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Entretien AED : Russie « Ma sœur, revenez-moi bien vite ! »

06.07.2020 in ACN International, Annie Desrosiers, COVID19, PROJETS AED, Russie

Novossibirsk, Russie

« Ma sœur, revenez-moi bien vite ! »
Les religieuses en Russie restent aux côtés des personnes marginalisées pendant la crise du coronavirus.

Par Kira von Bock-Iwaniuk, Département des projets, AED Internationales
Adaptation : Annie Desrosiers, AED Canada
Publié sur le web le 10 juillet, 2020

Seule une minorité est tombée malade ; néanmoins, le confinement et ses conséquences économiques frappent tous les citoyens de Novossibirsk, métropole de 1,5 million d’habitants en Sibérie occidentale. Parmi eux, les personnes les plus touchées sont naturellement celles qui, déjà avant la pandémie, vivaient en marge de la société : les pauvres, les chômeurs, les personnes âgées, les enfants issus de familles socialement vulnérables. Actuellement, les religieuses du diocèse catholique romain de la Transfiguration de Novossibirsk se concentrent particulièrement sur cette frange fragile de la population. Les religieuses évoquent à l’œuvre internationale de bienfaisance catholique Aide à l’Église en Détresse (AED), les défis qu’elles doivent affronter en cette période de pandémie.

 

En Russie, le premier cas confirmé de COVID-19 avait déjà été enregistré le 20 janvier 2020. Depuis, environ un demi-million de malades et 7478 décès ont été enregistrés (au 17 juin 2020) ; le chiffre réel étant probablement nettement plus élevé. Cette situation a provoqué la mise en place de mesures de confinement dans tout le pays, qui ne sont relâchées que très lentement. Moscou est au cœur de la crise, mais en Sibérie également, la maladie se propage, même si c’est à moindre échelle. Rien que dans la zone urbaine de Novossibirsk, 4604 cas de coronavirus et 62 décès ont été enregistrés.

 

Même sans cette pandémie, le travail des religieuses s’apparente à une tâche herculéenne. Membre de la congrégation des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, la religieuse d’origine allemande Sœur Theresa Witschling résume la situation ainsi : « Russie – Sibérie ; une terre connue comme ‘une maison sans toit’. Un pays qui, au fil de son histoire, a vu l’arrivée d’innombrables exilées et personnes déplacées de force. Parmi celles-ci, beaucoup sont morts en martyrs. Que ce soit de faim, de travail inhumain, de froid. L’hiver sibérien, long et rude, et les étés courts et caniculaires montrent clairement qu’ici, la vie est très difficile. »

 

Environ un demi-million de personnes avec des racines catholiques, majoritairement d’origine ukrainienne, polonaise ou allemande, vivent dans le diocèse de la Transfiguration en Sibérie occidentale sur une superficie de 2 millions de km2. Une quarantaine de prêtres s’occupent des 70 paroisses. Pour cela, il leur faut parcourir d’immenses distances. Sans l’aide des religieuses, le suivi pastoral des fidèles très dispersés serait absolument impossible.

 

Voilà pourquoi Sœur Theresa est venue en Sibérie en 2015 malgré les circonstances inhospitalières, en compagnie de deux autres religieuses. Depuis, les Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul s’occupent d’un centre public et d’un centre appartenant à l’Église pour les enfants de Slavgorod, au sud-ouest de Novossibirsk. « La plupart des enfants sont originaires de familles en difficulté et socialement vulnérables, où les soins parentaux font défaut. Quelle que soit la situation, que les deux parents travaillent toute la journée pour un faible salaire, ou qu’un des parents travaille des mois durant à l’étranger pour assurer la survie de la famille, les enfants restent beaucoup trop souvent livrés à eux-mêmes. » Les religieuses les aident à faire leurs devoirs, proposent différents projets culturels et veillent à ce que le déjeuner d’une centaine d’enfants soit payé, car ce sera souvent le seul repas chaud de la journée. Par ailleurs, deux fois par an, en été et en hiver, elles invitent les enfants à participer au programme « vacances avec Dieu ».À cause de la pandémie, tout cela a changé. « Notre travail ici est maintenant devenu plus compliqué. Beaucoup de gens ont perdu leur emploi ou ont subi une réduction de leurs salaires. Ils frappent à nos portes et nous demandent de l’aide, ne serait-ce qu’un morceau de pain pour les enfants. »

 

Les religieuses ont commencé à coudre des masques de protection, car il n’y en a pas assez dans la région, et elles les distribuent à leurs protégés. Les personnes sans domicile fixe de la ville aiment particulièrement les religieuses. « Tous ces gens ont des souvenirs douloureux et des blessures à l’âme. Ils ne viennent pas seulement nous voir pour l’aide matérielle que nous leur fournissons. Ils sont simplement reconnaissants de trouver ici un peu de cordialité et de chaleur. » Toutefois, ce n’est pas uniquement ce qui donne aux gens consolation et espérance : « Nous rendons grâce à Dieu de pouvoir célébrer l’Eucharistie tous les jours. En réponse à la pandémie, nous avons un temps d’adoration quotidien de la Sainte Eucharistie. À la fin, le prêtre descend dans la rue avec l’ostensoir et bénit avec le Seigneur la communauté et la ville.»

 

Surmonter les distances

À Sourgout, à un millier de kilomètres à vol d’oiseau au nord de Novossibirsk, deux religieuses polonaises de la Congrégation Sœurs angéliques de Saint-Paul incarnent véritablement des anges pour les 140 personnes sans domicile fixe dans un foyer de réinsertion sociale. Elles organisent dans la paroisse des collectes de vêtements et de nourriture, ce qui est particulièrement vital en ces temps difficiles.

 

La communauté est venue pour la première fois à Sourgout en 2011 et elle s’y est établie en permanence depuis 2015 pour soutenir les activités pastorales dans la paroisse Saint-Joseph. Ce n’est qu’ici qu’il y a une « véritable » église. Grâce à l’initiative et à la générosité de certains fidèles, il a également été possible d’installer des chapelles dans des maisons particulières à Nojabrsk, à 320 km de Sourgout, ainsi qu’à Kogylam, à 190 km de la ville. En temps normal, les religieuses s’y rendaient régulièrement toutes les deux semaines en compagnie d’un prêtre. « Ce qui est important, c’est la relation personnelle avec les fidèles », constate Sœur Tereza Jakubowska, en rêvant d’autres chapelles pour les catholiques de la région. Participer à la messe est plus important que jamais, et cela manque donc d’autant plus douloureusement en raison de la pandémie. Voilà pourquoi, comme beaucoup d’autres communautés, les Sœurs angéliques de Sourgout diffusent tous les jours en direct la sainte messe et envoient une méditation pour la journée. « Ainsi, nous restons en contact. » Sœur Aliona Alakchova est une religieuse de la communauté des Dominicaines de Béthanie et œuvre à Ichim depuis 20 ans, dans la paroisse de la Miséricorde divine. « Il y a peu de catholiques ici, et ils vivent très disséminés dans les villages des environs. Lorsqu’ils viennent en bus aux messes du dimanche ou des jours de fête, ils acceptent de se plier à de longues heures d’attente avant de pouvoir repartir en fin d’après-midi. Nous nous efforçons de rendre leur attente plus agréable en les accueillant chez nous et en leur parlant. C’est la meilleure possibilité de faire connaissance avec les habitants de la communauté », souligne Sœur Aliona. « En cette période de COVID-19, tout est devenu difficile. Les transports en commun circulent encore moins, les taxis collectifs privés viennent irrégulièrement et respectent rarement les horaires. Pour nous, il est donc devenu difficile de nous rendre au chevet des malades, de faire des courses pour des personnes âgées et seules, ou de leur apporter des médicaments. » Les messes doivent maintenant se dérouler sans la présence physique des fidèles. Mais le besoin encourage la créativité : les religieux ont mis en place un groupe WhatsApp pour connecter toute la communauté et la tenir au courant grâce à ce réseau. Cela permet aussi de partager les liens pour la diffusion en direct des offices religieux en ligne.

 

Toutes les congrégations de religieuses de l’évêché luttent avec les difficultés dues au confinement. Les visites auprès de leurs paroissiens manquent cruellement aux Sœurs de Sainte Élisabeth à Novossibirsk : « Au fil de nos visites régulières, nous nous sommes liés d’amitié. Souvent, lorsque nous partons, ils nous disent : ‘Ne m’abandonnez pas, ma Sœur, revenez-moi bien vite !‘ » Dans ce cas, les religieuses ont recours au bon vieux téléphone. Il permet également aux Sœurs de Sainte Élisabeth de Novossibirsk de rester en contact avec tous ceux qui ne sont pas encore à l’aise sur Internet, en particulier avec les personnes âgées, qui souffrent beaucoup plus de la distanciation sociale.

 

Comme la plupart des congrégations, les Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matará à Omsk ont transposé dans le monde virtuel la totalité de leurs activités pédagogiques. Elles enseignent la catéchèse par visioconférence, tournent même de petites vidéos encourageantes avec quelques adolescents et élaborent à l’échelon de la province de leur congrégation des activités très poussées, dépassant largement la circonscription d’Omsk. « Notre objectif est d’inciter les adolescents à réfléchir à la Parole de Dieu, même pendant cette pandémie. Nous prions pour que cette période tellement grave d’un point de vue humain nous amène ainsi que tous les hommes à grandir dans la foi, l’espérance et l’amour de Dieu et du prochain », explique Mère Maria Glum.

 

La prière : le plus puissant des remède

Seule communauté contemplative du diocèse, les Carmélites de Novossibirsk opposent à la pandémie la défense la plus puissante dont nous disposons comme chrétiens – la prière. Les religieuses Sœurs Teresamaria, Christina et Agnija écrivent : « Nous prions pour la guérison des malades, la consolation pour ceux qui souffrent, l’aide pour les professionnels de la santé et la protection contre la contagion pour les groupes de personnes les plus vulnérables. Nous incluons aussi dans nos prières les scientifiques qui travaillent sur le développement de médicaments et d’un vaccin contre le virus, et nous n’oublions pas les gouvernants qui doivent résoudre des problèmes socio-économiques de portée mondiale. Pleines de reconnaissance pour l’aide que nous recevons de votre part, nous incluons toujours l’AED et ses bienfaiteurs aux prières que nous offrons au Seigneur. »

 

L’AED soutient 68 religieuses qui vivent dans 18 villes du diocèse de la Transfiguration, de Novossibirsk. « Si ce soutien faisait défaut, ce serait non seulement une déception pour les religieuses, mais une catastrophe », confirme l’évêque local, Mgr Joseph Werth – c’est d’autant plus vrai dans cette crise durant laquelle il n’y a également plus de collectes dans les communautés.

 

Depuis de nombreuses décennies, l’AED soutient également les communautés de religieuses des trois autres évêchés catholiques romains à Moscou, Irkoutsk et Saratov, au travers de bourses de formation et d’aides à la subsistance, lors de la construction et de la rénovation des couvents des religieuses et pour se procurer des moyens de transport.

 

Unissons-nous pour continuer de leur offrir ce soutien dont elles ont tant besoin !

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AED Nouvelles – Coronavirus en RDC : l’Aide à l’Église en Détresse porte secours aux religieuses

23.06.2020 in Adaptation Mario Bard

AED Nouvelles – Coronavirus en RDC
L’Aide à l’Église en Détresse porte secours aux religieuses

Par Christophe Lafontaine, AED Internationales
Adaptation : Annie Desrosiers, AED Canada
Adaptation : Mario Bard, AED Canada
Publié sur le web le 23 juin, 2020

 

Perte de salaires, déjà notoirement insuffisants. Privation du soutien matériel et financier de la part des fidèles. Grande pauvreté. Les répercussions de la pandémie de coronavirus et du confinement en République Démocratique du Congo (RDC) sont très lourdes pour l’Église. C’est pourquoi, en plus du soutien qu’apporte l’Aide à l’Église en Détresse (AED) aux prêtres et aux séminaristes, l’œuvre de charité internationale vient d’approuver – dans le cadre d’un ensemble de projets « spécial Covid-19 » – une aide d’urgence à la subsistance pour près de 70 communautés de religieuses, dans la province Ecclésiastique de Bukavu, dans l’Est du pays.

 

Au 22 juin, la RDC enregistrait 5 826 personnes contaminées par le coronavirus et affichait un bilan de 130 morts. Avec l’arrivée de la pandémie, la vie des religieuses de la province ecclésiastique de Bukavu à l’est du pays, est devenue un véritable cauchemar. En temps normal, la situation est extrêmement difficile. Dans une région en proie aux conflits interethniques, à l’insécurité, aux incursions des pays voisins, aux enlèvements, aux viols, les religieuses tentent de survivre en enseignant le catéchisme, en travaillant dans des écoles et des centres de santé. Malheureusement, les mesures sanitaires anti-COVID-19 leurs ont coupé les vivres, les plongeant dans une situation de très grande précarité.

 

En effet, depuis l’état d’urgence décrété le 24 mars par le président de la RDC, les salaires ont été suspendus. De plus, le personnel médical dont font partie nombre de religieuses, est rémunéré en fonction du nombre de patients. Or, puisque ces derniers sont souvent réticents à se rendre à l’hôpital, de peur d’être infectés par le virus, les religieuses ont subi une baisse drastique, voire la disparition totale de leurs revenus. Enfin, celles qui travaillent dans les écoles sont censées recevoir une allocation de la part des parents d’élèves. Autant dire qu’à l’heure de la COVID-19 où les écoles sont fermées, ce n’est que pure illusion.

 

Le soutien aux personnes qui soutiennent : essentiel.

À la suite d’un SOS envoyé par l’archevêque de Bukavu, Mgr François-Xavier Maroy, l’AED a décidé, de venir en aide à 69 communautés de religieuses, de six congrégations différentes, vivant dans la province ecclésiastique de Bukavu, qui compte six diocèses. L’aide apportée par l’AED est dédiée à 464 sœurs et s’élève à 174 000 $.

 

« Nous nous devons de leurs apporter un réconfort dans ce dénuement, réconfort qu’elles sauront démultiplier pour les plus démunis qu’elles », explique Christine du Coudray, responsable des projets pour l’AED en RDC. « Quand les conflits ont fait fuir toutes les ONG (organisations non gouvernementales), l’Église demeure, particulièrement les religieuses. Elles demeurent au plus près des populations les plus démunies, comme autant de Mère Teresa qu’on ignore ! », explique-t-elle. Avant d’ajouter : « Combien de fois les ai-je visitées au lendemain d’une nouvelle exaction de bandes rivales, conflit larvé depuis 20 ans, victimes de viols et de tueries qui n’épargnent personne, d’un tremblement de terre, d’un glissement de terrain ou d’inondations impressionnantes, comme c’est le cas aujourd’hui à Uvira [à plus de 100 km au sud de Bukavu], anéantissant tout au passage et laissant un paysage de désolation. »

 

Cette aide vient comme soutien supplémentaire, à la suite du soutien que L’AED a apporté aux prêtres, avec des intentions de messes, envoyées au début de la crise dans différents diocèses du pays. Eux aussi sont confrontés à de grosses difficultés financières, faute de quêtes dominicales ou d’autres ressources. Présentement, à cause de la suspension des activités pastorales et communautaires, beaucoup de prêtres ne sont plus en mesure de subvenir à leurs besoins essentiels, ni d’assurer leur apostolat. Dans un courrier de remerciement envoyé au début de la crise, Mgr Bernard-Emmanuel Kasanda, évêque du diocèse de Mbuji-Mayi (centre de la RDC), expliquait : « En temps normal, ce sont les fidèles qui leur apportent un soutien matériel, comme les vivres et certaines commodités. À présent que leurs ouailles sont en confinement, la vie est brusquement devenue pour tout le monde plus difficile que par le passé, car la plupart de mes concitoyens, marqués par un taux de chômage très élevé (environ 96% de la population), vivent uniquement de la débrouillardise au jour le jour. » Ce sont 289 prêtres et religieux de son diocèse qui ont reçu de nombreuses intentions de messe.

 

De même, plusieurs intentions de messes ont été envoyées en faveur de 25 prêtres de la congrégation des Aumôniers du Travail. C’est un vrai soulagement écrit l’un des bénéficiaires, le père Alain Mwila Wa Ilunga, qui dit vouloir partager son pécule avec les plus démunis et les pauvres malades afin qu’ils se nourrissent du pain quotidien. Le maître des novices de cette congrégation, le père Clément Mwehu Muteba, salue également cet appui financier qui lui permettra de payer le carburant pour assurer non seulement son apostolat à la chapelle qu’il dessert, mais aussi à payer quelques rames de papier pour suppléer aux besoins de la formation des jeunes, dont il a la charge à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga.

 

Des intentions de messes sont aussi parvenues au diocèse de Kilwa-Kasenga, à l’est du pays en faveur de 40 prêtres. « Cela nous fait vivre et nous permet de faire vivre des milliers de fidèles qui, grâce à notre modeste travail, écoutent la Sainte Parole et reçoivent les sacrements », explique le père André Mpundu, heureux d’avoir les moyens de continuer son apostolat. Vicaire à la paroisse Bienheureuse Anuarite de Kasenga, il raconte comment une femme âgée de 80 ans, ancienne sacristine, le remerciait récemment pour sa visite, dans le respect des mesures sanitaires : « je reçois régulièrement – lui a-t-elle confié – la visite d’un infirmier pour soigner mes rhumatismes, mais quand c’est toi, mon père, qui vient avec le Christ pour que je communie, ma joie est immense et sans limites. » Les témoignages de ce genre abondent se réjouit le père qui continue de visiter les malades, les aînés et les isolés. C’est fort encourageant pour mon ministère de prêtre », conclut-il.

 

Ensemble, continuons de soutenir l’Église pauvre et persécutée !

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Nouvelles de l’AED – Pakistan : la famille d’une jeune fille de 14 ans fait appel

22.06.2020 in Adaptation Mario Bard, Pakistan

Nouvelles de l’AED – Pakistan
la famille d’une jeune fille de 14 ans fait appel

Par John Pontifex, AED Royaume-Uni
Adaptation : Mario Bard, AED Canada

 

Une famille chrétienne du Pakistan est maintenant devant la Haute Cour de Lahore afin de reprendre sa fille de 14 ans qui aurait été enlevée par un homme. Celui-ci l’a forcée à l’épouser et lui a demandé d’abandonner sa foi.

 

L’avocat Khalil Tahir Sandhu a confirmé à l’œuvre internationale de bienfaisance catholique Aide à l’Église en Détresse (AED) qu’il avait soumis le 2 juin dernier une requête en appel pour le cas de Maira Shahbaz, auprès de Muhammad Qasim Khan, juge en chef de la Haute Cour de Lahore.

 

La famille souhaite annuler la décision du tribunal de Faisalabad qui a déclaré le 5 mai que la jeune catholique Maira avait 19 ans et, à ce titre, que le mariage à l’homme musulman Mohamad Nakash, lui-même déjà marié et père de deux jeunes enfants, est valide.

 

Enlevée à la pointe du fusil

Des témoins ont décrit comment, le 28 avril, Maira marchait non loin de chez elle à Madina Town, près de Faisalabad, lorsque M. Nakash et deux complices armés installés dans une voiture, l’ont enlevée et ont tiré des coups de feu en l’air en s’enfuyant à toute vitesse.

Sandhu a déclaré à l’AED : « Je fais tout mon possible dans cette affaire. La mère de Maira [Nighat Shahbaz] est tellement triste – en réalité, elle incarne la désolation. Vous ne pouvez pas imaginer le choc que représente la perte de votre propre fille et le fait de ne plus avoir aucun contact avec elle. » L’avocat a ajouté que lorsque Nighat Shahbaz a vu sa fille à l’audience du tribunal de première instance le mois dernier, elle s’est effondrée et a été transférée à l’hôpital souffrant d’une crise cardiaque. Elle se remet doucement.

 

Un cas solide

« Les arguments qui prouvent que Maira est mineure sont très solides », a expliqué M. Sandhu. « Il y a beaucoup trop de lacunes et de faiblesses dans l’argumentation de la partie adverse. » Et l’homme de citer un certificat de naissance ainsi que d’autres documents officiels de son église et de son école démontrant que Maira a bien 14 ans. M. Sandhu avance que le certificat de mariage produit par M. Nakash est un faux. Le document prétend montrer qu’il a épousé la jeune fille en octobre dernier. Nakash fait valoir que, bien que la loi interdise le mariage avec des mineurs, l’union de Maira est sanctionnée par la coutume islamique qui, selon lui, est valable, à condition que la fille ait eu ses premières règles.

Abus systématique de jeunes filles

De son côté, M. Sandhu a souligné que : « dans des cas comme celui-ci, ce que nous voyons trop souvent, c’est qu’après deux ou trois ans, lassés, les hommes renvoient la jeune fille dans sa famille, après avoir satisfait leur désir. »

 

Motivé par sa foi

Ancien ministre du Pendjab responsable des droits de l’Homme et des minorités, M. Sandhu s’est engagé à soumettre le cas de Maira à l’Assemblée provinciale du Pendjab. Autrefois colocataire universitaire de Shahbaz Bhatti, assassiné en 2011 alors qu’il était ministre fédéral des minorités du Pakistan, M. Sandhu a déclaré : « Ce qui me motive, c’est ma foi en Jésus et je garde en mémoire le passage de l’Évangile où le Christ révèle comment il a été envoyé pour libérer les captifs. »

 

En tant qu’organisme de bienfaisance pour les chrétiens persécutés et en détresse, L’AED soutient la Commission nationale pour la justice et la paix et d’autres organisations au Pakistan qui fournissent une assistance juridique et parajuridique aux minorités, et de l’aide à ceux qui sont contraints de se cacher.

Nouvelles AED – Mozambique – des carmélites témoignent de la « barbarie »

22.06.2020 in Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Mozambique

Mozambique
des carmélites témoignent de la « barbarie »

Trois jours d’attaques djhadistes dans la ville de Macomia 

Propos recueillis 
Paulo Aido & Christophe Lafontaine, AED International
Adaptation : Mario Bard, AED Canada
Publié sur le web le 22 juin, 2020

À la fin du mois de mai, des groupes terroristes ont sévi dans la ville de Macomia dans la province gazière de Cabo Delgado au nord-est du Mozambique. Les Carmélites Thérèsiennes de saint Joseph, présentes dans la ville depuis 16 ans, y accomplissent un travail remarquable dans le domaine de l’éducation. Quelques jours après l’attaque, elles sont revenues sur les lieux et racontent ce qui s’est passé. L’œuvre pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED) qui leur avait rendu visite en 2015 et les a soutenues au travers de plusieurs projets, exprime aujourd’hui sa consternation face à ce qui s’est passé.

 

L’attaque a commencé à l’aube du 28 mai.  « Elle a été violente, cruelle et a duré trois
jours », explique sur sa page Facebook, sœur Blanca Nubia Castaño, du carmel de Macomia.

Elle et les autres religieuses, conscientes « du risque » qu’elles prenaient, ont abandonné le siège de leur mission quelques jours avant l’attaque.Celui-ci comprend une école et un pensionnat.

« Depuis deux ans et demi », écrit sœur Blanca, la région de Macomia et toute la province de Cabo Delgado sont « terrifiées » par les attaques cruelles de groupes armés djihadistes. Leurs motivations, selon les experts, pourraient être liées à la découverte de riches gisements sous-marins de gaz au large des côtes de cette province. Leurs opérations se sont intensifiées depuis le début de l’année. Ils sèment la terreur parmi la population, brûlent les villages, s’attaquent aux civils le long des voies de communication et dans les transports publics.

 

Le jeudi 4 juin, « bien que les risques ne soient pas complètement écartés », les religieuses ont décidé de retourner à Macomia pour voir  l’ampleur des dégâts causés par les terroristes. Mais elles ont aussi voulu « visiter, encourager et aider au moins [les] employés et leurs familles. »

 

Selon les mots de sœur Blanca Nubia Castaño, la destruction a été violente. « À la suite de cette barbarie, la zone urbaine a été complètement démolie, la plupart des infrastructures de l’État ont été endommagées et la zone commerciale réduite en cendres. »

Outre la destruction matérielle, le bilan humain reste à déterminer. « Nous ne connaissons toujours pas le nombre de victimes civiles ni celles des forces [de sécurité]. Le 3 juin, les gens ont commencé à retourner lentement dans leurs maisons, qui pour certaines ont été brûlées, d’autres pillées… Souvenez-vous qu’il y a seulement un an, nous subissions le passage destructeur du cyclone Kenneth… » Cette dépression tropicale a en effet particulièrement touché la province de Cabo Delgado causant des dégâts considérables.

 

Lors de l’attaque de fin mai, la mission des Carmélites Thérèsiennes de saint Joseph a été épargnée, semble-t-il, uniquement parce qu’elle est située relativement en dehors de la zone attaquée par les terroristes. « Notre mission a été sauvée parce qu’elle se trouve dans les hauteurs, à côté d’une base militaire. » Pour des raisons de sécurité, elles ont dû retourner le jour même dans l’autre mission où elles avaient fui ne pouvant rester à Macomia.

 

Crise méconnue, ignorée par la communauté internationale

Depuis fin 2017, les violences dans la région ont fait plus de 1 100 morts, dont 700 civils, selon l’organisation non gouvernementale Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled). Les violences ont provoqué le déplacement de 200 000 personnes, depuis fin 2017, selon l’Organisation des Nations unies. D’après les mêmes sources, la dernière opération contre la ville de Macomia, qui accueillait déjà 30 000 déplacés, a causé un nouvel exode.

Le pape a attiré l’attention du monde sur cette crise méconnue lors de son message Urbi et Orbi en avril dernier, pour le dimanche de Pâques.

En 2015, une délégation de l’Aide à l’Église en Détresse s’était rendue chez les carmélites de Macomia, à qui l’œuvre internationale de charité avait fourni une voiture pour soutenir leur travail pastoral. « Je suis profondément désolé de la situation à Macomia surtout que j’ai fait la connaissance personnellement des religieuses lors de mon dernier voyage au
Mozambique », a déclaré Rafael d’Aqui, responsable des projets au Mozambique à l’AED. Le travail des religieuses l’a particulièrement impressionné et il explique que « leur engagement ne s’étend pas seulement au pensionnat qu’elles dirigent, mais aussi à l’ensemble de la population environnante ». Outre les élèves dont elles s’occupent, elles sont attentives aux familles et aux professeurs. Il y a aussi un programme d’aide pour apprendre aux mères l’allaitement et pour procurer les soins de base à leurs bébés.

Projet de la semaine AED – Égypte : une pause estivale qui nourrie

18.06.2020 in ACN International, Adaptation Mario Bard, COVID19, Eglises du monde, Égypte

Projet de la semaine AED – Égypte
Activités pastorales estivales à Alexandrie

À Alexandrie, ville fondée il y a plus de 2000 ans et siège d’une nouvelle bibliothèque rappelant la mythique et légendaire institution de l’Antiquité, 290 enfants et adolescents attendent l’été avec impatience.

En effet, l’Éparchie copte catholique d’Alexandrie organise tous les ans, de juin à septembre –dans l’église paroissiale d’El-Khsou –, un programme d’été diversifié et intéressant.  Grâce à celui-ci, les participants, des plus jeunes aux plus grands, qu’ils soient à l’école primaire et ou à l’université, peuvent approfondir leur foi, mieux connaître les Saintes Écritures, expérimenter la communion avec les jeunes de leur âge et ressentir leur appartenance à l’Église catholique, dont les membres vivent habituellement parsemés et minoritaire en Égypte.

Adaptation de programmes en ligne

Les photos de l’année dernière montrent à quel point ces activités font plaisir aux jeunes. Par contre, cette année, la pandémie de coronavirus a contrecarré ces projets. Cependant, les organisateurs ont trouvé une solution pour ne pas avoir à annuler le programme. Désormais, la plupart des activités auront lieu en ligne.

 

L’AED soutient le programme d’été à hauteur de 6 750 $.

 

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Communiqué de presse – Aide à l’Église en Détresse – Rapport 2019

17.06.2020 in ACN Canada, Adaptation Mario Bard, Rapport annuel

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – pour diffusion immédiate

Aide à l’Église en Détresse – Rapport 2019
Prier, informer et agir, plus fondamental que jamais!

Propos recueillis AED International
Adaptation : Mario Bard, AED Canada
Publié sur le web le 17 juin, 2020

Königstein-im-Taunus-Montréal, mercredi 17 juin 2020Près de 160 millions de dollars collecté par l’Aide à l’Église en Détresse l’an dernier.

Avec ses 23 bureaux nationaux et plus de 330 000 bienfaiteurs partout dans le monde, l’œuvre pontificale internationale Aide à l’Église en Détresse (AED) a collecté en 2019 plus de 157,95 millions de dollars de dons pour les chrétiens persécutés et en détresse dans le monde, un niveau équivalent à l’année 2018. À cela s’ajoute un solde de 7,58 millions provenant des années précédentes. Ce sont donc 165,2 millions de dollars qui ont permis de financer l’ensemble des activités de l’organisme international. De ce chiffre, 132,8 millions de dollars ont servi à financer directement les projets, le reste étant répartis entre les secteurs de l’administration, de la collecte de fonds et du travail d’information.

 

Sénégal : une religieuse Dominicaine de l’Immaculée-Conception de Diassap. Nous soutenons sa communauté, laquelle peut ainsi se concentrer sur son travail avec les jeunes.

Au Canada, un joueur modeste, mais reconnu année après année comme un organisme international incontournable, ce sont 5 000 bienfaiteurs qui ont permis d’amasser 1,9 million de dollars, un montant avec lequel ont été financé plusieurs programmes dont les besoins urgents, les intentions de messe et le projet Une goutte de lait en Syrie.

 

« C’est un défi très grand de continuer, année après année, de parler de nos frères et sœurs dans la foi qui vivent des situations de détresse, que ce soit à cause de la persécution religieuse ou bien de la misère matérielle dans laquelle ils vivent », explique Marie-Claude Lalonde, directrice de l’AED au Canada. « Je me réjouis que de plus en plus de gens soient solidaires, entre autres, dans la jeune génération. » Ainsi en Alberta, des jeunes du primaire se sensibilisent depuis deux ans à la question de la discrimination et de la persécution religieuse. « Ils sont impressionnants ! », se réjouit Mme Lalonde.

 

« Par ailleurs, avec la pandémie de la COVID-19, les phénomènes de discrimination et de persécution n’ont fait aucune pause », explique-t-elle. « Donc, en plus de continuer à soutenir ces Églises comme à l’habitude, nous les aidons à répondre aux besoins de leur communauté en temps de pandémie. Le Pakistan est un triste exemple où des Imams ont lancé des appels à ne pas aider les chrétiens touchés par les effets du confinement. Nous avons donc répondu présents », raconte Mme Lalonde, qui rappelle qu’une somme de 7,5 millions de dollars a déjà été envoyée par l’AED dans différentes parties du monde. « Un soutien qui se poursuivra », assure-t-elle.

 

Aujourd’hui, il y a environ 200 millions de chrétiens dans le monde qui ne peuvent pas pratiquer librement leur foi, et il y a plus de 80 pays dans le monde où le droit fondamental à la liberté religieuse n’est pas garanti. À notre époque, les chrétiens sont opprimés ou discriminés dans plus de 40 pays. En 2019, l’AED a continué à donner une voix aux chrétiens persécutés dans des institutions telles que l’ONU et l’Union Européenne.

Au Venezuela, l’Église est l’une des principales institutions vers laquelle se tournent la population, autant pour la vie spirituelle que matérielle, en ce temps de crise économique, politique et sociale sans précédent.

 

Du soutien dans plus du tiers des diocèses catholiques du monde

Avec l’aide supplémentaire de près de 7,28 millions de dollars recueillis les années précédentes, l’œuvre a pu financer des activités pour une valeur totale de 165,2 millions de dollars. 80,4% des dons – 132,8 millions de dollars –, sont allés vers les trois domaines considérés par l’AED comme les principaux « piliers » de sa mission : mettre en œuvre des projets d’aide, informer sur la situation des chrétiens dans différents pays et encourager à prier pour les chrétiens qui souffrent.

L’organisation a soutenu 5 230 projets, soit 211 de plus qu’en 2018, pour répondre à de multiples besoins dans 139 pays, principalement en Afrique et au Moyen-Orient (112,7 millions de dollars). L’ensemble des projets a bénéficié à 1 162 diocèses, soit plus du tiers de tous les diocèses du monde.

En Ukraine, des enfants prient le Rosaire dans le cadre de la campagne de prière internationale Un million d’enfants prient le Rosaire.

À nouveau, l’Afrique est la région où l’AED a le plus de projets avec 29,6% de l’aide dédiée aux projets, soit près d’un tiers.  Ces fonds y ont permis de financer un total de 1 766 projets. La République Démocratique du Congo, en raison des graves conflits qu’elle subit, de l‘indifférence internationale et de sa vaste superficie de plus de deux millions de km², est le pays africain où l’AED a réalisé le plus de projets en 2019, le plaçant en troisième position au niveau mondial : 268 projets y ont été financés pour un montant 4,9 millions de dollars.

Puis, ce sont 22,1% des dons destinés aux projets qui ont été consacrés au soutien des minorités chrétiennes dont l’existence est menacée au Moyen-Orient, berceau du christianisme. En Syrie, qui souffre toujours de la guerre, l’AED a financé 132 projets pour un total de près de 11,3 millions de dollars, axés sur l’aide d’urgence et de survie. L’autre grand bénéficiaire a été l’Irak, où, après la reconstruction de plus de 6 000 maisons ces dernières années, s’est ouverte une nouvelle phase pour la reconstruction des lieux de culte et des monastères. Parmi les 50 grands projets approuvés par l’œuvre pour un total de 8,3 millions en Irak, figure la reconstruction de la cathédrale Al-Tahira de Karakoch, la plus grande église chrétienne du pays.

Autre pays touché par la guerre et une grande pauvreté économique, mais doté d‘une grande richesse spirituelle : l’Ukraine. Ce pays a été la priorité de l’AED en Europe de l’Est avec près de 300 projets et plus de 5,9 millions alloués en 2019.

En Amérique latine, après le Brésil, le Venezuela est devenu le pays qui reçoit le plus d’aide. L’AED a financé 108 projets pour soutenir l’Église vénézuélienne qui est, pour de nombreux habitants, le seul soutien dans ce pays qui souffre d’une immense usure sociale en raison de sa situation politique et économique. De même sur le continent asiatique, l’AED a accordé la priorité au Pakistan et à l’Inde, car le fanatisme religieux – respectivement islamiste et nationaliste hindou – menace et discrimine les chrétiens.

Syrie : une famille dit Merci ! aux bienfaiteurs et bienfaitrices.

 

Au-delà de l’aspect géographique, en 2019, 1 378 635 messes ont été célébrées aux intentions des bienfaiteurs de l’AED, ce qui représente 15,9% du total des dons. Cela a permis à l’œuvre de soutenir 40 096 prêtres – un sur dix dans le monde. La plupart d’entre eux utilisent les honoraires de messe non seulement pour leur propre subsistance, mais aussi pour mener à bien leur travail pastoral et social.

 

Pour plus d’informations, visitez le site web de l’AED Canada : acn-canada.org. 

+Lire le rapport

Projet de la semaine – Soutien à la pastorale des jeunes et des familles dans la corne de l’Afrique

03.06.2020 in Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Ethiopie

Projet de la semaine – Éthiopie

Soutien à la pastorale des jeunes et des familles

dans la corne de l’Afrique

Info du département des projets, AED International
Mise en ligne le 3 juin, 2020

Situé dans la Corne de l’Afrique, à l’est du continent, l’Éthiopie est un pays de contraste. D’une part, on y retrouve une forte croissance économique, et d’autre part, une grande pauvreté. Environ 80 groupes ethniques vivent sur son territoire et elles ont des cultures et des langues très différentes. Au niveau religieux, cinquante-huit pourcents des 109 millions d’habitants sont des chrétiens orthodoxes. Les catholiques représentent un peu moins de deux pourcents de la population du pays. Paradoxalement, l’Église catholique y gère de nombreuses écoles, maternelles et institutions sociales.

Les Salésiens de Don Bosco fournissent ainsi des services importants dans cinq régions d’Éthiopie. La communauté travaille est présente dans le pays depuis 1975. Elle est particulièrement active en faveur des jeunes défavorisés, par exemple les enfants des rues. Elle leur donne un foyer, les accompagne pédagogiquement et les aide à obtenir une formation scolaire et professionnelle.

Les Salésiens sont aussi responsables de la paroisse Marie, Secours des Chrétiens, à Adwa, fondée en 1990. On y retrouve 220 fidèles catholiques. Ici, les gens vivent au jour le jour. La plupart des familles ont un revenu mensuel de 35 à 70 dollars, ce qui n’est pas suffisant pour vivre. De plus, il y a beaucoup de problèmes dans les familles et elles ont besoin de beaucoup de soutien.

Les Salésiens sont donc présents surtout auprès des jeunes, des adolescents et des familles.

L’Aide à l’Église en Détresse (AED) voudrait soutenir leur travail à hauteur de 22,313 $

 

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Projet de la semaine AED : Cuba – Intentions de messe pour 32 prêtres à Cuba

22.05.2020 in Adaptation Mario Bard

Projet de la semaine AED — Cuba

Intentions de messe pour 32 prêtres à Cuba

Info du département des projets, AED International
Mise en ligne le 22 mai, 2020

Chaque année, l’AED soutient environ 40000 prêtres dans le besoin, grâce aux offrandes de messe. Parmi eux se trouvent les 34 prêtres de l’archidiocèse de Santiago de Cuba. La crise économique grave qui touche le peuple cubain frappe également l’Église. Les fidèles ne sont guère en mesure d’apporter un soutien financier aux activités des paroisses et d’y soutenir les prêtres.

 

Faire célébrer une messe pour une intention particulière ou pour l’âme d’un défunt est déjà une tradition très ancienne au sein de l’Église catholique. Le don que les fidèles font à cette occasion n’est pas considéré comme une « rémunération » du prêtre, mais un geste d’amour et de gratuité envers celui qui renouvelle le don libre que Jésus-Christ fait de Lui, sur l’autel, à travers les paroles de la consécration.

Pour les prêtres de nombreux pays pauvres, les intentions de messe sont importantes et elles aident à leur survie : littéralement ! En effet, les curés ne reçoivent aucun salaire et les fidèles n’ont rien. Souvent, les offrandes de messe sont les seules ressources placées entre les mains vides de ces bergers d’âmes afin qu’ils puissent non seulement survivre, mais aussi aider ceux qui sont dans le besoin et qui frappent à leurs portes.

Il faut savoir que, dans de nombreux pays, les gens placent tous leurs espoirs dans les prêtres. Ils attendent de l’aide de leur part, quels que soient leurs besoins, même matériels. Pour les fidèles, le prêtre est à la fois un père et un berger. Les prêtres doivent non seulement réconforter les âmes, mais aussi donner aux gens de la nourriture, des médicaments, des vêtements, instruire les enfants et fournir une formation aux jeunes. Tout le monde regarde le prêtre avec des yeux remplis d’espoir.

Nous voudrions donc transmettre des intentions de messe pour un montant total de 16 200 dollars aux 32 prêtres de Santiago de Cuba, ce qui représente environ 500 dollars par prêtre pour l’ensemble de l’année.

https://secure.acn-canada.org/fr/appuyer-aed/

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Nouvelles de l’AED – Burkina Faso : aucun arrêt du terrorisme en temps de pandémie

19.05.2020 in Adaptation Mario Bard, AFRIQUE, Burkina Faso, Maria Lozano

Burkina Faso
Aucun arrêt du terrorisme en temps de pandémie

Par Maria Lozano, AED International
Adaptation française : Mario Bard, AED-Canada
Publié sur le web le 19 mai, 2020

Au Burkina Faso, la menace terroriste qui touche plus particulièrement cinq régions du nord et de l’est du Burkina Faso est «éclipsée par la pandémie de la Covid-19», ont affirmé plusieurs sources locales consultées par l’œuvre internationale de charité Aide à l’Église en Détresse (AED). Pour les populations directement touchées par les attaques terroristes, le coronavirus est «un malheur dans le malheur», selon ces mêmes sources.

Les personnes interrogées dans les diocèses de Dori, Kaya et Fada N’Gourma, tous gravement affectés par les conséquences du terrorisme, s’accordent à dire que « la gravité de la situation est la même, voire pire par endroits » qu’avant la pandémie, avec près d’un million de personnes déplacées et l’absence totale de réponse des autorités nationales et internationales.

Dans les départements de Bourzanga (région du centre-nord) et Djibo (région du Sahel), les attaques sont quotidiennes. Selon des sources, des zones entières sont isolées, non pas à cause du confinement dû à la pandémie, mais en raison de l’insécurité complète dont elles souffrent. Les quelques villages encore peuplés abritent des milliers de déplacés internes, mais sont de plus en plus séparés du reste du pays.

Abriter des milliers de réfugiés sous attaque

Cela concerne notamment la ville de Djibo, bloquée par des terroristes depuis la mi-janvier 2020. Comme l’ont décrit les sources consultées par l’œuvre de charité pontificale, « il n’y a pas de transport, pas d’approvisionnement, pas de possibilité d’entrer ou de sortir, il y a pénurie d’eau, de carburant, de nourriture, il y a des coupures d’électricité, etc. ».

Selon le Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR), près de 150 000 déplacés internes vivent à Djibo, la capitale provinciale. Une autre ville subissant le blocus serait Arbinda, qui abrite 60 000 personnes déplacées internes. Ces deux localités sont les dernières enclaves de vie dans la province, et le seul rempart de protection pour beaucoup de personnes face à l’occupation terroriste.

Un prêtre déplacé du diocèse de Kaya, dans la région du centre-nord, a raconté à l’AED une situation similaire : « Les villages sont presque déserts, ils ont perdu leur rythme de vie, bien qu’il y ait encore des signes d’espérance. Dans ma paroisse, où beaucoup de gens ont cherché refuge, il y a des problèmes liés aux besoins fondamentaux. Le problème crucial reste l’eau. Il est très difficile d’obtenir ce précieux liquide, et cela oblige les femmes, avec tous les risques que cela comporte, à retourner dans les villages voisins abandonnés, qui sont menacés par les terroristes, afin de tenter d’en obtenir et de transporter cette eau avec des tricycles ».

Toujours à Kaya, il y a d’importantes communautés, comme à Namisgma et Dablo, qui sont coupées des villes qui les approvisionnaient jusqu’à présent. Et après des attaques répétées, les terroristes se sont installés dans le gros village de Pensa, détachant de facto cette ville du reste du territoire.

Appel au gouvernement national et à la communauté internationale

Selon les personnes qui se sont confiées à l’AED, les autorités locales et nationales partagent le drame que vit la population, mais la plupart du temps, leurs efforts sont vite anéantis faute de moyens conséquents. Beaucoup regrettent qu’à l’extérieur du pays, l’ampleur de la tragédie ne soit pas comprise : « Sur les 75 villages de ma paroisse, il n’y en a plus que dix encore habité. Tout le monde est parti. Compte tenu de l’abandon de certains villages, une grande partie du territoire se retrouve aux mains des terroristes, échappant au contrôle de l’État », souligne un prêtre du diocèse de Kaya, qui a également dû fuir à cause des menaces à l’encontre de sa paroisse.

Bien qu’il y ait une présence de troupes étrangères, principalement françaises, de nombreux Burkinabés sont sceptiques et se plaignent de ne voir aucun résultat. Ils critiquent également le fait que si l’armée nationale disposait des mêmes conditions de transport et d’armement que les forces étrangères, elle pourrait être plus efficace.

En général, la plupart des Burkinabés se sentent impuissants face à ce malheur,
« d’autant plus qu’en ce moment, l’accent est mis sur la pandémie de Coronavirus, oubliant que le terrorisme fait aussi des victimes, encore plus que le Covid-19 », déplore le prêtre.

Nombreux sont ceux qui appellent les autorités à faire preuve de la même détermination et du même sérieux en ce qui concerne l’amélioration de la situation des déplacés internes à l’intérieur du pays et la lutte contre le terrorisme, qu’en ce qui concerne la lutte contre la pandémie. « Les deux dangers sont réels. Nous sommes coincés au milieu. Et il est très difficile de savoir ce qu’il y a de pire. En tous cas, les conséquences sont les mêmes. Ils créent tous deux des situations de mort » – déclare avec affliction un autre partenaire de la Fondation AED, de la région de Fada N’Gourma, qui vient de recevoir une aide pour construire un mur de sécurité dans sa paroisse, après avoir subi de violentes incursions.

Depuis près de cinq ans, le Burkina Faso est frappé par une vague de terrorisme sans précédent. En février 2020, une délégation de la l’oeuvre de charité, AED, s’est rendue dans le pays pour évaluer les problèmes vécus par les chrétiens dans le nord du pays et réitérer la solidarité de l’Église universelle. Selon les données recueillies par l’AED au cours de la visite, le nombre de déplacés internes s’élève à près d’un million de personnes.

Depuis 2019, plus de 1 000 personnes — chrétiens, adeptes de la religion traditionnelle, musulmans et militaires — ont été tuées. Treize prêtres et 193 coordonnateurs pastoraux ont dû quitter leurs zones d’intervention pastorale pour trouver refuge dans des paroisses encore sûres. Il faut préciser enfin qu’au moins huit paroisses sont fermées et sept communautés religieuses de différentes congrégations ont dû fuir vers des endroits plus sûrs.

Projet de la semaine AED – Burkina Faso : Aide aux familles de catéchistes déplacées de force

14.05.2020 in Adaptation Mario Bard, Aide à la subsistance

Projet AED de la semaine — Burkina Faso
Aide aux familles de catéchistes déplacées de force

Info du département des projets, AED International
Mise en ligne le 14 mai, 2020

Le diocèse de Dori est situé à l’extrême nord du Burkina Faso, dans la région du Sahel. Quatre-vingt-quinze pour cent de la population y est musulmane, tandis que les chrétiens ne constituent qu’une minorité minuscule et très dispersée.

Depuis 2015, le nord du pays est en proie à une vague de terrorisme islamiste, qui a laissé plus de 750 000 personnes sans abri et provoqué la fermeture de 1 000 écoles. De plus, comme les attaques se poursuivent, ce sont 4 000 personnes en moyenne qui doivent fuir chaque jour. Enfin, il y a eu un certain nombre de massacres et d’enlèvements.

Parmi les personnes qui ont été contraintes de fuir, on trouve les catéchistes-laïcs du diocèse, ainsi que leurs familles. Certains d’entre eux ont pu trouver un abri et du travail dans les autres diocèses du pays, mais un certain nombre ne parlent que la langue régionale du Gourmantché, ce qui les empêche de travailler dans les autres régions.

Dix-huit de ces familles ont maintenant besoin d’aide pour reconstruire leur vie dans le diocèse de Dori. Parmi elles, il y a la famille d’un catéchiste décédé. Son nom est Philippe, père de sept enfants, et il a été assassiné lors d’un massacre en février dernier.

 

L’Aide à l’Église en Détresse propose d’aider ces familles avec un montant de 45 000 dollars. Ils pourront ainsi se payer de la nourriture, du logement, des soins médicaux. Cette aide est essentielle pour qu’ils puissent reconstruire leur vie. On compte aussi les aider pour qu’elles s’achètent du bétail, ce qui deviendra une source de revenus.

La vie de l’Église aujourd’hui, et en particulier en Afrique, serait impensable sans ces catéchistes-laïcs qui remplissent une fonction vitale dans les paroisses, en particulier là où les fidèles vivent dispersés dans de vastes régions.

Est-ce que vous aimeriez les aider ? Merci !