevons vraiment des informations très variées donc on ne peut pas se prononcer objectivement.

 

AED : À plusieurs reprises, l’Église camerounaise a tiré la sonnette d’alarme pour avertir de la situation des clercs, prêtres et religieux, qui se situent dans ces zones anglophones. Quel rôle peut-elle jouer ? 

Mgr Michael Bibi : L’Église est en première ligne. Un prêtre et un séminariste ont été abattus en région anglophone. Concernant ce dernier, ce fut une véritable exécution, mise en scène devant son église, en présence des paroissiens. Et ces deux cas ne sont malheureusement pas isolés. Je reçois des nouvelles inquiétantes de beaucoup de religieux qui se font tirer dessus, kidnapper et rançonner. J’ai moi-même été arrêté, mais ils m’ont relâché quelques heures après.

Je peux témoigner que le clergé qui demeure en zone anglophone est particulièrement menacé. Pourtant, nous parlons vrai : nous disons la vérité ! Nous disons aux jeunes de rester à l’école et de ne pas rejoindre les milices, que cela ne mène à rien, et les milices nous accusent de faire le jeu du gouvernement. Nous dénonçons aussi l’action de l’armée gouvernementale, nous demandons à ce que la région soit démilitarisée, et du coup nous sommes catalogués comme prorebelles par les autorités ! Notre parole de vérité n’est pas la bienvenue dans ce conflit fratricide. La vérité c’est que les deux camps tuent, et ne font qu’ajouter de la violence à la violence.

Mgr Emmanuel Abbo : L’Église apporte une contribution pour la résolution des conflits et pour le maintien de la paix. La conférence épiscopale prend des initiatives, mais nous préférons opérer en silence pour approcher les parties en conflit et trouver des solutions adaptées, car la médiatisation risque de nuire à la réussite de ces initiatives.

 

AED : Comment se porte l’Église dans votre pays ?

Mgr Michael Bibi : Grâce à Dieu, la foi des Camerounais est puissante. La messe dominicale est suivie avec ferveur, et nous avons des vocations sacerdotales. Il faudrait à présent que nos dirigeants soient, eux aussi, illuminés par cette foi.

Mgr Michael Bibi: « Or, c’est pourtant par le dialogue franc, que nous pourrons sortir de cette crise. »

Mgr Emmanuel Abbo : Mon diocèse a été évangélisé il y a à peine soixante ans. Les Oblats de Marie Immaculée, d’origine française, sont arrivés dans les années 50. Trois éléments donnent à espérer. Les prêtres de mon diocèse sont très jeunes, très dynamiques, avec qui j’entretiens une excellente collaboration ; nous avons une présence religieuse qui partage nos préoccupations pastorales et, malgré la pauvreté ambiante, nous avons des fidèles qui sont prêts à faire ce dont ils sont capables pour que notre Église aille de l’avant.

 

Nous rencontrons des défis énormes. Sur le plan pastoral, le diocèse ne dispose pas de suffisamment de prêtres – j’ai donc fait appel à des prêtres fidei donum – et nous n’avons pas assez de ressources humaines et matérielles. Sur le plan social, nous souhaitons reconstruire nos écoles et centres de soins, en dur. Sur le plan du développement, nous souhaitons accompagner notre population, très pauvre, en organisant des associations, ou des coopératives. Une des priorités du plan pastoral est la construction d’un centre pastoral diocésain, destiné à abriter les formations que nous souhaitons organiser pour former nos 343 catéchistes et 57 prêtres.

 

AED : Que souhaitez-vous dire à nos bienfaiteurs ?

Mgr Michael Bibi : Nous avons besoin des prières de l’Aide à l’Église en Détresse. Nous avons aussi besoin d’une aide concrète pour les victimes du conflit de la région anglophone, conformément à la parole de Jésus : « J’avais faim, vous m’avez nourri, j’étais nu, vous m’avez vêtu ».

Mgr Emmanuel Abbo : Je veux leur dire merci pour leur générosité, ils nous sont d’un grand soutien dans nos diocèses, particulièrement au Cameroun, car l’AED nous soutient beaucoup dans nos projets pastoraux. Soyez encore plus généreux, car nos soucis et nos préoccupations sont croissants.

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Une belle nouvelle de l’AED pour un autre évêque, Mgr Georges Nkuo: 

Ayant été informé de notre décision de financer différents projets dans son diocèse de Kumbo, Mgr George Nkuo nous écrit un message de remerciement :

« Vous avez attribué des bourses pour nos 110 grands séminaristes, pour notre bureau responsable de la pastorale des familles, pour les novices des Sœurs Tertiaires et pour les Frères de Saint-Martin de Porres. Je tiens à vous remercier sincèrement de votre aimable considération.

Ces subventions arrivent à un moment où l’Église de notre province ecclésiale traverse une période très difficile et où notre revenu local a été sérieusement affecté à cause de la guerre qui sévit dans nos régions. Aussi, vous pouvez imaginer le soulagement que votre aide a apporté à nos diverses communautés.
Je m’empresse d’écrire en leur nom pour vous dire « Merci ! ».

Encore une fois merci et que Dieu continue à vous bénir, vous et nos bienfaiteurs.

+George »


 

Projet de la semaine AED – L’église rénovée du couvent des carmélites à Haïfa

14.02.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, AED Canada, Construction, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Israël, Mario Bard, Moyen-Orient, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Israël – Histoire de succès AED!

L’église du couvent des Carmélites d’Haïfa rénovée! 

 

Les religieuses carmélites d’Haïfa pendant la messe dans leur église rénovée.

Les Carmélites de Haïfa se réjouissent. Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs qui ont fait don de 45 000 dollars, l’église de leur monastère est enfin rénovée. Leur église, consacrée à la Vierge du Mont Carmel, a été construite en 1937. Faute d’argent, aucune réparation n’avait été faites depuis. Or, les infiltrations d’eau de pluie et l’humidité ont endommagé le bâtiment. Pour les religieuses, la paroisse locale et les pèlerins leur rendant visite, cela représentait un danger de plus en plus grand pour la santé.

 

Les dix-sept religieuses qui vivent dans le monastère sont originaires de onze pays différents. Leur porte est ouverte à tout moment aux personnes qui veulent venir chez elles. Les fidèles des environs confient leurs intentions de prière tandis que les pèlerins qui viennent en Terre Sainte de partout dans le monde leur posent de nombreuses questions sur la foi. L’endroit où vivent les religieuses se trouve sur le versant nord du Mont Carmel, qui est, dans un sens, le berceau de l’ordre des Carmes. C’est autour de 1150 que les premiers Carmes se sont installés en ermites précisément ici, sur le Mont Carmel, où selon les Saintes Écritures le prophète Élie avait montré, à travers une intervention divine, que son Dieu était le vrai Dieu et que l’idolâtrie des prêtres de Baal était mauvaise (cf. 1 Rois 18, 16-46).

 

L’ordre des Carmes s’est rapidement répandu dans d’autres pays où il a également connu des mutations. C’est ainsi qu’il été réformé par Sainte Thérèse d’Avila et Saint Jean de la Croix en Espagne au XVIe siècle, de manière à correspondre encore davantage à son esprit originel.

 

Pour gagner leur vie, les religieuses de Haïfa cuisent des hosties et fabriquent des souvenirs pour les pèlerins. Mais sans notre aide, elles n’auraient pu réparer l’église de leur monastère. Grâce à l’aide à vous, l’église est rénovée et elle a été de nouveau consacrée le 15 octobre, en la fête de Sainte Thérèse d’Avila.

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Au nom de ses religieuses, Sœur Maira de l’Enfant Jésus, la prieure, remercie tous ceux qui ont apporté leur aide : « Nous espérons qu’il s’agit là du début d’un renouveau de la vie de prière, tant pour notre église locale que pour les pèlerins qui traversent la Terre Sainte et restent prier le Seigneur dans notre chapelle de Notre-Dame du Mont Carmel. C’est avec joie que nous vous exprimons notre gratitude et renouvelons nos prières et nos sacrifices pour l’Église et le monde entier ».

 

La fête à la Table de Dieu : en action de grâce pour les pèlerins, les paroissiens d’Haïfa et les bienfaiteurs de l’AED!

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Si vous désirez donner pour un projet similaire, merci de cliquer sur le bouton ci-dessous
Merci de soutenir les partenaires de l’Aide à l’Église en Détresse partout dans le monde!

 

 

 

 

 

 


 

 

Philippines – L’Église de Jolo combat les forces du mal – Aide à l’Église en Détresse

11.02.2019 in ACN International, adaptation : Mario Bard, AED Canada, Asie, Entrevue AED, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Maria Lozano, Maria Lozano, Mario Bard, Philippines, Voyagez avec AED

Philippines

L’Église de Jolo combat les forces du mal

« Nous ne permettrons pas à cette tragédie de nous diviser».


Une petite ville isolée militairement. Une guerre totale qui se déroule dans la municipalité voisine contre des extrémistes violents. Des familles endeuillées après avoir enterré leurs morts et des blessés en train de se rétablir dans différents hôpitaux, dont certains d’entre eux ont dû être amputés. Et une Église locale, celle du vicariat apostolique de Jolo, qui fait tout son possible pour insuffler de l’espérance à la minorité chrétienne, tandis que les musulmans rassemblent leurs membres pour manifester leur fermeté et redire leur solidarité avec la minorité chrétienne. Le tout, dans un climat de peur et de douleur.

Le plafond suspendu de la cathédrale a été endommagé par la force de l’explosion.

C’est le bilan dressé par la délégation de l’Aide à l’Église en Détresse-Philippines, venue en visite dans la capitale de l’île de Jolo, cette ville appauvrie de la province de Sulu. L’AED a voulu exprimer sa solidarité aux victimes, neuf jours après le double attentat à la bombe dans la cathédrale Notre-Dame du Carmel [27 janvier] dont le bilan final est de 23 morts et de 112 personnes blessées.

Découragement

La nouvelle de l’arrestation des auteurs présumés ne parvient pas à remonter le moral des habitants. Ainsi, le rassemblement préparé pour rendre hommage aux victimes n’a réussi, malgré sa bonne organisation et le haut niveau de sécurité, qu’à rassembler une petite partie de ceux à qui il était destiné, beaucoup de gens ayant préféré rester à la maison. Certaines familles pensent sérieusement quitter Jolo pour toujours, car les attentats sont « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». Leur résistance est à bout, après des années de menaces, d’enlèvements, de meurtres et de harcèlement, perpétrés par ce qu’ils appellent « les forces du mal ».

Les « forces du mal », ce sont des extrémistes musulmans, la plupart d’entre eux partisans d’Abou Sayyaf, qui terrorisent les minorités chrétiennes depuis des années. Parmi leurs crimes, il y a l’assassinat de Mgr Benjamin de Jésus en février 1997 dans la cathédrale, celui de deux autres prêtres, le Père Clarétain Roel Gallardo, enlevé, torturé et assassiné en 2002, et le Père Rey Roda, Oblat de Marie Immaculée (OMI), en 2008. Les victimes de la violence ne sont pas seulement des chrétiens ; les terroristes enlèvent aussi des musulmans dans l’intention d’obtenir des rançons pour financer leurs actions.

Des sources interrogées par l’AED désignent comme auteurs du dernier attentat perpétré au siège du Vicariat apostolique de Jolo, des membres d’une faction d’Abu Sayyaf, composée de narcotrafiquants: Ajang Ajang.

Toutefois, le message de l’armée, du gouvernement local, des chefs traditionnels, ou des partenaires laïcs auxquels l’AED rend visite est toujours le même : « la persécution n’est pas commise par des musulmans, mais par une petite minorité d’extrémistes violents ».

Chrétiens et musulmans : rester unis face à la violence

« Aucune balle ou bombe ne peut détruire la relation harmonieuse entre musulmans et chrétiens à Jolo », a déclaré le Père Romeo Saniel, OMI, qui vit sur l’île depuis 18 ans et qui a été nommé administrateur apostolique du Vicariat apostolique de Jolo il y a quelques semaines. En tant que pasteur d’une petite minorité (1% d’une population totale de 120 000 habitants), il est vénéré et admiré par le peuple pour son engagement à assurer une éducation de qualité et un avenir à la jeune génération des Tausugs (groupe ethnique local de Sulu), et pour son courage et sa détermination à toucher le cœur des anciens combattants du Front islamique de Libération Mora.

« La seule façon de parvenir à une paix durable est que les musulmans et les chrétiens restent unis. Nous ne permettrons pas à cette tragédie de nous diviser et de nous isoler du reste du pays », a déclaré Datu Sakul Tan, considéré comme l’homme le plus influent de tout Jolo, patriarche d’un puissant clan politique. L’homme a étudié dans une école catholique et est convaincu de l’importance et de la qualité de l’éducation offerte par l’Église aux habitants.

Le directeur de l’AED-Philippines Jonathan Luciano et le vicaire apostolique Père Romeo Saniel, Oblat de Marie Immaculée (OMI).

Les besoins sont clairement formulés par le clergé et les laïcs. Et même si les forces armées philippines tentent d’éliminer le groupe Abou Sayyaf par la force, tout le monde s’accorde à reconnaître que cela ne peut garantir la paix, car ceux qui meurent seront simplement remplacés par la jeune génération.

Trouver des solutions contre l’extrémisme

Le Père Saniel et Datu Sakul Tan convient qu’il est nécessaire à long terme d’offrir aux jeunes des programmes de prévention de l’extrémisme violent par le biais de l’éducation formelle, de campagnes de sensibilisation, du développement du sport et de la création d’emplois permettant aux jeunes d’assurer leurs moyens de subsistance.

D’autre part, le Père Jeff Nadua, OMI, recteur de la cathédrale, souligne la nécessité de renforcer tout d’abord la communauté chrétienne, avant de réparer la cathédrale. « Nous devons aider nos chrétiens à se remettre de ce traumatisme et à voir tout cela dans la perspective de la foi. Ensuite, nous pourrons concentrer nos énergies sur la reconstruction de la cathédrale qui est gravement endommagée par le double attentat ».

Le directeur national de l’AED aux Philippines, Jonathan Luciano, a effectué une visite de solidarité au vicariat apostolique de Jolo les 4 et 5 février 2019. Il a visité la cathédrale Notre-Dame du Carmel, gravement endommagée, et a parlé avec l’administrateur apostolique, le Père Romeo Saniel, OMI, ainsi qu’avec quelques proches des victimes.

Texte : Frère Reynaldo Bardino et Maria Lozano.

 


 

Émirats arabes unis – visite historique

04.02.2019 in ACN Canada, ACN International, Adaptation Mario Bard, AED Canada, By Oliver Maksan, Émirats arabes unis, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, liberté religieuse, Mario Bard, Moyen-Orient, Voyagez avec AED

Abu Dhabi – AED Informations

« Une visite historique »

Le pape François est à Abu Dhabi jusqu’à demain, 5 février. Bien que cet émirat soit plus tolérant que les autres États musulmans de la région envers les chrétiens, la pleine liberté religieuse n’existe pas aux Émirats arabes unis.

Mgr Paul Hinder : « L’essentiel, c’est que nous-mêmes, les chrétiens, soyons des témoins crédibles du message de Jésus-Christ. Cela signifie également de supporter dans l’humilité que nous ne jouions pas un rôle de premier plan au sein de cette société. Parfois, il suffit de bien jouer son simple rôle secondaire pour enthousiasmer les autres ! »

Dans une entrevue accordée à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) peu avant la visite de Sa Sainteté le pape François à Abu Dhabi, l’Église locale souligne le soutien dont elle bénéficie de la part des musulmans. L’évêque Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique de l’Arabie du Sud, a évoqué une visite « historique » et déclaré : « C’est la première fois qu’une célébration eucharistique se déroulera dans un domaine public mis à disposition à cet effet par le gouvernement ». Mgr Hinder, Capucin suisse, espère qu’environ 130 000 fidèles vont se réunir pour la messe célébrée le 5 février par le pape François dans la capitale des Émirats arabes unis, au dernier jour de sa visite, débutée le dimanche 3 février.

Dans l’histoire de l’Église, il s’agit de la toute première visite d’un pape dans la péninsule arabique. Mgr Hinder poursuit : « J’ai reçu plusieurs demandes venant de musulmans, qui voulaient savoir comment ils pourraient nous aider lors des préparatifs. Nombreux sont ceux qui ont manifesté leur intérêt d’assister à la messe. Le gouvernement fait aussi tout ce qui est en son pouvoir pour que le plus grand nombre possible de nos fidèles puissent voir le pape.»

Les Émirats arabes unis sont considérés comme étant relativement ouverts et tolérants envers les non-musulmans. Le rapport sur la liberté religieuse de l’AED évoque l’initiative du prince héritier d’Abu Dhabi de rebaptiser la mosquée Sheik Zayed en mosquée Marie mère de Jésus. Le prince héritier souhaitait que cette décision renforce les liens humains entre les croyants de différentes religions. « Cela fait quinze ans que je vis à Abu Dhabi et je n’ai encore jamais perçu d’hostilité », déclare Mgr Hinder et il ajoute : « Bien entendu, nous savons que dans tous les pays islamiques, les non-musulmans – et pas seulement les chrétiens – doivent se soumettre aux règles sociales de l’islam. D’un autre côté, je vois aussi au sein de la population locale un grand respect pour les chrétiens. C’est ce que nous ressentons particulièrement maintenant, à l’approche de la visite du Pape.»

Alors qu’en Arabie Saoudite, comme l’explique l’évêque, les offices religieux sont uniquement tolérés dans un cadre privé et avec des groupes relativement petits, il existe aux Émirats arabes unis des églises où des milliers de fidèles se rendent régulièrement pour assister à la messe. En fait, presque un million de catholiques de différents rites vivent aux Émirats arabes unis ! Ils sont presque tous des travailleurs immigrés qui séjournent dans le pays pour une période limitée. Nombre d’entre eux sont originaires d’Inde, des Philippines ou du Sri Lanka. Ils sont accueillis dans neuf paroisses. Mgr Hinder espère qu’il y aura d’autres constructions d’églises. « Il serait souhaitable d’avoir plus d’églises, car le nombre de paroisses dont nous disposons est encore insuffisant par rapport au nombre de fidèles qui vivent ici. »

Voyage du pape : répondre à l’Esprit même de l’Évangile

Le rapport sur la liberté religieuse publié en 2018 par l’AED souligne que l’islam est la religion d’État aux Émirats. La charia, la loi islamique, est l’une des sources principales de la législation. Le rapport dit littéralement que « seuls les musulmans sont autorisés à faire du prosélytisme; les adeptes d’autres religions qui sont pris en flagrant délit de vouloir convertir des musulmans peuvent être punis. Les non-ressortissants sont également menacés de retrait de leur permis de séjour et d’expulsion ». Selon ce rapport, les églises chrétiennes n’ont pas le d

 

roit d’avoir des clochers ni d’être décorées avec des croix. La conversion de musulmans au christianisme est interdite. À ce sujet, Mgr Hinder explique : « Je ne connais aucun pays musulman où la liberté religieuse est totale. Même là où la conversion d’un musulman à une autre religion n’est pas sanctionnée par le droit pénal local, l’environnement social – et surtout la famille – réagit par l’ostracisme et même la violence physique. Comme je l’ai dit, la liberté de culte est plus ou moins grande selon les pays.»

Le vicaire apostolique espère surtout que la visite papale aura un effet sur l’ambiance générale : « J’espère que la visite du Pape changera positivement l’ambiance générale. Néanmoins, nous ne devons pas attendre trop de miracles d’une telle visite. L’essentiel, c’est que nous-mêmes, les chrétiens, soyons des témoins crédibles du message de Jésus-Christ. Cela signifie également de supporter dans l’humilité que nous ne jouions pas un rôle de premier plan au sein de cette société. Parfois, il suffit de bien jouer son simple rôle secondaire pour enthousiasmer les autres !»

Le Père Andrzej Halemba, responsable de cette région au sein de l’AED, est d’accord avec Mgr Hinder : « La visite du Saint-Père constitue un grand encouragement pour les chrétiens qui travaillent dans le Golfe d’Arabie. Ils éprouvent ici la solidarité de l’Église universelle ». Le Père Halemba considère comme particulièrement importante la rencontre interreligieuse du pape avec les représentants de l’islam qui se déroule aujourd’hui. « En tendant la main aux musulmans, le Pape répond à la mission de l’Évangile, car il s’agit d’un dialogue de Dieu avec les hommes, qui se poursuit comme un dialogue de personne à personne. »


 

Libération définitive d’Asia Bibi – l’AED-Canada enchantée!

29.01.2019 in ACN Canada, AED Canada, Asie, Communications, Communiqué, Informations, Mario Bard, Pakistan, Voyagez avec AED, Vues D'ailleurs

Communiqué de presse – Libération d’Asia Bibi

« Un triomphe des droits de l’homme »

 

Montréal, mardi 29 janvier 2019 – « Il s’agit d’un grand jour pour le respect des droits de l’homme, pour la liberté religieuse et la justice. Le gouvernement pakistanais ne s’est pas laissé influencer par les extrémistes qui sont descendus dans les rues avec violence », déclare Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’Aide à l’Église en Détresse Canada (AED).

 

L’organisme international de charité catholique, qui informe régulièrement sur la question de la liberté religieuse dans le monde, et particulièrement sur la question des chrétiens persécutés à cause de leur foi, est en fête aujourd’hui.

 

« La décision d’aujourd’hui est un triomphe des droits de l’homme sur l’intolérance religieuse, une victoire sur les haines des fanatiques – et surtout un bonheur personnel et une grande joie pour Asia Bibi et sa famille », a pour sa part indiqué le Secrétaire général de l’AED-International, Philipp Ozores.

 

« Maintenant, je souhaite que la famille passe de beaux moments ensemble et savoure la liberté retrouvée », indique encore Mme Lalonde. Elle rappelle que, tout au long des neuf années de détention, de nombreux bienfaiteurs de l’AED ont prié pour sa libération. « Beaucoup ont prié pour elle et voilà qui démontre que la foi peut vraiment soulever des montagnes », déclare-t-elle, très émue par les événements. « Le plus important est que Mme Bibi soit libre, et qu’elle puisse enfin être réunie avec ses proches. »

 

Au moins 224 chrétiens accusés depuis 1984

Si Asia Bibi est enfin libre, il y a toujours 25 autres chrétiens pakistanais accusés de blasphème sont toujours en prison, dont certains attendent leur exécution.

« L’AED va continuer à prier et travailler pour eux avec d’autres organisations et partenaires de projet au Pakistan. Il faut espérer que la décision du tribunal modifiera enfin le gouvernement et que les lois sur le blasphème seront assouplies ou mieux respectées », indique pour sa part le Secrétaire général de l’AED Philippe Ozores.

 

« Au Pakistan, on peut accuser son voisin pour régler une dispute qui n’a rien à voir, en invoquant la loi sur le blasphème », se désole Marie-Claude Lalonde. « Espérons que le signal donné avec le jugement de la Cour Suprême pakistanaise est un pas dans la bonne direction. »

 

Le Pakistan fait partie de la triste liste des 38 pays identifiés dans le Rapport abrégé 2018 sur la liberté religieuse de l’AED comme un pays où les violations à la liberté religieuse sont importantes, la situation ayant même empirée pour les minorités religieuses en 2018, le président de la conférence des évêques catholiques
du pays décrivant « une augmentation alarmante de la violence, de l’intolérance et de l’extrémisme.»*

 

 

Le Pakistan compte 2 % de chrétiens qui vivent dans un pays à majorité musulmane.

Résumé de l’histoire d’Asia

Asia Bibi est une catholique maintenant âgée de 51 ans. À l’automne 2009, elle est au champ avec d’autres femmes en train de procéder aux récoltes. Lors d’une pause, elle boit dans le même puits que les autres femmes, mais celles-ci considèrent qu’Asia vient de le souiller puisqu’elle n’est pas musulmane. Asia réplique, le tout dégénère et des collègues de travail l’accusent de blasphème. Après un procès, elle est reconnue coupable de blasphème selon les lois en vigueur au Pakistan. En 2010, le tribunal la condamne à la pendaison. Grâce à l’obstination de la communauté chrétienne du pays, de ses avocats et d’organisations internationales qui dénoncent cette situation, Asia Bibi est finalement acquittée par la Cour Suprême du Pakistan le 31 octobre 2018. Un groupe fondamentaliste veut faire appel de cette décision, ce qui force Asia Bibi à demeurer au pays, cachée pour sa protection. Finalement le 29 janvier 2019, la Cour Suprême rejette définitivement la demande d’en appeler et Asia Bibi est finalement libre.

 

*Page 38, Rapport abrégé sur la liberté religieuse dans le monde, disponible à l’adresse https://files.acn-canada.org/2018/11/ACN-20180920-76952_CAN-FR_Final_WEB.pdf

 

Premier #MercrediRouge au pays : près de 1500 personnes participent à l’événement

05.12.2018 in ACN Canada, AED, Mario Bard

Premier #MercrediRouge au pays
Près de 1500 personnes participent à l’événement

« La première édition du Mercredi Rouge – #MercrediRouge – est un succès sur toute la ligne », estime Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’Aide à l’Église en Détresse Canada (AED), plus d’une semaine après l’événement qui, d’un océan à l’autre, a réuni près de 1500 personnes, dans au moins huit diocèses du pays, et ce, à l’occasion de la tenue de 65 activités.

« Une réponse qui nous réjouit et qui nous permet de constater le désir extraordinaire de solidarité qu’ont les gens envers ceux dont le droit fondamental de liberté religieuse et de conscience n’est pas respecté », ajoute Mme Lalonde. « L’an prochain, nous donnons déjà rendez-vous aux gens de partout au pays, le mercredi 20 novembre 2019. Joignez-vous à ce mouvement mondial visant à sensibiliser à la persécution des chrétiens et au manque sérieux – extrême dans certains cas – de liberté religieuse dans près d’une quarantaine de pays. »

Sous la tempête

« Ce 21 novembre dernier, au cours de l’après-midi, la neige s’est faite abondante, accompagnée de vents violents », raconte Robert Lebel, prêtre responsable du pavillon œcuménique du Versant-la-Noël (Thetford Mines, diocèse de Québec) et auteur-compositeur-interprète bien connu, entre autres pour le chant thème de la Journée mondiale de la Jeunesse de Toronto en 2002. « La forte poudrerie a rendu les déplacements difficiles et le mercure est vite descendu sous zéro! Mais l’équipe de Versant-La-Noël a choisi de ne pas annuler ni reporter la Vigile prévue en ce Mercredi Rouge. »

 

Dans un message envoyé à l’AED, il écrit aussi : « Malgré la température, une trentaine de personnes se sont rassemblées au pavillon œcuménique tout entier illuminé de rouge. Avec simplicité et en signe de solidarité, les gens ont porté du rouge et porté aussi les foulards proposés par l’Aide à l’Église en Détresse. Nous avons utilisé les textes préparés par l’AED, tant les textes de présentation de la situation mondiale que les textes bibliques et les intentions de prières. Bien sûr, nous avons partagé spontanément la prière et notre soirée fut toute ponctuée de chants : Intercession, Consolez mon Peuple, Rien jamais, Comme la Prunelle de tes yeux….

 

Merci aux responsables du bureau de l’AED de cette invitation à sensibiliser notre monde à ces persécutions interminables et à nous rendre solidaires par cette chaîne de prière. »

Calgary : 58 activités

De l’autre côté du pays, à plus de 3 800 kilomètres, les diocésains de Calgary ont répondu avec un grand enthousiasme à l’appel lancé par l’AED et l’évêque, Mgr William Terrence McGrattan. « Ce sont 51 activités qui ont été organisées sur l’ensemble du territoire, et ce, toute la journée », indique le responsable de la pastorale de justice sociale pour le diocèse, Theodoric Nowak. « Essentiellement, des temps de prières étaient à l’horaire, ou bien encore, des paroisses ont décidé d’offrir la messe de la journée aux intentions des chrétiens persécutés et de souscrire aux objectifs du #RedWednesday. » Monsieur Nowak, qui était également le principal promoteur de l’événement pour le diocèse, indique : « Les gens de notre diocèse ont à cœur de la liberté religieuse et ne peuvent concevoir que des personnes, incluant leurs frères et sœurs dans la foi, soient obligées de pratiquer en secret, ou pire, soient emprisonnées tout simplement parce qu’elles professent leur foi. Inconcevable pour nous! », ajoute-t-il. Selon lui, une autre raison est aussi qu’on trouve dans les paroisses « un grand nombre de personnes immigrantes provenant de ces pays où la liberté religieuse est sous pression. Ils comprennent très bien cette situation! », conclut M. Nowak.

Dans certaines écoles membres de commissions scolaires catholiques, dont à Medecine Hat, jusqu’à une centaine de jeunes ont participé à l’événement.

 

L’ambassade en rouge

Ailleurs au Canada, les archevêques de Toronto et Montréal ont tous les deux présidé des événements liés au #MercrediRouge. Dans la ville reine, le cardinal Thomas Collins a présidé une veillée de prière œcuménique, diffusée en direct sur les ondes de la chaîne catholique de télévision Sel et Lumière. À Montréal, Mgr Christian Lépine a présidé pour une cinquième année consécutive la messe pour les chrétiens persécutés. Celle-ci a été radiodiffusée sur les ondes de Radio VM, radio catholique dont le réseau rejoint une vaste partie du Québec. À Ottawa, la Conférence des évêques catholiques du Canada a illuminé de rouge ses bureaux, une façon pour elle de marquer son soutien aux chrétiens persécutés.

Enfin, l’ambassade de Hongrie à Ottawa a procédé à l’illumination de son édifice. Les chrétiens de Hongrie, lorsqu’ils vivaient sous un régime communiste, ont bénéficié du soutien de l’AED. Aujourd’hui, le gouvernement contribue à la reconstruction de villes et villages chrétiens dans la plaine de Ninive en Irak. En 2017, ce fut le premier pays membre de l’Union européenne à consulter Aide à l’Église en Détresse dans le cadre de projets de reconstruction pour cette région dévastée par l’État islamique.

En tout, 65 activités ont eu lieu dans au moins huit diocèses : Québec, Calgary, Toronto, Montréal, Ottawa, Rimouski, Saint-Jérôme et aussi loin que Hearst au nord de l’Ontario. « Il y a déjà des discussions pour l’an prochain! », dit Mme Lalonde. « L’enthousiasme dont on fait preuve les organisateurs d’activités est très encourageant pour cette activité de sensibilisation, d’information et de prière. À l’an prochain! »

Pour avoir plus d’information sur l’Aide à l’Église en Détresse (AED) :
www.acn-canada.org/fr

Rapport 2018 sur la liberté religieuse dans le monde :
http://www.religion-freedom-report.org/fr/home-fr/

Rapport abrégé (format PDF) : http://bit.ly/RLR_AEDCanada

Mots clés : #LibertéReligieuse, #ACN, #AED

 

Communiqué de presse : #MercrediRouge Une première au Canada

19.11.2018 in AED Canada, AED-Canada, liberté religieuse, Mario Bard, PAIX, persécution

Communiqué de presse

#MercrediRouge

Une première au Canada

Montréal, 16 novembre 2018 – Toronto, Montréal, Calgary, Rimouski, Hearst, Saint-Jérôme et Québec : le mercredi 21 novembre, près d’une cinquantaine d’activités toutes liées au Mercredi Rouge (#MercrediRouge) se dérouleront dans ces diocèses du Canada. Initiée il y a quelques années par l’organisme international Aide à l’Église en Détresse (AED), cette activité permet de sensibiliser et d’informer sur la situation des 200 millions de chrétiens qui vivent régulièrement de la persécution et la discrimination à cause de leur foi, et ce, de manière particulièrement aiguë dans près d’une quarantaine de pays.

À Montréal, la messe pour les chrétiens persécutés en est à sa cinquième édition : Mgr Christian Lépine présidera la liturgie qui commencera à 19 h 30 et sera précédée d’un 5 à 7 pour la liberté religieuse, conçu pour les jeunes de 18-35 ans, au sous-sol de la cathédrale. À Toronto, le cardinal archevêque Thomas Collins présidera une vigile de prière interreligieuse dès 18 h 30, tandis que dans la métropole de l’Alberta, Calgary, différentes activités auront lieu dans la ville et à travers le diocèse. Sans compter les activités tenues au Versant-la-Noël chez Robert Lebel (accueil dès 18 h 15), et par la Famille Myriam-Bethléem à la Maison de mon Père de Rimouski! Enfin, se sont ajoutés dernièrement des activités dans les villes de Banff, Medecine Hat en Alberta, et Kapuskasing dans le nord de l’Ontario.

 

« Pour nous, c’est une première expérience qui démarre en lion! », indique Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau canadien de l’AED. « Nous sommes très heureux que tant de gens acceptent de prendre part à l’événement et partagent ainsi avec nous cette préoccupation concernant la situation des chrétiens persécutés et victimes de discrimination dans le monde. C’est aussi une façon de montrer sa solidarité avec ces gens qui souffrent. »

 

Quelques éléments d’édifices – les portails d’entrées des cathédrales de Montréal et Toronto par exemple –, ainsi que l’intérieur de la cathédrale de Toronto seront illuminés de rouge, couleur du sang des martyrs. Le pavillon œcuménique du Versant-la-Noël devrait être aussi entièrement habillé de cette couleur.

 

Plusieurs nations privées d’un droit élémentaire

Dans sa lettre invitant les fidèles de son diocèse à participer au Mercredi Rouge, l’évêque de Calgary, Mgr William T. McGrattan, a d’abord souligné que, bien que les Canadiens soient devant « davantage de défi dans la pratique de la foi… nous devons continuer à exprimer notre gratitude pour les nombreuses libertés que notre pays assure. Malheureusement, plusieurs nations à travers le monde continuent de priver leurs citoyens de la liberté religieuse la plus élémentaire. »   Présentement, plus de 30 activités sont organisées dans ce diocèse, principalement des messes et des temps de prières, préparées en solidarité avec les chrétiens persécutés et souffrants de discrimination sévère.

 

Le rapport 2018 de l’AED sur la liberté religieuse : sortie 22 novembre

« Ce Mercredi Rouge concorde également avec la publication de notre Rapport sur la liberté religieuse, 2016-2018, qui aura lieu le lendemain jeudi 22 novembre, d’abord au Vatican », rappelle Mme Lalonde pour qui cette activité marque un tournant dans la compréhension qu’ont les catholiques d’ici de la persécution religieuse que vivent les chrétiens. « Je pense que les gens commencent à saisir l’ampleur du problème et réalisent que l’article 18 de la Charte universelle des droits de l’Homme qui devrait assurer la liberté religieuse dans tous les pays signataires est loin d’être respecté. »

C’est la 14e fois que ce rapport, dans lequel est examinée la situation de plus de 190 pays, paraît. Il documente la situation juridique actuelle ainsi que les violations du droit à la liberté religieuse durant la période allant de 2016 à 2018,
en plus de montrer comment la situation a évolué dans certains pays
où la situation était jugée critique entre 2014 et 2016.


Nigeria : des bergers peuls – majoritairement musulmans – menacent des agriculteurs – majoritairement chrétiens. Conflit économique ou religieux ? Réponse le 22 novembre. (Photo: © Secretariat of Nigeria (CSN) Directorate of Social Communications )
 

 

Au Canada, il sera disponible uniquement en ligne, en français et en anglais : www.religion-freedom-report.org. Un Rapport abrégé produit en format PDF sera disponible sur le site web de l’AED-Canada : www.aed-canada.org/fr.

 

Pour plus d’informations :

http://bit.ly/MRouge_Canada,
1-800-585-6333 ou encore,
info@acn-canada.org.

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Informations médias : Mario Bard, responsable de l’information, Aide à l’Église en Détresse Canada : 514-932-0552, ou sans frais : 1-800-585-6333, poste 224. Cellulaire : 514-967-8340.

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