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Adaptation Mario Bard

 

Projet de la semaine de l’AED au Pakistan — Aide à la formation des catéchistes

11.09.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Formation, Formation, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Pakistan — Histoire de succès de l’AED

Aide à la formation pour 42 futurs catéchistes

Les catéchistes sont extrêmement importants pour la vie de l’Église au Pakistan. Dans les paroisses, où l’on retrouve de nombreux villages sur une très grande distance, ils fournissent une aide précieuse aux prêtres et ont une grande responsabilité dans l’annonce de la foi. Sans eux, la vie paroissiale prendrait fin en maints endroits, faute de prêtres. 

Situé dans le diocèse de Faisalabad, le centre de formation catéchiste de Khushpur existe depuis 1965. C’est véritablement  le « cœur battant » de la pastorale au Pakistan. Dans ce pays où les hommes dominent la vie sociale, ces laïcs de tout le pays y reçoivent une formation de trois ans afin de pouvoir ensuite accomplir ce précieux service dans leur diocèse d’origine.

Les candidats qui sont déjà mariés et qui ont une famille reçoivent un logement pour la durée de leurs études. Leurs épouses assistent également à différents cours — soins de santé, couture —, et reçoivent également des connaissances bibliques de base.  Ainsi, dans le cadre de vie strictement séparée entre hommes et femmes, qui est la norme au Pakistan, les épouses peuvent s’occuper des femmes de leurs paroisses.  Enfin, pendant que leurs parents sont en apprentissage, les enfants des participants vont à l’école maternelle ou élémentaire.

 

Une grande importance est accordée aux exercices pratiques. Les catéchistes en herbe rendent donc visite aux paroissiens, parlent et prient avec eux. De plus, ils accompagnent pendant une semaine les catéchistes qui sont déjà en activité, afin de mieux comprendre leurs futures responsabilités.

 

Leur formation est régulièrement soutenue par l’Aide à l’Église en Détresse (AED). Les 42 futurs catéchistes vous remercient d’avoir à nouveau financé leur formation l’année dernière, grâce à un montant de 12 600 dollars.

À tous ceux qui ont aidé, un sincère « Que Dieu vous le rende ! ».

Îles Salomon : des moteurs pour des bateaux de missionnaires.

30.07.2019 in Adaptation Mario Bard, Îles Salomon

Projet de la semaine AED – Îles Salomon

Sept moteurs hors-bord pour des bateaux destinés à la pastorale

 

Les îles Salomon forment un groupe d’îles situé dans le Pacifique Sud, à environ 720 kilomètres à l’est de la Nouvelle-Guinée et 2 000 kilomètres au nord-est de l’Australie. Aujourd’hui, la plupart des 130 000 habitants sont chrétiens. La majeure partie est protestante et 13 pour cent sont catholiques.

 

Le diocèse catholique de Gizo est basé dans la capitale du même nom sur l’île de Ghizo, mais son territoire couvre au total plus de 40 îles, sur un rayon de 300 kilomètres. Trois prêtres autochtones et douze missionnaires de différents pays asiatiques s’occupent des huit paroisses qui s’étendent chacune sur plusieurs îles. Afin d’atteindre les fidèles, il faut faire des heures de navigation entre les différentes îles, et ensuite marcher à grand-peine à travers la brousse.

Pour que les prêtres du diocèse puissent atteindre les 118 stations missionnaires, il faudrait un nouveau moteur hors-bord pour chacun des sept bateaux dont ils disposent. En effet, en cas d’usage intensif, les moteurs sont tellement sollicités qu’ils ne fonctionnent plus de façon fiable après trois ans et peuvent tomber en panne à tout moment. En haute mer, cela représente un danger mortel. Or, les moteurs des bateaux missionnaires servent déjà depuis plus de sept ans et doivent être remplacés de toute urgence.

Aide à l’Église en Détresse a promis à Mgr Luciano Capelli 30 000 dollars pour l’achat des sept nouveaux moteurs.

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Entretien AED : Père Prasad Harshan aide les victimes des attentats au Sri Lanka.

26.07.2019 in Adaptation Mario Bard, PAIX, par Stephan Baier, Sri Lanka

Sri Lanka

« En une seule nuit, tout le pays a été baptisé »

Avec son équipe appelée Faith Animation, le Père Prasad Harshan aide les victimes des attentats terroristes au Sri Lanka.

Un entretien mené par Stephan Baier/Aide à l’Église en Détresse (AED)

Père Prasad Harshan, les attaques terroristes commises à Pâques contre trois églises chrétiennes au Sri Lanka ont blessé de nombreux fidèles, non seulement sur le plan physique et psychique, mais aussi dans leur foi. Comment l’Église les aide-t-elle ? S. E. Mgr Malcolm Ranjith, notre cardinal, souhaitait que des missionnaires descendent dans les rues pour aller de paroisse en paroisse, de rue en rue, pour être à l’écoute des gens dans leurs maisons, pour écouter leurs histoires et les aider dans chacun de leurs combats de la foi. Nous avions déjà commencé à mettre ce projet en branle il y a trois ans. Aujourd’hui, cette approche s’est avérée une véritable bénédiction lorsque nous avons appris cette tragédie : une bénédiction pour l’Église et pour la population. Nous sommes à présent cinq prêtres qui travaillent avec les victimes des attentats. Nous déployons en particulier nos activités à Negombo, où 115 personnes d’une seule paroisse ont été assassinées, et où plus de 280 personnes ont été blessées. Nous apercevons partout des fanions noirs en signe de deuil. Les gens sont blessés sur le plan physique, mental et spirituel. Nous constatons l’ampleur des blessures dans leur foi et dans leur vie spirituelle. Durant les trente années de guerre civile, nous n’avions jamais vécu ce genre d’attaques à la bombe dans des églises. Aujourd’hui, les gens se posent des questions : pourquoi est-ce arrivé ? Pourquoi le jour de Pâques ?

..« comment Dieu a-t-il pu permettre cela, dans Sa propre maison ? »

Père Prasad Harshan

Est-ce qu’il s’ensuit des doutes au niveau de la foi et une certaine distance par rapport à l’Église ? Les gens ont d’abord été sous le choc : comment Dieu a-t-il pu permettre cela, dans Sa propre maison ? Nous, les prêtres, avons décidé de rester aux côtés des gens, même si nous ne pouvions leur donner aucune réponse. Nous avons été auprès d’eux dans leurs maisons. Nous avons voulu leur montrer que Dieu est et demeure auprès d’eux. Après le choc, il a y eu la colère. En particulier lorsqu’ils ont appris que le gouvernement avait été, au préalable, alerté par des informations. Les gens ont dû lutter contre leurs émotions. Dans ce contexte, l’exhortation du cardinal de se laisser guider par la foi et non par les émotions a joué un rôle majeur.

À quoi ressemble concrètement votre travail pastoral ? Aujourd’hui, nous travaillons beaucoup avec des enfants qui ont peur de retourner à l’église ou à l’école dominicale. Nous suivons aussi les mères pour renforcer leur foi. Il y a 475 ans, un roi hindou a assassiné 600 chrétiens au nord du Sri Lanka. Nous emmenons maintenant les proches des victimes des attentats aux mémoriaux de ces martyrs, dans le nord du pays. Les morts du dimanche de Pâques sont des martyrs parce qu’ils ont perdu leur vie pour leur foi. À travers ce voyage auprès de ces anciens martyrs, nous tentons de guérir les blessures des proches. Les blessés et les personnes qui ont perdu leur conjoint durant la guerre civile s’adressent également à eux, les encouragent et témoignent de leur foi en Dieu. Beaucoup de catholiques au Sri Lanka m’ont dit qu’après les attentats terroristes, ils étaient plus forts et plus croyants qu’auparavant.

Les personnes directement concernées portent encore aujourd’hui leurs blessures. Néanmoins, cette tragédie est devenue une bénédiction pour les catholiques de notre pays, car en une seule nuit, tout le pays a été baptisé. En effet, il y a un baptême d’eau et un baptême de sang. Soudainement, notre pays a pris conscience de la présence des catholiques et de la particularité de leur croyance. Auparavant, environ 4 000 personnes regardaient les messages vidéo du cardinal, alors qu’aujourd’hui, ils sont des centaines de milliers. Ils veulent savoir ce qu’il pense. Nous vivons une véritable Pâque ! Mais, cela a commencé le dimanche de Pâques par les corps déchiquetés, par le sang des martyrs.

Victimes des attentats du 23 avril, 2019

Les bouddhistes représentent 70 pour cent de la population du Sri Lanka. Pourquoi les terroristes n’ont-ils pas attaqué des temples bouddhistes ? Les bouddhistes constituent une majorité dans ce pays, et parmi eux, il y a aussi des guerriers. Nous ignorons pourquoi aucun temple bouddhiste n’a été attaqué. C’est peut-être relié au fait que l’Église catholique constitue certes une minorité dans notre pays, mais qu’elle représente la plus grande communauté religieuse du monde. Les terroristes voulaient impliquer le monde entier.

« Ils se sont demandé : pourquoi ne se vengent-ils pas ? »

Comment les attentats ont-ils influencé la relation entre les bouddhistes et les catholiques ? Les bouddhistes ont commencé à discuter entre eux et à souligner à quel point les catholiques étaient admirables. Ils se sont demandé : pourquoi ne se vengent-ils pas ? Heureusement, nous avons un merveilleux système dans l’Église catholique : les prêtres écoutent le cardinal, les fidèles écoutent les prêtres. Actuellement, les moines bouddhistes nous admirent également, nous autres catholiques, et nous témoignent beaucoup de sympathie et de respect.
Comment les chefs de la communauté religieuse islamique du Sri Lanka ont-ils réagi à la terreur issue de leurs rangs ?
Les autorités musulmanes ont reconnu qu’elles avaient commis l’erreur de se taire au sujet des activités des groupes terroristes dans leurs communautés. Nous n’en savions rien, mais elles étaient au courant. Elles ont compris que c’était un désastre pour tout le pays. Tous les musulmans ne sont pas des terroristes, mais tous les kamikazes qui ont commis les attentats-suicides étaient musulmans. Les musulmans ne peuvent donc nier avoir leur part de responsabilité à assumer. Leur mission est maintenant d’effectuer une purification intérieure. Lorsque les enquêtes ont commencé, des armes ont été trouvées dans les mosquées. Nous en avons été choqués. Les dirigeants islamiques ont le devoir d’interpréter le Coran de manière pacifique.

La solidarité internationale avec les victimes a-t-elle été tangible au Sri Lanka ? Les organisations de secours catholique comme Aide à l’Église en Détresse (AED) nous ont été d’un très grand soutien. Nous sommes une minorité dans ce pays, mais nous savons que nous appartenons à une famille bien plus grande. Des gens qui ne sont jamais venus au Sri Lanka prient pour nous et nous font des dons ! C’est ainsi que l’Église catholique est devenue une bénédiction pour toute la population du Sri Lanka. En effet, des musulmans, des hindous et des bouddhistes aussi sont morts dans nos églises. Alors que les gens se tournent maintenant vers l’Église catholique, une conversion intérieure a commencé. Les gens commencent à comprendre ce que cela signifie de vivre en Jésus-Christ.

Communiqué : Saisie « brutale » en Érythrée des institutions de santé gérées par l’Église

11.07.2019 in Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Communiqué, liberté religieuse, Par John Pontifex

Érythrée

Saisie « brutale » des institutions de santé gérées par l’Église

Par Tobias Lehner, pour ACN International
adapté par Mario Bard pour AED-Canada
publié sur le web le 11 juillet, 2019

Commencée à la mi-juin, la saisie des 21 établissements de santé tenus par l’Église catholique en Érythrée s’est déroulée de manière « brutale », a expliqué en entrevue la semaine dernière à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) le père Mussie Zerai, lui-même originaire d’Érythrée, mais présentement en service pastoral à Rome. « Les patients ont littéralement été jetés hors de leurs lits. L’armée a détruit des portes et des fenêtres et fait pression sur les employés […] Une religieuse franciscaine, directrice d’un hôpital du nord du pays, a même été emprisonnée parce qu’elle résistait. »

 

«Rien ne justifie l’action du régime. Elle sanctionne ceux qui s’occupent des plus pauvres », estime le Père Zerai. Sans compter la souffrance qu’elle fait vivre aux 200 000 personnes qui reçoivent chaque année des soins de la part de ces institutions maintenant fermées.  Car, pour l’instant, le gouvernement n’a annoncé aucune nouvelle mesure de remplacement. Sa volonté première est de « nationaliser » les institutions de santé pour favoriser « la séparation des pouvoirs » et contrôler tout le secteur social, selon une loi qui date de 1995, mais qui n’avait jamais été appliquée de manière aussi brutale. Le père Zerai indique que « la plupart des patients n’étaient pas des catholiques, mais des chrétiens orthodoxes, des musulmans et des membres d’autres religions. Souvent, les établissements sont situés dans des régions très isolées [et pauvres] ». En 2018, huit dispensaires avaient été fermés de force.

 

Des observateurs étrangers supposent que cette nouvelle escalade de violence étatique vient du fait que le président Isaias Aferweki prend ombrage de la trop grande assurance qu’exprime ces derniers mois l’Église catholique dans le processus de paix avec l’Éthiopie. Pour le Père Zerai, la situation est très claire : « Le gouvernement est obsédé à vouloir contrôler tout un chacun. Il considère l’Église catholique comme une menace parce qu’elle dispose d’un réseau international et [qu’elle ose] poser des questions. »

Tous les croyants souffrent dans cet État marqué par l’athéisme

Il est estimé que de 120 000 à 160 000 catholiques vivent en Érythrée, alors que la moitié de la population est chrétienne et appartient aux Églises orthodoxes ou évangéliques luthériennes. Ce sont d’ailleurs les seules Églises chrétiennes qui soient tolérées par le régime, avec l’Islam sunnite. Une situation qui présente des similitudes avec celle observée dans certains régimes communistes, où les traditions religieuses officielles cohabitent en parallèle avec celles qui refusent toute ingérence étatique dans leurs affaires. Ou bien pire, quand elles sont honnies ou carrément interdites par le régime, et doivent donc rentrer donc dans la clandestinité.

 

 

De plus, contrairement à de nombreux pays d’Afrique du Nord, l’islam n’est pas la religion d’État en Érythrée. Le pays est « marqué par l’athéisme. Si cela ne dépendait que du gouvernement, il n’y aurait aucune religion. En fin de compte, cela procède du même type de pensée qu’en Chine », estime le père Zerai. En tous les cas, ce sont tous les croyants qui souffrent d’une pareille situation.

Pas de Constitution, pas de droits fondamentaux

« La raison pour laquelle de plus en plus de jeunes Érythréens partent pour l’étranger réside dans l’absence d’État de droit », estime le Père Zerai. Il n’existe aucune constitution, et ce, malgré l’indépendance du pays proclamée en 1993. « Les gens peuvent donc être arrêtés et emmenés de chez eux sans raison. Le service militaire s’est transformé en esclavage légalisé. Les jeunes gens sont privés de toute possibilité de se construire un avenir », déplore-t-il. Certes, à l’heure actuelle, « les États tentent d’impliquer plus fortement l’Érythrée à l’échelle internationale pour déclencher une certaine ouverture », explique-t-il. Mais, bien que le pays ait été élu au Conseil des droits de l’homme des Nations unies en octobre 2018, la situation y demeure critique et le pays reste isolé. Rapporteur spécial des Nations unies pour les droits de l’homme en Érythrée, Mme Daniela Kravetz considère que les actions des dernières semaines contre les institutions médicales tenues par l’Église catholique « montrent que, et bien qu’il y ait eu une amélioration du climat de sécurité et de paix dans la région, la situation des droits de la personne demeure inchangée. » Une situation qui s’applique également à la liberté de religion.

 

 

Cependant, et ce malgré les violences actuelles, le prêtre est convaincu que « l’Église catholique poursuivra ses activités pastorales, mais aussi sociales. Comme il est écrit dans la Bible : la foi n’est rien sans véritable engagement, sans œuvre. Retirer à l’Église la possibilité de pratiquer la charité, c’est comme si on lui amputait un bras. »

 

***

 

Rien que depuis 2016, l’œuvre pontificale de charité Aide à l’Église en Détresse (AED) a soutenu en Érythrée 44 projets, allouant environ 1,35 millions de dollars. Ces fonds ont permis de financer des aides à la construction de chapelles et d’institutions de l’église, des bourses, des automobiles assurant la mobilité des prêtres ainsi que l’aide à la subsistance de religieuses.

 

Projet de la semaine AED – Une église paroissiale au Brésil

11.07.2019 in Adaptation Mario Bard, Brésil, Construction, PROJETS AED

Brésil 

Une église paroissiale au milieu de la canne à sucre

 

La ville de Camela compte environ 30 000 habitants et est située au milieu des plantations de canne à sucre dans le nord-est du Brésil.

 

La vie de la population est marquée par une grande pauvreté et de graves problèmes sociaux. La violence et la toxicomanie sont très répandues. De plus, des groupes sectaires sont en pleine expansion et disposent désormais de 75 temples, tandis que l’Église catholique ne possède qu’une église paroissiale – trop petite ! – et la chapelle du cimetière.

 

Par ailleurs, l’église paroissiale est coincée entre un magasin et un supermarché. Il est donc impossible de l’agrandir. La messe dominicale est célébrée sur le terrain de sport parce que l’église n’offre pas assez d’espace pour les fidèles.

Le curé de la paroisse, le père Laion Fernando Gonçalves dos Santos Ferreira, et trois missionnaires laïcs, s’occupent sans relâche des fidèles et font un  travail pastoral qui porte du fruit.

 

Un terrain vient d’être offert à la paroisse et une nouvelle église paroissiale doit y être construite.

 

L’AED souhaiterait soutenir les travaux à hauteur de 53 550 dollars. Qui participera ?

 

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Récit de l’AED – Irak

10.07.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, by Xavier Bisits & Maria Lozano, Irak, persécution

Récit de l’AED – Irak

Mossoul, libéré depuis deux ans…
mais les chrétiens ont toujours peur d’y revenir

Il y a exactement deux ans, le 10 juillet 2017, le gouvernement irakien déclarait officiellement la défaite du groupe État islamique (ÉI). La libération de Mossoul a eu lieu trois ans après que la ville ait été soumise à une stricte charia, impliquant des conversions forcées, des exécutions de masse et la réapparition de l’esclavagisme.

 

 par Xavier Bisits & Maria Lozano, ACN International
adapté par Mario Bard pour AED-Canada
publié le 10  juillet 2019

 

Lorsque la ville a été libérée, « personne ne croyait que les chrétiens retourneraient à Mossoul », a expliqué en entrevue à l’Aide à l’Église en Détresse (AED) le prêtre syro-catholique Amanuel Adel Kloo.

 

Le Père Kloo a décidé de revenir. Actuellement, il est le seul prêtre de Mossoul. Il sent que sa mission est de « servir sous la croix » et de « maintenir et sauver l’héritage historique du peuple chrétien », notamment des églises datant de plus de 1 200 ans. Dans le cadre de cette mission, il est en train de reconstruire l’église de l’Annonciation, qui sera la première église à être reconstruite à Mossoul.

 

Le nombre de chrétiens qui sont retournés à Mossoul est d’environ 30 ou 40 personnes. Mais il existe une communauté beaucoup plus importante de voyageurs « itinérants ». D’une part, il y a environ 1 000 étudiants chrétiens qui se rendent chaque jour à l’université de Mossoul à partir des villes voisines. À cela, s’ajoutent plusieurs centaines de travailleurs, dont beaucoup travaillent pour le gouvernement à la réparation du réseau d’approvisionnement en eau et du réseau électrique de Mossoul, qui sont encore très endommagés. Le Père Kloo espère que certains de ces chrétiens finiront par retourner à Mossoul.

 

 

En 2003, la communauté chrétienne de Mossoul comptait environ 35 000 fidèles. Au cours des onze années qui ont suivi le début de la guerre contre Saddam Hussein, leur nombre a chuté tragiquement, les meurtres et enlèvements de chrétiens étant quasiment quotidiens. Beaucoup d’églises chaldéennes ont fermé avant même l’invasion du groupe ÉI. Par exemple, un grand nombre de personnes ont quitté Mossoul après les meurtres du père Ragheed en 2007 et celui de Mgr Faraj Raho, évêque chaldéen, en 2008. En 2014, il restait 15 000 fidèles de différentes Églises dans la ville : Église chaldéenne, syro-orthodoxes, syro-catholiques et quelques familles arméniennes. Avec l’arrivée des djihadistes, les cloches qui sonnaient à Mossoul depuis près de deux mille ans ont cessé de sonner. Des milliers de chrétiens ont immédiatement fui la ville. Ceux qui ne s’étaient pas échappés ont été forcés de se convertir ou ont été exécutés.

Renaissance du christianisme dans son berceau d’Irak

Aujourd’hui, bien qu’il n’y ait pratiquement plus de chrétiens dans la ville l’instant, Mossoul reste le siège « nominal » de deux évêchés importants en Irak. Les deux diocèses ont été consolidés ces derniers mois par la nomination de nouveaux évêques : en janvier, Mgr Najeeb Michaeel Moussa, à la tête de l’archevêché catholique chaldéen de Mossoul, et en juin, Mgr Nizar Semaan, archevêque coadjuteur de Mgr Petros Mouché, de l’archéparchie syro-catholique de Mossoul.

 

… « l’église et les autres bâtiments seront ouverts, les gens se sentiront en sécurité… et beaucoup de gens reviendront »

Le Père Kloo espère construire ensuite un complexe comportant des logements pour les étudiants ainsi que pour les personnes dans le besoin. Selon lui, la chose la plus urgente est de construire une école, car étant donné que la quasi-totalité du million d’habitants de Mossoul est de confession musulmane, aucune école chrétienne n’est disponible dans la ville. C’est un point décisif pour le retour des familles.

 

 

 

Ce prêtre syro-catholique espère que l’église de l’Annonciation sera prête dans trois mois. Et il espère encore plus que cela déclenchera une renaissance du Christianisme dans cette ville historique. « Les gens ont encore peur. Cependant, lorsque l’église et les autres bâtiments seront ouverts, les gens se sentiront en sécurité… et beaucoup de gens reviendront ».

 

À la suite de l’invasion de Mossoul et des plaines de Ninive au cours de l’été 2014, l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) a fourni de la nourriture, des abris, des médicaments et une éducation aux chrétiens déplacés et aux autres personnes arrivant à Erbil (capitale du Kurdistan irakien) et ailleurs. Quand les communautés ont commencé à rentrer chez elles après l’expulsion de l’ÉI, l’organisme de bienfaisance a entrepris de reconstruire des maisons, des couvents, des églises et d’autres structures.

Les bienfaiteurs de l’AED ont versé près de 64 millions de dollars d’aide en Irak, de 2014 à Mai 2019.

ENTRETIEN AED, Tunisie : Notre mission ici est de témoigner

05.07.2019 in Adaptation Mario Bard, AFRIQUE

ENTRETIEN AED: Tunisie  

Notre mission ici est de témoigner

À l’époque des Phéniciens, la ville de Carthage est celle qui donne le plus de martyrs à l’Église après celle de Rome. Au 21e siècle, la ville – maintenant nommée Tunis et capitale de la Tunisie – est devenue une Église « très fragile », nous a raconté Mgr Ilario Antoniazzi, archevêque de Tunis, dans un entretien accordé en juin dernier à Maria Lozano lors de sa visite au bureau international de l’Aide à l’Église en Détresse (AED).

* À noter : l’entrevue a été réalisée avant les deux attentats kamikazes du 27 juin dernier, qui ont fait un mort et huit blessés, au centre de Tunis.

Par Maria Lozano, ACN International
adapté par Mario Bard pour AED-Canada
publié le 7  juillet 2019

 

M: Quelle est la situation en Tunisie, huit ans après le « printemps arabe » ?

P: Le printemps arabe avait donné beaucoup d’espoir de plus de liberté et de bien-être. Mais il manquait un leader qui pouvait dire à la population comment y parvenir. C’est pourquoi beaucoup de gens ont été déçus. Pour beaucoup, l’avenir paraît donc incertain. Les gens aspirent aujourd’hui à plus de travail et de sécurité afin de retrouver plus de sérénité et de tranquillité. En ce qui concerne la situation de l’Église, la vérité est que nous ne pouvons pas nous plaindre. Nous pouvons faire ce que nous voulons à l’intérieur de l’Église et aller n’importe où sans demander la permission. Nous sommes libres et c’est bien.

M: Que voulez-vous dire quand vous dites que vous êtes libres ? De quels aspects parlez-vous, étant donné l’action très limitée qu’a l’Église dans cette société ?

Nous sommes régis par un modus vivendi, un accord signé en 1964 entre le Saint-Siège et la Tunisie sous la présidence de Habib Bourguiba. Avant cela, l’armée française avait été expulsée de Tunisie. L’Église était considérée comme le « bras long » de la France, des colonisateurs. C’est ainsi que presque tous les biens de l’Église ont été confisqués en Tunisie. Nous avions 125 églises, et il ne nous en reste que quatre. Cela a rendu l’Église fragile, mais en même temps cela nous a servi à quelque chose : notre foi est devenue plus forte. Comme nous ne pouvons pas compter sur le soutien des hommes et n’avons rien, nous sommes obligés de nous tourner vers Dieu et de lui demander tout ce dont nous avons besoin, et qu’Il nous donne la force de travailler dans la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement en Tunisie. Notre modus vivendi a des aspects négatifs pour l’Église, mais en même temps l’a obligée à se concentrer sur l’essentiel, le spirituel.

Nous avions 125 églises, et il ne nous en reste que quatre.

M: Étant donné que 99% de la population est musulmane, l’Église vit une situation très fragile. Que fait l’Église dans votre pays ?

P: Nous ne sommes que des missionnaires. Le missionnaire est quelqu’un qui témoigne de la présence du Christ là où Il n’est pas connu. En Tunisie, le Christ n’est pas connu. Tous les chrétiens sont des étrangers : des étudiants originaires pour la plupart d’Afrique subsaharienne, ou des entrepreneurs qui sont venus travailler en Tunisie. Nous devons les soutenir et bien les accueillir, et ce n’est pas toujours facile, parce qu’on n’entend jamais les cloches. Toutes les activités ecclésiales étant à l’intérieur de l’église, on ne voit rien depuis l’extérieur. Il n’est pas facile d’entrer en contact avec eux, mais une fois que nous y sommes parvenus, ils font activement partie de l’Église en Tunisie. Nous comptons ainsi entre quinze et vingt mille chrétiens. Il n’est pas facile d’avoir des statistiques parce que, par exemple, les étudiants s’en vont une fois qu’ils ont terminé leurs études et il en arrive d’autres.

Selon nos calculs, nous perdons chaque année un quart de nos fidèles, mais il en arrive un autre quart. Cela signifie que tous les quatre ans, les fidèles qui sont avec nous ont été complètement renouvelés. De ce fait, il n’est pas facile de faire des projets à long terme dans l’Église, ou avec l’Église, car ceux qui commencent un projet ne le terminent presque jamais, et ceux qui arrivent ne savent pas de quoi il s’agit. Il n’y a pas de stabilité : c’est une difficulté supplémentaire pour notre Église.

Je suis le seul évêque de Tunisie parce que, peu à peu, la Tunisie a abandonné la foi chrétienne et aujourd’hui, la population est complètement musulmane.

M : Mais les racines de la Tunisie sont chrétiennes ! Cela ne doit-il pas être vu et ressenti ?

P: En Tunisie, on disait la messe en latin avant que ce soit le cas à Rome. Le christianisme est arrivé en Tunisie au cours des premiers siècles de l’Église. Rappelons-nous saint Cyprien, saint Augustin et tous les martyrs que nous avons eus en Tunisie. Après Rome, la ville qui a donné le plus de martyrs à l’Église est celle de Carthage, c’est-à-dire Tunis. Le pays comptait environ 120 évêques et l’évêque de Carthage était considéré comme le primat de l’Afrique, qui avait autorité sur tous les évêques d’Afrique. Bien sûr, aujourd’hui, il n’y a plus 120 évêques. Je suis le seul évêque de Tunisie parce que, peu à peu, la Tunisie a abandonné la foi chrétienne et aujourd’hui, la population est complètement musulmane.

M: Nous ne pouvons pas voir l’avenir, mais certains pensent que dans cent ou deux cents ans, l’Europe aussi pourrait avoir perdu la foi et vivre une situation similaire à celle de l’Afrique du Nord. Que pensez-vous que nous puissions faire pour éviter que cela ne se produise ?

P: Il est vrai que l’Europe est en danger. Toutefois, pas parce que les musulmans sont des intrus, mais parce que nous n’accordons pas d’importance à la foi que nous avons. Regardons en revanche comment vivent les musulmans : le jour de la prière, tout le monde va à la mosquée. Dans notre pays, les églises sont vides. Les musulmans ont des enfants, mais les chrétiens en ont de moins en moins. Peu à peu, nous nous suicidons par manque de fidèles, par manque d’enfants. Il suffit de regarder nos églises en Europe, la grande majorité de ceux qui prient est âgée de 60 ans ou plus. Où sont les jeunes ?

 

 

M: Un autre facteur est le manque de prêtres. En Europe, l’âge moyen des prêtres est élevé. Quelle est la situation dans votre pays ?

P: Je suis peut-être le seul évêque au monde qui se plaint que ses prêtres sont trop jeunes. Actuellement, parmi mes prêtres, il y a deux ou trois prêtres qui ont 90 ans. Mais le plus vieux du reste des prêtres a 45 ans. Nous n’avons pas assez de prêtres plus âgés qui aient une connaissance historique de la Tunisie, de la société, de l’Église et de tout. C’est quelque chose qui nous manque. De même pour son travail d’assistance aux religieuses, aux autres prêtres… il est nécessaire que le prêtre ait une expérience pastorale et religieuse.

 

M: En Tunisie, toutes les religieuses et tous les prêtres sont-ils des missionnaires venus de l’étranger ?

P: Oui. Il n’y a pas de prêtres tunisiens. Les religieuses ainsi que les prêtres proviennent de congrégations. La plupart d’entre eux viennent faire une mission de 5 à 10 ans et ensuite retournent dans leur pays. Nous manquons d’une présence fixe de prêtres.

 

M: Caritas joue un rôle important, mais pas uniquement pour les chrétiens…

P: Caritas n’est pas un « mouvement » de l’Église, quelque chose qui fait partie de l’Église. Pour nous, Caritas est l’Église. Ça représente une grande responsabilité. Avec son aide, tout ce que nous faisons peut atteindre les familles, la société, là où ni un prêtre ni une religieuse ne peut aller. Caritas est donc considérée comme le missionnaire de l’Église. Elle témoigne du Christ, d’un Christ qui aime, qui aide les gens à travers toutes ces personnes qui travaillent à Caritas. Quand quelqu’un arrive, nous ne lui demandons jamais quelle est sa religion, mais quelle est sa souffrance. Que ce soit un chrétien ou non, c’est quelque chose qui n’a pas d’importance pour Caritas. Nous avons des chrétiens, ceux qui viennent sont surtout africains, mais il y a aussi de nombreux Tunisiens. Nous avons des activités dans des quartiers de Tunisie qui sont à 100% musulmans, et nous sommes là pour aider les femmes à apprendre un métier, par exemple confectionner des sucreries, afin de pouvoir mener une vie indépendante. Une fois qu’elles sont formées sur un métier, elles peuvent gagner de l’argent et vivre une vie plus digne.

 

M. Que diriez-vous aux bienfaiteurs de l’Aide à l’Église en Détresse ? Que pouvons-nous faire pour la Tunisie, pour vous aider dans votre travail épiscopal ?

P: Nous avons une Église fragile, parce que son activité est très limitée, fragile aussi à cause de la question des moyens de subsistance, parce que tout ce que nous avions nous a été pris. De plus, quels que soient nos besoins, nous devons demander l’aide à l’étranger. Aide à l’Église en Détresse joue un rôle très important pour nous, pour garantir que nous puissions continuer notre travail et notre apostolat, en particulier au milieu de ce peuple qui a besoin de témoignages. Être là, cela signifie rendre témoignage du Christ par sa propre vie, et non uniquement par des mots. C’est montrer par notre conduite qui est le Christ, un Christ qui aime, un Christ qui pardonne. Les Tunisiens n’auront jamais un Évangile dans leurs foyers, mais nous sommes l’Évangile qu’ils peuvent lire à travers notre comportement. Et toute l’aide que nous recevons de l’AED nous permet de témoigner, par notre vie, de qui est le Christ. Ensuite, c’est Lui qui donne la grâce qui touche les cœurs, pas nous. Je tiens à remercier l’AED pour toute l’aide qu’elle nous fournit. Parce que cela nous aide à rester debout, cela nous aide à poursuivre notre mission.

Histoire de succès de l’AED – Zambie

03.07.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Construction, PROJETS AED, Séminaristes

Zambie – Histoire de succès de l’AED

Travaux de rénovation au Séminaire Saint-Augustin

La Zambie, contrée enclavée d’Afrique australe, est l’un des pays les plus stables du continent africain. Avec près de 90 pour cent de la population, les chrétiens constituent la majorité des 17 millions d’habitants. Toutefois, il n’y a qu’environ 20 pour cent de catholiques ; la plupart des chrétiens sont membres de diverses communautés protestantes.

L’Église catholique y fait face à des défis majeurs. Ainsi, alors que la vie ecclésiale était autrefois soutenue principalement par des missionnaires étrangers qui recevaient un soutien matériel de leur pays d’origine, ce sont aujourd’hui de plus en plus souvent des évêques et des prêtres originaires du pays qui assurent maintenant les responsabilités.

Pour assurer une présence pastorale réelle et contrer les illusions

Les paroisses s’étendent sur de vastes territoires et les fidèles sont dispersés, sans compter les infrastructures routières qui sont mauvaises à maints endroits. Il serait donc bon d’avoir davantage de prêtres pour être présent auprès d’eux. Parallèlement à cela, des sectes font un prosélytisme actif et attirent beaucoup de monde par des messages de Saluts faciles : elles promettent le succès, la richesse et la santé, ce qui leur permet même de charmer des catholiques ! Elles y parviennent surtout lorsqu’en raison du manque de moyens et des longues distances, la présence pastorale n’est pas assez forte pour que les gens puissent vraiment s’enraciner et se sentir chez eux, dans l’Église catholique.

 

Présentement, il est très souhaitable que l’Église de Zambie ait plus de prêtres. Mais, afin de pouvoir former des prêtres, il faut aussi remplir certaines conditions, et offrir un lieu simple, mais digne. Au séminaire Saint-Augustin de Kabwe, près de 90 jeunes hommes se préparent à être ordonnés prêtres. Cependant, le bâtiment, qui remonte aux années 1950, avait un besoin urgent de rénovation depuis des années. Il y avait des fissures dans les murs, des tuiles tombaient de la toiture, le plafond s’effritait et les canalisations étaient délabrées : tout cela rendait la vie difficile et parfois même dangereuse ! Sans compter les toilettes qui avaient un besoin urgent de rénovation.

Alors, grâce à l’aide des bienfaiteurs de l’AED qui ont fait don de 22 350 dollars, les salles de bains ont été rénovées et la tuyauterie a été remplacée. Les séminaristes remercient du fond du cœur tous ceux qui ont offert leur aide.

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Projet de la semaine AED : construction d’une chapelle au Bénin

26.06.2019 in Adaptation Mario Bard, AFRIQUE

Projet de la semaine AED – Bénin

Construction d’une chapelle dans un village

 

La paroisse de la Sainte Trinité, à Guilmaro, est située dans le nord-ouest du Bénin. Comme presque toutes les paroisses en Afrique, elle s’étend sur une vaste zone où se trouve de nombreux villages. Beaucoup de gens doivent parcourir un long chemin pour assister à la messe.

 

Le village de Damouti est la plus grande localité de la paroisse. Il dispose d’une modeste chapelle de terre – on devrait plutôt parler d’une hutte – où les fidèles se rassemblent pour prier. Le prêtre y vient régulièrement pour célébrer la messe, et ce sans compter les autres activités comme les temps de prières pour le mois de Marie, la prière du chapelet tout l’année et la catéchèse.

 

Une ouverture à la Bonne Nouvelle du Christ

 

Ce petit bâtiment en terre est devenu beaucoup trop exigu pour accueillir les fidèles. Pendant la messe, plus de la moitié des fidèles restent dehors. Pendant la saison sèche, ils sont exposés à la chaleur et à un soleil brûlant, et pendant la saison des pluies, ils ne sont pas protégés des fortes pluies. Par ailleurs, il est difficile de suivre la messe quand on se trouve à l’extérieur.

Or, le nombre de fidèles augmente. Chaque année, il y a de nombreux baptêmes. Une majorité des habitants de la paroisse – soixante pour cents – sont adeptes de religions africaines traditionnelles. Parmi eux, beaucoup sont ouverts à la Bonne Nouvelle du Christ.

 

Une modeste chapelle de terre, à remplacer car elle est devenue trop petite!

Les fidèles voudraient une plus grande chapelle. Étant donné qu’ils n’ont pas les moyens de collecter par eux-mêmes la totalité des fonds nécessaires, c’est avec confiance que le Père Noël Kolida s’est adressé à l’Aide à l’Église en Détresse. Nous aimerions soutenir la construction de l’église grâce à un montant de 22 500 dollars. Qui veut participer ?

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Communiqué : Rapport annuel 2018 Aide à l’Église en Détresse (AED)

20.06.2019 in Adaptation Mario Bard, MONDE, Par Marta Petrosillo, PROJETS AED

RAPPORT ANNUEL 2018 DE L’AIDE À L’ÉGLISE EN DÉTRESSE 

Aide à l’Église en Détresse (AED)
Plus de 166,5 millions de dollars pour soutenir l’Église du monde entier

Plus de 166,5 millions de dollars pour l’Église souffrante, opprimée et persécutée dans le monde entier. C’est le total des dons collectés en 2018 par l’Aide à l’Église en Détresse (désignée au niveau international par le sigle ACN ou bien AED dans les pays francophones), grâce à ses 23 bureaux et son bureau international situé en Allemagne.

Par Marta Petrosillo pour ACN International

adapté par Mario Bard pour AED-Canada

publié le 20 juin 2019.

 

Une telle collecte obtenue grâce aux dons de plus de 330 000 bienfaiteurs, a permis de réaliser 5 019 projets dans 139 pays.

Une telle collecte, obtenue grâce aux dons de plus de 330 000 bienfaiteurs compte dans le monde, a permis de réaliser 5 019 projets dans 139 pays.

« Nous sommes émus par la générosité de nos bienfaiteurs du monde entier », a déclaré Thomas Heine-Geldern, président exécutif de l’œuvre, lors de la présentation du rapport. « Leur sacrifice et leur foi ont une fois de plus déplacé des montagnes ! »

« Chaque année, je me réjouis de la générosité des bienfaiteurs qui ne cessent de soutenir les projets qui nous sont confiés. En même temps, il nous faut relever le défi de mieux faire connaître cette Église pauvre et persécutée aux générations les plus jeunes », souligne quant à elle la directrice nationale au Canada, Marie-Claude Lalonde. « Ainsi, nous explorons de nouvelles manières de rejoindre les gens et de leur parler de l’Église d’ailleurs et de ses besoins et de sa grande vivacité. »

L’an dernier, le bureau canadien a reçu près de 2,6 millions de dollars pour soutenir une foule de projets, dont plusieurs au Nigeria. « La visite de Mgr Ignatius Kaigama, acteur pour la paix et le dialogue dans son pays, a été un moment fort de notre année. Aujourd’hui, l’un des fruits de cet événement sera la tenue d’expositions photo de l’AED sur la persécution dans le diocèse de Vancouver. Sans compter le Mercredi rouge qui pour cette deuxième édition le 20 novembre prochain, se déroulera de nouveau dans plusieurs diocèses, dont ceux de Toronto, Montréal et Calgary. »

Un soutien sur tous les continents

Un enfant en Éthiopie tient une image de l’Évangile, distribuée grâce à l’AED.

La réalité fondamentale qui se dégage des chiffres du rapport annuel (voir plus bas) est le soutien à l’Église universelle. Celui-ci s’exerce aussi – et surtout ! – en étant proche de l’Église opprimée et persécutée, et en étant capable de réagir concrètement aux attaques qui visent de plus en plus, dans le monde, les communautés chrétiennes. À l’occasion d’attentats tragiques tels que les récents massacres au Sri Lanka le jour de Pâques, ou des attaques fréquentes dans des pays comme le Pakistan et le Nigeria, l’Aide à l’Église en Détresse a toujours réagi rapidement en permettant aux communautés blessées de se relever et de renforcer leur présence, même dans les pays où les chrétiens représentent une petite minorité opprimée. Elle démontre ainsi que la foi a le pouvoir de vaincre la haine.

Soutenir les religieuses qui travaillent en situation de conflit : ici en Syrie.

Les faits saillants

Comme par les années passées, une grande partie des dons a été affectée à des projets en Afrique (27%) et au Moyen Orient (25%). Ces dernières années, l’aide attribuée à la région du Moyen Orient a connu une augmentation significative. Depuis le début du « printemps arabes » en 2011, l’œuvre pontificale de charité y a en effet réalisé des projets pour un montant total de, dont plus de 27 millions de dollars rien qu’en 2018. L’aide d’urgence aux milliers de chrétiens et de réfugiés déplacés, en particulier au Moyen Orient, a représenté plus de 12 % des aides accordées l’année dernière. Il est particulièrement important de souligner l’excellent travail de reconstruction des maisons de chrétiens, rendu possible grâce au soutien de l’AED en Syrie et en Irak. En effet, il y a eu 1 479 habitations de chrétiens reconstruites au Moyen Orient grâce à l’intervention de l’œuvre de charité.

Dans cette partie du monde, se trouve le pays qui, en 2018, a le plus bénéficié du soutien de l’AED. Il s’agit de la Syrie, où des interventions ont été réalisées pour pas moins de 12,9 millions dollars, soit plus de 4,35 millions de dollars de plus qu’en 2017. Un autre pays moyen oriental se trouve dans la liste des bénéficiaires, l’Irak, où des projets d’un total de 9,75 millions de dollars ont été financés l’année dernière. Viennent ensuite l’Inde (7,8), l’Ukraine (4,8) et la République Démocratique du Congo (4,2).

Un diacre entre de nouveau dans une église d’Alep en Syrie, lourdement endommagée par les bombes et les tirs de mortiers. L’espoir est au rendez-vous, grâce à nos bienfaiteurs ! 

Une messe toutes les 22 secondes !

En ce qui concerne les domaines d’intervention, les projets de construction et de reconstruction se retrouvent toujours à la première place (31,9% de l’aide) avec plus de 34,8 millions de dollars au total, pour la construction de 2 470 maisons, chapelles, églises, couvents, séminaires et centres pastoraux.

Viennent ensuite les offrandes de messe (16,4%). En 2018, 40 569 prêtres ont bénéficié de ce soutien particulier et ce sont au total, l’an dernier, 1 421 001 messes qui ont été célébrées aux intentions des bienfaiteurs de l’AED, c’est-à-dire une messe toutes les 22 secondes.

Viennent ensuite les offrandes de messe (16,4%). En 2018, 40 569 prêtres ont bénéficié de ce soutien particulier, fondamental dans les régions pauvres où les prêtres ne peuvent compter sur aucune autre forme de subsistance. Cela représente un prêtre sur dix dans le monde. Au total, l’an dernier, 1 421 001 messes ont été célébrées aux intentions des bienfaiteurs de l’AED, c’est-à-dire une messe toutes les 22 secondes.

Parmi les types d’aide, ce sont les aides d’urgences qui arrivent en troisième position, au même niveau que les interventions en faveur de la formation des prêtres et des religieuses (12,4%). En 2018, la formation de 11 817 séminaristes a été soutenue, ce qui représente un séminariste sur dix dans le monde, et les études complémentaires de 4 370 prêtres ont été financées. Les intentions de messe ont également permis de soutenir 1 383 prêtres qui enseignent dans les grands séminaires.

Une très grand importance est également accordée à l’éducation à la foi des laïcs, qui arrive en cinquième position et a représenté 11,2% de l’aide. L’an dernier, la formation de 14 169 catéchistes et laïcs engagés a été financée.

La sixième catégorie d’intervention est liée aux moyens de transport pour la pastorale (6,8%), avec 907 véhicules offerts, dont 370 voitures, 189 motos, 342 vélos, 2 camions, 2 autocars et 2 bateaux. Vient ensuite le soutien aux médias chrétiens et à la publication de Bibles et d’autres textes religieux (4,6 %). En 2018, a permis la publication et la diffusion de 1 103 480 textes sacrés et publications religieuses.

Le désespoir – ici dans l’État du Bihar en Inde. Discrimination et persécution religieuse sont le lot dans bien des pays, même démocratiques.