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Aide à l’Église en Détresse – Plus de 187 millions de dons en 2020

Hausse de 15,4 % au niveau international, de 40 % au Canada et une première.

Au cours de l’exercice 2020, l’œuvre pontificale de charité Aide à l’Église en Détresse (AED) a amassé 187,7 millions de dollars de dons en faveur des chrétiens pauvres ou persécutés. Par rapport à l’année précédente, les recettes de l’œuvre, qui dispose de 23 bureaux nationaux, ont augmenté de plus de 26 millions de dollars, soit de 15,4 %. Au Canada, le bureau national a également connu une augmentation importante des dons réguliers avec 40 % de plus qu’en 2019, permettant ainsi d’atteindre un montant jamais collecté auparavant ici : trois millions de dollars.

L’œuvre pontificale a présenté son rapport annuel le 18 juin, lors d’une conférence de presse numérique. « La pandémie a dramatiquement aggravé les besoins des chrétiens, qui, dans de nombreuses régions, se sont littéralement retrouvés du jour au lendemain sans salaire ni nourriture. Même les prêtres, les religieux et les religieuses ne savaient pas comment s’en sortir eux-mêmes », a déclaré le président du Conseil exécutif de l’AED, Thomas Heine-Geldern.

« Cependant, dans cette situation critique, les bienfaiteurs sont restés fidèles à l’œuvre. Nous leur en sommes très reconnaissants. Cela n’était pas évident, surtout si l’on tient compte du fait que la crise a entraîné de nombreuses incertitudes et difficultés économiques pour nos bienfaiteurs. Nous avons été particulièrement heureux de constater que leur nombre a également augmenté dans le monde entier », a déclaré Thomas Heine-Geldern.

4758 projets soutenus dans 138 pays

En 2020, avec les revenus provenant des dons, l’AED a pu financer des activités pour un montant total de 156,2 millions de dollars. De ce montant, 31,5 millions de dollars n’ont pu être versés avant le premier semestre 2021 en raison de retards liés à la pandémie.

Ce sont 79 % des fonds dépensés en 2020 qui ont été consacrés à des projets, à de l’information, à un soutien médiatique et à des campagnes de prière, pour un total de4758 projets qui ont ainsi pu être soutenus. Environ 8 % ont été consacrés à l’administration, et 12,5% à la sensibilisation et à la recherche de nouveaux bienfaiteurs. L’AED est exclusivement financée par des dons et ne touche ni recettes fiscales [dans les pays où existe l’impôt ecclésiastique], ni argent public.

Depuis le début de la pandémie, l’œuvre de bienfaisance a financé 401 projets d’aide liés à la crise, pour un montant de plus de 9,6 millions de dollars, afin de répondre aux besoins les plus urgents. C’est grâce à cela que les religieux, les religieuses et les prêtres ont pu, notamment, se doter d’équipements de protection pour accomplir leur mission, poursuivre leur travail pastoral et combler les déficits financiers les plus urgents résultant de la pandémie.

La pandémie modifie les priorités régionales

En 2020, environ un tiers (32,6 %) de l’aide totale de l’AED a été consacré à l’Afrique. « Nous sommes particulièrement préoccupés par les pays de la région du Sahel, où l’on assiste à une explosion du terrorisme. La pandémie a aggravé la situation des réfugiés et des déplacés. Il est fréquent que l’Église soit la seule institution encore présente pour soutenir les gens », explique Thomas Heine-Geldern.

Si le Moyen-Orient, en particulier la Syrie et l’Irak, est resté pendant de nombreuses années en tête de la liste des bénéficiaires de l’AED, cette région du monde a reçu moins d’aide, avec 14,2 % des fonds versés. « Cela est dû en grande partie à la pandémie – de nombreux projets de reconstruction ont dû être arrêtés, tout simplement parce qu’aucun matériaux de construction ne pouvait être livré. Cependant, cette région reste très importante pour nous », déclare le Président de l’AED.

Après l’explosion du 4 août 2020 dans le port de Beyrouth, capitale libanaise, l’œuvre de charité a lancé un programme d’aide d’urgence pour ce pays qui compte la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient. Des aliments ont ainsi pu être distribués immédiatement après l’explosion. Les projets d’aide ultérieurs se sont concentrés sur la reconstruction du quartier chrétien de Beyrouth, qui a été particulièrement touché par l’explosion. L’AED y a apporté un soutien particulier à la remise en état des églises et des couvents. L’aide accordée au Liban s’est élevée à près de six millions  de dollars en 2020.

L’Asie est un autre axe prioritaire avec 18% du total de l’aide accordée aux projets en 2020. La majeure partie de cette aide – environ 8,2 millions de dollars – est allée à l’Inde. L’ensemble du continent a été particulièrement touché par la pandémie, et dans de nombreux cas, la minorité chrétienne a été privée de l’accès à l’aide fournie par l’État. Au Pakistan, par exemple, l’AED a contribué à fournir des produits de première nécessité aux chrétiens qui avaient perdu leurs moyens de subsistance à la suite de la crise du coronavirus.

Aide de l’AED : de la construction d’églises aux véhicules pour la pastorale

Comme par le passé, c’est l’aide à la construction qui constitue la plus grande part de nos financements dans le monde entier. 744 églises, presbytères, monastères, séminaires et centres paroissiaux ont pu être construits, reconstruits ou rénovés avec l’aide de l’AED. La cathédrale maronite Saint-Élie, à Alep, en Syrie, en est un exemple. Gravement endommagée par des tirs de roquettes entre 2012 et 2016, elle a pu à nouveau être consacrée en juillet 2020.

« Au cours de cette crise du coronavirus, les offrandes de messe ont été un signe particulier d’union de prière, et pour beaucoup de prêtres, la seule source de revenus pour survivre. Nous avons pu transmettre plus de 1,7 million d’offrandes de messe », déclare Thomas Heine-Geldern. Un prêtre sur neuf dans le monde a reçu cette forme spirituelle et directe de soutien.

Pour ce qui est des séminaristes, un sur huit dans le monde a reçu l’aide de l’AED pour ses études ou pour son hébergement au séminaire – 14 000 futurs prêtres ont ainsi été soutenus par l’AED.

La crise provoquée par la pandémie de coronavirus a eu un impact important sur les sources de revenus des religieuses dans de nombreuses régions du monde. En 2020, l’AED a pu soutenir plus de 18 000 religieuses avec des aides à la subsistance, à la formation et à la promotion de l’apostolat.

Un poste important de l’AED est et reste l’aide au transport, afin que les responsables pastoraux et les catéchistes puissent se rapprocher des fidèles, y compris quand les routes sont accidentées. La liste des véhicules fournis avec l’aide de l’AED comprend 783 bicyclettes, 280 voitures, 166 motos, 11 bateaux, deux bus et un camion.

« À l’avenir, la pandémie et ses conséquences continueront encore de nous préoccuper », a déclaré Thomas Heine-Geldern. « La situation terrible qui sévit sur le continent africain, où le terrorisme et la violence se répandent de plus en plus, est également une grande préoccupation pour notre œuvre. Il est tout aussi important de soulager les besoins matériels que de donner une voix et un visage aux chrétiens opprimés et persécutés. C’est ce que nous faisons à l’AED par le biais de l’information, de la prière et du partage. Pour cela, nous sommes heureux et reconnaissants de pouvoir compter sur le soutien généreux de nos amis et bienfaiteurs dans le monde entier ».

Pour plus d’informations et de détails sur le rapport d’activité 2020 de l’AED, voir : lien

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