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Adaptation Mario Bard

 

Projet AED de la semaine – Burkina Faso : soutien à la radio catholique

30.06.2020 in Adaptation Mario Bard, Burkina Faso, Média, PROJETS AED

Burkina Faso

Soutien à la radio catholique

Cela fait déjà plus de 50 ans que l’Aide à l’Église en Détresse (AED) soutient l’évangélisation par l’intermédiaire des médias de masse, en particulier la radio. En effet, le père Werenfried van Straaten, fondateur de notre Œuvre de bienfaisance, avait compris très tôt que grâce aux médias modernes, l’Église pouvait atteindre les foyers des fidèles des régions où les distances sont très grandes et où il y a trop peu de prêtres, quand les fidèles ne peuvent pas aller à l’Église.

 

C’est surtout en Afrique que la radio est le média idéal pour atteindre les gens. Elle joue un rôle important dans la transmission de la foi et dans le domaine de l’éducation et du développement, en particulier dans les zones éloignées et difficiles d’accès.

Au Burkina Faso, il y a des stations de radio diocésaines depuis 10 ans. Douze diocèses sur quinze ont leur propre station de radio et la Conférence épiscopale a désormais fusionné ces stations. C’est une manière pour elle d’unir ses forces pour affronter problèmes nombreux du pays.

 

Accompagner dans les zones de crises

La radio joue un rôle particulier dans le nord du pays. Là-bas, plus de 750 000 personnes sont en fuite, plus de 1 000 écoles sont fermées à cause des attentats et attaques terroristes, et l’insécurité et le chaos se répandent. Dans les zones en crise, la radio est un outil important qui accompagne les gens et les affermis dans la foi, les informe, les aide par des conseils pratiques à reconstruire leur vie, et fournie aux enfants et aux adolescents un niveau minimum d’éducation. La radio promeut également la réconciliation et la paix.

 

L’impact de la COVID-19

La crise du coronavirus a encore renforcé le rôle important joué par la radio. En effet, elle permet de diffuser des conseils importants en matière de prévention. Enfin, les gens peuvent participer à la célébration de l’Eucharistie et prier ensemble à distance.

 

L’AED contribue au développement de la radio catholique à hauteur de 14,500 dollars.

 

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Récit de l’AED — le « Miracle de Vinkt »

04.06.2020 in ACN-International, Adaptation Mario Bard, AED

Récit de l’AED — les 80 ans du «Miracle de Vinkt»

Vaincre la haine par l’amour

Par Volker Niggewöhner, pour l’AED Internationale
Adaptation : Mario Bard, AED Canada
Publié sur le web le 4 juin, 2020

Le 27 mai 1940, le village de Vinkt, situé près de la ville de Gand en Belgique, a été le théâtre de l’un des plus grands crimes de guerre commis par la Wehrmacht allemande sur le front Ouest pendant la Seconde Guerre mondiale. Les troupes allemandes y ont massacré 86 civils. Le Père Werenfried van Straaten, chanoine prémontré néerlandais et fondateur de l’œuvre internationale de bienfaisance catholique l’Aide à l’Église en Détresse, perçut la menace d’une Europe divisée par la haine. Depuis, son engagement de vie consista à travailler à la restauration de l’amour, également à Vinkt. Quatre-vingts années plus tard, l’œuvre de charité se souvient.

 

C’était à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Suite aux accords convenus entre les puissances victorieuses lors de la Conférence de Yalta et de la Conférence de Potsdam, 14 millions d’Allemands furent expulsés à partir de 1945 des anciens territoires de l’Allemagne se trouvant à l’Est. En Allemagne de l’Ouest, ces Allemands déplacés vivaient — pour la plupart —, dans des conditions inhumaines dans des bunkers ou des camps. Parmi eux, il y avait six millions de catholiques. Le Père Werenfried van Straaten, né en 1913 à Mijdrecht aux Pays-Bas, s’émut de la détresse de ces millions de déplacés. Elle lui rappelait l’épisode de la Nativité de Jésus, alors qu’il n’y avait pas de place à l’auberge pour la Sainte Famille, parce que l’être humain, qui qu’il soit, manque parfois d’amour.

 

Pas de place à l’auberge

Le jeune prêtre fit alors appel à la conscience chrétienne de ses compatriotes et les invita à aimer leurs ennemis et leurs prochains. Dans un article intitulé Pas de place à l’auberge, rédigé pour le numéro de Noël 1947 de la revue de son abbaye de Tongerlo en Belgique, il demanda un geste de réconciliation à ses compatriotes, pourtant toujours endeuillés par la perte de leurs proches fusillés par les Allemands.

L’incroyable se produisit : l’article rencontra un écho exceptionnel et souleva une vague de solidarité parmi les Flamands. Parmi les personnes expulsées se trouvaient quelque 3 000 prêtres catholiques, qui s’occupèrent de distribuer de l’aide aux nécessiteux, et la nouvelle œuvre de charité fut baptisée « L’aide aux prêtres de l’Est ».

 

«Puisse Dieu nous préserver de la haine»

Le prénom Werenfried choisi par le religieux prémontré signifie « combattant pour la paix », et devint très rapidement un programme en soi. En 1948, le religieux organisa une collecte de lard parmi les paysans flamands. Elle se révéla être un immense succès et lui valut le surnom de « Père au lard ».

 

En 1950, dix ans exactement après le massacre de Vinkt, le Père Van Straaten s’est rendu dans le village pour prêcher. Dans ses mémoires, le prêtre avoua avoir eu peur de prêcher : « Dans ma vie, je n’ai jamais eu peur, mais à cette époque-là j’ai eu peur. » Une crainte qui n’était d’ailleurs que trop fondée, quand on pense que la rancune et la haine semées dans les cœurs de la population n’avaient toujours pas été surmontées. La victime la plus âgée du massacre de Vinkt avait 89 ans, tandis que la plus jeune avait 13 ans. Presque toutes les familles avaient perdu un proche. Même le curé local déconseilla cet exercice périlleux au père Werenfried.

 

«La veille du prêche, je suis allé à Vinkt pour explorer le terrain. Le samedi soir, je suis arrivé au presbytère. Le prêtre de la paroisse leva les mains dans un geste de désespoir et me dit : “Ça ne fonctionnera pas, les gens ne le veulent pas. Ils disent : quoi donc? Ce prêtre vient ici pour nous demander d’aider les Allemands? D’aider ces scélérats qui ont fusillé nos hommes et nos fils? Jamais de la vie! Aucune âme vivante ne viendra l’écouter. Il pourra prêcher devant des chaises vides s’il en a envie. Et encore, il a de la chance d’être un prêtre. Sinon, nous le tabasserions!”»

 

«Que devais-je faire? En concertation avec le curé, je décidai de préparer le discours du lendemain soir en assurant toutes les homélies des messes célébrées ce dimanche. Le lendemain matin, à la surprise générale, je suis donc monté en chaire et un quart d’heure durant, j’ai prêché sur l’amour. De tous les prêches que j’ai tenus dans ma vie, c’était le plus difficile, mais il a abouti», se souviendra plus tard le père Werenfried.

 

«L’homme est meilleur que nous ne le pensons!»

«Et alors que je rendais grâce après la messe et que l’église était vide — car les gens ont honte de montrer leur bonté! , une femme s’approcha timidement de l’autel. Elle n’a rien dit, mais me donna 1000 francs (une quarantaine de dollars canadiens aujourd’hui), et s’éclipsa avant que je ne puisse lui demander quelque chose. Heureusement, le prêtre sortait juste à ce moment de la sacristie et vit la femme quitter l’église. Il me raconta : c’est une simple paysanne. Mais son mari, son fils et son frère ont été assassinés par les Allemands en 1940. Et cette femme a été la première à venir», poursuivit-il.

 

«Le soir, la salle était pleine de monde. Deux heures durant, j’ai parlé de la détresse des ̎prêtres-sac-au-dos̎ et de la désolation de leurs fidèles. Je n’ai pas mendié du lard, de l’argent, des vêtements. Je n’ai mendié que de l’amour, et tout à la fin, j’ai demandé à l’assemblée s’ils voulaient prier avec moi pour leurs frères et sœurs en détresse en Allemagne. Ils ont prié les larmes aux yeux. Tard le soir, vers 23 h, alors qu’il faisait déjà nuit, et que personne ne pouvait les reconnaître, l’un après l’autre, ils sont venus dans le presbytère pour y laisser qui une enveloppe avec 100 francs, qui 500 francs, avec une lettre. Et le lendemain matin, très tôt, avant que je ne reparte, ils se tenaient à nouveau devant le presbytère (…) On m’y a donné 17 enveloppes avec de l’argent. Ils ont viré de l’argent sur mon compte postal. Ils ont collecté du lard. Ils ont adopté un prêtre allemand. C’était ça, Vinkt! L’homme est meilleur que nous ne le pensons!»

 

Le « navire Europe » : seul notre être chrétien nous sauvera

Werenfried van Straaten avait compris qu’il n’y aurait jamais de paix ni de réconciliation en Europe si la haine n’était pas éradiquée du cœur des êtres humains : «Nous sommes tous embarqués à bord d’un navire, et ce navire s’appelle l’Europe! […] Plus rien n’a d’importance si le navire prend l’eau. Et en vérité, le navire Europe prend l’eau. Cela veut dire qu’il nous faut retrousser les manches et écoper, sinon nous sombrerons tous, quelle que soit notre situation.» Et «ni la bombe atomique ni un plan Marshall ne nous sauveront, mais seulement le véritable être chrétien. L’ordre ne pourra être rétabli qu’à travers l’amour, caractéristique distinctive du chrétien.»

 

Nouvelle de l’AED – COVID-19 : au Pakistan, les chrétiens sont privés de l’aide pour contrer le virus

25.05.2020 in ACN-International, Adaptation Mario Bard, PROJETS AED

Nouvelle de l’AED – COVID-19
Au Pakistan, les chrétiens sont privés de l’aide pour contrer le virus

Par John Pontifex, AED Royaume uni
Adaptation par Mario Bard, AED Canada
Publié sur le web le 25 mai, 2020

 

Un appel est lancé au gouvernement, pour qu’il donne des gants et des masques aux agents de propreté et d’hygiène ainsi qu’aux employés domestiques.

Les chrétiens et d’autres minorités religieuses du Pakistan n’ont pas accès à de l’aide d’urgence de protection provenant d’ONG et de leaders musulmans, et ce, même s’ils sont parmi les plus touchés par la pandémie.

Christians living in '7 lanes' district of Gulshan Iqbal Town, a slum area of Pakistan, came under fire from Muslim extremists (Taliban) displaced to the neighbourhood from the tribal area bordering Pakistan. The Christian community erected walls blocking the seven lanes for security after a spate of killings and other violence.Cecil Shane Chaudhry, directeur exécutif de la Commission Nationale pour la Justice et la Paix (CNJP), une organisation de défense des droits de l’Homme dirigée par des catholiques, a rapporté à la branche britannique de l’œuvre de charité Aide à l’Église en Détresse (AED) que des des organisations religieuses et des mosquées refusent de donner de l’aide d’urgence aux chrétiens et aux autres minorités religieuses. On leur aurait dit de ne pas se présenter dans ces endroits pour demander de la nourriture ou tout autre soutien d’urgence.

 

S’adressant M. Chaudhry a déclaré que les chrétiens et les autres minorités religieuses avaient particulièrement besoin d’aide, car beaucoup d’entre eux occupent les emplois les moins bien rémunérés dans la société pakistanaise. Ils dépendent de salaires journaliers et se retrouvent dans l’indigence compte tenu de la raréfaction du travail causée par le confinement obligatoire. Il a également souligné à quel point les femmes des communautés minoritaires étaient particulièrement en danger. M. Chadhry interpelle le gouvernement pakistanais et lui demande de fournir des masques, des gants et d’autres équipements de protection contre la COVID-19 aux agents de propreté et d’hygiène ainsi qu’aux employés domestiques, dont beaucoup sont chrétiens.

Christians living in '7 lanes' district of Gulshan Iqbal Town, a slum area of Pakistan, came under fire from Muslim extremists (Taliban) displaced to the neighbourhood from the tribal area bordering Pakistan. The Christian community erected walls blocking the seven lanes for security after a spate of killings and other violenceAlors que le gouvernement pakistanais commence à assouplir le confinement, M. Chaudhry a aussi déclaré qu’il craignait une augmentation du nombre de cas de COVID-19, en particulier parmi les chrétiens et les autres minorités dont les emplois, a-t-il dit, les rendent particulièrement exposés au risque d’infection. M. Chaudhry a rapporté comment les chrétiens d’un village près de Lahore, sur la route de Raiwind, s’étaient vu refuser de l’aide alimentaire et comment, au cours d’un autre incident, une centaine de familles chrétiennes avaient été exclues de la distribution de nourriture dans le  village de Sandha Kalan, au Pendjab. Il a déclaré qu’on lui avait raconté que du personnel d’aide d’urgence avait refusé, sur le terrain, d’accorder de l’aide aux non-musulmans, dans la mesure où les dons avaient été faits au titre de la Zakat (aumône légale), conformément à la charia (loi islamique).

 

« La COVID-19 ne connaît pas de frontières – tout le monde est en danger, quelle que soit sa religion, alors comment peut-il être juste de refuser de la nourriture ou toute autre aide d’urgence aux chrétiens et autres minorités, surtout quand ils font partie des personnes qui souffrent le plus en ce moment ? ». Le chef de la CNJP a cité un imam d’une mosquée de la ville modèle de Lahore qui, a-t-il dit, avait annoncé au cours d’un récent prêche : « Il y aura une distribution de rations alimentaires demain matin pour les personnes dans le besoin, mais seulement pour les musulmans. »

 

Selon les derniers rapports, le Pakistan compte plus de 48 000 cas confirmés de coronavirus et 1 017 décès., Par contre,  de nombreux cas n’ont pas été signalés, souligne M. Chaudhry.

Brick kilns near Faisalabad: Many Christians do this job which earns very little money and results in them becoming in effect bonded labourers at the mercy of brick kiln owners/landlords

Le chef de la CNJP a interpellé le gouvernement et lui demande de consulter les groupes minoritaires sur les initiatives de réponses à la crise de la COVID-19, ainsi qu’à faire un meilleur usage des données du recensement afin de cibler l’aide pour les plus vulnérables. Il a déclaré : « Bien que des plans soient en cours d’élaboration, pour l’instant nous n’avons pas connaissance d’initiatives destinées à inclure les membres des minorités religieuses, afin d’assurer que leurs besoins ne soient pas ignorés. »

 

L’Aide à l’Église en Détresse a mis en place un programme d’aide d’urgence d’un peu plus de 7,5 millions de dollars afin de soutenir le travail des Églises locales dans le monde entier, et ce, pour contrer les effets de la pandémie,

 

Nous devons être présent pour eux ! Aidons nos frères et sœurs dans la foi.

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Histoire de succès de l’AED – Pérou : 500 Bibles pour les prisonniers

18.03.2020 in Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Amérique du Sud, Pérou, Voyagez avec AED, Vues D'ailleurs

Histoire de succès de l’AED – Pérou
500 Bibles pour la pastorale des prisons

Texte : ACN-International
Adaptation : Mario Bard, AED Canada
Mise en ligne au Canada : 18 mars 2020

Comme dans de nombreuses régions du monde, les prisons d’Amérique latine sont surpeuplées et les conditions de vie y sont très difficiles.

 

La prison de Callao au Pérou est un bon exemple de cette situation. D’abord prévue pour 1 500 détenus, elle héberge aujourd’hui 5 600 prisonniers ! La pastorale y joue un rôle salvateur. Les détenus se réunissent deux fois par semaine pour faire de la Lectio Divina* et participent à la messe. Près de 800 prisonniers célèbrent ainsi chaque semaine en plus des fêtes de l’année liturgique.

Mgr José Luis del Palacio Peréz-Medel, évêque de Callao, s’est lui-même rendu à plusieurs reprises à la prison. Lorsqu’il est allé à Rome en 2018 voir le Pape François, il lui a remis une lettre écrite par les prisonniers. Le pape a répondu en personne et les a encouragés à croire et à avoir confiance en l’aide et en la Miséricorde du Christ, malgré toutes leurs erreurs et leurs faiblesses.

 

Les Saintes Écritures sont indispensables

Afin d’approfondir et de mieux connaître le message de l’amour et de la Miséricorde de Dieu, les Saintes Écritures sont indispensables. Par contre, les prisonniers et leurs familles sont pauvres et ne peuvent pas s’acheter de Bible. En 2017, grâce au soutien de l’Aide à l’Église en Détresse, 500 Bibles ont pu être distribuées. Grâce à nos bienfaiteurs, nous avons pu à nouveau donner 500 exemplaires de la Bible à la disposition de la pastorale des prisons, grâce à un montant de 7 500 dollars.

 

Ce fut une grande joie et un grand réconfort pour les détenus, et Mgr José nous écrit que les prêtres qui travaillent à la pastorale des prisons ont été également très heureux. Les Bibles sont utilisées pour la Lectio Divina et la catéchèse des candidats au baptême. Un grand merci à tous ceux qui ont offert leur aide !

*Lectio Divina: lecture priante des textes bibliques  (Source : interbible.org) 

 

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Entretien de l’AED – Chrétiens et musulmans unis pour protester au Liban

22.01.2020 in Adaptation Mario Bard, Adaptation Mario Bard, Irak

Liban

Chrétiens et musulmans unis pour protester

La crise politique et économique est liée à la vague migratoire en provenance des pays voisins

Propos recueillis par Maria Lozano, ACN International
Adaptation française : Mario Bard, AED Canada
Publié le 22 janvier, 2020

Le Liban est l’un des 40 plus petits pays au monde, mais il abrite la plus grande proportion de réfugiés par habitant. En raison de sa proximité avec Israël et la Syrie, des milliers de palestiniens et de syriens ont cherché refuge dans ce pays qui, malgré une guerre cruelle dans les années 1990, est l’un des plus démocratiques du Proche-Orient. La présence de plus d’un million de réfugiés a placé un lourd fardeau sur les épaules du gouvernement, et a conduit à une aggravation de la crise politique et économique que le pays subit. L’archevêque melkite gréco-catholique de Furzol, Zahlé et la Bekaa, Mgr Issam John Darwish, évoque dans un entretien avec Maria Lozano, de l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED), les manifestations qui ont lieu dans tout le pays depuis le 17 octobre 2019, ainsi que l’immigration et ses conséquences.

 

 

L’archevêque grec melkite Issam John Darwish, éparchie de Zahle, Furzol et de la Bekaa.


AED : Quelle est la position de l’Église en ce qui concerne les manifestations qui ont lieu au Liban ? Et quelles sont les principales demandes du peuple ?

Ici, les manifestations ont un arrière-plan strictement économique. Les religions n’ont rien à voir avec elles. Les chrétiens pratiquent leur religion normalement, sans aucun problème. Le principal élément déclencheur des manifestations a été que le gouvernement a envisagé d’imposer des taxes supplémentaires aux citoyens. Aujourd’hui, la majorité des personnes qui prennent part aux manifestations n’ont plus confiance dans le gouvernement. Leurs principales revendications sont un gouvernement de spécialistes pour sauver le pays, la transparence des comptes en banque des politiciens, et la récupération de l’argent pillé.

AED : Qui sont les manifestants ? S’agit-il surtout de jeunes comme dans les autres pays où des manifestations sociales ont lieu ? Pensez-vous que les gens ont une réelle chance d’être entendus ?

En fait, tout le monde proteste. Les hommes et les femmes, les jeunes et les vieux, les chrétiens et les musulmans, les étudiants et les parents, et les manifestations n’ont pas toutes lieu au même endroit. Il y a des manifestations dans toutes les régions du Liban, même à Zahlé.

Les gens font de leur mieux pour se faire entendre. Les politiciens font des discours et leur promettent qu’ils sont prêts à faire des changements, mais le peuple semble avoir perdu toute confiance en eux. Ils les appellent à démissionner.

Le programme humanitaire de la Table de Saint-Jean le Miséricordieux, pour les réfugiés syriens et autres personnes dans le besoin de la région de Zahle et de la Bekaa.

AED : Pensez-vous que ces événements auront un impact positif sur l’unité du pays ?

Ces événements sont certainement quelque chose qui n’était jamais arrivé au Liban auparavant. Les chrétiens et les musulmans de toutes les régions du Liban ont les mêmes exigences. Les gens sont unis derrière des demandes vitales telles que le rejet de la fiscalité [actuelle], la demande d’une assurance maladie, les besoins en électricité, les plaintes concernant la corruption et la très mauvaise situation économique dans laquelle ils vivent. Ces manifestations n’ont pas d’arrière-plan politique. Les gens demandent à tous les politiciens de démissionner.

 

AED : Tous les chefs religieux ont apporté leur soutien au peuple, à l’exception des chiites. Pourquoi ?

En fait, je n’ai pas de réponse à cette question. Il pourrait y avoir une raison politique, ou peut-être ont-ils peur que si le gouvernement démissionne, nous soyons confrontés à un effondrement économique dramatique. Et c’est ce dont certains politiciens et chefs religieux ont peur.

Families with Archbishop John Darwish at St John the Merciful Table, Zahle, Lebanon, providing meals to displaced families

Mgr John Darwish avec des familles à l’organisme de la Tablée de Saint-Jean le Miséricordieux. Une oeuvre qui soutient les familles déplacées de sa région.

Comment les manifestations affectent-elles la vie quotidienne dans votre région ?

Jusqu’à présent, les gens ont obtenu le nécessaire. Mais si les manifestations durent plus longtemps sans aucune solution de la part du gouvernement, nous pourrions faire face à de plus gros problèmes. La plupart des routes sont fermées chaque matin par les manifestants. À cause de cela, beaucoup de gens ne peuvent pas atteindre leur lieu de travail.

 

AED : C’est le Liban qui accueille le plus grand nombre de réfugiés par habitant dans le monde. L’Église de Zahlé s’occupe-t-elle aussi des réfugiés ?

Huit ans après le début de la crise syrienne, on estime qu’il y a plus d’1,5 million de réfugiés syriens, en plus d’un grand nombre de réfugiés palestiniens. Et on ne voit pas la fin de cette situation. Notre archidiocèse melkite gréco-catholique de Zahlé et de la Bekaa a joué un rôle de premier plan dans l’aide aux syriens déplacés. Nous les avons soutenus et aidés depuis le début de leur déplacement au Liban jusqu’à aujourd’hui, en particulier les réfugiés chrétiens qui étaient et sont encore invisibles pour toutes les communautés européennes et internationales, parce qu’ils vivent dans des camps. Ils continuent donc d’être négligés en ce qui concerne l’aide et les soutiens. Le nombre de familles chrétiennes déplacées était de plus de 2000, dont 800 dans notre région.

 

AED : Il s’agit d’un nombre immense de réfugiés par rapport à la faible population du Liban. Est-ce que cela a des répercussions au Liban ? La crise actuelle dans le pays est-elle liée à la crise des réfugiés ?

Eh bien, la présence des réfugiés a une incidence sur la situation économique au Liban. Le Liban est un petit pays avec de nombreux problèmes politiques et économiques. Leur présence a été source de fardeaux supplémentaires pour le gouvernement. Le taux de chômage a augmenté. Aujourd’hui, les libanais et les syriens ont du mal à trouver un emploi. La situation économique est très mauvaise, le gouvernement a essayé de résoudre le problème en soumettant les citoyens libanais à des impôts supplémentaires, et c’est là la principale cause du lancement des manifestations.

Célébration de la Journée des migrants et des réfugiés, soulignée le 29 septembre dernier. « Jésus est mon Rocher » est écrit sur la pierre tenue par Mgr John Darwish.

AED : La situation en Irak et en Syrie s’est améliorée. C’est de là-bas que viennent la plupart des réfugiés. Ont-ils commencé à rentrer chez eux ?

Une petite minorité est retournée dans son pays d’origine. La majorité des réfugiés émigrent vers l’Europe ou le Canada, à la recherche d’un avenir meilleur. À Zahlé, beaucoup d’entre eux sont partis sans rien nous dire, parce qu’ils savent que nous ne sommes pas en faveur de leur émigration. Les autres familles sont toujours ici à Zahlé, et nous en prenons soin.

 

AED : En quoi consiste l’aide de l’AED ?

L’Aide à l’Église en Détresse aide les réfugiés en leur donnant la possibilité d’avoir un repas chaud tous les jours à la « Table de Saint Jean le Miséricordieux », mais aussi par l’aide humanitaire, y compris la distribution de colis alimentaires, trousses d’hygiène, couches, mazout pour le chauffage, par l’aide au paiement des loyers, des frais de scolarité et l’assistance médicale.

Cette aide est très importante pour les réfugiés, d’autant plus que le Liban connaît une crise économique et un taux de chômage élevé. Les libanais eux-mêmes souffrent de cette grave situation économique depuis longtemps, et c’est la principale cause qui a déclenché le soulèvement et les manifestations de rue.

Pakistan – Récit : enlèvement de deux jeunes filles chrétiennes

25.11.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Asie, Enfants, Entrevue AED, Pakistan, Par Tabassum Yousaf, Voyagez avec AED

Pakistan – Récit
enlèvement de deux jeunes filles chrétiennes

 

Samra n’a pas été revue par ses parents depuis son enlèvement et son mariage forcé.

Ceci est l’histoire de Samra Munir (13 ans) et Neha Pervaiz (14 ans). Ces jeunes filles, toutes deux catholiques, ont été enlevées chez elles par des musulmans. Samra a été forcée de se marier et de se convertir à l’Islam. Sa famille ne l’a pas revue depuis. Nehah a été agressée sexuellement, mais elle a pu échapper à son ravisseur. Ce ne sont là que deux exemples d’enlèvement de jeunes filles chrétiennes mineures au Pakistan et de la pratique du mariage forcé et de la conversion forcée à l’Islam. Ce type de crimes est en forte augmentation.

 

Récit écrit par Tabassum Yousef, ACN International
Adaptation française : Mario Bard, AED Canada

 

Samra aide sa famille  : elle aime cuisiner et donne un coup de main pour les tâches ménagères. Malheureusement, elle n’a fait que trois années d’école primaire, sa famille ne vivant que de salaires journaliers et ses parents n’ayant pas les moyens de payer les frais de scolarité.

 

Le 16 septembre 2019, Samra a été enlevée. Elle était seule à la maison ; ses parents étaient au travail et ses frères et sœurs étaient au marché. Elle a été jetée de force dans une voiture et emmenée. Shahzad, le frère de Samra, a vu la voiture s’éloigner. Il a couru, mais n’a pas pu la rattraper. Les parents de Samra ont signalé, et ce, à plusieurs reprises, l’enlèvement de leur fille, mais la police locale a soutenu avec insistance qu’elle n’avait pas été enlevée, mais qu’elle s’était plutôt enfuie de chez elle. On a même dit à ses parents de ne pas inventer d’histoires.

 

Mariée de force : la police de fait rien

 

Un certain temps s’est écoulé avant que la famille ne reçoive des nouvelles. Ils ont appris que Samra s’était mariée et s’était convertie à l’Islam. Sur son certificat de mariage, il était indiqué qu’elle avait 19 ans, bien qu’elle en ait 13. La police a ordonné à ses parents de ne pas revenir les voir. Ils ont aussi reçu des menaces indiquant que leur autre fille, Arooj, subirait un sort similaire.

 

Pourtant, la famille a insisté. Ils ont emprunté 40 000 roupies (environ 260 $) pour avoir de l’argent à donner aux agents à chaque fois qu’ils se rendaient au poste de police, et ce, dans l’espoir que l’argent inciterait la police à agir. Ils ont vendu leur machine à coudre ainsi que leurs téléphones. Chaque dollar qu’ils ont gagné a été consacré à la recherche de Samra ; mais jusqu’à présent, leurs efforts n’ont rien donné.

 

Sa sœur Arooj a déclaré : « Ma vie n’est pas facile. Samra nous manque, nous n’avons pas d’appétit et nous dormons mal. Je ne vais pas à l’école parce que nous n’avons pas les moyens. Pourtant, je sais que Dieu ne nous a pas abandonnés. Jésus est avec moi. Je porte un chapelet avec moi tout le temps et je prie Marie notre Mère de continuer à nous protéger.

 

Cette région n’est pas sûre pour nous. Mes amis musulmans me traitent bien, mais leurs mères ne m’aiment pas. Elles pensent que je suis impure, je ne peux utiliser que certaines assiettes et certains verres. J’aime mon pays, mais je veux vivre dans un endroit où nous soyons tous respectés. Je demande humblement aux dirigeants du monde de travailler pour notre sécurité et pour la paix. Les gens oublient d’être
gentils ».

 

Neha Pervaiz retenue captive pendant sept jours.

 

Maintenant, voici l’histoire de Neha Pervaiz. Contrairement à Samra, elle est capable de raconter sa propre histoire puisqu’elle a réussi à s’échapper des griffes de ses ravisseurs. Voici ce qu’elle a raconté l’Aide à l’Église en Détresse.

«À bien des égards, je suis une fille normale. J’aime dessiner et courir, j’adore jouer avec ma meilleure amie Madiha et mes trois jeunes frères et sœurs. Mais je suis également chrétienne, et j’ai beaucoup souffert à cause de cela.


Ma tante, alors que je m’étais occupée de ses enfants, a permis que je sois violée et enlevée. Pendant que nous étions chez elle, mon frère et moi avons été enfermés dans des pièces séparées et battus. Un homme nommé Imran m’a violée et m’a forcée à réciter le Coran. J’ai d’abord refusé, mais ils ont frappé mon frère plus fort à cause de cela. Pour qu’il le laisse en paix, j’ai cédé.

 

Puis, pendant sept jours, j’ai été retenue captive chez Imran, jusqu’à ce qu’une de ses filles me libère. Une des filles de ma tante m’a accueillie et a réussi à me cacher. Elle m’a prêté une Burka et 500 roupies (environ 3,50 $) pour que je puisse retourner en toute sécurité dans ma famille. Mais mes parents ne m’ont pas crue quand je leur ai dit ce qui s’était passé.

 

Je vis maintenant sous la protection de l’Église, mais je ne suis pas en sécurité. Je ne peux aller nulle part seule, car je pourrais être attaquée à nouveau, et je ne peux pas pratiquer librement ma religion. Je n’ai ni sécurité ni protection juridique. Pourtant, je ne veux pas quitter mon pays. C’est chez moi. Je voudrais étudier le droit pour protéger d’autres jeunes filles de crimes similaires. J’espère également que les dirigeants de la planète soutiendront une législation qui garantisse la sécurité des femmes et empêche la conversion et le mariage forcés.

Dieu m’a protégée et je me suis échappée. Je porte fièrement une croix partout où je vais».

 

L’Aide à l’Église en Détresse publie tous les deux ans le rapport Pesécutés et oubliés? qui permet de faire le point sur la persécution religieuse dont sont victimes les chrétiens dans le monde. Le rapport 2017-19 est maintenant disponible en version PDF à l’adresse suivante : https://acn-canada.org/fr/persecutes-et-oublies/


 

Inde — Histoire de succès de l’AED

07.11.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Inde, Motorisation, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Inde — Histoire de succès de l’AED

Une voiture pour aller rencontrer des tribus défavorisées

Sœur Christine est membre de la Congrégation des sœurs de la Charité de la Sainte-Croix, dans la province de l’Inde Orientale. Depuis des années, elle est engagée auprès des personnes défavorisées, des pauvres, principalement des tribus autochtones de l’est de l’Inde. Aujourd’hui, elle a beaucoup d’expérience et coordonne désormais le travail au sein des petites communautés chrétiennes qui se sont formées, là où — malheureusement — des prêtres viennent rarement. La plupart du temps, les fidèles se réunissent avec un catéchiste pour prier, vivre une liturgie de la Parole et pour discuter.

 

Pour rencontrer ces communautés, Sœur Christine doit parcourir de longues distances, souvent sur de mauvaises routes et dans des régions accidentées. Sa voiture lui a été bien utile pendant huit ans, mais comme elle s’en servait beaucoup, elle a commencé à tomber sans cesse en panne et avait besoin de plus en plus de réparations, qui devenaient de plus en plus coûteuses.

Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs qui ont fait don de 15000 dollars, Sœur Christine a maintenant le plaisir d’avoir une nouvelle voiture. Elle écrit : « Que Dieu vous comble tous de ses bénédictions. Soyez certains de mes prières et des prières de nos paroissiens ».

 

Histoire de succès de l’AED : Biélorussie

25.09.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Biélorussie, PROJETS AED, Transport, Voyager avec l'AED

Histoire de succès de l’AED… en Biélorussie
Se déplacer : essentiel pour un curé !

Cette semaine, notre histoire se déroule en Biélorussie. D’abord, on apprend que dans ce pays de près de 10 millions d’habitants, le pourcentage de catholiques est d’un peu moins de 8 %, alors que celui des orthodoxes et de près de 50 %.

Dans ce contexte, il est intéressant de constater que de nouvelles paroisses catholiques continuent à voir le jour. Ainsi, l’une d’entre elle a été fondée en 2017 dans la banlieue de Grodno, ville de 370 000 habitants. Elle est consacrée à Saint Jean-Paul II et compte de nombreuses jeunes familles avec enfants, car un grand nombre de jeunes viennent s’installer en ville. Ils y trouvent du travail et ils veulent également garantir à leurs enfants une meilleure éducation qu’à la campagne. C’est pourquoi le nombre de fidèles augmente dans les villes. Dans cette nouvelle paroisse, les édifices servant au culte, le presbytère, ceux pour la catéchèse ou tout autres types d’activités paroissiales sont en chantier ou encore dessinés sur des plans. La catéchèse est donc organisée dans les appartements ou les maisons des fidèles. La messe est célébrée en plein air, sur le terrain où l’église doit être construite.

Un curé floué !

Le curé de la paroisse, le Père Henryk Jablonski, vit encore dans un studio, dans un immeuble situé à dix kilomètres du chantier de construction. Il est toujours en déplacement – pour se rendre sur le chantier, sur les lieux de la catéchèse, et à l’hôpital où il visite régulièrement les malades. Pour son travail, il est essentiel qu’il ait une voiture. À vrai dire, il en avait acheté une d’occasion, mais elle lui a été confisquée par les autorités; le propriétaire précédent avait falsifié les documents. Et puis, l’argent avait déjà disparu : il n’avait donc plus de voiture.

Nos bienfaiteurs ont fait un don de 15 000 dollars pour que le Père Jablonski puisse acheter une voiture pour son travail. Il est heureux et reconnaissant, ravi de sa nouvelle voiture, et remercie tous ceux qui l’ont aidé !

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/
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Projet de la semaine AED : Ukraine – des novices en formation

24.07.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., Formation, PROJETS AED, Religieuses, Ukraine

Projet de la semaine – Ukraine

Soutien à la formation de 13 religieuses novices 

La Congrégation des Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matarà se réjouit d’avoir de nombreuses vocations en Ukraine. Treize jeunes novices sont actuellement en formation à Ivano-Frankivsk, en vue de la consécration définitive de leur vie au service de Dieu et des êtres humains.  La plupart d’entre elles ont environ 20 ans.

Les religieuses  accompagnent les jeunes, organisent des retraites, font la catéchèse et s’occupent des orphelins ainsi que des personnes âgées et malades, qui sont souvent en grande détresse en Ukraine.

Des religieuses reçoivent et nourrissent la foi

En été, les jeunes novices aident à organiser des camps de vacances pour les enfants et adolescents, au cours desquels ces derniers peuvent se détendre et s’amuser, tout en approfondissant leur foi en Dieu. Cela permet aux jeunes religieuses de bien s’exercer à la catéchèse.

De plus, l’année dernière, certaines d’entre elles se sont rendues en Italie avec un groupe de 50 jeunes pour une rencontre de la jeunesse. Bien que le trajet en bus ait été long et épuisant, tout le monde était ravi. Sœur Maria Cristiana, la maîtresse des novices, raconte : « Je n’ai encore jamais vu des jeunes aussi enthousiasmés par la vérité et l’expérience communautaire ».

Au pays, la congrégation organise également des pèlerinages au sanctuaire de Krylos. Les pèlerins prient et chantent pendant les 25 kilomètres de marche. Cependant, les sœurs sont également disponibles pour des conversations personnelles au cours desquelles les jeunes peuvent parler librement et poser toutes leurs questions sur la foi ou leurs problèmes personnels. L’année dernière, 400 jeunes y ont participé.

 

L’AED soutient régulièrement la formation des jeunes religieuses et souhaite encore les aider cette année, avec un montant de 11 700 dollars.

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Projet de la semaine – Ukraine

Soutien à la formation de 13 religieuses novices 

La Congrégation des Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matarà se réjouit d’avoir de nombreuses vocations en Ukraine. Treize jeunes novices sont actuellement en formation à Ivano-Frankivsk, en vue de la consécration définitive de leur vie au service de Dieu et des êtres humains.  La plupart d’entre elles ont environ 20 ans.

Les religieuses  accompagnent les jeunes, organisent des retraites, font la catéchèse et s’occupent des orphelins ainsi que des personnes âgées et malades, qui sont souvent en grande détresse en Ukraine.

Des religieuses reçoivent et nourrissent la foi

En été, les jeunes novices aident à organiser des camps de vacances pour les enfants et adolescents, au cours desquels ces derniers peuvent se détendre et s’amuser, tout en approfondissant leur foi en Dieu. Cela permet aux jeunes religieuses de bien s’exercer à la catéchèse.

De plus, l’année dernière, certaines d’entre elles se sont rendues en Italie avec un groupe de 50 jeunes pour une rencontre de la jeunesse. Bien que le trajet en bus ait été long et épuisant, tout le monde était ravi. Sœur Maria Cristiana, la maîtresse des novices, raconte : « Je n’ai encore jamais vu des jeunes aussi enthousiasmés par la vérité et l’expérience communautaire ».

Au pays, la congrégation organise également des pèlerinages au sanctuaire de Krylos. Les pèlerins prient et chantent pendant les 25 kilomètres de marche. Cependant, les sœurs sont également disponibles pour des conversations personnelles au cours desquelles les jeunes peuvent parler librement et poser toutes leurs questions sur la foi ou leurs problèmes personnels. L’année dernière, 400 jeunes y ont participé.

 

L’AED soutient régulièrement la formation des jeunes religieuses et souhaite encore les aider cette année, avec un montant de 11 700 dollars.

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Récit AED : Irak Semer l’espoir pour plus de familles chrétiennes

03.07.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Aide à l'Église en détresse., par Xavier Bisits & Iban de la Sota, PROJETS AED

Irak

Semer l’espoir pour plus de familles chrétiennes

Par Xavier Bisits & Iban de la Sota, ACN International
adapté par Mario Bard pour AED-Canada
publié le 3 juillet 2019

Dans le cadre de son programme de reconstruction dans les plaines de Ninive, en Irak, l’œuvre pontificale de charité Aide à l’Église en Détresse (AED) a commencé à restaurer les maisons de 41 familles chrétiennes dans la ville de Bartella. Environ 220 personnes supplémentaires bénéficieront de ce projet, le plus récent d’un programme de l’AED qui a déjà permis la rénovation de plus de 2000 maisons dans la région.

 

Avant l’invasion du groupe État islamique (ÉI) en 2014, Bartella était une ville comptant 3 500 familles chrétiennes (soit environ 17 500 personnes, dont 12 300 Syriens orthodoxes et 5 200 catholiques syriaques). En 2016, lorsque les habitants sont revenus après la libération de la ville, leurs églises avaient été profanées, le drapeau noir de l’ÉI était fixé aux murs de l’église et leurs maisons avaient été incendiées, pillées et endommagées afin d’empêcher à jamais les chrétiens de revenir. D’autres maisons ont plutôt été détruites pendant la libération, par des raids aériens.

 

Une cérémonie marquant le début des travaux a eu lieu le 5 juin dernier, débutant par des lectures de l’Évangile et des prières chantées en syriaque, un dialecte néo-araméen. Le père Benham Lallo, représentant le père Benham Benoka, curé de la paroisse n’ayant pu se rendre à l’événement, a dirigé la cérémonie et servi d’interprète pour le père Andrzej Halemba, responsable de la section Moyen-Orient de l’AED.

 

Ce dernier, dans un message adressé aux familles, a comparé les chrétiens irakiens aux « familles de l’Ancien Testament », chargées de reconstruire Jérusalem à l’époque du Second Temple. Il a également demandé aux personnes présentes de prier pour les bienfaiteurs de l’AED. Ensuite, les oliviers ont été bénis et distribués à chaque famille, symbolisant l’espoir que la paix reviendra dans la région, après de nombreuses années de guerre, et que ces arbres, plantés dans les jardins de ces familles, porteront leurs fruits.

 

 

À la suite de l’invasion de Mossoul et des plaines de Ninive au cours de l’été 2014, l’œuvre pontificale de l’AED a fourni de la nourriture, des abris, des médicaments et une éducation aux chrétiens déplacés et aux autres personnes arrivant à Erbil et ailleurs. Quand les communautés ont commencé à rentrer chez elles après l’expulsion de l’ÉI, l’organisme de bienfaisance a entrepris de reconstruire des maisons, des couvents, des églises et d’autres structures. Les bienfaiteurs de l’AED ont versé 63,933,318 millions de dollars en aide à l’Irak, de 2014 à mai 2019.