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adaptation : Mario Bard

 

Nouvelles AED – Chrétiens d’Égypte : leur situation s’améliore

02.12.2019 in adaptation : Mario Bard, AED, Égypte, Entrevue AED, Fionn Shiner

Égypte

Chrétiens : leur situation s’améliore!  

Par Fionn Shiner, ACN-International
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada
Mise en ligne le 2 décembre, 2019

Malgré la menace d’attaques extrémistes qui persiste contre les chrétiens d’Égypte, leur situation s’améliore, selon Mgr Kyrillos William, évêque copte catholique d’Assiout. Interviewer par l’Œuvre catholique de 

bienfaisance Aide à l’Église en Détresse (AED), Mgr William a exprimé son espérance.

 

Il a déclaré : « Nous remercions Dieu que la situation s’améliore. Le président [el-Sisi] est de bonne volonté envers les chrétiens. Il est le président de tous les Égyptiens ».

La menace d’attaques extrémistes persiste tout de même, les islamistes voulant effrayer les chrétiens quant à leur place dans la société égyptienne. « Les attaques perpétrées par des islamistes se produisent de temps en temps », indique Mgr Kyrillos. « L’objectif est d’attaquer non seulement les chrétiens, mais aussi le gouvernement égyptien. Ils veulent ainsi dire aux chrétiens : “le gouvernement ne peut pas vous protéger. Vous devriez quitter l’Égypte”.

[Ces extrémistes] aimeraient établir un État islamique. Mais en Égypte, cela ne se concrétisera jamais », estime l’évêque. « Les Égyptiens sont proches les uns des autres — les chrétiens et les musulmans sont trop unis pour que les extrémistes causent des problèmes. »

 

La construction d’église est plus facile, toujours des enlèvements

L’évêque a ajouté : « Depuis 1952, la mentalité est de traiter les chrétiens comme des citoyens de seconde classe. Par contre, des changements se produisent présentement et les choses s’améliorent. Construire des églises est plus facile qu’avant. Nous n’avons pas à attendre des années pour en construire une ».

Selon Mgr William, il s’agit d’un changement marqué : depuis plus de 160 ans, les chrétiens devaient obtenir la permission du chef de l’État égyptien pour construire de nouveaux édifices religieux.

Il y a encore des enlèvements de jeunes chrétiennes coptes et certains rapports suggèrent que la police facilite ces enlèvements.

« Ils se produisent dans les zones où les organisations islamiques sont puissantes, mais dans notre région, il n’y a pas trop de problèmes », estime encore Mgr Kyrillos.

Dans une entrevue réalisée par l’organisme World Watch Monitor avec un ancien membre d’un réseau islamiste qui ciblait activement les jeunes filles coptes, celui-ci déclarait : « Le groupe de ravisseurs se réunit dans une mosquée pour discuter des victimes potentielles. Ils ont un œil sur les maisons chrétiennes et surveillent tout ce qui se passe. C’est à partir de cela qu’ils tissent une toile d’araignée autour des filles », a indiqué cet homme.

 

Merci à l’AED!

Mgr William a exprimé sa gratitude à l’AED et à ses bienfaiteurs qui font des offrandes de messe et financent la formation des séminaristes, la restauration d’églises et plus encore en Égypte. « Nous apprécions beaucoup ce que fait l’AED dans de nombreux pays pour que les chrétiens restent dans leurs patries. Nous remercions tous les bienfaiteurs pour leur aide et leurs dons à l’AED afin que nous puissions réaliser notre rêve de maintenir les chrétiens au Moyen-Orient. »

 

Communiqué – l’AED soutient un rapport gouvernemental sur la persécution des chrétiens

16.07.2019 in ACN International, Actualités, adaptation : Mario Bard, Communiqué, MONDE, Persécution, Persecution of Christians

Persécution des chrétiens
Aide à l’Église en Détresse soutient la publication d’un rapport gouvernemental en Grande-Bretagne

Montréal/Londres/Königstein, lundi 15 juillet 2019Un rapport indépendant sur la persécution des chrétiens dans le monde commandé par le ministre britannique des Affaires étrangères est publié aujourd’hui. C’est la première étude du genre à être menée par un gouvernement national. Elle a été commandée par Jeremy Hunt, Secrétaire d’État des Affaires étrangères du Royaume uni, et a été supervisée par le Révérend Philip Mounstephen, évêque anglican de Truro. Le bureau britannique de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) a soutenu sa publication.

Dans l’introduction du rapport, Mgr Mounstephen souligne que la persécution religieuse des chrétiens n’est pas un événement isolé, mais un « phénomène mondial ». Selon lui, l’accent mis dans le rapport sur le christianisme « n’est pas une plaidoirie particulière en faveur des chrétiens, mais compense plutôt un déficit important », étant donné que les chrétiens forment le groupe qui, dans le monde, subit le plus d’attaques basées sur des raisons religieuses. L’évêque anglican regrette que les pays occidentaux « ferment les yeux sur cette réalité » et souhaite que le rapport soit un appel à « cesser d’être de simples spectateurs et à devenir des acteurs ». Il souligne en même temps le fait que la persécution des chrétiens est une question de droits universels de la personne et doit être considérée comme telle.

Les 176 pages du document analysent les tendances mondiales, détaillent la situation dans des pays tels que l’Irak, le Nigeria, la Chine, le Sri Lanka, le Pakistan ou la Syrie, et finissent par une liste de 22 recommandations adressées au Ministère des Affaires étrangères. Le document appelle le gouvernement à agir davantage pour répondre à la violence contre les chrétiens, qui a parfois atteint « des niveaux proches du génocide ». Il appelle le gouvernement britannique à s’assurer que « la liberté de religion ou de croyance reste au cœur des priorités de la politique étrangère du Royaume-Uni » et l’encourage à « être le leader mondial dans la défense de la liberté religieuse ».

Sri Lanka : enterrement de victimes des attentats antichrétiens de Pâques 2019

 

Le rapport a été préparé par une commission de fonctionnaires du Ministère des Affaires étrangères, des membres d’ONG ayant de l’expérience dans le domaine de la liberté religieuse, et d’autres membres indépendants. L’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED ou ACN au niveau international) y a participé. Depuis plus de 70 ans, l’AED soutient les chrétiens persécutés dans le monde et a été étroitement impliquée dans la préparation de la première partie du document, grâce à un travail d’enquête essentiel sur l’ampleur des persécutions en Afrique, au Proche-Orient et en Asie du Sud.

L’ADN de l’AED : dire et redire l’importance de la liberté religieuse

« Nous sommes heureux comme organisme international de pouvoir donner une voix aux sans voix » indique Marie-Claude Lalonde, directrice de l’AED au Canada. « Dès le départ, notre fondateur le père Werenfried a averti les pays occidentaux dans les années 50 de la terrible tragédie que vivaient les chrétiens sous des Régimes autoritaires, dont le communisme. Et, encore aujourd’hui, notre travail avec nos partenaires dans 139 pays nous permet de constater l’ampleur de la discrimination et de la persécution exercée contre les chrétiens. J’espère que cette action du gouvernement britannique inspirera d’autres gouvernements dans le monde à oser se pencher sur la question – plus vaste – des libertés religieuses. »

Neville Kyrke-Smith, directeur du bureau britannique de l’AED, a souligné quant à lui l’importance de ce type de rapport : « Nous sommes heureux d’avoir été impliqués dans ce rapport. Le fait que ces problèmes soient enfin reconnus au niveau politique est un encouragement pour notre travail ». Il souligne en même temps l’importance de protéger les minorités chrétiennes dans les pays où elles sont victimes de persécutions et d’oppressions : « Il est essentiel de soutenir cette présence chrétienne, car les chrétiens sont souvent des bâtisseurs de ponts et des instruments de paix dans de nombreux pays ».

 

Image créée pour les réseaux sociaux en Grande-Bretagne qui dit: ne fermez pas les yeux sur la persécution religieuse.


 

Nouvelles de l’AED – Les chrétiens sont toujours sous le choc en Sri Lanka

27.06.2019 in ACN International, adaptation : Mario Bard, liberté religieuse, Sri Lanka

Nouvelles de l’AED – Sri Lanka

 

Les chrétiens sont toujours sous le choc

Par Matthias Böhnke, pour ACN International
adapté par Mario Bard pour AED-Canada
publié le 27 juin 2019

« Ces attaques ont ravivé chez beaucoup de gens les souvenirs de l’état d’urgence lié à la guerre civile. La population du Sri Lanka, et en particulier tous les chrétiens, est toujours sous le choc », résume Véronique Vogel, responsable de projets pour l’Aide à l’Église en Détresse (AED) dans ce pays d’Asie. Tout juste quatre semaines après les attaques terroristes du dimanche de Pâques qui ont fait plusieurs centaines de morts et de blessés au Sri Lanka, elle s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de sympathiser avec certains partenaires qui ont été directement touchés par la violence.

 

Elle évoque une tension palpable dans tout le pays, des troubles réguliers et la peur : « Les mesures de sécurité étaient nombreuses au Sri Lanka lors de notre visite, marquée par l’omniprésence des forces de l’ordre et de l’armée. La population chrétienne en particulier vit toujours dans la peur. Les gens savent que les auteurs des attentats du dimanche de Pâques n’ont pas tous été identifiés et arrêtés. Donc, tout le monde sait qu’il y a des personnes extrêmement dangereuses en liberté qui peuvent attaquer à tout moment. »

 

Mgr Albert Malcolm Ranjith, archevêque de Colombo au Sri Lanka, exhorte aujourd’hui la population à garder son calme et à s’abstenir de tout acte de vengeance. « Au cours de ce voyage, j’ai pu constater à maintes reprises que les chrétiens avaient entendu les paroles de leur archevêque et leur en étaient reconnaissants », affirme Véronique Vogel. En quelques jours, la petite délégation de l’AED a visité la région de Colombo, capitale du pays, et celle de la ville voisine de Negombo, où la plupart des attentats ciblant églises et hôtels ont eu lieu. « Le but de notre voyage était de nous permettre d’apprécier personnellement la situation des paroisses catholiques et de les assurer de notre solidarité. De fait, les chrétiens étaient spécifiquement visés par ces actes terroristes », ajoute Véronique Vogel. « Nous tenions à rendre compte nous-mêmes, à nos bienfaiteurs, de la situation sur place, pour que nous n’oubliions pas de prier pour le Sri Lanka et pour être capable de lui apporter notre soutien. »

 

Chrétiens : une grande foi malgré tout

Depuis le 21 mai, tout juste un mois après la série d’attentats, les églises sont à nouveau ouvertes aux fidèles, mais de nombreux chrétiens restent fortement traumatisés, comme l’explique Véronique Vogel : « Beaucoup de gens m’ont dit avoir peur d’aller à l’église ou être angoissés par le tintement des cloches. Ces témoignages déchirants montrent bien à quel point les événements de ce dimanche de Pâques ont marqué les esprits. » Elle a pu néanmoins constater que ces épreuves ont renforcé la foi de bon nombre de personnes, elles-mêmes victimes ou proches de victimes. « Certes, les gens ne comprennent pas pourquoi ils ont dû endurer de telles souffrances au Sri Lanka alors même que le pays a connu un calme

relatif ces dernières années. Mais ils ont une immense envie de vivre et sont animés d’une grande foi. Les chrétiens et toute la population du Sri Lanka ne veulent plus de la guerre civile, mais souhaitent au contraire s’engager sur la voie d’une paix durable », souligne la responsable de projets de l’AED.

 

Véronique Vogel s’est montrée particulièrement impressionnée par la visite du couvent des Franciscains à Negombo : « Ce couvent se trouve directement en face de l’église Saint-Sébastien, l’une des cibles principales où au moins 100 personnes ont trouvé la mort. Les Franciscains nous ont montré des vidéos avec des scènes terribles de la journée de l’attentat. Ils nous ont dit être allés sur place directement après les explosions pour s’occuper des blessés et des morts. » Et d’ajouter : « Malgré ces expériences traumatisantes, ils font preuve au quotidien d’un amour du prochain, déterminés à ne pas céder à la terreur et à la violence, vivant pleinement leur foi et cultivant leur esprit de service. »

 

Pays insulaire situé dans l’océan Indien, le Sri Lanka compte environ 22 millions d’habitants, dont 70 % sont bouddhistes, 12,5 % hindous, 9,5 % musulmans et 8 % sont chrétiens. Le dimanche 21 avril 2019, jour de Pâques, de nombreuses personnes ont été tuées ou grièvement blessées lors d’une série d’attentats ciblant notamment trois églises et trois hôtels de la capitale Colombo, de la ville voisine de Negombo et de Batticloa, localité située sur la côte est. Les estimations s‘élèvent actuellement à au moins 253 morts et quelque 500 blessés. Les autorités attribuent les attentats à un mouvement islamiste local et à des djihadistes.

 

Au cours des 15 dernières années, l’œuvre pontificale de charité Aide à l’Église en Détresse a investi plus de 12 millions de dollars dans des projets au Sri Lanka. Cet argent a permis de financer, entre autres, la construction d’institutions chrétiennes, des offrandes de Messe, des formations théologiques et l’achat local de littérature chrétienne.

 

Suite aux récentes attaques terroristes, l’AED poursuit et amplifie son engagement sur le long terme dans l’aide pastorale apportée dans le pays, pour que les blessures puissent guérir et les paroisses retrouver espoir et confiance.

AED-Nouvelles : l’appel du patriarche chaldéen Sako pour que les droits des minorités soient garantis en Irak

27.05.2019 in adaptation : Mario Bard, AED, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Irak, Moyen-Orient, persécution

 Irak

Une « discrimination constante et l’incertitude » poussent les chrétiens à quitter l’Irak

 

Le chef de l’Église chaldéenne interpelle le gouvernement irakien à mettre en place et à faire respecter les lois « qui garantissent aux chrétiens et aux autres minorités religieuses… la pleine citoyenneté et la liberté de pratiquer leurs religions sans équivoques ».

Montréal, le 24 mai 2019 – « L’absence de mesures sérieuses » pour protéger les droits des religions minoritaires dans le pays, estime le cardinal Louis Raphaël Sako dans une déclaration dont Aide à l’Église en Détresse (AED) a obtenu copie, « poussera le reste des chrétiens et les minorités à choisir l’émigration ».

Les chrétiens et les minorités « ont joué un rôle important en enrichissant la diversité culturelle, sociale et économique de l’Irak, en faisant de précieuses contributions à l’éducation, à la santé, à l’administration publique et aux services sociaux », estime le cardinal. Sans eux, l’Irak deviendrait « un pays uniformisé [qui] pourrait s’isoler du monde et [qui] pourrait engendrer une sorte de radicalisme [et] de fanatisme ethnique et sectaire ».

 

Dans sa déclaration, le patriarche Sako énumère un certain nombre de facteurs qui poussent les chrétiens et les autres minorités à quitter le pays. Il s’agit notamment de la « fragilité de la situation en matière de sécurité » et de la « faiblesse institutionnelle de l’Irak en matière de justice », de l’incapacité de l’État à protéger les non-musulmans contre la discrimination dans les domaines de « l’éducation, l’emploi et la vie sociale », ainsi qu’au niveau politique. Le cardinal déplore que des chrétiens exceptionnellement compétents au niveau professionnel se voient refuser des postes, uniquement à cause de leur foi. Ce sont « la qualification et la compétence », insiste le cardinal, et non la religion d’un individu, qui devraient être des « critères d’embauche ».

 

Les chrétiens privés de sièges au parlement 

De plus, le patriarche fait observer que les chrétiens sont privés de leur quota légitime de cinq sièges au Parlement irakien. Il en appelle à la mise en place d’un « droit civil pour tous les Irakiens », plutôt qu’à la soumission des chrétiens et des autres minorités religieuses « à un Tribunal islamique en ce qui concerne les questions spirituelles, religieuses, de mariages, de successions, etc. ».

Le patriarche Sako propose également un certain nombre de « mesures concrètes » supplémentaires pour lutter contre « les injustices et la discrimination » subies par les minorités religieuses. Il appelle les dirigeants irakiens et les « pouvoirs politiques » à combattre « l’extrémisme religieux qui fait usage de la violence » et à prendre des mesures pour « désarmer les milices, assurer la sécurité et la stabilité, lutter contre l’extrémisme, la discrimination, le terrorisme et la corruption ».

Dans sa déclaration, le cardinal insiste pour que les dirigeants politiques irakiens promeuvent des « valeurs de citoyenneté » au soutien du bien commun, en s’inspirant des « principes de liberté, de dignité, de démocratie, de justice sociale et de véritable relation entre tous les citoyens irakiens, indépendamment de leurs affiliations religieuse, culturelle et ethnique ». De telles politiques apporteront aux minorités religieuses irakiennes une « coexistence harmonieuse avec les musulmans ».

Enfin, le patriarche appelle à l’adoption de lois qui contribuent à créer « de bonnes conditions qui garantissent aux chrétiens et aux autres minorités religieuses… la pleine citoyenneté et la liberté de pratiquer leurs religions sans équivoques, de préserver leur patrimoine, les monuments archéologiques et historiques comme une partie intégrante de la civilisation irakienne, afin de leur permettre de continuer à vivre dignement ».

Par Joop Koopman pour ACN-International
et Mario Bard, AED-Canada
Publié lundi le 27 mai, 2019

 

Irak – La Lamborghini du pape pour reconstruire ! – AED-Infos

26.02.2019 in ACN International, adaptation : Mario Bard, Communications, Communiqué, Construction, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Irak, Moyen-Orient, Pape, Pape François, Par Marta Petrosillo, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Aide à l’Église en Détresse en Irak

La Lamborghini du pape pour reconstruire

Montréal, 26 février 2019 – Grâce au don de 300 000 dollars reçu à la suite de la vente aux enchères de la Lamborghini offerte au Pape François, Aide à l’Église en Détresse (AED) pourra financer deux nouveaux projets au profit des familles chrétiennes et d’autres minorités revenues s’installer dans la plaine de Ninive.

Par Marta Petrosillo pour ACN-International et Mario Bard, AED-Canada

« Il est heureux que le pape François ait choisi de redistribuer les profits de ce qui est d’abord un cadeau. Bien sûr, notre organisme est honoré de participer à la redistribution des fruits de la vente », indique Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED-Canada. « Ce projet pour le retour des chrétiens dans la plaine de Ninive était audacieux il y a deux ans, car l’insécurité était encore très grande. Finalement, l’AED a eu raison d’aller de l’avant avec d’autres partenaires, afin d’assurer ce retour des chrétiens en Irak : ils reviennent de plus en plus nombreux. »

Le 15 novembre 2017, le Saint-Père a décidé de faire don à l’AED d’une partie du montant de la vente de la Lamborghini Huracan qui lui avait été offerte par le constructeur automobile. Aujourd’hui, l’AED permet au geste du pape François de se concrétiser à travers le financement de la reconstruction de deux bâtiments de l’Église syro-catholique qui avaient été détruits par la guerre : le jardin d’enfants « Vierge Marie » et le centre polyvalent de la paroisse du même nom.

La destruction du centre paroissial a été totale.

Le 15 novembre 2017, le Saint-Père a décidé de faire don à l’AED d’une partie du montant de la vente de la Lamborghini Huracan qui lui avait été offerte par le constructeur automobile. Aujourd’hui, l’AED permet au geste du pape François de se concrétiser à travers le financement de la reconstruction de deux bâtiments de l’Église syro-catholique qui avaient été détruits par la guerre : le jardin d’enfants « Vierge Marie » et le centre polyvalent de la paroisse du même nom.

Les deux bâtiments sont situés à Bashiqa, à seulement 30 kilomètres de Mossoul. Le village a été gravement touché par la guerre, mais la communauté chrétienne est revenue en grand nombre. De fait, 405 des 580 habitations détruites ont déjà été réparées, et 50 % des chrétiens sont revenus, soit 1 585 personnes.

Les deux opérations financées grâce au produit de la vente de la Lamborghini bénéficieront également aux autres minorités de la ville, car le centre polyvalent, capable d’accueillir plus de 1 000 personnes, sera utilisé pour les mariages et les fêtes religieuses des différentes communautés. Ce sera le plus grand centre de la région, et il sera à la disposition de plus de 30 000 personnes, appartenant à différentes ethnies et confessions.

Le retour : un succès inespéré !

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Un peu plus de deux ans après la libération des villages de la plaine de Ninive, le nombre de chrétiens ayant pu rentrer chez eux a dépassé les prévisions les plus optimistes. Le 11 janvier dernier, le nombre de familles ayant regagné leurs villages s’élevait à 9 108, soit près de 46 % des 19 832 familles qui y vivaient en 2014 avant l’arrivée de l’État islamique. Cela est dû à l’immense travail de reconstruction – largement financé par l’AED – qui a jusqu’ici permis de reconstruire ou de réparer 41 % des 14 035 habitations détruites ou endommagées par l’État islamique.

L’œuvre pontificale de charité ainsi que les Églises locales ont été à l’avant-garde de cette opération qui a trouvé dans le Saint-Père un bienfaiteur assidu. En 2016, le Pape François avait déjà financé à hauteur de 150 000 dollars la clinique Saint-Joseph d’Erbil, qui donne une assistance médicale gratuite.

Ce don supplémentaire du Saint-Père permettra aux chrétiens de vivre leur foi et d’assurer un avenir en Irak à leurs enfants. Il constituera en même temps un message fort et une invitation à une coexistence pacifique entre les religions, dans une région où le fondamentalisme a malheureusement détérioré les relations interreligieuses.

Depuis 2014, l’AED a déjà fait don de plus de 60 millions de dollars pour soutenir les chrétiens irakiens. Dans la plaine de Ninive, l'espoir est plus que jamais présent!  Merci de continuer à nous aider à soutenir l'Église en Irak dans ses efforts de reconstruction!

Irak : enfin, une porte ouverte vers l’espérance!


Philippines – Amitié entre chrétiens et musulmans « mise à rude épreuve » – AED-Infos

25.02.2019 in ACN International, adaptation : Mario Bard, Asie, Dialogue interreligieux, Entrevue AED, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Philippines, Voyagez avec AED

Philippines


Amitié entre chrétiens et musulmans « mise à rude épreuve »

 

Le 27 janvier 2019, deux bombes ont explosé dans la cathédrale de Jolo, dans l’archipel des Sulu, entre Mindanao et Bornéo, tuant 23 personnes et en blessant 112 autres. Cette tragédie a été suivie d’un attentat à la grenade, le 30 janvier, dans la mosquée de Zamboanga à l’ouest de l’île de Mindanao. Le père Sebastiano d’Ambra, missionnaire de l’Institut pontifical des missions étrangères (PIM) qui œuvre depuis 40 ans pour le dialogue interreligieux dans le sud des Philippines, explique à l’œuvre de charité pontificale Aide à l’Église en Détresse quelle est la situation dans ce pays du continent asiatique qui a le plus grand nombre de catholiques.

***

AED : Père d’Ambra, vous êtes prêtre à Zamboanga, non loin de l’île de Jolo. Pourriez-vous nous décrire la situation sur place, après l’attentat du 27 janvier ?

Père d’Ambra : Cela nous a tous profondément choqués, en raison de la violence de cette attaque, bien entendu, mais aussi parce qu’elle touchait un lieu sacré. Malheureusement, cette violence s’inscrit dans un contexte d’augmentation des tensions. Depuis ces quelques dernières années, il y a de plus en plus de radicalisme. Mais la petite minorité chrétienne de l’île de Jolo (1% de la population totale de 120 000 personnes de l’île de Jolo, NDLR) n’en est pas la seule victime. J’entends des musulmans qui viennent me voir et me disent : « Père nous aussi nous sommes menacés parce que nous ne sommes pas le même genre de musulmans qu’eux ! ».

AED : Trois jours après l’attentat de la cathédrale, l’explosion d’une grenade dans une mosquée à Zamboanga, où vous habitez, a fait deux morts. Craignez-vous un conflit interreligieux ?

Père d’Ambra : Je ne crois pas qu’il faille connecter les deux attentats. Je n’imagine pas des chrétiens allant venger leurs morts en attaquant un lieu de culte musulman. Je crois au contraire qu’il faut à nouveau y voir l’œuvre de ces groupes extrémistes qui ajoutent toujours plus de violences et de confusions. Ils veulent séparer les chrétiens des musulmans. Ils veulent profiter de la situation et provoquer le chaos dans tout le pays pour remettre en cause son équilibre. Un équilibre qui repose en bonne partie sur les relations entre les fidèles des différentes religions.

AED : Pourtant, selon les autorités, la guerre contre le terrorisme islamique est en voie d’être gagnée. Partagez-vous cette analyse ?

Père d’Ambra : Pas du tout, non. Malheureusement, la tension interreligieuse est bien là. Ce n’est pas parce que des chefs de groupes extrémistes ont été exécutés qu’il faut croire que le gouvernement philippin gagne la guerre. C’est une erreur ! Je sais bien que l’armée fait ce qu’elle peut pour contrôler ces groupes, mais je ne crois pas que cela soit suffisant. Les groupes comme Daech, Maute ou Abu Sayyaf, ont un désir commun de semer le trouble dans le pays. Ils peuvent revenir en force dans les temps qui viennent. Je ne dis pas qu’il faut vivre dans la peur, mais il faut être réaliste, je ne les vois pas déjà défaits ! Je crois que notre amitié avec nos voisins musulmans va être mise à l’épreuve.

N’ayez pas peur ! Croyez bien que l’amour est plus fort que la haine.

AED : Vous-même, avez-vous le sentiment que votre vie est en danger ?

Père d’Ambra : Oh, vous savez, cela fait 40 ans que je suis ici. J’ai bien eu le temps d’être ciblé, et ce, à plusieurs reprises. Une fois de façon tout à fait claire, quand j’ai été pris dans une embuscade. La balle qui m’était destinée a tué l’un de mes amis. À cette époque, j’étais négociateur auprès des rebelles musulmans. C’était une expérience inhabituelle, un prêtre, parmi ces groupes pendant presque trois ans. Nous avions établi de bonnes relations de respect mutuel, et je suppose que l’idée qu’un seul prêtre pouvait être plus efficace qu’un millier de soldats, pour faire la paix, a dû frapper ceux qui ne voulaient pas la fin du conflit. Cette attitude se retrouve de nos jours. Certains musulmans nous disent que nos programmes de dialogues entre chrétiens et musulmans ne sont pas du goût des extrémistes.

AED : Avez-vous un message final à confier ?

Père d’Ambra : N’ayez pas peur ! Croyez bien que l’amour est plus fort que la haine. Je remercie l’AED pour être si proche des chrétiens en difficultés dans le monde et je demande à tous les chrétiens de promouvoir, à leur niveau, le dialogue, pour échapper à la logique du conflit.

 

 

***

Le père Sebastiano d’Ambra est fondateur du Mouvement Silsilah qui travaille au dialogue, et dont l’Aide à l’Église en Détresse est un partenaire régulier, que ce soit par le soutien de son travail médiatique (Silsilah Media Centre for Dialogue and Peace), ou encore par le soutien à la publication ainsi qu’aux initiatives de paix et d’harmonie qui sont lancées régulièrement dans la population de cette partie des Philippines. (25-02-2019)

 


 

Inde – Soutenir la formation de 15 novices – Projet AED de la semaine

20.02.2019 in ACN International, adaptation : Mario Bard, Asie, Formation, Formation, Formation religieuse, Inde, PROJETS AED, Religieuses, Voyagez avec AED

Inde

Soutenir la formation de 15 novices des Sœurs du Saint-Esprit

 

La Congrégation des Sœurs du Saint-Esprit a été fondée en Allemagne en 1950. Elles travaillent principalement à la pastorale, dans le but d’aider les prêtres. Dès le début, le souhait de leur fondateur a été que les religieuses reçoivent une éducation théologique de base afin de pouvoir accomplir cette mission. 

 

Les religieuses enseignent la catéchèse, préparent les enfants, les adolescents et les adultes à recevoir les sacrements, et organisent des réunions de prière. Elles rendent également visite aux malades et aux familles et sont à leurs côtés dans leurs détresses.

 

En Atmadhara et Jeevadhara, deux provinces indiennes où la communauté est présente, il y a au total 207 religieuses qui travaillent dans sept États fédéraux. Dans l’État fédéral d’Odisha, qui s’appelait Orissa jusqu’en 2011 et qui en 2008 a été le théâtre de violentes attaques contre les chrétiens, les religieuses tiennent un dortoir pour 40 écolières dont le domicile est situé trop loin de leur école. Ces jeunes filles appartiennent à différents groupes ethniques et confessionnels.

 

Visite d’une famille par une religieuse du Saint-Esprit.

Les religieuses transmettent aux élèves des valeurs chrétiennes tout en leur enseignant le respect mutuel, car les jeunes filles qui vivent au dortoir ne sont pas toutes de cette confession. Le dortoir contribue donc à la coexistence pacifique des différentes religions et groupes ethniques.

***

 

Les Sœurs du Saint-Esprit ont actuellement 15 novices. Aide à l’Église en Détresse a promis 6 750 dollars pour la formation de ces jeunes religieuses. Merci de les aider dans cette étape cruciale de leur vie religieuse! 

Philippines – L’Église de Jolo combat les forces du mal – Aide à l’Église en Détresse

11.02.2019 in ACN International, adaptation : Mario Bard, AED Canada, Asie, Entrevue AED, International Catholic Charity Aid to the Church in Need, Maria Lozano, Maria Lozano, Mario Bard, Philippines, Voyagez avec AED

Philippines

L’Église de Jolo combat les forces du mal

« Nous ne permettrons pas à cette tragédie de nous diviser».


Une petite ville isolée militairement. Une guerre totale qui se déroule dans la municipalité voisine contre des extrémistes violents. Des familles endeuillées après avoir enterré leurs morts et des blessés en train de se rétablir dans différents hôpitaux, dont certains d’entre eux ont dû être amputés. Et une Église locale, celle du vicariat apostolique de Jolo, qui fait tout son possible pour insuffler de l’espérance à la minorité chrétienne, tandis que les musulmans rassemblent leurs membres pour manifester leur fermeté et redire leur solidarité avec la minorité chrétienne. Le tout, dans un climat de peur et de douleur.

Le plafond suspendu de la cathédrale a été endommagé par la force de l’explosion.

C’est le bilan dressé par la délégation de l’Aide à l’Église en Détresse-Philippines, venue en visite dans la capitale de l’île de Jolo, cette ville appauvrie de la province de Sulu. L’AED a voulu exprimer sa solidarité aux victimes, neuf jours après le double attentat à la bombe dans la cathédrale Notre-Dame du Carmel [27 janvier] dont le bilan final est de 23 morts et de 112 personnes blessées.

Découragement

La nouvelle de l’arrestation des auteurs présumés ne parvient pas à remonter le moral des habitants. Ainsi, le rassemblement préparé pour rendre hommage aux victimes n’a réussi, malgré sa bonne organisation et le haut niveau de sécurité, qu’à rassembler une petite partie de ceux à qui il était destiné, beaucoup de gens ayant préféré rester à la maison. Certaines familles pensent sérieusement quitter Jolo pour toujours, car les attentats sont « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». Leur résistance est à bout, après des années de menaces, d’enlèvements, de meurtres et de harcèlement, perpétrés par ce qu’ils appellent « les forces du mal ».

Les « forces du mal », ce sont des extrémistes musulmans, la plupart d’entre eux partisans d’Abou Sayyaf, qui terrorisent les minorités chrétiennes depuis des années. Parmi leurs crimes, il y a l’assassinat de Mgr Benjamin de Jésus en février 1997 dans la cathédrale, celui de deux autres prêtres, le Père Clarétain Roel Gallardo, enlevé, torturé et assassiné en 2002, et le Père Rey Roda, Oblat de Marie Immaculée (OMI), en 2008. Les victimes de la violence ne sont pas seulement des chrétiens ; les terroristes enlèvent aussi des musulmans dans l’intention d’obtenir des rançons pour financer leurs actions.

Des sources interrogées par l’AED désignent comme auteurs du dernier attentat perpétré au siège du Vicariat apostolique de Jolo, des membres d’une faction d’Abu Sayyaf, composée de narcotrafiquants: Ajang Ajang.

Toutefois, le message de l’armée, du gouvernement local, des chefs traditionnels, ou des partenaires laïcs auxquels l’AED rend visite est toujours le même : « la persécution n’est pas commise par des musulmans, mais par une petite minorité d’extrémistes violents ».

Chrétiens et musulmans : rester unis face à la violence

« Aucune balle ou bombe ne peut détruire la relation harmonieuse entre musulmans et chrétiens à Jolo », a déclaré le Père Romeo Saniel, OMI, qui vit sur l’île depuis 18 ans et qui a été nommé administrateur apostolique du Vicariat apostolique de Jolo il y a quelques semaines. En tant que pasteur d’une petite minorité (1% d’une population totale de 120 000 habitants), il est vénéré et admiré par le peuple pour son engagement à assurer une éducation de qualité et un avenir à la jeune génération des Tausugs (groupe ethnique local de Sulu), et pour son courage et sa détermination à toucher le cœur des anciens combattants du Front islamique de Libération Mora.

« La seule façon de parvenir à une paix durable est que les musulmans et les chrétiens restent unis. Nous ne permettrons pas à cette tragédie de nous diviser et de nous isoler du reste du pays », a déclaré Datu Sakul Tan, considéré comme l’homme le plus influent de tout Jolo, patriarche d’un puissant clan politique. L’homme a étudié dans une école catholique et est convaincu de l’importance et de la qualité de l’éducation offerte par l’Église aux habitants.

Le directeur de l’AED-Philippines Jonathan Luciano et le vicaire apostolique Père Romeo Saniel, Oblat de Marie Immaculée (OMI).

Les besoins sont clairement formulés par le clergé et les laïcs. Et même si les forces armées philippines tentent d’éliminer le groupe Abou Sayyaf par la force, tout le monde s’accorde à reconnaître que cela ne peut garantir la paix, car ceux qui meurent seront simplement remplacés par la jeune génération.

Trouver des solutions contre l’extrémisme

Le Père Saniel et Datu Sakul Tan convient qu’il est nécessaire à long terme d’offrir aux jeunes des programmes de prévention de l’extrémisme violent par le biais de l’éducation formelle, de campagnes de sensibilisation, du développement du sport et de la création d’emplois permettant aux jeunes d’assurer leurs moyens de subsistance.

D’autre part, le Père Jeff Nadua, OMI, recteur de la cathédrale, souligne la nécessité de renforcer tout d’abord la communauté chrétienne, avant de réparer la cathédrale. « Nous devons aider nos chrétiens à se remettre de ce traumatisme et à voir tout cela dans la perspective de la foi. Ensuite, nous pourrons concentrer nos énergies sur la reconstruction de la cathédrale qui est gravement endommagée par le double attentat ».

Le directeur national de l’AED aux Philippines, Jonathan Luciano, a effectué une visite de solidarité au vicariat apostolique de Jolo les 4 et 5 février 2019. Il a visité la cathédrale Notre-Dame du Carmel, gravement endommagée, et a parlé avec l’administrateur apostolique, le Père Romeo Saniel, OMI, ainsi qu’avec quelques proches des victimes.

Texte : Frère Reynaldo Bardino et Maria Lozano.

 


 

Bible pour enfants : 40 ans déjà!

22.01.2019 in adaptation : Mario Bard

La Bible pour enfants

Un succès mondial qui fête ses 40 ans !

L’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse célèbre cette année le quarantième anniversaire de la diffusion de sa Bible pour les enfants « Dieu parle à ses enfants ». Depuis sa parution, plus de 51 millions d’exemplaires ont été distribués dans 189 langues sur tous les continents. À l’occasion de cet anniversaire, Thomas Heine-Geldern, président exécutif de l’œuvre, a déclaré : « À l’échelle humaine, il est impossible de saisir le nombre d’enfants, mais aussi d’adultes à qui la Bible pour les enfants a tracé le chemin vers Dieu ». Dans de nombreuses familles des régions pauvres du monde, la Bible pour les enfants est souvent le seul livre qu’elles possèdent.

La Bible pour les enfants comble la soif de trouver Dieu

« Les lettres reçues au cours des quarante dernières années, dans lesquelles des enfants, des familles, des évêques et des prêtres nous remercient pour la Bible pour les enfants, témoignent de la profonde soif de trouver Dieu que ce livre continue de combler », explique Thomas Heine-Geldern. « Dieu parle à ses enfants » est divisé en 99 courts chapitres rédigés dans un langage adapté aux enfants et contient les principaux textes de l’Ancien et du Nouveau Testament. Dans la version actuelle de la Bible pour les enfants, le texte provient de la théologienne allemande Eleonore Beck (1926-2014). La religieuse espagnole Sœur Miren-Sorne Gomez, née en 1937, a peint les illustrations multicolores qui sont souvent utilisées dans les cours de religion et la catéchèse.

La « paternité » de la Bible pour les enfants revient au Père Werenfried van Straaten (1913-2003), le prêtre hollandais qui a fondé l’Aide à l’Église en Détresse. Les Nations unies avaient déclaré 1979 Année internationale de l’enfant. Cette déclaration a été l’impulsion initiale donné à ce rêve que le Père Werenfried caressait depuis longtemps. À l’époque, il écrivit : « Les enfants ont besoin de quelque chose comme une Bible pour les enfants pour que l’image de Jésus prenne vie dans leurs cœurs ». Et d’ajouter « Souvent, l’Église locale n’a pas les moyens de fournir une bible pour les enfants qui soit rédigée dans la langue maternelle de ses fidèles, ou bien elle est persécutée ou discriminée et n’est pas autorisée à publier de tels écrits. Beaucoup d’enfants sont tellement pauvres qu’ils ne peuvent même pas se permettre d’acheter un livre. Nous voulons donc leur offrir une Bible pour les enfants. »

Dès le début, la demande a été importante

L’AED présenta la Bible pour les enfants à l’occasion de la conférence des évêques d’Amérique latine qui s’est tenue fin janvier 1979 à Puebla, au Mexique, et à laquelle assistait également Sa Sainteté le pape Jean-Paul II lors de son tout premier voyage à l’étranger. La Bible pour les enfants y obtint un succès fulgurant : les évêques commandèrent immédiatement 1,2 million d’exemplaires en espagnol. Les missionnaires, évêques et catéchistes d’autres pays en entendirent parler, et l’AED a dû faire traduire immédiatement cet outil remarquable.

Aujourd’hui, elle existe en 189 langues – allant de la lettre A pour l’Afar, la langue parlée par environ 1,5 million de personnes dans certaines parties de l’Éthiopie, de l’Érythrée et de Djibouti, jusqu’à la lettre Z pour le Zoulou, une langue bantoue d’Afrique australe. De nouvelles traductions sont ajoutées périodiquement, car rien qu’en Afrique, il existe plus de 2 000 langues. Sur ce continent, la Bible pour les enfants fournit une contribution essentielle à l’alphabétisation.

Dès le début, Aide à l’Église en Détresse a fourni gratuitement la Bible pour les enfants dans les pays les plus démunis. En revanche, dans les pays plus aisés, elle est vendue au prix coûtant. Parmi les exemplaires les plus distribués, on compte les éditions en espagnol (environ 14 millions), en portugais (10,3 millions), en anglais (2,5 millions), en français (1,2 million) et en swahili (950 000 exemplaires) parlé en Afrique de l’Est. Après l’effondrement de l’Union soviétique, une chaîne de radio chrétienne a fait connaître la Bible pour les enfants en langue russe. À la suite de cela, Aide à l’Église en Détresse a reçu, en l’espace de très peu de temps, un demi-million de commandes.

Les Papes ont également beaucoup apprécié cette Bible pour les enfants. Lors d’une visite pastorale au Brésil en mai 2007, sa Sainteté le pape émérite Benoît XVI a distribué le dix millionième exemplaire de la Bible pour les enfants.

Projet de la semaine de l’AED: Liban – 5 000 bibles pour les jeunes de l’archidiocèse de Zahlé

14.11.2018 in ACN International, adaptation : Mario Bard, Jeunes, Liban, Moyen-Orient

Projet de la semaine de l’AED: Liban
5 000 bibles pour les jeunes de l’archidiocèse de Zahlé

Dans le diocèse de Zahlé, une jeune – 2012, à ce moment-là séminariste – prie devant l’icône du Christ. On peut penser que c’est un des fruits d’une pastorale jeunesse qui est pratiquée de manière intensive.

De plus en plus de chrétiens quittent le Moyen-Orient. Cet exode affecte non seulement la Syrie et l’Irak, mais aussi le Liban. Dans ce pays qui encore récemment était le seul pays moyen-oriental à majorité chrétienne, ces derniers forment désormais – une fois de plus – une minorité qui s’amenuise. Pendant la guerre civile qui de 1975-1990, 700 000 chrétiens avaient déjà quitté le pays. Aujourd’hui, l’exode continue; les chrétiens ne représentent plus que 34 pour cent de la population totale de 4,1 millions d’habitants. Les jeunes de moins de 25 ans représentent un peu moins du quart des chrétiens.

La vague d’émigration des chrétiens du Moyen-Orient est sans cesse comparée à un « tsunami ». Le Patriarche Gregorios III, écrivait en août 2015 dans une lettre ouverte à la jeunesse : « La vague d’émigration générale parmi les jeunes, en particulier en Syrie, mais aussi au Liban et en Irak, me brise le cœur, me blesse profondément, et m’a donné le coup de grâce. Quel est l’avenir de l’Église face à un tel tsunami d’émigration ? Qu’adviendra-t-il de notre patrie ? Qu’adviendra-t-il de nos paroisses et de nos institutions ecclésiastiques ? »

Pour contrer ce phénomène, l’Église se mobilise. Dans les 40 paroisses de l’Église gréco-catholique melkite de l’archidiocèse de Zahlé, la pastorale des jeunes est intensive. Nous considérons que, plus les jeunes sont enracinés dans la foi et la vie ecclésiale, moins ils sont susceptibles de quitter leur patrie. Il y a donc des réunions hebdomadaires et des événements mensuels afin de faire grandir les jeunes dans la foi. Chacun des nouveaux participants reçoit un exemplaire des Saintes Écritures des mains d’un prêtre.

C’est pourquoi nous avons promis 37 500 dollars pour 5 000 Bibles supplémentaires.

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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