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ACN International

 

Inde — Histoire de succès de l’AED

07.11.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Inde, Motorisation, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Inde — Histoire de succès de l’AED

Une voiture pour aller rencontrer des tribus défavorisées

Sœur Christine est membre de la Congrégation des sœurs de la Charité de la Sainte-Croix, dans la province de l’Inde Orientale. Depuis des années, elle est engagée auprès des personnes défavorisées, des pauvres, principalement des tribus autochtones de l’est de l’Inde. Aujourd’hui, elle a beaucoup d’expérience et coordonne désormais le travail au sein des petites communautés chrétiennes qui se sont formées, là où — malheureusement — des prêtres viennent rarement. La plupart du temps, les fidèles se réunissent avec un catéchiste pour prier, vivre une liturgie de la Parole et pour discuter.

 

Pour rencontrer ces communautés, Sœur Christine doit parcourir de longues distances, souvent sur de mauvaises routes et dans des régions accidentées. Sa voiture lui a été bien utile pendant huit ans, mais comme elle s’en servait beaucoup, elle a commencé à tomber sans cesse en panne et avait besoin de plus en plus de réparations, qui devenaient de plus en plus coûteuses.

Grâce à l’aide de nos bienfaiteurs qui ont fait don de 15000 dollars, Sœur Christine a maintenant le plaisir d’avoir une nouvelle voiture. Elle écrit : « Que Dieu vous comble tous de ses bénédictions. Soyez certains de mes prières et des prières de nos paroissiens ».

 

Nouvelles de l’AED : Chrétiens du nord-est de la Syrie

04.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Par Marta Petrosillo, persécution, Syrie

Chrétiens du nord-est de la Syrie


«Nous avons besoin d’aide.»

Propos recueillis le 28 octobre dernier par Marta Petrosillo, AED-Italie
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada

Mise en ligne le 1er novembre, 2019

«Au moins trois cents chrétiens ont quitté les villes de Ras al-Ain, Derbasiyah, Tall Tamr et une partie d’Al-Malikiyah, et nous craignons que si les combats continuent, un exode encore plus grand de fidèles affecte Qamishli, où 2 3000 familles chrétiennes vivent actuellement». C’est l’histoire désespérée que Mgr Nidal Thomas, représentant épiscopal de l’Église chaldéenne à Hassaké, raconte à l’Aide à l’Église en Détresse.

Le prêtre décrit une situation critique. « Nous ne savons pas ce qui se passe. Chaque heure, nous entendons parler de victimes et de disparus dans les déclarations des Kurdes, des Turcs, des Américains et des Russes. Mais nous ne connaissons pas la vérité. La seule certitude est que les bombardements, et en particulier les massacres commis par les Turcs contre notre communauté, poussent de plus en plus de chrétiens à fuir ».

À l’heure actuelle, peu de familles de fidèles ont trouvé refuge au Kurdistan irakien, mais Mgr Thomas estime que les chrétiens en fuite pourraient difficilement choisir la région semi-autonome du nord de l’Irak comme destination. « La vie y est trop chère pour les chrétiens syriens qui sont pauvres. Sans compter que le peuple irakien n’a rien fait pour éviter le scénario dramatique qui s’est malheureusement concrétisé en Syrie. Dans notre pays, il y avait des milliers de familles chrétiennes. Personne n’a essayé de nous défendre ».

Les chrétiens en danger : «Nous avons besoin d’aide.»

Aujourd’hui, les chrétiens du nord-est de la Syrie, malgré la confirmation de l’assassinat d’Abou Bakr al Baghdadi, craignent encore et toujours un retour du djihadisme. « Malheureusement, c’est une éventualité que nous devons prendre en compte », affirme Mgr Thomas selon qui beaucoup d’hommes du groupe État islamique (ÉI/Daech) auraient maintenant rejoint l’Armée syrienne libre qui est entrée dans la région de Ras al-Ain.

Par l’intermédiaire de l’Aide à l’Église en Détresse, il s’adresse à la communauté internationale et demande un soutien au nom de sa communauté. « Nous avons besoin d’aide. Nous sommes, les chrétiens, la population ayant le plus souffert de ce conflit interminable. Nous sommes le maillon faible, parce que nous voulons vivre en paix et que nous rejetons la guerre. Les deux tiers des chrétiens ont quitté le pays et le tiers restant risque de ne pas survivre. Et pendant ce temps, les pays occidentaux s’affrontent pour se répartir la Syrie, qui a été mise à genoux y compris à cause des sanctions internationales ».

L’AED-Canada continue de soutenir les chrétiens en Irak et en Syrie. Dans ce dernier pays, la campagne pour les enfants de Homs, Une goutte de lait, est toujours effective. Vous pouvez donner en visitant la page web acn-canada.org et cliquer sur le bouton Dons en haut à droite. Pour plus d’information, il est aussi possible d’appeler au 1-800-585-6333.

Le sort des chrétiens lié à des manifestations meurtrières

04.11.2019 in ACN Canada, ACN International, Adapted by Amanda Bridget Griffin, by Xavier Bisits

Irak

Le sort des chrétiens lié à des manifestations meurtrières

Par Xavier Bisits, ACN-International
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada

 

 Bien que les chrétiens irakiens, concentrés dans le nord du pays, se trouvent loin de l’épicentre des manifestations meurtrières de Bagdad, leur sort pourrait être lié à ce que les manifestants appellent une « révolution » en Irak.

 

Alors que les manifestants à Bagdad ont mis l’accent sur l’unité interconfessionnelle, les manifestations ont été surtout concentrées dans les neuf provinces chiites de l’Irak, avec une participation limitée des musulmans sunnites et des minorités concentrées dans le nord du pays.

La plupart des chrétiens vivent près de Mossoul, la plus grande ville arabe sunnite d’Irak, où les rues sont restées calmes. Les habitants de Mossoul ont déclaré à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) qu’après trois années de guerre, les gens étaient fatigués de la violence et « ne voulaient plus la guerre ». Protester, craignent-ils, pourrait avoir pour conséquence l’accusation de sympathiser avec l’État islamique (Daech), ce dernier cherchant à faire tomber le régime soutenu par l’Iran. Une situation qui mènerait à une réaction encore plus violente des milices et des services de sécurité qui contrôlent la ville.

Les chrétiens, quant à eux, vivent en grande partie dans des villes où, en raison des graves problèmes de sécurité, les manifestations sont interdites par les forces de l’odre et le Conseil provincial de Ninive. Certaines églises ont tout de même tenu des offices appelant à la paix. Dans l’église Sts Behnam et Sarah de Qaraqosh, la plus grande ville chrétienne d’Irak, les catholiques se sont rassemblés pour prier pour la paix dans leur pays, les servants d’autel portant des drapeaux irakiens pour l’occasion.

Mgr.-Yohanna-Petros-Mouche

Les chrétiens et les autres minorités religieuses, victimes de querelles politiques


Bon nombre des problèmes soulignés par les manifestants à Bagdad sont les mêmes que ceux auxquels sont confrontés les jeunes chrétiens : chômage, corruption et un gouvernement qui défend les intérêts iraniens. Dans la plaine de Ninive, de nombreux chrétiens vivent sous le contrôle de milices soutenues par l’Iran, accusées de racketter la population locale, d’entraver l’économie et d’intimider les minorités. Ces facteurs expliquent pourquoi certains chrétiens de la plaine de Ninive, jeunes pour la plupart, ont exprimé leur solidarité avec les manifestants, certains d’entre eux s’excusant dans les médias sociaux de ne pas pouvoir descendre dans la rue. Le 27 octobre, un groupe d’activistes chrétiens a lancé une campagne de solidarité dont le slogan est : « Nous sommes des chrétiens de la plaine de Ninive, solidaires avec nos camarades manifestants. Nous nous excusons de ne pouvoir manifester, parce que dans nos villes, nous ne sommes pas autorisés à le faire ». D’autres chrétiens expriment leur scepticisme quant à la portée des manifestations, et sont préoccupés par la violence. Depuis le début des manifestations, le 1er octobre, au moins 200 manifestants ont été tués par la police irakienne. Si la situation se détériore, ce ne sera pas la première fois que les chrétiens et les autres minorités religieuses auront été victimes des conflits politiques qui caractérisent l’Irak depuis 2003. Entre 2003 et 2017, au moins 1 357 chrétiens ont été assassinés par des groupes de militants sectaires hostiles — selon l’Organisation Shlomo pour la Documentation – témoins d’une guerre civile qui a affecté de manière disproportionnée les minorités religieuses irakiennes anciennes. L’archevêque syro-catholique de Mossoul, Mgr Yohanna Petros Mouche, a déclaré à l’AED : « Il est bon et juste que les opprimés et autres personnes privées de leurs droits manifestent — à condition qu’ils soient écoutés et respectés. »
deadly-protests-in-Iraq

Manifestations non violentes


« Ce n’est pas le cas en Irak », affirme-t-il. « Il n’y a pas de gouvernement, pas de respect pour la personne humaine, et les gens peuvent profiter de ces circonstances pour se venger d’autrui. De plus, dans la plaine de Ninive, nous en avons assez. J’espère d’une certaine manière que la prière jouera un rôle, parallèlement à une intervention qui rendra la situation plus calme et rassemblera les différentes idées. En fin de compte, ce sont les gens qui seront les victimes », a-t-il conclu. Dans un communiqué, le patriarche catholique chaldéen de Bagdad, Mgr Raphaël Sako, qui a annulé le 28 octobre un voyage prévu en Hongrie et rendu visite à des manifestants blessés dans un hôpital de Bagdad, a appelé le gouvernement à écouter les manifestants : « Nous en appelons à la conscience des responsables irakiens, pour qu’ils écoutent sérieusement leur peuple qui se plaint de la situation misérable actuelle, de la détérioration des services et de la propagation de la corruption, conduisant à une telle crise ». « C’est la première fois, depuis 2003, que le peuple irakien s’exprime de façon non violente, à l’écart de toute politisation, en brisant les barrières sectaires et en mettant l’accent sur son identité nationale irakienne. »

Projet de la semaine AED – Besoin de rénovations sur l’Ile de Puna, Équateur

01.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Amérique Latine, Construction, Equateur, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Projet de la semaine AED – Équateur

Rénovation d’un presbytère sur l’île de Puná

Mis-en-ligne le 1er novembre, 2019

 

L’île de Puná fait environ 900 kilomètres carrés et est située au sud de la côte équatorienne. Elle compte 7 000 habitants. C’est une région pauvre où le tourisme a tout récemment été encouragé. Les habitants y vivent donc non seulement de la pêche traditionnelle pratiquée à petite échelle, mais aussi de l’artisanat touristique.

 

Cette île est importante dans l’histoire de l’Église en Amérique latine, car elle a été le lieu où, en 1541, le premier évêque de Cusco, qui fut aussi l’un des premiers évêques d’Amérique latine, a souffert le martyre. L’évangélisation de l’île revêt donc un sens particulier pour l’histoire de l’Église locale.

 

Mais, malgré cette longue histoire de présence chrétienne, une paroisse n’y a été érigée qu’en 2018 ! Elle couvre les 13 villages de l’île. Le curé, le père Celso Miguel Montesdeoca Robles, souhaite y raviver la vie ecclésiale. Un certain nombre de choses ont déjà été accomplies. Ainsi, il y a maintenant la catéchèse pour les enfants, les adolescents et les adultes, la pastorale des jeunes, et des groupes qui rendent visite aux malades.

 

Le curé voudrait maintenant que les chefs de groupe soient mieux formés, et que d’autres personnes se joignent encore à eux. Les religieuses de la Congrégation des « Filles de Marie » aident aussi le curé dans son travail.

 

Hélas, le presbytère est dans un état pitoyable : les rénovations y sont devenues urgentes. Il faut savoir que la région est régulièrement touchée par des secousses sismiques, ce qui endommage les murs. Puis, le tremblement de terre dévastateur de 2016 a causé des dommages encore plus graves. Sans compter l’air marin, chargé en nitrates, qui abîme aussi le vieux bâtiment. Et, comme si ce n’était pas assez, il est mal protégé contre les bandits qui maraudent dans la région. Enfin, il faut aussi remplacer les anciennes canalisations d’eau et les vieux câbles électriques.

L’Aide à l’Église en Détresse voudrait donc offrir une aide de 21 900 dollars afin de répondre à l’urgence des travaux de rénovation. 

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

Vous désirez soutenir ce projet ou tout autre projet semblable ? Cliquez sur le bouton ci-dessous, et sélectionner ‘Projet de la semaine’.

Soudan du Sud : accomplir une mission extraordinaire en dépit de tout.

29.10.2019 in ACN International, Actualités, AFRIQUE, by Tobias Lehner, Persécution, Soudan du Sud, Soudan du Sud, Voyagez avec AED

Soudan du Sud

Mission extraordinaire au milieu de la persécution, de la pauvreté et de la guerre


L’Église catholique célèbre actuellement le Mois missionnaire extraordinaire, et ce jusqu’à jeudi. L’œuvre missionnaire de l’Église est souvent menée dans des conditions difficiles, telles que la persécution, la pauvreté et la guerre.

C’est également le cas au Soudan du Sud. La guerre civile qui a éclaté en 2013, deux ans seulement après la création du pays, a laissé sur les routes des centaines de millions de personnes et fait des centaines de milliers de morts. Et, malgré le cessez-le-feu signé en juin 2018, le pays demeure dans un grand état de désolation. C’est du moins ce que déclare le Père Boniface Isenge, du diocèse de Rumbek — centre du pays —, lors de sa visite au siège de l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse.

Comme l’explique père Boniface, environ 38 pour cent des plus de 13 millions de Sud-Soudanais sont chrétiens. Son diocèse compte quelque 180 000 catholiques. En ce moment, il est bon de noter que plusieurs personnes considèrent que l’Église catholique est la seule institution du pays qui fonctionne.

Ce membre de la congrégation du Saint-Esprit a tout d’abord passé huit ans dans le pays voisin, l’Éthiopie, alors qu’il était jeune prêtre, avant de décider de s’installer au Soudan du Sud en 2013 : « Après l’indépendance du pays, mon ordre a lancé un appel aux prêtres et missionnaires volontaires pour œuvrer ici. Je souhaitais faire quelque chose de nouveau et j’étais prêt pour cette nouvelle mission », se souvient Père Boniface. À ses yeux, il est de son devoir de ramener la paix dans cette région déchirée par la guerre.

 

Soif d’éducation

Peu de temps après son arrivée, l’ecclésiastique s’est rendu compte que ses fidèles avaient soif d’éducation. « Les écoles sont parfois très éloignées les unes des autres au Soudan du Sud », déplore-t-il. « Elles sont en sureffectif et les enseignants font généralement la classe à une soixantaine d’élèves, avec parfois jusqu’à une centaine de personnes dans la même salle. » Selon les autorités, environ les trois quarts des habitants du Soudan du Sud de plus de 15 ans sont analphabètes. Le curé n’a pas tardé à s’en rendre compte : « L’instruction est essentielle pour faire disparaître les tensions récurrentes au sein de la population. L’instruction est la clé de la paix ! »

Outre son travail pastoral, Père Boniface s’attache à convaincre les parents de l’importance de l’instruction pour leurs enfants, non seulement parce que celle-ci leur permet d’avoir de meilleures opportunités que la génération précédente, et ce, malgré les conditions difficiles et les problèmes qui règnent dans le pays, mais aussi parce qu’elle consolide l’indépendance. « Il faut savoir que 17 pour cent des mariages dans ce pays sont conclus avec des filles mineures. C’est malheureusement encore une pratique courante », explique-t-il.

Le Soudan du Sud a beau être le troisième pays le plus pauvre au monde, les prix y sont relativement élevés. « Pour beaucoup, même les denrées les plus élémentaires sont inabordables et ces personnes ont besoin d’aide et d’assistance pour survivre. » De nombreuses maladies telles que la malaria viennent peser encore davantage sur le pays.

L’espoir, en dépit de l’adversité

Malgré tous ces problèmes, père Boniface est confiant : « Je remercie du fond du cœur tous ceux et toutes celles qui nous soutiennent et qui sont réunis avec nous dans la prière. J’ai espoir qu’à l’avenir, les habitants pourront bien vivre au Soudan du Sud. »

 

Rien que depuis 2015, l’œuvre pontificale de l’Aide à l’Église en Détresse a soutenu l’Église du Soudan du Sud grâce à un montant de plus de 5,1 millions de dollars, notamment pour la reconstruction d’églises et d’établissements pastoraux, la formation des prêtres et des intentions de messe.

Communiqué AED: Mercredi Rouge 2019 – Une seconde édition au Canada

24.10.2019 in ACN Canada, ACN International, Mercredi Rouge, Miséricorde, MONDE, Par Mario Bard, Persécution, Rapport d'activités, Violences, Voyagez avec AED

Mercredi Rouge 2019

Une seconde édition au Canada Serez-vous solidaire ?

 

Montréal, 23 octobre 2019 – Alors que les résultats du dernier rapport international de l’Aide à l’Église en Détresse (AED) sur la persécution des chrétiens 2017-19 sortent ces jours-ci dans le monde entier, le bureau national de l’AED au Canada annonce que la 2e édition du Mercredi Rouge, activité destinée à sensibiliser éduquer à propos de la persécution dont sont victimes les chrétiens dans le monde ainsi qu’à l’importance de la liberté religieuse, se tiendra le mercredi 20 novembre prochain. Le Mercredi Rouge est également un temps de solidarité avec les chrétiens persécutés.

 Comme l’an dernier, une messe sera célébrée à 19 h 30 à la basilique-cathédrale Marie-Reine du monde à Montréal, alors qu’une vigile œcuménique de prière aura lieu à la cathédrale St. Michael de Toronto, aussi prévue à 19 h 30. Les deux événements seront présidés par les archevêques de ces deux diocèses, respectivement Mgr Christian Lépine et M. Le Cardinal Thomas Collins.

Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’AED au Canada, se réjouit de l’attention que porte à l’événement cette année, le recteur du Grand Séminaire de Montréal, M. Guy Guindon, sulpicien. « L’édifice historique du grand séminaire de Montréal sera illuminé de rouge et les séminaristes tiendront une vigile le jeudi 21 novembre à la chapelle historique », indique-t-elle avant d’ajouter : « Nous attendons aussi des nouvelles du diocèse de Calgary. L’année dernière, plus de 50 activités y avaient été organisées. » La tradition du Mercredi Rouge a débuté en Grande-Bretagne il y a quelques années et a été reprise par plusieurs bureaux nationaux de l’AED dans le monde, dont ceux de France, d’Italie et des Philippines.

Les personnes intéressées à souligner cette journée peuvent dès maintenant consulter la micropage créée par le bureau canadien à l’adresse www.acn-canada.org/fr/mercredi-rouge. Que ce soit en préparant un temps de prière dans une paroisse, une messe, ou bien encore en illuminant de rouge l’un ou l’autre des édifices emblématiques de leur coin de pays — église, centre diocésain, cathédrale, basilique, etc. — elles sont invitées à nous joindre afin que nous puissions faire connaître l’ampleur de ce geste de solidarité à tous les Canadiens. Au 1-800-585-6333 ou encore à l’adresse courriel info@acn-canada.org.

Irak : 90 % de moins qu’en 2003

Par ailleurs, l’AED annonce la sortie de son tout nouveau rapport consacré exclusivement à la persécution des chrétiens dans le monde. Parmi les grands points abordés dans ce rapport, dont la situation au Nigeria et celle en Asie du Sud et en Asie du Sud-est.

La carte que l’on retrouve dans le nouveau rapport Persécutés et oubliés 2017-19, disponible en format PDF sur le site web canadien de l’AED dès la semaine prochaine (Photo © AED).

Par ailleurs, celle des communautés chrétiennes du Moyen-Orient est tout simplement alarmante. « Elles sont plus que jamais en danger de disparaître », explique Marie-Claude Lalonde. Par exemple en Irak en 2003, on comptait 1,5 million de chrétiens. « En un peu plus d’une génération, leur nombre a tragiquement diminué de 90 % pour atteindre 150 000 ! Malheureusement, nous croyons que la communauté internationale n’a pas su donner de suite concrète aux inquiétudes très vives exprimées en 2016 lorsque certains gouvernements ont reconnu le génocide des chrétiens par le groupe État islamique (Daech/ÉI). Selon ce que disent nos partenaires sur le terrain, si ces terroristes devaient revenir en force et réattaquer la plaine de Ninive, lieu historique des chrétiens d’Irak, ce serait pratiquement la mort du christianisme en Irak, pourtant vieux de plus de 1 900 ans ! », s’attriste Mme Lalonde.

 

Les conclusions complètes du rapport seront disponibles en format PDF sur le site web du bureau canadien, dans la semaine du 28 octobre.

Pour plus d’information sur le Mercredi Rouge ainsi que sur l’Aide à l’Église en Détresse, visiter le site web : www.acn-canada.org/fr/mercredi-rouge.

 

Synode sur l’Amazonie : « Les peuples autochtones ont Dieu avec eux depuis longtemps »

11.10.2019 in Amazonie, Par Rodrigo Arantes, Vatican

Synode sur l’Amazonie

« Les peuples autochtones ont Dieu avec eux depuis longtemps »

Par Rodrigo Arantes, ACN-International
Révision française: Mario Bard, AED-Canada

Le Synode sur l’Amazonie se tient du 6 au 27 octobre au Vatican. Il s’agit d’un Synode qui attire l’attention non seulement des catholiques, mais aussi du monde entier. Mgr Neri José Tondello est évêque du diocèse du Mato Grosso et l’un des 18 membres du Conseil présynodal. Lors d’un entretien qu’il a accordé à l’Aide à l’Église en Détresse, il raconte l’histoire récente de l’Église en Amazonie, ainsi que l’expérience de l’Évangile avec les peuples autochtones. Il clarifie également le rôle consultatif du Synode.

 

Vous avez fait partie du Conseil présynodal. Le Synode attire l’attention non seulement au sein de l’Église, mais aussi dans tous les médias. À quoi attribuez-vous tant d’intérêt pour ce Synode ?

 

Le Synode sur l’Amazonie a une longue histoire. Il est clair qu’il finit par susciter un grand intérêt, parce qu’il traite d’une écologie intégrale. Cela s’étend aux peuples autochtones qui vivent en Amazonie, en particulier aux peuples autochtones, qui sont les premiers et légitimes propriétaires de l’Amazonie. Mais il y a aussi les habitants des rives des fleuves, les quilombolas (descendants des anciens esclaves africains), les colons et tous ceux qui vivent dans la région et qui sont à la recherche d’une vie meilleure. L’écologie intégrale cherche à étudier la maison commune dans son ensemble, et la Panamazonie est une réalité qui bénéficie à la planète entière.

Mgr Dom Neri Tondello célèbre la messe dans une chapelle de chaume.

Cette région, dans le contexte de l’idée de la maison commune, est affectée par les problèmes qui causent des impacts importants et dramatiques. J’y ajoute désormais les incendies criminels qui sont un grave problème et une menace. Auparavant, on ne prêtait pas une grande attention à l’impact des incendies. Mais après tout incendie, il y a la déforestation et l’exploitation illégale de la forêt, l’agro-industrie. Les rivières sont empoisonnées, ce qui tue les poissons. Les barrages hydroélectriques et l’exploitation minière — qui utilise des produits toxiques tels que le mercure — tuent également les poissons. Nous parlons ici des aliments de base des peuples autochtones. Tout cela finit par compromettre la biodiversité de la Panamazonie.

 

Nous avons ici le contexte général dans le cadre duquel la question ne s’est pas limitée au débat interne à l’Église, mais de fait, finit par impliquer le monde entier, parce que l’Amazonie n’est pas séparée du reste du monde. Tout est interconnecté, tout est relié : il y a donc des retombées mondiales. Le Pape François se demande aussi ce que le monde peut faire pour sauver l’Amazonie.

 

Qu’est-ce que le Synode sur l’Amazonie pour vous ?

 

Je peux dire que le Synode est un Kairós1. Je sais que le monde a déjà beaucoup parlé de la question, et que la diffusion du Synode prend de nombreuses formes. Et, même si les gens en parlent en mal, condamnent et disent des choses horribles sur le Synode, la grande majorité voit de manière positive cette assemblée spéciale pour la région panamazonienne et pour toute l’Église. Quand on est au centre du processus de préparation, on le sent. Celui qui n’aime pas critique, mais en général le Synode est un Kairós pour l’Église. Nous allons demander de prier beaucoup pour que nous puissions avoir le don du discernement.

 

Nous avons tendu l’oreille à la réalité amazonienne et aux clameurs des peuples qui ont exprimé leurs lamentations. Pendant la célébration du Synode, nous écouterons les scientifiques et surtout nous entendrons ce que l’Esprit saint a à dire aux Églises qui se trouvent en Amazonie.

 

 

Il est important de se rappeler que le Synode n’est pas délibératif. De par son règlement, il est consultatif. Mais ne manquons pas de courage pour proposer de nouvelles voies pour l’Église et pour une écologie intégrale. Puisse ce grand événement aider le Pape François à prendre les décisions nécessaires, et à nous donner une direction sûre qui réponde à cette merveilleuse réalité qu’est notre Amazonie bien-aimée.

 

Que faut-il pour empêcher que l’Église ne soit « qu’en visite » en Amazonie ?

 

Photo: Projet soutenu par l’AED – Achat d’un système de génératrice alimenté à l’énergie solaire pour le bateau « Itinerante », dirigé par père Gino Alberati

Nous importons des processus d’évangélisation d’hommes et de femmes qui sont venus de l’extérieur, qui ont donné leur vie et dont beaucoup d’entre eux sont des martyrs de l’Amazonie. Et, bon nombre des projets importés n’ont pas toujours été les meilleurs. Il s’agissait de projets de colonisation, de domination, et ils ne tenaient pas compte du potentiel qu’il y avait ici. En d’autres termes, ils ne tenaient pas compte du visage de l’Amazonie, qui est devenue le protagoniste de son propre projet d’évangélisation à travers l’inculturation de l’Évangile incarné dans la réalité des « graines du verbe » présentes chez les peuples autochtones, les habitants des rives des fleuves, les colonies, et chez tous les habitants de cette région. Par conséquent, pour avoir une Église plus permanente, plus efficace et plus présente, proche des gens, des populations, des groupes, pour la formation religieuse, mais aussi l’organisation de la communauté, il est nécessaire de multiplier les dons, les charismes, les ministères, les présences humaines. Bien sûr, le point de départ de tout est le baptême : une Église baptismale et collégiale, et non une Église cléricale. Je voudrais dire à ce sujet que le document Instrumentum laboris (instrument de travail) met sur la table du Pape une ouverture à cet appel.

Le célibat2 ne s’éteindra jamais, car il sera toujours un don fait à l’Église. Mais je crois aussi que l’Église peut penser à partir de la théologie de la spiritualité, de la pastorale, de l’exigence d’autres nouvelles manières d’assurer une présence plus continue auprès du Peuple de Dieu, qui aille au-delà de cette idée de l’Église « en visite ». Nous devons être plus proches, et pour cela nous devons valoriser les idées qui ont été élaborées sur une longue période. Par exemple, l’idée d’un « prêtre communautaire », de quelqu’un qui ait le visage de la communauté, un visage amazonien, quelqu’un qui vive ici, qui connaisse tous les membres de la communauté, et qui puisse faire en sorte que le processus d’évangélisation soit beaucoup plus efficace.

 

Colniza, l’une des villes de votre diocèse, est l’une des municipalités du pays qui souffre le plus des incendies. Quelle est la situation aujourd’hui ?

 

Les incendies ont été terribles. Ils ont toujours eu lieu [depuis des années], mais cette année ils ont été déchaînés. La région de Colniza et Guariba sont des localités où, statistiquement, ils se sont produits le plus souvent cette année. Je ne comprends pas la raison de cette culture du feu pour nettoyer les pâturages. Je pense que nous ne pouvons admettre que le feu devienne quelque chose de culturel, parce qu’il est beaucoup plus destructeur que bénéfique. J’ai vécu dans le Mato Grosso pendant dix-sept ans, et j’ai pu constater que cette année, la situation a été bien pire que les autres années. Beaucoup d’incendies sont criminels, d’autres étaient accidentels mais ont causé de grandes pertes dans la région. Il existe même « le jour du feu », organisé par un groupe de criminels.

Août 2019, Brésil : un champs brûlé dans la forêt amazonienne.

Les responsables de la région craignent maintenant des représailles dans le cadre des relations commerciales internationales. Nous essayons de développer une prise de conscience en collaboration avec le personnel de l’IBAMA (Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables), avec le personnel du syndicat forestier et avec les pompiers qui développent sans cesse des campagnes de sensibilisation pour prévenir les incendies. Nous nous associons à eux. Nous utilisons aussi notre force évangélisatrice pour attirer l’attention sur la responsabilité de ce risque grave qu’est la destruction de la nature par le feu.

 

L’AED soutient l’utilisation de sources d’énergies alternatives vertes

 

L’AED soutient des projets pastoraux en Amazonie depuis plus de 40 ans. Parmi les diocèses qui reçoivent de l’aide, il y a aussi le vôtre, Juína. Quels sont les avantages de ces projets que vous constatez dans votre village ?

 

Ce diocèse a grandement bénéficié des projets auxquels l’AED a collaboré. Par exemple la formation catéchétique, la pastorale des familles, de la jeunesse, des enfants, les campagnes de distribution de 2.000 Bibles, le matériel d’évangélisation, les chapelets pour enfants et l’aide au projet d’énergie solaire. Après tout, le Synode amazonien ne peut pas penser uniquement à la destruction de la forêt et à la construction de barrages hydroélectriques pour disposer d’énergie. Il est nécessaire de créer des sources d’énergies alternatives, et l’énergie solaire en est une. L’AED a également beaucoup aidé en ce sens.

Projet soutenu par l’AED : Construction de quatre bateaux en aluminium pour le travail pastoral dans le diocèse de Tefé. Le logo de la prélature de Tefé : une Bible qui voyage le long de la rivière Tefé.

 

En ce qui concerne l’importance de la formation, nous avons eu récemment quelques cours d’éthique avec le groupe de l’école de formation, dans l’idée d’avoir bientôt des diacres permanents. Nous avons déjà 10 diacres qui exercent leur ministère. Les élèves de cette école sont d’origines mixtes : nous avons plus de 20 autochtones et 15 personnes qui ne sont pas autochtones. Au sein de l’école de formation, nous avons des agents qui sont en lien avec les peuples des rives des fleuves et les dirigeants de nos communautés. Grâce à l’aide de l’AED, nous nous sommes immergés dans cette réalité amazonienne et nous avons ressenti ce soutien, en étant aidés par des projets d’évangélisation et en même temps des projets qui cherchent à construire et à former des évangélisateurs pour la région.

 

  1. Moment d’intervention divine dans l’histoire de l’humanité.
  2. L’un des points principaux soulevés par les critiques de l’instrument de travail.

Nigeria — diocèse de Maiduguri Terminer la cathédrale Saint-Patrick

07.10.2019 in Nigeria, Par Amanda Bridget Griffin et Mario Bard

Nigeria — diocèse de Maiduguri

Terminer la cathédrale Saint-Patrick : mission accomplie!

Texte :  Amanda Bridget Griffin et Mario Bard, AED Canada

Au cours de l’été 2018, l’équipe de l’Aide à l’Église en Détresse Canada (AED) a décidé de réaliser une collecte de fonds pour le Nigeria mise en place plus tard cette année-là. Pourquoi?

Retour en arrière : début juin 2018, l’AED-Canada a reçu le très charismatique Mgr Ignatius Kaigama, alors archevêque du diocèse de Jos, ville située dans la région appelée la ceinture du milieu (the Middle Belt), localisée au cœur du Nigeria. À cette occasion, nous avons approfondi ce que nous savions déjà et nous avons appris encore plus à propos de la situation très difficile à laquelle nos frères et sœurs chrétiens font face dans ce pays. Nous avons également découvert l’esprit de détermination qu’ils ont quand il est question de la pratique du dialogue interreligieux et du désir fort de vivre sa foi, et ce, malgré la persécution, le terrorisme et les tensions dignes d’une guerre civile.

De ces rencontres avec Mgr Kaigama, une grande volonté d’agir est née : donner de l’espérance aux Nigérians ! C’est que nous avons fait, et la réponse de nos bienfaiteurs a été émouvante; alors que l’espérance est d’abord venue par le biais de centaines des lettres d’encouragements qui ont ensuite été transmises à Mgr Kaigama, notre boîte aux lettres et notre site web se sont révélés être les lieux de l’espérance sous la forme de dons. Près de 300 500 dollars, et ce, dans une période de moins de six mois, ont été amassés !

L’un des projets que nous avons été capables de soutenir pour l’Église au Nigeria est situé dans le diocèse de Maiduguri (nord-est du pays). Le formulaire de demande d’aide pour terminer la construction de la cathédrale Saint-Patrick était accompagné de photos de la vieille construction. L’une d’elles montre le plancher de la cathédrale totalement inondé, une situation qui se répétait à chacune des saisons des pluies. De plus, une explosion terroriste survenue en 2011 avait aussi affecté toute la structure du complexe d’édifices diocésains dont la cathédrale fait partie. Puis, d’autres photos montraient une nouvelle structure en construction : le sol sans aucun recouvrement de plancher, le toit à moitié terminé. Ces travaux ont pu être réalisés grâce à un « soutien purement local », sans aucune autre assistance. Le diocèse a fait des demandes auprès d’autres organisations, mais n’a essuyé que des refus.

Connaissant les précédents projets soutenus par l’AED, Mgr Oliver Daeshe s’est tourné vers nous. Dans sa lettre de demande, il écrit : « Nous sommes conscients du fait que nous devrions “construire” les gens et rendre des services humanitaires, mais le besoin pour des endroits comme des lieux de culte est trop important [pour être ignoré], alors que la foi de l’Église persécutée grandit. »  Il y indique également que « le projet de cathédrale est un miracle pour nous et un témoignage [puisqu’au] milieu des difficultés et des défis, nos gens démontrent une telle foi, une telle résilience et un tel engagement. »

 

Finir la construction de la cathédrale : un projet réussi!

En moins d’un an, le projet pour terminer la construction de la cathédrale — débutée le 26 août 2015 — a finalement été réalisé. Cette cathédrale — dont l’historique remonte en 1945 — a pu bénéficier d’une nouvelle dédicace et d’une nouvelle vie ! La générosité des bienfaiteurs de l’AED a déjà un impact formidable. Tout d’abord, la nouvelle cathédrale a un jubé qui peut contenir 1 300 personnes et le plancher de la nef peut en contenir 1 200. Puis, parmi bien d’autres éléments, se trouvent une chapelle dédiée à l’adoration perpétuelle, deux pièces qui sont situées au-dessus de la sacristie principale et qui sont destinées aux lecteurs et aux servants d’autels et quatre confessionnaux dans la cage d’escalier.

Dans son discours de dédicace, le père John Bogna Bakeni a dit : « À la gloire de Dieu et pour la sanctification de toute la création. Le projet de construction de la cathédrale est finalement réussi. Grâce à la générosité et le soutien des paroissiens et d’amis ici et ailleurs, spécialement ceux de l’Aide à l’Église en Détresse (AED), sans qui compléter et célébrer la dédicace n’aurait pas été possible. »

Mgr Doeme nous écrit : « Les choses ne se sont pas nécessairement déroulées selon ce que nous avions planifié et estimé, et ce, à cause d’une économie instable et au ralenti, mais nous sommes parvenus à terminer le projet. Cela n’aurait pas été possible sans le soutien et la générosité de vos bienfaiteurs. »

 

Du fond du cœur, merci d’avoir donné un peu d’espoir à l’Église au Nigeria ! 

Projet de la semaine de l’AED : Aide à la formation pour des religieuses au Pérou

03.10.2019 in ACN International, Formation religieuse, Pérou, Religieuses, Voyager avec l'AED

Pérou

Aide à la formation pour des religieuses

 

Dans de nombreux pays d’Amérique latine, l’État n’accorde aucun soutien aux personnes handicapées. Les familles qui vivent dans la pauvreté n’ont guère la possibilité de s’occuper d’enfants vivant avec un handicap d’une manière qui correspond vraiment aux besoins de ceux-ci. La congrégation des Servantes du Plan de Dieu, fondée à Lima en 1998, s’occupe tout particulièrement de ces personnes.

 

Les religieuses ont créé des écoles pour enfants vivant avec un handicap, en plus de prendre soin des malades, des personnes âgées ou en détresse. Leur souhait est que chacun se sente accepté et que les personnes vivant avec un handicap puissent découvrir et développer leurs talents. En même temps, les religieuses veulent aussi contribuer à changer l’attitude de la société envers ces personnes.

 

Une présence internationale

Aujourd’hui, les religieuses interviennent non seulement en Amérique latine, mais aussi en Asie, en Afrique, en Europe et aux États-Unis.

La jeune congrégation suscite de nombreuses vocations. Beaucoup de jeunes religieuses sont médecins, avocates, éducatrices ou infirmières.

Présentement, 31 jeunes religieuses sont en formation à Lima. Aide à l’Église en Détresse les soutient grâce à un montant de 24 000 dollars.

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Communiqué de l’AED : Bénédiction papale d’une icône pour la Syrie

16.09.2019 in AED Canada, AED-Canada, Mario Bard, PAIX, Pape François, Syrie

Bénédiction papale d’une icône pour la Syrie
Marie-Claude Lalonde parmi les délégués de l’AED

Par Mario Bard, AED Canada

Lundi 16 septembre 2019 — Marie-Claude Lalonde, directrice nationale de l’Aide à l’Église en Détresse Canada (AED), a participé ce dimanche 15 septembre à la bénédiction d’une icône de la Vierge des Douleurs, Consolatrice des Syriens, par le pape François, à la Maison Sainte-Marthe au Vatican. Par la suite, l’icône sera transportée dans 34 diocèses de Syrie — on parle ici du pèlerinage de l’icône — offerte à la vénération des fidèles, et devrait terminer son périple à Damas en mai 2020.

 

« C’est une très grande joie pour moi d’avoir pris part à cet événement qui a eu lieu juste un peu avant l’Angélus de ce dimanche », indique fébrile Marie-Claude Lalonde au bout du fil. « Cette bénédiction est un pur bonheur, puisque nous étions au cœur même de la mission de l’AED : soutenir pastoralement les chrétiens qui en ont le plus besoin. » Elle ajoute : « Cette initiative rejoint tous les autres appels à la paix que le pape François a lancés pour que cesse ce conflit abominable et dont les civils syriens ont terriblement souffert. Par ce geste, il redit avec force tout son soutien à la population syrienne brisée par la guerre ».

Pèlerinage de l’icône : pour la guérison des cœurs

 L’Icône de la Vierge des Douleurs, Consolatrice des Syriens, a été écrite en août dernier par le père Spiridon Kabbash de Homs et sera présentée à la vénération des fidèles dans 34 diocèses de Syrie, fort probablement jusqu’à la fin du mois de mai 2020.

« Enfin, j’ai salué le pape au nom de tous les bienfaiteurs canadiens de l’Aide à l’Église en Détresse », termine Mme Lalonde

« Un projet comme celui de la bénédiction d’une icône peut paraître anodin et sans importance pour des sociétés sécularisées comme les nôtres », explique Mme Lalonde.
« Mais, en Syrie, les traditions religieuses sont encore très présentes dans l’espace social et ces gestes — écrire une icône, la bénir et la proposer à la vénération des fidèles — sont considérés comme un véritable baume, immense et pratiquement essentiel pour tous les chrétiens, blessés par cette guerre, eux qui ont survécu à plus de huit ans de conflit fratricide. »

« Enfin, j’ai salué le pape au nom de tous les bienfaiteurs canadiens de l’Aide à l’Église en Détresse », termine Mme Lalonde.

Le message du pape aux familles qui accompagne l’icône est : « Vous n’êtes pas seul, nous sommes avec vous. » Par ailleurs, au même moment en Syrie, les 6 000 chapelets bénis par le pape il y a un mois ont été distribués dans les paroisses syriennes.

Vatican, 15 septembre 2019 : le pape bénie l’icône de la Vierge des Douleurs, Consolatrice des Syriens. Le père Spiridon Kabbash de Homs, qui a écrit l’icône, se tient à côté. (© ACN/AED)

 

Le tout fait partie d’une grande campagne de prière pour et avec le peuple syrien, Consolez mon peuple, promue par l’Aide à l’Église en Détresse et des Églises syriennes.

 

Une goutte de lait à Homs en Syrie

Par ailleurs, Aide à l’Église en Détresse Canada est toujours en campagne de financement et espère collecter plus de 378 000 dollars afin de donner quotidiennement du lait à plus de 6 000 enfants âgés de 0 à 10 ans dans la ville de Homs, et ce, pendant une période de six mois.

Il y a trois manières faciles et sécuritaires de donner pour ces enfants :

  •         Le site sécurisé : acn-canada.org/fr/gouttedelait
  •          Par téléphone : 1-800-585-6333, poste 222
  •          Par la poste :

Une goutte de lait pour Homs
Aide à l’Église en Détresse Canada

C.P. 670, Succursale H
Montréal (Québec) H3G 2M6