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Adaptation Mario Bard

 

Aide à l’Église en Détresse dans l’histoire : le miracle du changement politique !

12.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Aide à l'Église en détresse., Voyager avec l'AED

Aide à l’Église en Détresse dans l’histoire

Le miracle du changement politique!

Par Tobias Lehner & Volker Niggewöhner, ACN-International
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada

Le 9 novembre 2019 a marqué le 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin. C’est une étape décisive dans les événements qui ont conduit à l’effondrement du communisme en Europe. Un rêve devint réalité pour de nombreuses personnes : des chrétiens dévoués de toutes confessions et de nombreuses organisations qui ont travaillé sans relâche au cours des décennies précédentes pour provoquer ce changement politique. Parmi ces organisations figure l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) et son fondateur, le prémontré néerlandais Père Werenfried van Straaten (1913-2003).

 

42 ans d’attente et d’efforts en vue d’un changement politique

Les événements entourant la chute du Mur n’ont pas surpris l’œuvre de bienfaisance. Dès le début, c’était ce qui était visé par l’engagement de l’AED. « Après avoir attendu ce tournant pendant 42 ans, notre crédibilité est maintenant en jeu si nous n’aidons pas l’Église persécutée en redoublant notre volonté de faire des sacrifices. Même là où elle a été libérée de ses chaînes, elle reste démunie. Sans prêtres, sans programmes radiophoniques et sans livres, la libération est vaine », écrivait le Père Werenfried aux bienfaiteurs de l’AED. Les défis que l’œuvre allait alors affronter rappelaient ses débuts de pionnière.

Jetons un regard en arrière. En 1947, à l’initiative du Pape Pie XII, le Père Werenfried lance une campagne pour aider les Allemands déplacés et expulsés de l’Est. En 1952, après avoir reçu des informations qui faisaient état de violations des droits de l’homme et de persécutions contre l’Église dans les pays nouvellement placés sous le régime communiste, il étendit les opérations de secours à ces régions. Voilà pourquoi, durant les premières années, l’œuvre s’est appelée Aide aux prêtres de l’Est, pour être renommée Aide à l’Église en Détresse en 1969.

La situation dans les pays derrière le rideau de fer était différente d’un État à l’autre. L’Union soviétique était considérée comme un territoire inaccessible. Seules des émissions radiophoniques provenant de l’étranger permettaient d’y diffuser la Bonne Nouvelle de l’Évangile — ou alors il fallait recourir à la contrebande. Dans d’autres pays, en particulier en Pologne et en Yougoslavie, il était possible de soutenir davantage.

L’œuvre considérait qu’une autre de ses missions importantes résidait dans l’information du public. Il fallait que le monde occidental sache ce qui se passait à l’Est. C’est ainsi que le Père Werenfried s’est exprimé dans des centaines d’homélies sur la situation de l’Église persécutée en Europe de l’Est, devenant lui-même le porte-parole des opprimés privés de leur voix.

Derrière le Rideau de fer, en Pologne, le cardinal Karol Wojtyla, qui deviendra Jean-Paul II, visite le chantier de l’église de Nowa Huta (1977). Le régime communiste avait voulu une nouvelle ville sans Dieu : la population en a décidé autrement…

«Armés» pour la paix

À partir des années 1960, l’AED a étendu son soutien à d’autres régions du monde, comme l’Amérique latine et l’Afrique, mais l’aide à l’Europe de l’Est est demeurée l’une de ses préoccupations majeures. Ses efforts ont été inspirés par les paroles du Pape Pie XII qui avait dit un jour au Père Werenfried : « Tout le monde se prépare à la guerre, mais presque personne ne pense à préparer la paix au cas où elle arriverait soudainement ». Et c’est devenu l’objectif du Père Werenfried qui voulait être préparé pour le « jour J ».

Lorsqu’une nouvelle politique vit le jour en Union soviétique sous Mikhaïl Gorbatchev, l’AED augmenta entre 1987 et 1988 les aides allouées aux républiques soviétiques, qui passèrent alors de moins d’un million de dollars à 3,5 millions de dollars. C’est aussi dans cette période que le Père Werenfried commença des collectes de fonds pour la formation des prêtres dans les pays du bloc de l’Est. Chacune des deux initiatives s’avéra extrêmement utile, en particulier lorsqu’on regarde les événements qui surviendront par la suite.

La chute du mur de Berlin et les autres événements révolutionnaires marquèrent pour l’AED l’avènement du « Jour J ». Alors que dans le passé, l’aide devait rester secrète, elle pouvait maintenant être apportée ouvertement et parfois elle était même souhaitée par l’État. Une chose est sûre : le soutien dans ces pays restait toujours absolument indispensable. Dès 1990, les aides pour l’Europe de l’Est augmentèrent au point de dépasser les 22 millions de dollars, et atteignirent en 1994-1995 près de trente millions de dollars, ce qui équivalait à plus de 40 % de la totalité du soutien accordé à l’échelle mondiale par l’AED. Ce niveau a persisté jusqu’au passage au nouveau millénaire.

Soutien humanitaire et pastoral

Voici quelques — un des projets d’aide particulièrement remarquables réalisés dans les années qui ont suivi la chute du communisme. Pendant la Révolution roumaine, en décembre 1989, le Père Werenfried s’est rendu à Bucarest dès le lendemain de l’exécution du dictateur Ceaușescu et de son épouse. Auparavant, il avait été l’un des premiers à organiser une aide d’urgence pour atténuer la souffrance de la population roumaine.

En Ukraine, une relation particulière s’est établie entre l’AED et l’Église grecque catholique.. Lorsque son primat, le cardinal Myroslav Ivan Lioubatchivsky, a pu quitter son exil romain le 30 mars 1991 afin de retourner dans sa patrie,, il était accompagné par le Père Werenfried. Lors d’une sainte messe célébrée à Lviv, le fondateur de l’AED a fait une promesse solennelle : « Au nom de nos bienfaiteurs, je vous promets que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous aider dans la nouvelle évangélisation de l’Ukraine, vous les évêques, les prêtres et les religieuses, les séminaristes et l’ensemble du peuple des fidèles. »

L’AED a tenu promesse : la construction du Grand séminaire à Lviv devint l’un des plus grands projets de l’œuvre. Aujourd’hui, le séminaire de Lviv et ses 200 étudiants compte parmi les plus grands dans le monde.

 

Au programme : formation des prêtres, couvents et proclamation de l’Évangile

Dans les autres états d’Europe de l’Est, le financement de la formation des séminaristes était également une préoccupation majeure. À cela s’ajoutait l’aide apportée aux monastères contemplatifs, dont beaucoup avaient survécu aux années du communisme dans des conditions déplorables ou bien venaient tout juste d’être fondés. Dans de nombreux pays, l’Église était au bord du gouffre et ne possédait plus rien, puisque tous ses bâtiments avaient été confisqués sous le régime communiste et qu’il n’existait plus aucune structure d’organisation cléricale. Dans ces domaines également, l’AED apporta son soutien, en particulier aux petites Églises locales en Albanie, en Bulgarie, en Roumanie ou au Kazakhstan. Dans ces pays, les catholiques sont en minorité et trouvent peu de défenseurs dans la société.

 

Un œcuménisme vivant : reconstruire les ponts

En 1991, une mission spéciale pour la reconstruction spirituelle de l’Europe de l’Est a été confiée par la plus haute autorité : le Pape Jean-Paul II exprima pour la première fois à l’AED son idée d’intensifier le dialogue avec l’Église orthodoxe russe. Une approche qui trouva un terrain fertile chez le Père Werenfried. En octobre 1992, il se rendit pour la première fois en Russie avec une délégation. Là, il rencontra le Patriarche Aleksei II et d’autres dignitaires orthodoxes. Le père Werenfried a pu faire son rapport au pape au début de 1993 et le soutien de certains projets en faveur de l’Église russe orthodoxe vint donc compléter le soutien accordé aux communautés catholiques.

L’un des fameux bateaux chapelles.

Le projet le plus célèbre devint celui des fameux bateaux chapelle — des embarcations transformées en chapelle permettant aux prêtres de se rendre dans des communes où il n’y avait plus d’église. Le Père Werenfried était convaincu que « la nouvelle évangélisation indispensable de la Russie représentait la mission fondamentale de notre Église-sœur orthodoxe ». Comme celle-ci avait également souffert de la persécution sous le communisme et qu’elle devait repartir de zéro, il fallait maintenant la soutenir.

 

De bénéficiaires à bienfaiteurs

Regina Lynch, directrice du département des projets à l’Aide à l’Église en Détresse.

Depuis 1990, l’AED a soutenu l’Église en Europe de l’Est avec plus 750 millions de dollars. Même si, de nos jours, les priorités de l’aide se sont déplacées vers le Moyen-Orient et l’Afrique, les chrétiens d’Europe de l’Est ne sont pas tombés dans l’oubli. Ainsi, la petite Église extrêmement pauvre d’Ukraine se situe toujours au quatrième rang des pays soutenus par l’AED.

Enfin, il est intéressant de souligner que les communautés des anciens pays communistes n’ont pas été que des bénéficiaires. Peu après l’effondrement du rideau de fer, des actions de solidarité ont vu le jour chez des catholiques de différents pays qui, peu de temps auparavant, souffraient eux-mêmes de la persécution. La Pologne a joué et joue toujours un rôle majeur à cet égard. L’un des 23 bureaux nationaux de l’AED y est maintenant installé et un autre a été ouvert en Slovaquie, état qui faisait partie de l’ancienne Tchécoslovaquie. Ici aussi, le miracle du changement politique est à l’œuvre.

Nouvelles de l’AED : Chrétiens du nord-est de la Syrie

04.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Par Marta Petrosillo, persécution, Syrie

Chrétiens du nord-est de la Syrie


«Nous avons besoin d’aide.»

Propos recueillis le 28 octobre dernier par Marta Petrosillo, AED-Italie
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada

Mise en ligne le 1er novembre, 2019

«Au moins trois cents chrétiens ont quitté les villes de Ras al-Ain, Derbasiyah, Tall Tamr et une partie d’Al-Malikiyah, et nous craignons que si les combats continuent, un exode encore plus grand de fidèles affecte Qamishli, où 2 3000 familles chrétiennes vivent actuellement». C’est l’histoire désespérée que Mgr Nidal Thomas, représentant épiscopal de l’Église chaldéenne à Hassaké, raconte à l’Aide à l’Église en Détresse.

Le prêtre décrit une situation critique. « Nous ne savons pas ce qui se passe. Chaque heure, nous entendons parler de victimes et de disparus dans les déclarations des Kurdes, des Turcs, des Américains et des Russes. Mais nous ne connaissons pas la vérité. La seule certitude est que les bombardements, et en particulier les massacres commis par les Turcs contre notre communauté, poussent de plus en plus de chrétiens à fuir ».

À l’heure actuelle, peu de familles de fidèles ont trouvé refuge au Kurdistan irakien, mais Mgr Thomas estime que les chrétiens en fuite pourraient difficilement choisir la région semi-autonome du nord de l’Irak comme destination. « La vie y est trop chère pour les chrétiens syriens qui sont pauvres. Sans compter que le peuple irakien n’a rien fait pour éviter le scénario dramatique qui s’est malheureusement concrétisé en Syrie. Dans notre pays, il y avait des milliers de familles chrétiennes. Personne n’a essayé de nous défendre ».

Les chrétiens en danger : «Nous avons besoin d’aide.»

Aujourd’hui, les chrétiens du nord-est de la Syrie, malgré la confirmation de l’assassinat d’Abou Bakr al Baghdadi, craignent encore et toujours un retour du djihadisme. « Malheureusement, c’est une éventualité que nous devons prendre en compte », affirme Mgr Thomas selon qui beaucoup d’hommes du groupe État islamique (ÉI/Daech) auraient maintenant rejoint l’Armée syrienne libre qui est entrée dans la région de Ras al-Ain.

Par l’intermédiaire de l’Aide à l’Église en Détresse, il s’adresse à la communauté internationale et demande un soutien au nom de sa communauté. « Nous avons besoin d’aide. Nous sommes, les chrétiens, la population ayant le plus souffert de ce conflit interminable. Nous sommes le maillon faible, parce que nous voulons vivre en paix et que nous rejetons la guerre. Les deux tiers des chrétiens ont quitté le pays et le tiers restant risque de ne pas survivre. Et pendant ce temps, les pays occidentaux s’affrontent pour se répartir la Syrie, qui a été mise à genoux y compris à cause des sanctions internationales ».

L’AED-Canada continue de soutenir les chrétiens en Irak et en Syrie. Dans ce dernier pays, la campagne pour les enfants de Homs, Une goutte de lait, est toujours effective. Vous pouvez donner en visitant la page web acn-canada.org et cliquer sur le bouton Dons en haut à droite. Pour plus d’information, il est aussi possible d’appeler au 1-800-585-6333.

Projet de la semaine AED – Besoin de rénovations sur l’Ile de Puna, Équateur

01.11.2019 in Adaptation Mario Bard, AED-Canada, Amérique Latine, Construction, Equateur, PROJETS AED, Voyagez avec AED

Projet de la semaine AED – Équateur

Rénovation d’un presbytère sur l’île de Puná

Mis-en-ligne le 1er novembre, 2019

 

L’île de Puná fait environ 900 kilomètres carrés et est située au sud de la côte équatorienne. Elle compte 7 000 habitants. C’est une région pauvre où le tourisme a tout récemment été encouragé. Les habitants y vivent donc non seulement de la pêche traditionnelle pratiquée à petite échelle, mais aussi de l’artisanat touristique.

 

Cette île est importante dans l’histoire de l’Église en Amérique latine, car elle a été le lieu où, en 1541, le premier évêque de Cusco, qui fut aussi l’un des premiers évêques d’Amérique latine, a souffert le martyre. L’évangélisation de l’île revêt donc un sens particulier pour l’histoire de l’Église locale.

 

Mais, malgré cette longue histoire de présence chrétienne, une paroisse n’y a été érigée qu’en 2018 ! Elle couvre les 13 villages de l’île. Le curé, le père Celso Miguel Montesdeoca Robles, souhaite y raviver la vie ecclésiale. Un certain nombre de choses ont déjà été accomplies. Ainsi, il y a maintenant la catéchèse pour les enfants, les adolescents et les adultes, la pastorale des jeunes, et des groupes qui rendent visite aux malades.

 

Le curé voudrait maintenant que les chefs de groupe soient mieux formés, et que d’autres personnes se joignent encore à eux. Les religieuses de la Congrégation des « Filles de Marie » aident aussi le curé dans son travail.

 

Hélas, le presbytère est dans un état pitoyable : les rénovations y sont devenues urgentes. Il faut savoir que la région est régulièrement touchée par des secousses sismiques, ce qui endommage les murs. Puis, le tremblement de terre dévastateur de 2016 a causé des dommages encore plus graves. Sans compter l’air marin, chargé en nitrates, qui abîme aussi le vieux bâtiment. Et, comme si ce n’était pas assez, il est mal protégé contre les bandits qui maraudent dans la région. Enfin, il faut aussi remplacer les anciennes canalisations d’eau et les vieux câbles électriques.

L’Aide à l’Église en Détresse voudrait donc offrir une aide de 21 900 dollars afin de répondre à l’urgence des travaux de rénovation. 

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Entretien avec Mark Reidemann sur la persécution religieuse

21.10.2019 in Adaptation Mario Bard, liberté religieuse, Maria Lozano, Voyagez avec AED

AED International

Organisation confessionnelle et soutien humanitaire

Regard sur la question

 
 Entretien par Maria Lozano, ACN International
Adaptation du texte, Mario Bard, AED Canada
  • L’ambassadeur de l’Union Européenne annonce une nouvelle initiative visant à réduire l’ignorance religieuse ou « l’analphabétisme » religieux1 dans le monde entier.
  • Cardinal Parolin : Les gouvernements devraient éviter la « colonisation idéologique ou culturelle ».
  • 20ème anniversaire du Rapport sur la liberté religieuse de l’Aide à l’Église en Détresse (AED)

Mark von Riedemann, directeur des affaires publiques et de la liberté religieuse de l’œuvre pontificale de charité de l’AED, a été invité à animer une table ronde sur l’aide humanitaire lors d’un récent symposium entre les États-Unis et le Saint Siège intitulé « Des chemins pour atteindre la dignité humaine : partenariat avec des organisations confessionnelles ». Maria Lozano, responsable de l’information au bureau international de l’AED, l’a interviewé à ce sujet.

AED : L’ambassade des États-Unis à Rome et le Saint-Siège ont récemment coparrainé un symposium où le secrétaire d’État américain, Michael R. Pompeo, le Secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, Mgr Paul Gallagher et le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Vatican, se sont exprimés sur la façon dont les gouvernements peuvent s’associer avec des organisations confessionnelles pour mieux défendre la liberté religieuse. Qu’est-ce qui a motivé ce symposium ?

Mark von Riedemann : Le symposium a voulu rappeler les 35 ans de coopération positive entre le gouvernement américain et le Saint-Siège, avec le travail du Pape Saint Jean-Paul II et de Ronald Reagan et leurs efforts combinés pour mettre fin au communisme dans l’ex-Union soviétique.

L’intention était également de présenter des nouvelles initiatives prises par le gouvernement américain pour travailler directement sur le terrain avec les organisations confessionnelles. Comme l’a fait remarquer l’ambassadrice des États-Unis auprès du Saint-Siège, Mme Castella Louise Gingrinch dans son discours d’ouverture, les gouvernements à eux seuls ne peuvent pas faire grand-chose. Elle a noté, par exemple, que même pour les États-Unis qui sont l’un des principaux pourvoyeurs d’aide humanitaire dans le monde, l’efficacité de ce soutien nécessite des partenariats avec les organisations travaillant sur le terrain. Les organisations catholiques et autres organisations confessionnelles peuvent fournir une aide plus efficace dans les endroits où les gouvernements n’ont ni l’expérience ni le réseau pour cela. La forte participation diplomatique à cette occasion a également incité le représentant de l’Union européenne auprès du Saint-Siège, l’Ambassadeur Mr Jan Tombinski, à annoncer le lancement d’une initiative de l’UE appelée « Echange mondial sur la religion dans la société », qui vise à réduire l’ignorance religieuse ou « l’analphabétisme » religieux dans l’UE et le reste du monde. L’objectif d’une telle initiative est de reconnaître l’importance de la foi dans la vie quotidienne. Il s’agit d’une première absolue pour l’Europe, qui s’était jusqu’à présent vantée d’être « aveugle à la religion ».

Le Cardinal Parolin a salué ces nouvelles initiatives. Dans son discours, cependant, il a mis en garde contre la tentation des pays donateurs d’imposer certaines valeurs culturelles ou visions du monde qui deviennent des conditions préalables à l’octroi de l’aide aux pays bénéficiaires.

 

En effet, il a fermement demandé aux gouvernements d’éviter, lorsqu’ils parrainent des organisations confessionnelles, ce que le pape François a appelé une « colonisation idéologique ou culturelle » consistant à « imposer une vision du monde ou un ensemble de valeurs différentes aux sociétés les plus pauvres, faisant souvent de l’adoption de ces valeurs une condition préalable pour recevoir une aide humanitaire ou au développement ». Bien que l’Aide à l’Église en Détresse n’ait jamais été touchée par cette question, car nous comptons uniquement sur le soutien de bienfaiteurs privés, j’ai été heureux qu’il en fasse mention. Nos partenaires de projet nous ont en effet, et ce à maintes reprises, témoigné  de ce genre d’abus. En effet, il est abusif de subordonner l’aide alimentaire à l’acceptation de programmes de promotion de la contraception et de l’avortement. Et ce phénomène est bien documenté.

Ce symposium fait partie d’une série d’autres actions menées ces derniers mois dans le domaine de la liberté religieuse et de l’attention portée à la question de la persécution des chrétiens. Quelle tendance avez-vous notée ?

 

La liberté religieuse est de plus en plus reconnue comme un droit fondamental, les deux tiers de la population mondiale vivant dans des pays où la liberté religieuse est restreinte, et les chrétiens constituant le plus grand groupe confessionnel soumis à des persécutions.

Cette conférence s’inscrit dans la foulée d’un « Appel mondial à la protection de la liberté religieuse », lancé le 23 septembre 2019, qui a été le premier acte de l’ONU sur la liberté religieuse parrainé par un président américain, et de la résolution de l’ONU du 28 mai 2019 faisant du 22 août la « Journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou de leurs convictions ». Au cours des deux dernières années, il y a eu une série d’initiatives, dont la création d’un « Secrétariat d’État pour l’aide aux chrétiens persécutés » en Hongrie, l’Alliance internationale pour la liberté religieuse lancée par les États-Unis, et ce qui est peut-être le plus remarquable, le nombre croissant de nations qui instituent ou réactivent des ambassadeurs pour la liberté religieuse et liberté de croyance dans des pays comme le Danemark, les Pays-Bas, les États-Unis, la Norvège, la Finlande, l’Allemagne et le Royaume-Uni, entre autres.

2019 marque le 20ème anniversaire du Rapport sur la liberté religieuse de l’AED. L’AED a-t-elle été une sorte de voix prophétique dans le désert appelant à la liberté religieuse et à la fin de la persécution des chrétiens ?

 

Le rapport a en effet été prophétique. En 1999, la liberté religieuse n’était pas un sujet majeur pour la plupart des gouvernements, mais l’AED recevait déjà de nos partenaires de projet sur le terrain de plus en plus de témoignages de persécution des chrétiens. Par exemple, les tensions religieuses au Nigeria se sont développées cette année-là avec l’imposition de la charia dans une douzaine d’États à majorité musulmane, entraînant une violence sectaire importante qui se poursuit encore aujourd’hui. Depuis lors, nous avons été témoins d’événements dramatiques au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie, et les souffrances qui en ont résulté pour des millions de personnes ont exigé une attention et une réaction accrues.

Puis, il y a eu un moment charnière en 2016 lorsque l’Union européenne et les États-Unis ont adopté des résolutions qualifiant de génocide les atrocités commises par l’État islamique (ÉI/Daesh) contre les chrétiens en Syrie et en Irak. La persécution des chrétiens est-elle une surprise ? Non, elle s’est développée au fil des siècles, plongeant ses racines dans l’intolérance, qui s’est transformée en discrimination et persécution, jusqu’à ce que le monde prenne enfin conscience du génocide des chrétiens en Irak et en Syrie. Un triste symptôme de ce génocide est la diminution de la présence chrétienne au Moyen-Orient : en 1910, les chrétiens représentaient 13,6 % de sa population. En 2010, ce nombre était tombé à 4,2 %. L’appel du gouvernement américain en faveur d’un nouveau partenariat entre le gouvernement et les organisations confessionnelles est un signe supplémentaire que les pays occidentaux prennent conscience de ces réalités, et c’est un pas important dans la bonne direction.

  1. Sur l’expression « analphabétisme religieux », voir le rapport abrégé de l’AED 2016-18 sur la liberté religieuse.

Inde — Projet AED de la semaine

18.10.2019 in Adaptation Mario Bard, Inde, PROJETS AED, Subsistance, Voyager avec l'AED

Projet AED de la semaine – Inde Aide à la formation pour 23 séminaristes

La Congrégation de Sainte-Croix a été officiellement fondée au Mans en France en 1837. Elle est née de la fusion des Frères de Saint-Joseph — fondé en 1820 par le père Jacques Dujarié —, et des Prêtres auxiliaires du Mans, fondé par le chanoine Basile Moreau en 1835. À cette époque postrévolutionnaire, toute une génération de jeunes a grandi en ne recevant pratiquement aucune éducation chrétienne et catholique. Cette communauté masculine est donc née du désir d’un groupe de jeunes hommes d’éduquer les jeunes dans les campagnes. Les Sainte-Croix comme on les appelle souvent ont connu une évolution fulgurante : à peine 25 ans après la fondation, ils étaient déjà en Algérie, aux États-Unis, au Canada, en Italie et au Bengale oriental (aujourd’hui l’Inde et le Bangladesh).

De nos jours, les religieux de la congrégation sont présents dans 16 pays. Ils s’occupent de l’instruction religieuse des jeunes et dirigent des écoles, car ils estiment que l’éducation spirituelle est l’arrière-plan requis pour s’attaquer, grâce à une foi chrétienne instruite, profonde et réfléchie, aux problèmes pressants de l’époque actuelle. Les Canadiens les connaissent très bien puisque l’un d’eux, le saint et thaumaturge Frère André Bessette, a fondé l’oratoire Saint-Joseph en 1904 à Montréal. Ce haut lieu de pèlerinage reçoit aujourd’hui en moyenne plus de deux millions de visiteurs par année.

 

D’abord, les familles

En Inde, la congrégation compte quatre provinces et est particulièrement active. Elle bénéficie également de nombreuses vocations. Les pères Indiens de la Sainte-Croix ne travaillent donc pas seulement dans ce pays, mais ils se mettent également au service de l’Église universelle en tant que missionnaires dans d’autres pays.

De nos jours —, et ce partout dans le monde —, il devient de plus en plus important d’aider les familles et les jeunes à s’enraciner profondément dans la foi chrétienne, face à la diffusion du consumérisme et aux nombreux défis créés par le phénomène de la mondialisation. Pour y arriver, les prêtres doivent être bien formés. Dans la province d’Inde du Sud, 23 jeunes hommes se préparent actuellement au sacerdoce. L’Aide à l’Église en Détresse souhaiterait contribuer et les aider à payer leurs frais de formation avec un montant de 10 350 $. Les séminaristes prient pour tous ceux qui les aideront ! Merci à tous ceux et celles qui pourront le faire, et merci de prier pour ces séminaristes.

Nouvelles de l’AED : Inde et liberté religieuse

04.10.2019 in Adaptation Mario Bard, AED, Inde, liberté religieuse

Inde et liberté religieuse

«Nous ne baisserons pas les bras dans notre lutte pour l’égalité, la justice et la fraternité».

Texte par Matthias Böhnke. ACN International
Adaptation par Mario Bard pour le bureau canadien

« Pour les chrétiens de notre diocèse, les circonstances de la vie sont difficiles », explique à l’Aide à l’Église en Détresse Mgr Stephen Antony, évêque de Tuticorin, diocèse situé au sud de l’Inde. « Pour pouvoir pratiquer notre foi, nous sommes soumis à de plus en plus de restrictions », indique également l’évêque âgé de 67 ans, qui était en visite ad limina à Rome avec 53 autres évêques indiens.

 

L’évêque affirme que le gouvernement indien s’efforce de transformer cet immense pays marqué par l’hindouisme en une nation unie, n’ayant qu’une seule langue et un seul point de vue politique. Il s’agit là d’un projet ambitieux, difficile sinon impossible à réaliser dans un pays multiple comportant 29 États fédéraux et qui, avec 1,37 milliard d’habitants, constitue le deuxième pays le plus peuplé du monde. Sur le plan démographique, l’Inde pourrait dès l’an prochain dépasser la Chine, actuellement première au classement.

 

Politiques favorisant les plus riches

Les élections parlementaires qui se sont déroulées cette année et ont été remportées haut la main — avec un résultat étonnamment élevé par le parti nationaliste BJP (Bharatiya Janata Party) du gouvernement du premier ministre Narendra Modi, ont encore exacerbé la situation : « Les circonstances dans lesquelles nous vivons actuellement ne sont pas particulièrement encourageantes. Le gouvernement prend de nombreuses décisions hâtives, de sorte que certaines choses deviennent imprévisibles. La politique ne se déploie plus qu’en faveur des gens riches dans la population. Les pauvres en pâtissent », déplore l’évêque.

 

Projet soutenu pas l’AED : moyen de transport pour le travail pastoral et social des religieuses de Saint-Charles Borromée, au couvent Saint-Charles, province de l’Est, Vilathikulam, Tutcorin District.

Environ 450 000 catholiques vivent dans le diocèse de Tuticorin, ce qui correspond à environ 17 pour cent de la population. Les attaques ciblées contre des fidèles et des groupes de pèlerins rendent la situation de plus en plus difficile. Mais elle empire surtout pour les hôpitaux et les plus de 200 établissements scolaires gérés par l’Église. Il y a un taux de chômage élevé non seulement chez les enseignants, mais aussi chez de nombreux petits paysans et ouvriers industriels à cause de l’absence de soutien de la part du gouvernement. L’évêque explique très clairement que dans cette région, beaucoup de gens sont tellement désespérés qu’ils ne voient aucune autre issue que de se suicider.

 

Néanmoins, en particulier après sa visite auprès du pape François à Rome, il perçoit un signe d’espoir : « Nous ne baisserons pas les bras dans notre lutte pour l’égalité, la justice et la fraternité », assure Mgr Stephen Antony et ajoute : « Nous espérons que bientôt, il régnera à nouveau plus de tolérance entre les hindous et les chrétiens et que la propension à la violence diminuera dans le pays. Je suis profondément reconnaissant à l’AED et à tous les bienfaiteurs qui ne cessent de nous soutenir dans tous les domaines de la pastorale en nous apportant le nécessaire et qui nous accompagnent par leurs prières. »

Crimée – la pauvreté ne cesse d’augmenter

30.09.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Crimea, Europe de l'Est, Pastorale familiale, Voyager avec l'AED

Crimée – Europe de l’Est
La pauvreté ne cesse d’augmenter

 

Pour de nombreuses familles en Crimée, passer des vacances d’été est impossible à cause de leur situation économique. Donc, lorsque les vacances scolaires commencent, de nombreux enfants passent leur journée dans la rue pendant que leurs parents doivent travailler. C’est pourquoi Aide à l’Église en Détresse (AED) soutient dans cette région des initiatives de camps d’été organisés par l’Église catholique. Une manière de donner une perspective aux enfants et aux adolescents de familles vivants des difficultés économiques. 

 

En Crimée, l’économie — déjà en difficulté — ne cesse de se détériorer. Particulièrement depuis que la péninsule de la mer Noire a été annexée par la Russie, les salaires et les revenus ont baissé alors que les prix, notamment ceux des denrées alimentaires, ont grimpé en flèche. C’est une situation dont souffrent particulièrement les gens qui ont un revenu modeste.

« Par rapport à 2013, au cours du premier semestre 2017, les salaires ont baissé de 18 pour cent et les revenus de pension de retraite, de 14 pour cent », explique l’évêque catholique romain d’Odessa-Simferopolm, Mgr Jacek Pyl, un membre de la congrégation missionnaire des Oblats de Marie Immaculée. Il ajoute « La retraite moyenne en Crimée s’élève à seulement 8 500 roubles, ce qui équivaut à environ 165 dollars. Un tiers de la population vit avec le risque et la peur de se retrouver très bientôt en dessous du seuil de pauvreté. »

 

Contrairement à la baisse des revenus, le coût de la vie a fortement augmenté en raison de l’interdiction d’importer des denrées alimentaires telles que la viande, le poisson, les produits laitiers, les légumes, les fruits et les noix. Ces interdictions ont été mises en place par la Russie, en réaction aux sanctions économiques occidentales dont elle affectée. « Depuis 2014, les prix pour ces produits et d’autres ont doublé à l’intérieur du pays, et certains prix pour des biens de consommation courants sont parfois trois fois plus élevés en Crimée », déplore l’évêque.

 

Un baume : Des vacances avec Dieu

 

Selon Mgr Pyl, le nombre de familles de Crimée vivant sous le seuil de pauvreté augmente rapidement : 66 pour cent pour les familles ayant deux enfants et 78 pour cent pour les familles qui ont trois enfants ou plus. Donc, beaucoup de familles ne peuvent plus se permettre de partir en vacances. « Mais c’est surtout pour les enfants et les adolescents qui s’ennuient en passant leurs vacances dans la rue que la dépendance à l’ordinateur, à l’internet, aux drogues ou à l’alcool représente un danger potentiel », affirme Mgr Pyl en soulignant sa reconnaissance à l’AED qui finance deux camps de vacances en Crimée, dont le thème est Des vacances avec Dieu. Ces projets s’adressent à des jeunes gens de toutes confessions, et leur offrent une occupation utile pendant les vacances scolaires.

 

Bogdan Loginov, l’un des participants, décrit le temps qu’il a passé au camp de vacances, qui était tenu par des religieuses : « En plus de nombreuses belles activités, nous avons appris beaucoup de nouvelles choses sur la catéchèse pendant le camp d’été. Nous ne nous sommes jamais ennuyés et je me suis fait beaucoup de nouveaux amis. Sans le camp, l’été n’aurait pas eu de sens. J’espère qu’il aura à nouveau lieu l’année prochaine. »

 

Mgr Pyl précise : « C’est à cet âge que de nombreux jeunes se posent beaucoup de questions sans réponse : comment devrais-je vivre, qui ai-je envie d’être et pourquoi devrais-je vivre ? – Les camps d’été ne sont pas seulement des lieux pour s’amuser, mais ils servent aussi l’avenir du pays et de l’Église, car enseigner et vivre les valeurs chrétiennes sont d’une grande importance ».

 

C’est exactement l’expérience vécue par le jeune Andrej Prospunov, âgé de 15 ans : « Au cours de l’adolescence, de nouvelles questions surgissent sans cesse. On perçoit le monde autrement, et de manière plus intense. Cependant, la remise en cause de beaucoup de choses n’est pas toujours positive sur sa propre foi. Grâce au camp, mes amis et moi avons pu comprendre qu’en dépit de quelques doutes, on peut encore être croyant, et même plus : que la foi en Dieu et l’expérience de la communauté avec des fidèles du même âge sont des choses formidables. Les participants au camp provenaient de différentes communautés, mais grâce à notre foi, nous avons réalisé que nous ne faisons qu’un. Je remercie tous les organisateurs et en particulier les personnes qui, grâce à leur soutien financier, ont rendu possible que nous passions ce temps ensemble ! »

 

Cette année seulement, l’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) a pu soutenir 30 projets de camps d’été pour des enfants et des adolescents, grâce à un montant de 495000 dollars : le reflet de la générosité de ses 330000 bienfaiteurs dans le monde entier!

Un million d’enfants prient le Chapelet 2019

23.09.2019 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, CAMPAGNE AED, Enfants du monde, Prière

Un million d’enfants prient le Chapelet 2019

Des enfants prieront le 18 octobre pour l’unité, la paix et la mission

Aide à l’Église en détresse (AED) soutient de nouveau cette année la campagne « Un million d’enfants prient le Rosaire », et invite les enfants à prier le Chapelet le 18 octobre prochain. L’édition 2019 de cette initiative est dédiée au thème de la mission, en lien avec le même choisi par le pape François pour le mois d’octobre 2019. En effet, l’Église catholique soulignera l’importance fondamentale de la mission en vivant un mois missionnaire extraordinaire de la mission universelle.

 « Traditionnellement dans l’Église catholique, le mois d’octobre est considéré comme le mois du Chapelet, et le 18 octobre, nous célébrerons également la fête de l’évangéliste Saint-Luc », explique le père Martin Barta, assistant-ecclésiastique international pour l’Aide à l’Église en Détresse International (AED/ACN). « C’est le seul évangéliste à nous avoir transmis des récits d’enfance de Jésus, et la tradition veut qu’il ait été étroitement lié à la Vierge Marie ». Le 18 octobre à neuf heures — ou à toute heure qui conviendra mieux —, le Chapelet sera donc prié par des milliers de groupes d’enfants dans le monde entier.

 

« Chaque année, nous recevons de partout dans le monde des nouvelles sur la manière dont les enfants ont célébré cette journée de prière », se réjouit le père Barta. : « L’initiative s’est vraiment transformée en une campagne de prière de l’Église universelle, qui ne touche pas seulement les cœurs des enfants, mais aussi ceux des adultes, et qui trace la voie vers la paix ! »

 

Les approches sont variées : certains participants prient un chapelet entier, tandis que d’autres ne prient qu’une partie du Rosaire. D’autres encore conjuguent la prière avec une catéchèse sur le Rosaire, de brèves lectures et des cantiques adaptés aux enfants. Certains invitent les enfants après la prière à dessiner les mystères du Chapelet. Dans certaines régions du monde, des enseignants intègrent le temps de prière dans les activités scolaires. En quelques endroits, les enseignants interrompent les cours scolaires pour prier avec les enfants.

 

L’idée de cette campagne de prière est née en 2005 à Caracas, capitale du Venezuela. Alors que plusieurs enfants priaient le Chapelet dans un oratoire dédié à la Vierge Marie, quelques-unes des femmes sur place ont déclaré avoir ressenti fortement la présence de la Sainte Vierge. Saint Padre Pio de Pietrelcina — dont les reliques étaient de passage dans le diocèse de Montréal à la fin du mois de septembre dernier — disait : « Si un million d’enfants prient le Chapelet, le monde changera ».

 

Aide à l’Église en Détresse Canada invite encore cette année tous les enfants du pays à participer à cette activité unique en son genre. Pour reçevoir plus d’informations, communiquer avec Annie Desrosiers au 1-800-585-6333, poste 226.

Vous pouvez également télécharger une affiche et plus d’information, ici .

Projet de la semaine de l’AED au Pakistan — Aide à la formation des catéchistes

11.09.2019 in ACN International, Adaptation Mario Bard, Formation, Formation, PROJETS AED, Voyager avec l'AED

Pakistan — Histoire de succès de l’AED

Aide à la formation pour 42 futurs catéchistes

Les catéchistes sont extrêmement importants pour la vie de l’Église au Pakistan. Dans les paroisses, où l’on retrouve de nombreux villages sur une très grande distance, ils fournissent une aide précieuse aux prêtres et ont une grande responsabilité dans l’annonce de la foi. Sans eux, la vie paroissiale prendrait fin en maints endroits, faute de prêtres. 

Situé dans le diocèse de Faisalabad, le centre de formation catéchiste de Khushpur existe depuis 1965. C’est véritablement  le « cœur battant » de la pastorale au Pakistan. Dans ce pays où les hommes dominent la vie sociale, ces laïcs de tout le pays y reçoivent une formation de trois ans afin de pouvoir ensuite accomplir ce précieux service dans leur diocèse d’origine.

Les candidats qui sont déjà mariés et qui ont une famille reçoivent un logement pour la durée de leurs études. Leurs épouses assistent également à différents cours — soins de santé, couture —, et reçoivent également des connaissances bibliques de base.  Ainsi, dans le cadre de vie strictement séparée entre hommes et femmes, qui est la norme au Pakistan, les épouses peuvent s’occuper des femmes de leurs paroisses.  Enfin, pendant que leurs parents sont en apprentissage, les enfants des participants vont à l’école maternelle ou élémentaire.

 

Une grande importance est accordée aux exercices pratiques. Les catéchistes en herbe rendent donc visite aux paroissiens, parlent et prient avec eux. De plus, ils accompagnent pendant une semaine les catéchistes qui sont déjà en activité, afin de mieux comprendre leurs futures responsabilités.

 

Leur formation est régulièrement soutenue par l’Aide à l’Église en Détresse (AED). Les 42 futurs catéchistes vous remercient d’avoir à nouveau financé leur formation l’année dernière, grâce à un montant de 12 600 dollars.

À tous ceux qui ont aidé, un sincère « Que Dieu vous le rende ! ».

Îles Salomon : des moteurs pour des bateaux de missionnaires.

30.07.2019 in Adaptation Mario Bard, Îles Salomon

Projet de la semaine AED – Îles Salomon

Sept moteurs hors-bord pour des bateaux destinés à la pastorale

 

Les îles Salomon forment un groupe d’îles situé dans le Pacifique Sud, à environ 720 kilomètres à l’est de la Nouvelle-Guinée et 2 000 kilomètres au nord-est de l’Australie. Aujourd’hui, la plupart des 130 000 habitants sont chrétiens. La majeure partie est protestante et 13 pour cent sont catholiques.

 

Le diocèse catholique de Gizo est basé dans la capitale du même nom sur l’île de Ghizo, mais son territoire couvre au total plus de 40 îles, sur un rayon de 300 kilomètres. Trois prêtres autochtones et douze missionnaires de différents pays asiatiques s’occupent des huit paroisses qui s’étendent chacune sur plusieurs îles. Afin d’atteindre les fidèles, il faut faire des heures de navigation entre les différentes îles, et ensuite marcher à grand-peine à travers la brousse.

Pour que les prêtres du diocèse puissent atteindre les 118 stations missionnaires, il faudrait un nouveau moteur hors-bord pour chacun des sept bateaux dont ils disposent. En effet, en cas d’usage intensif, les moteurs sont tellement sollicités qu’ils ne fonctionnent plus de façon fiable après trois ans et peuvent tomber en panne à tout moment. En haute mer, cela représente un danger mortel. Or, les moteurs des bateaux missionnaires servent déjà depuis plus de sept ans et doivent être remplacés de toute urgence.

Aide à l’Église en Détresse a promis à Mgr Luciano Capelli 30 000 dollars pour l’achat des sept nouveaux moteurs.

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/ Vous désirez soutenir ce projet ou tout autre projet semblable ? Cliquez sur le bouton ci-dessous, et sélectionner ‘Projet de la semaine’.