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Bishop Bruno Ateba Edo CAMEROON / MAROUA-MOKOLO 15/00094 ConstruVOYAGER AVEC L’AED est le titre de l’infolettre qui sera diffusée chaque vendredi sur notre blogue. Cette nouvelle hebdomadaire sera pour nous l’occasion de vous faire connaître tantôt les besoins de soutien qu’a l’Église, tantôt les projets que nous avons réalisés, et ce, dans les pays du monde entier.

Cameroun

Une salle pour servir d’église aux catholiques ayant fui Boko Haram

 

Non seulement le Nigeria souffre des violentes attaques de l’organisation terroriste Boko Haram, mais aussi le nord du pays voisin, le Cameroun. Pourtant, ces attentats n’attirent que peu l’attention du public.

Mgr Bruno Ateba, évêque de Maroua-Mokolo, un diocèse frontalier, le déplore : « Ce qui s’est passé à Paris, lors des attentats, nous le vivons tous les jours ici et personne n’en parle dans le monde. » Le monde entier tourne plutôt son regard vers le Moyen-Orient. Rien que dans son diocèse, deux employés, trois catéchistes et plus d’une trentaine d’autres chrétiens ont été tués depuis l’automne de l’année 2014. À cela s’ajoutent de nombreux enlèvements.

Boko Haram enlève notamment beaucoup d’enfants et de jeunes pour qu’ils servent de « chair à canon ». D’autres sont remis aux terroristes par leurs familles contre de l’argent et de fausses promesses. Ces derniers mois, à peu près 2 000 enfants et adolescents de 5 à 15 ans ont été initiés de cette manière à la violence de Boko Haram. Il y a aussi des filles parmi eux.

CAMEROON / MAROUA-MOKOLO 15/00094 Construction d'un hangar comme

Si les chrétiens sont touchés par la terreur, beaucoup de musulmans en sont également les victimes. Dans plusieurs localités, des mosquées ont été incendiées et des imams égorgés parce qu’ils ne voulaient pas suivre les consignes de Boko Haram. Depuis décembre 2013, la communauté musulmane camerounaise se positionne de plus en plus clairement contre Boko Haram, lui refusant toute autorisation de se prétendre musulman. Il arrive souvent que des musulmans aident des chrétiens en danger, raconte l’évêque de Maroua-Mokolo : « C’est avec eux que nous portons cette souffrance ».

L’infrastructure de la région concernée, qui est l’une des plus pauvres du Cameroun, a été gravement endommagée. À cause de la terreur, plus de 110 écoles et 13 centres de santé ont été fermés, et des postes de police ont été détruits. Beaucoup de gens sont en fuite. Rien que dans le diocèse de Maroua-Mokolo, plus de 55 000 personnes ont pris la fuite. Beaucoup ont trouvé à se loger auprès d’amis ou de parents, et plus de 22 000 ont trouvé refuge quelque part en pleine nature.

CAMEROON / MAROUA-MOKOLO 15/00094Construction d'un hangar comme

À la population locale en fuite s’ajoute l’afflux de dizaines de milliers de réfugiés du Nigeria, qui tentent également d’échapper à la violence de Boko Haram. Au total, plus d’un million de personnes doit être en train de fuir Boko Haram et des milliers d’entre elles viennent dans le nord du Cameroun.

Mgr Ateba, évêque de Maroua-Mokolo, lance un appel à la communauté internationale : « Aujourd’hui, nous implorons votre attention, votre prière et votre aide. Aidez-nous à faire cesser cette brutalité sans nom qui détruit tout espoir d’avenir et réduit à néant le travail de plusieurs générations de croyants qui travaillent au coude à coude. » Et l’évêque d’ajouter : « Cependant. nous notons avec admiration que, malgré la peur et le danger, de nombreuses communautés chrétiennes continuent à se rassembler pour la prière, comme autant de petites lucioles de foi allumées dans la nuit ».

20 230 $ permettraient à l’Aide à l’Église en Détresse de soutenir la construction d’une grande salle dans laquelle les 5 200 réfugiés catholiques actuels du camp de Minawao pourraient se réunir pour prier et assister à la messe, et être pris en charge pastoralement.

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