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Londres-Montréal – lundi 28 janvier 2019 – Les responsables de l’Église catholique aux Philippines ont lancé un appel urgent à prier pour les victimes de l’attaque terroriste de ce dimanche matin 27 janvier, qui a eu lieu dans la cathédrale Notre-Dame-du-Mont-Carmel de Jolo (sud du pays), et dans le stationnement, tuant 20 personnes et en blessant 81 autres.

Dans un message envoyé à l’Aide à l’Église en Détresse (AED), le père Roméo Saniel, administrateur apostolique de Jolo, a déclaré : « S’il vous plaît, priez pour les victimes de l’attaque de la cathédrale du Mont-Carmel de Jolo. Il n’y a aucun mot qui puisse décrire la tristesse et la douleur que nous ressentons ces jours-ci. Que la justice de Dieu leur soit rendue. Je sais que les amis des victimes – autant musulmans que chrétiens – sont en deuils et dans une grande tristesse aujourd’hui. S’il vous plaît, priez pour les familles de nos jeunes soldats qui sont morts alors qu’ils sécurisaient la cathédrale. » Le père Saniel a ajouté : « La plupart de ceux qui sont morts étaient des participants réguliers à la messe dominicale de 8 h. »

Dans une déclaration, la conférence des évêques catholiques des Philippines a également offert ses condoléances aux familles des civils et des soldats qui ont été tués. Selon de nombreuses sources, la première déflagration a eu lieu durant la messe vers 8 h 45, dans la cathédrale. La deuxième explosion a eu lieu dans le stationnement alors que les militaires intervenaient suite à la première. S’y trouvaient également les paroissiens qui étaient sortis de la cathédrale.

Selon les premières informations reçues, la seconde bombe aurait été cachée dans la boîte à outils d’une motocyclette. Aujourd’hui déjà, le chef de police Oscar Albayalde a indiqué que la bombe a pu être déclenchée à distance grâce à un téléphone cellulaire.

L’État islamique (ÉI) a revendiqué la responsabilité de l’attaque du dimanche 27 janvier, mais dans une entrevue radiophonique, le colonel Gerry Besana du poste de commandement de l’ouest de Mindanao, a indiqué que les images prises par les caméras de surveillance suggèrent qu’une faction dissidente du groupe extrémiste islamique Abou Sayyaf est responsable de l’attaque, groupe qui a prêté allégeance à l’ÉI. Depuis les années 2000, il y a eu une dizaine d’attaques sur ou tout près de la cathédrale, dont plusieurs ont été revendiquées par le groupe Abou Sayyaf. L’attaque survient une semaine après la tenue d’un référendum dans lequel la majorité musulmane de la région de Mindanao a voté pour l’obtention d’une plus grande autonomie.

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Texte original : John Newton, ACN-UK – Traduction : Mario Bard, AED-Canada

*Photo Credit: Duyog Marawi

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