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19 Déc 2019, by Amanda in Non classifié(e)

Brésil – La Mission Bethléem

Être une famille pour ceux qui n’en ont pas.

 

Dans la ville de Sao Paulo, il y a plus de 25 000 sans-abris. Comme le disent les missionnaires de la Mission Bethléem : ce sont les « frères de la rue. » La Mission Bethléem, un programme de sensibilisation fondé en 2005 par le Père Gianpietro Carraro et la Sœur Cacilda da Silva Leste, a pour charisme de vivre ce qui s’est passé lors de la toute première Nuit de Noël : « S’incarner au milieu des pauvres afin que Dieu puisse les rejoindre encore davantage. »

 

Par Rodriguo Arantes, ACN International et Julie Bourbeau, AED Canada.

La Mission Bethléem a commencé son travail en vivant avec eux dans la rue. Cependant, ils ont vite réalisé qu’ils devaient offrir un logement à ces frères. C’est alors qu’ils ont commencé leur travail d’accueillir des hommes, des femmes, des enfants et des personnes âgées vivant dans la rue. Dans la plupart des cas, ils ont également dû les aider à quitter une vie marquée par la drogue, la violence et les abus.

 

 

« Celui qui ne donne pas à Dieu ne donne que très peu. » 

 

Ces paroles du Pape émérite Benoît XVI sont souvent reprises par les missionnaires de la Mission Bethléem. Le Père Gianpietro dit qu’il ressent comme une blessure au cœur quand il entend quelqu’un qualifier son travail d’assistance sociale. « Sans aucun doute, nous faisons tout notre possible pour aider ces frères, mais nous sommes avant tout une œuvre d’évangélisation. Jésus guérissait, prêchait, bénissait et restait avec les gens, tout comme le fait la Mission Bethléem. Quand quelqu’un vient dans nos refuges, c’est qu’il a déjà été touché par Dieu, parce qu’il est très difficile pour quelqu’un de quitter la rue et la drogue pour un autre motif. Au cours des quatorze dernières années, 1500 personnes ont demandé à être baptisées ».

 

Rafael de Jésus est l’une de ces personnes ayant été sauvées par la Mission Bethléem. Les souffrances vécues pendant son enfance ont engendré une vie de violence, de drogue, de vols et de séjours en prison. Il s’est retrouvé au centre-ville de Sao Paulo parce qu’il ne voulait plus vivre. Il a vécu dans la rue pendant six ans, accro au crack, cherchant sa nourriture dans les ordures. Il priait Dieu en lui demandant seulement qu’Il reprenne sa vie. Il voulait s’endormir et ne plus se réveiller. « Quand je suis arrivé chez les missionnaires de Bethléem, personne ne m’a demandé ce que j’avais fait de mal, mais ils m’ont pris dans leurs bras, m’ont souri et m’ont offert de la nourriture, un bain et de nouveaux vêtements. Cela faisait au moins deux mois que je portais les mêmes vêtements sans m’être lavé. Je savais que Dieu était miséricordieux, mais je ne savais pas à quel point. En effet, j’avais eu de nombreuses occasions de m’en sortir, mais je les avais toutes gâchées. Je me croyais perdu. Je pensais que Dieu ne me tendait déjà plus la main et que je mourrais dans la rue ». Aujourd’hui, Rafael est servant d’autel et prévoit de se marier. « Je sens que j’ai retrouvé mon humanité. »

 

C’est d’abord grâce au travail d’évangélisation effectué auprès des « frères de la rue » que l’AED a voulu faire partie de l’histoire de la Mission Bethléem.

Faire une différence fondamentale !

 

On encourage chaque personne accueillie dans la chaleur d’un refuge de la Mission Bethléem à faire une retraite et on lui remet un journal spirituel. Ce livret mensuel contient l’Évangile du jour, une méditation sur la Parole et un espace pour écrire comment l’Évangile est vécu. C’est aussi au moyen de ce journal que bon nombre des personnes accueillies sont alphabétisées.

 

Ce matériel risquait toutefois de disparaître sans la contribution financière de l’AED, qui a également offert des copies du YouCat, le catéchisme pour les jeunes que chaque personne accueillie reçoit après une période de 6 mois.

 

« C’est merveilleux de sentir qu’au sein de l’Église, nous ne faisons qu’un. Nous sommes dans la rue alors qu’en même temps, il y a une personne, parfois modeste, qui habite loin et qui ne peut éventuellement même plus sortir de chez elle, mais qui apporte sa contribution. C’est merveilleux, car ce bienfaiteur devient un véritable instrument d’évangélisation. Si nous n’avions ni Bible ni matériel pour la catéchèse, comment travaillerions-nous ? », dit le Père Gianpietro à propos de l’aide des bienfaiteurs.

 

L’AED s’est engagé à soutenir pendant quatre ans la Mission Bethléem au moyen de matériel d’évangélisation : une promesse faite qui s’appuie sur la « garantie » des dons des bienfaiteurs. À Noël, beaucoup de gens sont à la recherche d’une occasion d’aider ceux qui en ont le plus besoin, et veulent souvent changer radicalement la vie de ceux qui sont dans la rue. Voici une occasion de le faire ! Une aide qui restaure la dignité de ceux qui, comme la Sainte Famille, doivent faire face à de nombreuses portes closes et ont maintenant la possibilité de sentir l’Enfant Dieu naître dans leurs cœurs .

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