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Cameroun – Libération des neuf personnes

Elles ont été retenues en otage pendant six semaines suite à l’attaque d’une église catholique

L’évêque de Mamfé a exprimé sa gratitude pour la libération des prêtres, des laïcs et des religieuses, mais a réitéré sa condamnation de l’attaque de l’église dans laquelle ils étaient détenus par les rebelles.

« J’adresse ma sincère gratitude à tous ceux qui se sont joints à nous pour prier pour la sécurité et la libération de nos frères et sœurs », a écrit l’évêque de Mamfé, Mgr Aloysius Fondong Abangalo.

Les cinq prêtres, trois laïcs et une religieuse qui ont été enlevés dans le sud-ouest du Cameroun le 16 septembre, ont été libérés et sont en bonne santé. Dans un message envoyé à l’œuvre de charité Aide à l’Église en Détresse (AED-ACN) le dimanche 23 octobre, l’évêque du diocèse de Mamfé s’est déclaré reconnaissant de retrouver les neuf otages sains et saufs.

Depuis leur enlèvement, l’AED avait demandé à plusieurs reprises de prier pour leur libération et pour leur santé.

« Comme saint Paul, je dis à chacun de vous : Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus Christ (Philippiens 1, 6). »

L’évêque, dans son message, a encouragé chacun à prier un mystère du chapelet, « pour remercier Dieu pour la libération de nos frères et sœurs enlevés. » Une messe d’action de grâce dans la cathédrale de Mamfé était prévue le 25 octobre.

D’après le témoignage de l’un des otages, les rebelles les ont libérés sans toucher de rançon.

Une vidéo largement diffusée par les médias vers la fin du mois d’octobre montrait le groupe d’otages en mauvais état, au milieu de la forêt, tandis qu’un des prêtres demandait de l’aide. Selon les informations reçues par l’AED de sources fiables, les images avaient été enregistrées deux semaines auparavant. Lorsque cette vidéo avait été diffusée, le processus de négociation pour la libération des otages était déjà en cours.

Dans sa lettre, l’évêque de Mamfé a de nouveau condamné fermement la profanation de l’église Sainte-Marie, incendiée lors de l’attaque, et a réaffirmé le caractère inhumain de la privation de liberté de nos frères et sœurs.

Le Cameroun est en proie à des conflits politiques et sociaux entre les régions anglophones et francophones. La population des zones anglophones, qui se trouvent principalement dans le sud-ouest et le nord-ouest du pays, se sent marginalisée par les autorités francophones.

Depuis 2016, les troubles se sont considérablement intensifiés et il y a eu plusieurs affrontements violents entre les forces gouvernementales et les rebelles qui luttent pour l’indépendance de la République autoproclamée d’Ambazonie (qui revendique les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun). L’armée, dans sa lutte contre les rebelles, a détruit une grande partie de la région, y compris des biens ecclésiastiques. C’était la première fois que des rebelles attaquaient l’Église et enlevaient des prêtres dans leur lutte pour l’indépendance.

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